Le paiement des allocations familiales doit être garanti, insiste la Ligue des Familles

13 février 2026

Négociations gouvernementales obligent, la question des allocations familiales revient au centre du débat. Déjà marquées par des économies et une indexation moins rapide que le coût de la vie, elles pourraient subir de nouvelles pressions budgétaires. La Ligue des familles appelle les responsables politiques à faire un choix clair : garantir le financement de ces aides essentielles en transférant les moyens nécessaires à la Cocom, afin de préserver le pouvoir d’achat et la santé des familles bruxelloises.

{ Communiqué de presse de la Ligue des Familles }

Alors que les négociations en vue de former un gouvernement à Bruxelles reprennent, la Ligue des familles appelle les partis autour de la table à prendre les mesures nécessaires pour garantir le paiement des allocations familiales à Bruxelles. Dans les mois et années à venir, la Cocom peinera en effet à financer ses missions, dont les allocations familiales.

Un manque à gagner pour les familles

Plusieurs mesures ont déjà généré 33 millions € d’économies sur les allocations familiales ces derniers mois à Bruxelles. Les parents d’enfants nés avant 2020 ont désormais un manque à gagner, pour chaque enfant, de 12€ par mois. Et toutes les familles bruxelloises voient leurs allocations familiales augmenter moins vite que le coût de la vie, en raison du report de deux mois de chaque indexation. 

Malgré ces économies importantes, les allocations familiales restent sous tension. A Bruxelles, ce n’est pas la Région mais la Cocom qui a la charge des allocations familiales. Il s’agit de l’institution bilingue qui s’occupe de la santé et de l’aide aux personnes à Bruxelles : allocations familiales donc mais aussi maisons de repos, allocation d’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie, certaines compétences de santé, notamment en ce qui concerne les hôpitaux. Elle dispose d’une certaine enveloppe budgétaire pour payer tout cela.

Transférer les moyens nécessaires de la Région à la Cocom

Dans les mois et années à venir, la Cocom peinera à financer ses missions, dont les allocations familiales.

« Il lui sera alors compliqué d’aller chercher de l’argent ailleurs : difficile de faire des économies dans les maisons de repos pour payer les allocations familiales, car on touche à des politiques essentielles », indique Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles. Il est à craindre qu’on nous explique qu’il n’y a pas le choix et qu’il faut faire des économies dans les allocations familiales. Or, les responsables politiques bruxellois ont le choix. Ils peuvent décider de transférer des moyens budgétaires de la Région bruxelloise à la Cocom pour financer toutes ces politiques essentielles, dont les allocations familiales. »

La Ligue des familles les appelle à faire ce choix politique, qui implique des arbitrages difficiles à la Région, mais qui sera un choix politique fort : celui de préserver les allocations familiales et la santé des familles bruxelloises.

Rappel sur les allocations familiales à Bruxelles

Sur notre site Born in Brussels, le système des allocations familiales à Bruxelles est largement détaillé. Il est notamment indiqué : « L’allocation familiale est versée chaque mois pour subvenir aux besoins de votre enfant. À Bruxelles, le montant dépend de l’âge de votre enfant et s’il a des frères ou sœurs, ainsi que de vos revenus. De plus, les montants versés peuvent augmenter en fonction de l’indexation. Dans la plupart des cas, votre dossier est maintenu à jour et vous percevez les suppléments (allocations familiales majorées) si vous y avez droit. Notez que le système a été modifié à Bruxelles pour les enfants nés à partir de 2020. En effet, il faut ajouter un certain montant pour chaque enfant né à partir de 2020. » C’est ainsi ce que reproche la Ligue des Familles dans son communiqué : « Les parents d’enfants nés avant 2020 ont désormais un manque à gagner, pour chaque enfant, de 12€ par mois. » L’association demande ainsi au gouvernement de remédier à cette inégalité.