Le 6 février est une date essentielle pour rappeler que les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une violation grave des droits humains. Cette pratique, qui touche encore aujourd’hui des millions de filles et de femmes à travers le monde, existe aussi en Belgique. À l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, il est crucial de rappeler ce que recouvrent ces violences, pourquoi il est urgent de les combattre et qui agit concrètement pour les faire reculer.
Pour rappel, les mutilations génitales féminines regroupent l’ensemble des interventions consistant à altérer ou enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins, sans raison médicale. Elles sont le plus souvent pratiquées sur des mineures et peuvent entraîner de lourdes conséquences physiques, psychologiques et sexuelles, à court et à long terme : douleurs chroniques, complications lors des grossesses et des accouchements, troubles psychotraumatiques, atteintes à l’intégrité et à la dignité des personnes concernées.
Le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles féminines) précise que les MGF sont souvent justifiées par des traditions culturelles ou sociales, mais qu’elles n’ont aucun fondement religieux. Cette pratique reflète avant tout l’exercice du pouvoir et du contrôle sur le corps des femmes et des filles. Bien que la MGF soit en recul dans certains pays, elle persiste et évolue, y compris dans les contextes migratoires.
Une journée pour se mobiliser
En Belgique, des milliers de femmes vivent avec les conséquences de ces mutilations et de nombreuses filles restent à risque, notamment lors de voyages dans les pays d’origine. C’est pourquoi la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a toute son importance. Cette date fait référence à une déclaration officielle prononcée en 2003 à Addis-Abeba par Stella Obasanjo, alors Première dame du Nigeria, appelant à une tolérance zéro face aux MGF. La même année, les Nations unies ont instauré cette journée afin de renforcer la mobilisation mondiale contre cette pratique. Une journée pour rappeler que les MGF ne sont ni une tradition à respecter ni un sujet tabou, mais une violence à éradiquer, ici comme ailleurs.
Pourquoi lutter contre les MGF ?
Lutter contre les MGF, c’est défendre le droit fondamental des filles et des femmes à disposer de leur corps, à vivre sans violence et à accéder à des soins de santé respectueux. C’est aussi prévenir des violences irréversibles et protéger les générations futures. La mobilisation est indispensable, non seulement pour accompagner les victimes, mais aussi pour sensibiliser, prévenir et déconstruire les normes sociales qui perpétuent ces pratiques.
Informer, échanger, écouter et agir ensemble sont des étapes essentielles pour faire reculer les mutilations génitales féminines. En participant à cette journée, vous contribuez à visibiliser ces enjeux et à affirmer un message clair. » – Le GAMS
Le rôle clé du GAMS en Belgique
Le GAMS joue un rôle central dans la lutte contre les MGF. L’association agit sur plusieurs fronts : accompagnement médical, psychologique et social des femmes concernées, prévention auprès des familles et des communautés, formation des professionnel·le·s de la santé, de l’éducation et du social, ainsi que plaidoyer politique. Le GAMS œuvre également à la protection des filles à risque, en collaboration avec les institutions belges.
→ En savoir plus sur le GAMS et les activités de sensibilisation proposées ce 6 février

