Acteur de changement indéniable et partenaire essentiel de causes sociales en Belgique, la Fondation Roi Baudouin fête cette année 15 ans d’engagement envers la pauvreté infantile. Comme expliqué dans le présent communiqué, 13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle liées à leurs besoins spécifiques. Une situation qui reste très alarmante puisqu’elle empire chaque année et ce, malgré des mouvements de solidarités, nécessitant ainsi une meilleure considération et un investissement pour les familles.
Pour la fin d’année, Viva for Life – mouvement de solidarité qui sensibilise le grand public et récolte des dons pour les enfants vivant en situation de pauvreté en Fédération Wallonie-Bruxelles – a organisé une récolte de dons qui a su générer un nouveau record : 8.907.464 euros. Des moyens qui permettront aux organisations qui travaillent au plus près des enfants et de leurs parents de lutter un peu plus contre la pauvreté infantile.
« Depuis quinze ans, la Fondation Roi Baudouin agit pour améliorer les conditions de vie des enfants en situation de pauvreté et alerter sur leur situation. Dans un contexte de pression budgétaire et de précarité croissante, cet engagement demeure plus essentiel que jamais. Cette année encore, la Fondation se mobilise pour Viva for Life, la grande opération de solidarité de la RTBF dédiée à la lutte contre la pauvreté des enfants en Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans ce cadre, la Fondation soutient des organisations qui travaillent au plus près des enfants et des familles en situation de précarité, avec un objectif clair : renforcer l’impact de leurs actions, au bénéficie des enfants et des familles fragilisées », peut-on lire sur le site de la Fondation Roi Baudouin.
{ Communiqué de la Fondation Roi Baudouin }
13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle
En Belgique, la situation reste alarmante : les dernières données EU SILC-2024 indiquent que 13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle liées à leurs besoins spécifiques (ils manquent au quotidien d’au moins trois des 17 éléments considérés par l’UE comme essentiels à un développement sain et équilibré). Cette réalité affecte tous les aspects de leur existence : santé, scolarité, développement (émotionnel, intellectuel, culturel, social) et même, leur avenir en tant que futurs adultes. Les familles monoparentales, en particulier celles dont la maman assume seule la charge, sont les plus exposées au risque de privation.
La petite enfance : le meilleur investissement
Les recherches sont claires : 1 euro investi dans la petite enfance peut rapporter jusqu’à 7 à 10 euros à la société à long terme, grâce à une amélioration des trajectoires de vie, une réduction des inégalités et une diminution des coûts sociaux futurs. Dans un contexte budgétaire sous pression, investir dans les premières années ne doit pas être perçu comme un coût supplémentaire pour l’État, mais au contraire, comme un investissement bénéfique aux finances publiques et à l’avenir de notre société.
Convaincue de l’importance de ces premières années pour rompre le cycle de reproduction intergénérationnelle de la pauvreté, la Fondation intervient aux côtés de nombreux acteurs pour favoriser l’accès de tous les enfants à des services d’accueil de qualité, dès le plus jeune âge : crèches, lieux de rencontre parents-enfants, activités extrascolaires, écoles maternelles plus attentives aux enfants défavorisés…. Autant de services essentiels, qui soutiennent au mieux les enfants dans leurs premières socialisations et leurs premiers apprentissages.
Renforcer l’impact des initiatives de terrain
Dans le cadre de Viva for Life, la Fondation accompagne et soutient les organisations sélectionnées pour les aider à renforcer l’impact de leur action auprès des enfants et de leurs familles. C’est le cas de l’AMO CIAJ (Centre d’Information et d’Aide aux Jeunes), qui accompagne des jeunes de 0 à 22 ans, ainsi que leurs familles. Grâce au soutien de la Fondation, le CIAJ peut déployer ‘FamiRéSol’, un dispositif d’accompagnement à la parentalité qui s’appuie sur un réseau de pairs et de professionnels pour renforcer le soutien offert aux familles. ‘FamiRéSol’ vise à soutenir la parentalité grâce à la construction de liens (entre parents et enfants, mais aussi entre familles) et lutter contre l’isolement social. Sur le terrain, l’impact du projet est tangible : les parents renforcent les liens avec leur enfant, rencontrent d’autres familles confrontées à des difficultés similaires et trouvent un espace pour s’entraider. Lisez notre récit ‘Le bien-être des enfants passe aussi par celui des parents’.

