Mois : juin 2021

Accouchements en pause pour Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles

En cause ? La surcharge de l’équipe du cabinet d’accouchement Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles. Mais cette surcharge n’est pas seulement le fait de ce cabinet ni même de la Région bruxelloise.

Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles

« Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » est un cabinet bruxellois de sages-femmes qui prend en charge les grossesses, les accouchements et assure le suivi à domicile après l’accouchement. L’équipe de Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » entend aider et accompagner les parents dans leur chemin vers la parentalité et leurs choix de grossesse et de naissance. L’équipe, qui assure ses activités en néerlandais, français et anglais, collabore avec des partenaires de terrain et s’engage pour un processus naturel de grossesse et d’accouchement.

La surcharge de travail pèse sur les sages-femmes à Bruxelles

Le cabinet bruxelois « Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » doit interrompre ses activités concernant les accouchements pour une période minimale de 6 mois. Les sages-femmes tirent l’alarme en raison de la charge de travail trop élevée. Le manque de sages-femmes expérimentées dans la première ligne de soins en est la cause.
D’autres cabinets de sages-femmes seraient débordés en Région bruxelloise.
Elke Van Den Bergh, sage-femme à « Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » s’explique au micro de Radio 1.

« Les bébés n’arrivent pas sur rendez-vous ! Or les sages-femmes travaillent à temps plein et doivent toujours être disponibles 24h/24. Beaucoup d’énergie pour une petite équipe. Même lorsqu’on ne les appelle pas, elles restent conscientes qu’elles peuvent être appelées en permanence. Certaines sages-femmes effectuent 15 nuits par mois de garde.« 

La charge de travail qui pèse sur les sages-femmes bruxelloise est donc trop élevée selon Elke Van Den Bergh. Et c’est la raison pour laquelle, »Zwanger in Brussel-Naissance à Bruxelles » interrompt la prise en charge des accouchements durant 6 mois. Il manque en effet 3 sages-femmes expérimentées pour soutenir l’équipe. Et on ne peut pas demander à des étudiantes de superviser un accouchement normal, elles n’ont pas encore l’expérience nécessaire pour être à l’aise.
Toujours selon Elke Van Den Bergh, la formation est trop concentrée sur les spécialisations ou le travail au sein de l’hôpital et pas assez sur les soins de première ligne pour lesquels il y a moins d’intérêt. On comprend mieux que les étudiants aient peur de superviser un accouchement normal, alors que c’est censé être le cœur de métier.

Manque d’effectifs, pas seulement en Région bruxelloise

Comme le signale aussi Lise Engels de La Madrugada à Anvers, cette constatation ne se limite pas à la Région bruxelloise. En effet, aussi bien « La Madrugada » à Anvers que « Geboren » à Gand vivent la même situation. Ceci s’explique notamment par l’engouement des futures mamans à se faire suivre par une sage-femme. Ce qui est en soi une évolution positive. Elle ajoute encore que peu de sages-femmes sont formées aux soins primaires et n’osent pas franchir le pas pour prendre en charge les accouchements de manière indépendante.
« La responsabilité rebute de nombreuses sages-femmes. En outre, la formation d’une personne chargée de superviser les accouchements représente un investissement considérable pour un cabinet de sages-femmes. Ce n’est donc pas la solution miracle pour combler le manque au sein d’un cabinet. »

Qu’en est-il de la formation ?

« Les sages-femmes pointent la formation de 3 années comme trop longue. Une année supplémentaire axées sur les soins de première ligne est nécessaire. Mais il existe peu de stages permettant aux sages-femmes apprenantes de travailler de manière autonome lors d’un accouchement naturel.« 
« La formation n’est pas seule en cause. Il s’agit aussi du système médicalisé qui règne en Belgique alors que de nombreuses futures mamans recherchent des alternatives physiologiques », pointe encore Eva Bruneel de « Geboren » à Gand.
« La formation d’une haute école comme Artevelde Hogeschool prévoit des connaissances théoriques importantes en physiologie . Mais si durant ces trois années, vous n’avez jamais assisté à un accouchement naturel pendant les stages, cela devient difficile de passer le pas pour prendre en charge un accouchement de manière autonome.« 

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