Journée nationale Femmes Enceintes Environnement et Santé

« Pour les professionnels déjà formés, cette journée sera l’occasion d’approfondir et de mettre à jour leurs connaissances mais également de mettre en valeur les actions qu’ils ont pu déployer suite aux formations . Pour les autres, cette journée sera l’occasion de découvrir le projet et les principaux conseils à transmettre aux futurs et jeunes parents … »

Journée Femmes Enceintes Environnement et Santé est un colloque en ligne, participation libre (don) : info et inscriptions

Quand ?

Le 25 mars 2021 à 17h
DE 9h30 à 16h30

Lisez aussi :

Accueillir la vie en temps de pandémie – webinaire 5 mars 2021

Ce webinaire est organisé par Yapaka.be

Quand ?

Vendredi 5 mars de 13h à 14h.

Accueillir la vie en temps de pandémie

Comment penser le temps des naissances, l’accueil du nouveau-né, la parentalité en devenir dans cette période de crise que nous traversons ?
Pascale Gustin, psychologue, psychanalyste, anime ce webinaire en explorant les questions de l’accueil du nouveau-né.

« La situation inouïe que nous vivons a mis l’urgence sanitaire à l’avant-plan, imposant une restriction drastique des liens familiaux et sociaux, pourtant si essentiels dans le temps de la naissance. Lorsque les règles sanitaires prennent le pas sur la nécessité de la présence de l’autre et du groupe social, accompagner les devenant parents durant la grossesse, l’accouchement et les premiers mois du bébé relève d’un véritable challenge humain. »

C’est aussi l’occasion de signaler la parution de son livre : Accueillir la vie en temps de pandémie »

Plus d’informations sur le site Yapaka.be

Lisez aussi

Photo by Tetiana SHYSHKINA on Unsplash

Diminution drastique de la prématurité en 2020 ; conséquence positive du confinement ?

Les chiffres sont sans appel : la prématurité a drastiquement diminué en 2020. Aussi bien en Belgique qu’ailleurs dans le monde, les naissances de bébés de moins de 32 semaines étaient moitié moins nombreuses que l’année d’avant. Est-ce une conséquence du confinement, de la moindre pollution ? Quoi qu’il en soit, cela relance le débat de l’importance de l’allongement du congé de maternité pré-accouchement. 

En Belgique, les chiffres de la prématurité étaient fixes depuis très longtemps. Anne-Britt Johansson, chef du service de néonatologie à l’Hôpital des Enfants, confiait à Hospichild en 2019 : « 7 à 8% des bébés naissent trop tôt dans le pays. Dans 80% des cas, on le sait en avance et les parents peuvent s’y préparer. Il y a trois degrés de prématurités : extrême (avant 28 semaines), grande (entre 28 et 32 semaines) et modérée (entre 32 et 36 semaines). » Depuis les confinements successifs de 2020 pourtant, ce pourcentage s’est réduit de moitié. Une bonne nouvelle évidemment, mais qui met en lumière un dysfonctionnement manifeste de nos sociétés.

Une diminution progressive

Selon les chiffres dévoilés par l’Agence intermutualiste – qui compile les données des sept caisses d’assurance maladie de notre pays – la baisse des naissances prématurées a commencé au moment du premier confinement en mars. Ensuite, le nombre a encore diminué pour atteindre environ 30 % en dessous du niveau de l’année dernière. Et finalement, le déclin n’a plus cessé jusqu’à la fin de l’année 2020. Conséquence : diminution de 59% en soins néonatals non intensifs et de 58% en soins néonatals intensifs.

Est-ce spécifiquement lié au confinement ?

Les spécialistes ne sont pas sûr que les chiffres soient uniquement liés au confinement. Bien sûr, la diminution du stress et de l’activité chez les femmes enceintes ont joué un rôle majeur, mais d’autres éléments ont également été soulevés. Premièrement, la diminution de la pollution atmosphérique à pu avoir un impact positif. Cette dernière est particulièrement néfaste pour les femmes enceintes et les bébés à naître. Deuxièmement, les infections furent moindre chez les femmes enceintes vu que les masques buccaux étaient portés en permanence et que les gens se désinfectaient les mains plus régulièrement. Et troisièmement, les bébés nés par césarienne n’étaient plus systématiquement envoyés en néonatalogie, alors que cela se faisait automatiquement avant la pandémie.

« Nous devrions en tirer des leçons »

Comme l’a exprimé le Pr F. Cool – chef du service de néonatalogie à l’UZ Brussel – à De Standaard : « La question est de savoir ce que nous pouvons apprendre de l’année de la pandémie pour réduire les naissances prématurées à l’avenir. Les chiffres doivent nous faire réfléchir. Je ne dis pas que nous devrions garder chaque femme à la maison dès le premier jour de sa grossesse. Mais lorsque les chiffres plus détaillés seront disponibles, et que nous pourrons comparer les statistiques avec celles d’autres pays, nous devrions en tirer des leçons. Les naissances prématurées sont constantes depuis des années, et elles peuvent être fortement influencées par les changements de mode de vie. La question est de savoir lesquels de ces changements sont socialement viables ».

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Avez-vous accouché durant la pandémie ? Cette enquête est pour vous !