Bienvenue sur le blog Born in Brussels

L’objectif ? Vous informer sur notre projet en cours de construction; une plateforme web d’informations et de ressources autour de la naissance et la petite enfance. Projet qui tendra à faciliter l’accès aux soins de santé pour tous et aider chaque enfant né ou à naître à se développer et s’épanouir à Bruxelles.

Bruxelles voit chaque année plus de 23.000 bébés naître, dont plus d’un tiers, dans une famille vulnérable. Cela signifie que toutes les mamans ne disposent pas toujours des soins nécessaires au cours de leur grossesse. Cela a des conséquences sur leur santé et bien sûr, sur celle de leur enfant à naître. C’est un sacré défi pour la Région et chaque acteur de soins périnatals. L’information parfois morcelée est à recomposer pour que chaque papa, chaque maman, chaque professionnel trouve son chemin dans l’offre de soins et de services bruxellois.

Accouchements en pause pour Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles

En cause ? La surcharge de l’équipe du cabinet d’accouchement Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles. Mais cette surcharge n’est pas seulement le fait de ce cabinet ni même de la Région bruxelloise.

Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles

« Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » est un cabinet bruxellois de sages-femmes qui prend en charge les grossesses, les accouchements et assure le suivi à domicile après l’accouchement. L’équipe de Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » entend aider et accompagner les parents dans leur chemin vers la parentalité et leurs choix de grossesse et de naissance. L’équipe, qui assure ses activités en néerlandais, français et anglais, collabore avec des partenaires de terrain et s’engage pour un processus naturel de grossesse et d’accouchement.

La surcharge de travail pèse sur les sages-femmes à Bruxelles

Le cabinet bruxelois « Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » doit interrompre ses activités concernant les accouchements pour une période minimale de 6 mois. Les sages-femmes tirent l’alarme en raison de la charge de travail trop élevée. Le manque de sages-femmes expérimentées dans la première ligne de soins en est la cause.
D’autres cabinets de sages-femmes seraient débordés en Région bruxelloise.
Elke Van Den Bergh, sage-femme à « Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles » s’explique au micro de Radio 1.

« Les bébés n’arrivent pas sur rendez-vous ! Or les sages-femmes travaillent à temps plein et doivent toujours être disponibles 24h/24. Beaucoup d’énergie pour une petite équipe. Même lorsqu’on ne les appelle pas, elles restent conscientes qu’elles peuvent être appelées en permanence. Certaines sages-femmes effectuent 15 nuits par mois de garde.« 

La charge de travail qui pèse sur les sages-femmes bruxelloise est donc trop élevée selon Elke Van Den Bergh. Et c’est la raison pour laquelle, »Zwanger in Brussel-Naissance à Bruxelles » interrompt la prise en charge des accouchements durant 6 mois. Il manque en effet 3 sages-femmes expérimentées pour soutenir l’équipe. Et on ne peut pas demander à des étudiantes de superviser un accouchement normal, elles n’ont pas encore l’expérience nécessaire pour être à l’aise.
Toujours selon Elke Van Den Bergh, la formation est trop concentrée sur les spécialisations ou le travail au sein de l’hôpital et pas assez sur les soins de première ligne pour lesquels il y a moins d’intérêt. On comprend mieux que les étudiants aient peur de superviser un accouchement normal, alors que c’est censé être le cœur de métier.

Manque d’effectifs, pas seulement en Région bruxelloise

Comme le signale aussi Lise Engels de La Madrugada à Anvers, cette constatation ne se limite pas à la Région bruxelloise. En effet, aussi bien « La Madrugada » à Anvers que « Geboren » à Gand vivent la même situation. Ceci s’explique notamment par l’engouement des futures mamans à se faire suivre par une sage-femme. Ce qui est en soi une évolution positive. Elle ajoute encore que peu de sages-femmes sont formées aux soins primaires et n’osent pas franchir le pas pour prendre en charge les accouchements de manière indépendante.
« La responsabilité rebute de nombreuses sages-femmes. En outre, la formation d’une personne chargée de superviser les accouchements représente un investissement considérable pour un cabinet de sages-femmes. Ce n’est donc pas la solution miracle pour combler le manque au sein d’un cabinet. »

Qu’en est-il de la formation ?

« Les sages-femmes pointent la formation de 3 années comme trop longue. Une année supplémentaire axées sur les soins de première ligne est nécessaire. Mais il existe peu de stages permettant aux sages-femmes apprenantes de travailler de manière autonome lors d’un accouchement naturel.« 
« La formation n’est pas seule en cause. Il s’agit aussi du système médicalisé qui règne en Belgique alors que de nombreuses futures mamans recherchent des alternatives physiologiques », pointe encore Eva Bruneel de « Geboren » à Gand.
« La formation d’une haute école comme Artevelde Hogeschool prévoit des connaissances théoriques importantes en physiologie . Mais si durant ces trois années, vous n’avez jamais assisté à un accouchement naturel pendant les stages, cela devient difficile de passer le pas pour prendre en charge un accouchement de manière autonome.« 

En savoir plus sur Zwanger in Brussel – Naissance à Bruxelles

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Accoucher à Bruxelles, en Wallonie avant et pendant le Covid

La Plateforme citoyenne pour une naissance respectée mène une enquête sur les circonstances de la naissance avant et pendant la pandémie de Covid.

