Dans le cadre de la réforme des maternités, les gynécologues et les anesthésistes ont tenu à préciser leur position. Ils soutiennent la référence de 600 accouchements par an. La prise en compte du volume dans le calcul budgétaire ainsi que l’importance de prendre en compte l’accessibilité géographique, la qualité ainsi que la sécurité des soins sont sur la table.

Cette position commune est signée par Stefaan Carlier, président de l’APSAR-BSAR, Gilbert Bejjani, secrétaire général de l’APSAR-BSAR, Koen Traen, président du VVOG, et Maxime Fastrez, président du CRGOLF.be.
Ces derniers déclarent : « Nous considérons ces 600 accouchements comme une référence de volume d’activité étayée et défendable. Il ne s’agit pas, à nos yeux, d’une norme purement budgétaire »
Le budget mais aussi le volume comme référence
Les signataires rappellent que le KCE a calculé qu’une maternité devait assurer environ 557 accouchements par an pour ramener le coût par accouchement au niveau de celui des maternités les plus efficientes. Le groupe d’experts chargé de la réforme du paysage hospitalier a ensuite traduit ce chiffre en une référence de 600 accouchements annuels. Un volume suffisant contribue également au développement et au maintien de l’expertise clinique tout en optimisant le nombre de professionnels de la santé. Les gynécologues et les anesthésistes soulignent le fait qu’il est difficile d’asurer une disponibilité spécialisée permanente dans un grand nombre de petites maternités.
Des dérogations géographiques possibles
« Ce n’est pas le nombre de maternités qui détermine la qualité des soins maternels, mais leur capacité à garantir des soins sûrs, de qualité et prodigués en temps utile » Gynécologues et anesthésistes signataires
La sécurité au cœur de la réforme
Samuel Walheer
