Bientôt une « Maison des Femmes » bruxelloise pour mieux soutenir les mères vulnérables

7 avril 2026

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2026, Born in Brussels met en lumière un projet qui pourrait transformer la vie des femmes et des mères à Bruxelles : la création d’une Maison des Femmes au CHU Saint-Pierre, directement inspirée des Maisons des femmes développées en France.

Capture d’écran du film « La Maison des Femmes », actuellement au cinéma

 

À travers ce projet, il ne s’agit pas seulement de construire un bâtiment, mais d’offrir un lieu de protection, de soin et de dignité, capable de transformer durablement des parcours de vie », peut-on lire au sein d’un communiqué du CHU Saint-Pierre.

Le projet peut être soutenu par un DON au Fonds 320 

Un projet bruxellois inspiré du modèle français

Le « 320, rue Haute » du CHU Saint-Pierre se lance ainsi dans un projet majeur : construire un lieu unique, sur le modèle des Maisons des Femmes, « destinées à l’accueil, aux soins et à la protection des femmes ». Les services sont actuellement dispersés dans des locaux parfois exigus ou inadaptés. L’objectif est de les rassembler pour offrir « un parcours de soins fluide, confidentiel et protecteur », dans un espace pensé pour accompagner la reconstruction des femmes et des (futures) mères les plus vulnérables.

Quand le cinéma permet de mieux comprendre les enjeux

Born in Brussels a vu le film français « La Maison des Femmes », réalisé par Mélisa Godet et tourné dans la maison pionnière du « concept ». Depuis lors, il en existe plusieurs à travers la France. Le long-métrage montre ainsi la vie de cette « Maison des Femmes » qui ressemble à un hôpital, mais qui propose également des activités de groupe pour regagner confiance et trouver un peu de quiétude et d’apaisement. Une fiction réaliste, poignante, mais nécessaire. Elle montre avec humanité la lutte quotidienne des équipes pour continuer à aider les femmes vulnérables (souvent victimes de violences), même dans des contextes complexes comme le Covid.

Ce que dépeint le film, c’est aussi un combat : celui de structures qui doivent s’agrandir, trouver des fonds, continuer à exister pour protéger celles qui en ont besoin. Une réalité qui résonne aujourd’hui directement à Bruxelles.

Des besoins bien réels à Bruxelles

Depuis plus de neuf ans, les équipes du CHU Saint-Pierre accompagnent chaque année des milliers de femmes à travers trois entités complémentaires :

Ces dispositifs témoignent de l’ampleur des besoins. Mais leur dispersion actuelle limite leur efficacité et les conditions d’accueil. Raison d’autant plus importante, en ce 7 avril, de penser aux (futures) mères et à toutes les femmes en situation de vulnérabilité.