Quand participer ?

Entre le 4 juin et le 15 juillet 2021

Comment participer ?

Via une enquête en ligne
Vos réponses seront collectées anonymement. En participant, vous aiderez à recueillir des informations qui permettront d’améliorer la qualité des soins aux mères et aux nouveau-nés.

C’est pourquoi, en contribuant à partager votre expérience via le questionnaire, vous aiderez à l’amélioration de la qualité des services maternels en Belgique.

L’impact du Covid sur les soins maternels et néonatals encore méconnu

La crise sanitaire a obligé les établissements hospitaliers à se réorganiser pour accueillir le flux de patients malades du Covid. Si tous les services en ont pâti, les mamans en maternité ont particulièrement souffert des mesures de protection ou des restrictions de déplacement. Ces mesures ont eu des conséquences importantes sur la qualité et l’accès aux soins maternels et néonatals. La Plateforme a reçu des témoignages de femmes ayant mal vécu le port du masque et l’interdiction d’être accompagnée.

Plus d’informations


http://www.naissancerespectee.be/

Contacts presse : Florence Guiot – 0473/52 93 06 – info@naissancerespectee.be

Lisez aussi : Accueillir la vie en temps de pandémie

Børneloppen :un magasin – espace convivial dédié à la seconde main « petite enfance »

Le 12 juin 2021, la onzième enseigne « Børneloppen » ouvrira ses portes en Belgique au 28 rue de la Clef à Fléron en région liégeoise.

Un lieu convivial pour acheter mais aussi pour vendre ses propres articles

Le concept vient du Danemark. « Børneloppen », enseigne déjà bien présente au Danemark et en Finlande, implante son onzième magasin en Belgique. Børneloppen propose des articles de seconde main pour les enfants. C’est à Fléron en Province de Liège que Cassandre, maman d’une petite fille de 15 mois et séduite par l’idée, a décidé d’ouvrir le Børneloppen belge. Elle y proposera un choix d’articles de seconde main comme des vêtements, des jouets ou des articles de puériculture. Ces articles, sont souvent peu portés ou utilisés, et pour cause, les enfants grandissent vite. Ils sont donc encore en très bon état et permettent à de jeunes parents de réaliser de substantielles économies.
Mais Børneloppen, c’est aussi un lieu où vous pourrez vendre ce que vos propres enfants n’utilisent plus, en louant un stand selon certaines conditions au sein de leur enseigne.

Réduire les effets néfastes de la surconsommation

L’ensemble de cette démarche s’inscrit dans la volonté de respecter la planète et son climat : réutilisation = moins de production de résidus de produits chimiques, d’émissions de Co² et moindre dépense de ressources énergétiques.

Se rencontrer et échanger

Mais le concept « Børneloppen » repose aussi sur l’émergence d’une communauté de parents. En effet, on y vient non seulement pour acquérir des objets ou des vêtements mais également pour vivre des moments de partage, d’échange et de convivialité.
« Avec Børneloppen, nous avons transformé le shoppping en expérience, c’est pourquoi nous sommes aussi une communauté pour les familles, les parents et les enfants… Il y a de la place pour les discussions près de la machine à café et pour les bambins, il y a l’espace détente et jeux ».
L’enseigne organise de temps à autre des activités comme des petits déjeuners, des moments d’éveil musical, etc.

En savoir plus

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Photo by Artificial Photography on Unsplash

Accueillir la vie en temps de pandémie

Accueillir la vie en temps de pandémie

Ce livre, édité par Yapaka.be et écrit par Pasale Gustin, alimente la réflexion pour les professionnels du secteur périnatal. Il évoque le contexte « potentiellement traumatique » de l’arrivée d’un enfant en temps de crise Covid.
Pour l’auteur, cela doit se penser avec les parents, entre professionnels et avec les acteurs du « corps social ».
« Car l’arrivée d’un bébé se noue aux générations précédentes dans une histoire qui lui est racontée collectivement. Un enfant nait dans sa famille mais aussi dans une communauté qui l’accueille. Alors, quand les liens entre générations sont empêchés, quand la peur de la mort est présente, comment le temps des naissances, l’accueil du nouveau-né, la parentalité et les transmissions qui y opèrent traversent-ils ce contexte inouï ?

En écho à sa propre histoire d’enfance et renouant avec l’indispensable transmission, l’auteure analyse la crise au travers des naissances et du devenir parent. Pour les professionnels, il s’agit de retrouver le plaisir et le sens du travail d’équipe sans faire l’impasse sur l’indispensable présence « en réel » que requièrent les liens périnataux »

L’auteur

Pascale Gustin est psychologue clinicienne et psychanalyste. Elle partage sa pratique entre un Service de Santé Mentale, Le Chien Vert SSM-APSY/UXL et la pratique libérale en milieux hospitalier (pédiatrie, maternité, PMA, Unités de Néonat intensives et grossesses à risques). Elle a publié de nombreux articles dans les domaines périnatal et petite enfance.

Se procurer le livre

« Accueillir la vie en temps de pandémie » peut se télécharger gratuitement en version EPUB pour liseuse ou en version PDF.

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