Vers une approche coordonnée de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales en Belgique

1 avril 2026

Après la très bonne nouvelle, fin janvier, de la reconnaissance des violences obstétricales et gynécologiques par le parlement bruxellois, le groupe de travail interfédéral en la matière surfe sur la vague et propose « des actions prioritaires afin de mener une politique de lutte et de prévention ambitieuse contre ces violences de genre ».

Parmi la quinzaine de membres de ce groupe de travail interfédéral : Vivalis (qui chapeaute notre site Born in Brussels), le SPF Santé Publique, la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, safe.brussels, l’Union professionnelle des sages-femmes belges, la Fédération Wallonie-Bruxelles, etc.

Cette recommandation constitue une base pour le développement d’une approche coordonnée de lutte contre les VGO en Belgique. » – Groupe de travail interfédéral VGO

Définition commune et recommandations

Au sein du communiqué de presse du groupe de travail, on peut lire : « Cette recommandation propose une définition commune des VGO et formule des recommandations structurées autour de plusieurs axes : amélioration de l’information des patient·e·s et de leur participation aux décisions, renforcement de la formation et des conditions de travail des professionnel.le.s, développement de soins plus inclusifs, amélioration de la collecte de données et mise en place d’un financement durable. »

→ Lire le document complet : Recommandation relative à l’élaboration d’une politique en matière de prévention et de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales

Que dit le rapport ?

La première chose à souligner en parcourant le document, c’est la définition commune des VGO : « On peut définir les violences gynécologiques et obstétricales (ci-après « VGO ») comme tout acte, parole, comportement, omission ou abstention commis par les professionnel.le.s dans le cadre des services de santé sexuelle et reproductive qui va porter atteinte à l’intégrité des femmes et entraine, ou est susceptible d’entrainer, des dommages ou souffrances de nature physique ou psychologique. »

Le rapport souligne ensuite que ces violences s’inscrivent dans un contexte structurel et peuvent avoir des conséquences durables sur la santé, la confiance envers les soins et le bien-être des patient.e.s, mais aussi sur les professionnel.le.s.

Les sept recommandations prioritaires

Enfin, sept recommandations prioritaires sont avancées, parmi lesquelles : mieux informer les patient.e.s sur leurs droits, renforcer la formation des soignant.e.s, promouvoir une relation de soin basée sur le consentement et le partenariat, améliorer l’inclusivité des soins pour les publics vulnérables, soutenir les équipes via des espaces d’échange, et développer la collecte de données à l’échelle nationale.

Ce groupe de travail constitue une première expérience de coopération interinstitutionnelle et intersectorielle sur la lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) en Belgique. Il a permis de réunir autour d’une même table des acteurs aux perspectives complémentaires afin d’améliorer collectivement la prise en charge et la prévention de ces violences. L’importance d’un tel travail avait d’ailleurs été soulignée dans le rapport d’information du Sénat consacré au droit à l’autodétermination corporelle et à la lutte contre les violences obstétricales. » — Institut pour l’égalité des femmes et des hommes