Frais de garde d’enfants : comment ne pas perdre ses avantages d’après la Ligue des Familles

13 juillet 2026

En Belgique, près de 500.000 ménages demandent chaque année une réduction d’impôt pour les frais de garde d’enfants. Ce mercredi 15 juillet 2026 est le dernier jour pour introduire sa déclaration fiscale via MyMinfin. Pour l’occasion, la Ligue des familles met en lumière six dysfonctionnements empêchant de nombreux parents de bénéficier pleinement d’un avantage fiscal pourtant prévu par la loi.

En vérifiant que sa déclaration fiscale est bien remplie, c’est aussi le bon moyen pour vérifier que tous les frais de garderie, de crèche, de stages ou de camps de vacances ont bien été pris en compte. La Ligue des Familles rappelle que c’est le dernier moment pour ne pas perdre ses avantages. En effet, de nombreuses familles risquent de perdre une partie de leur avantage fiscal. Et ce, principalement à cause de règles administratives complexes ou incohérentes qui ne correspondent pas aux réalités de nombreuses familles.

{Communiqué de presse de de la Ligue des Familles}

Six dysfonctionnements qui pénalisent encore les familles

Dans une nouvelle étude, la Ligue des familles met en évidence six problèmes majeurs qui persistent en 2026 :

  1. certains organismes de garde utilisent encore un ancien modèle d’attestation fiscale (non conforme au modèle obligatoire du SPF Finances),
  2. les organismes de garde ne transmettent pas toujours électroniquement au SPF Finances les données relatives aux gardes d’enfants, ce qui ne permet pas le pré-remplissage des déclarations d’impôts,
  3. certains organismes déclarés auprès de l’ONE ne sont pas reconnus par l’administration fiscale,
  4. les règles applicables aux parents séparés ou cohabitants de fait conduisent régulièrement à la perte de l’avantage fiscal,
  5. plusieurs activités extrascolaires ne donnent pas droit à cette réduction d’impôt, sans justification claire : pourquoi les frais de garderie à l’école donnent-ils droit à cette réduction et pas les frais d’une activité extrascolaire organisée à l’école (donc au même endroit, au même moment que la garderie) ? Pourquoi traiter différemment la garderie dans une école le mercredi après-midi ou le cours de danse ou de football au même moment ? Pourquoi les cours de natation du mercredi après-midi ne donnent-ils pas droit à la réduction d’impôt, mais le stage de natation pendant les vacances, si ? Selon l’analyse de la Ligue des familles, il n’existe pas de justification à ces exclusions
  6. les frais pourtant payés ne donnent pas droit à la réduction d’impôt lorsqu’un enfant est absent (par exemple les jours de crèche payés et non remboursés quand un enfant est malade – situation très fréquente)

« Aujourd’hui, trop de parents sont pénalisés par des formalités administratives ou par des règles qui ne correspondent plus à la réalité des familles. Résultat : de nombreux parents perdent cet avantage fiscal, qui est l’un des principaux soutiens aux familles », souligne la Ligue des familles.

Des erreurs que les parents découvrent souvent trop tard

Ces situations ne sont pas marginales. Chaque année, des parents découvrent que certains frais n’ont pas été repris dans leur déclaration préremplie, qu’une attestation fiscale a été établie au nom du mauvais parent, et donc reprise dans la mauvaise déclaration préremplie, ou encore qu’une activité payée ne donne finalement droit à aucune réduction d’impôt. D’autres ne se rendent pas compte que certains frais ne sont pas repris et sont tout simplement privé de cette réduction d’impôt alors qu’il s’agit d’un des principaux soutiens fiscaux destinés aux familles.

Un système à simplifier de toute urgence

Pour la Ligue des familles, la solution passe par plusieurs adaptations concrètes : prolonger la tolérance pour les attestations qui ne respectent pas encore le modèle obligatoire pour l’exercice d’imposition 2026, obliger les organismes de garde à informer les parents lorsque les données ne sont pas transmises électroniquement au SPF Finances, reconnaître explicitement les organismes déclarés auprès de l’ONE comme donnant droit à la réduction d’impôt, élargir la réduction d’impôt à toutes les activités organisées en dehors du temps scolaire, permettre la réduction d’impôt pour les frais effectivement payés même lorsque l’enfant n’a pas pu participer à l’activité et clarifier les règles applicables aux parents séparés et aux cohabitants de fait.

« Il ne s’agit pas de créer un nouvel avantage fiscal, mais de faire en sorte que les familles puissent réellement bénéficier des droits déjà prévus par la loi. Une simplification des règles est indispensable pour garantir un traitement plus juste et plus lisible pour tous les parents », conclut la Ligue des familles.

Partagé par Samuel Walheer