Les espaces-rencontres renforcés financièrement en FWB

Depuis le début de 2022 et jusqu’en 2024, les espaces-rencontres – ces lieux qui favorisent le maintien ou la reprise de contact entre un enfant et son.ses parent.s – bénéficient désormais d’un soutien financier supplémentaire d’un million d’euros. C’est ce qui a été annoncé le 2 février dernier par Valérie Glatigny, ministre en charge des Maisons de justice en Fédération Wallonie-Bruxelles.

espaces rencontres

Un subside accordé jusqu’en 2024

Grâce à l’octroi d’un subside d’un million d’euros, les équipes de MIR pourront augmenter la prise en charge des dossiers en embauchant du personnel et ainsi espérer pérenniser leur activité. Un subside annuel de 159.000 euros sera accordé dès 2022 et jusqu’en 2024, auquel s’ajoutent 148.750 euros débloqués en 2021 par la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’avenir s’annonce ainsi plus radieux pour les espaces-rencontres qui peinent à garder la tête hors de l’eau depuis la crise sanitaire.

Pallier le manque de moyens structurels

Car depuis le début de crise liée au Covid, ces structures souffrent d’un manque de moyens structurels, impliquant de lourdes conséquences sur le bien-être des familles. Une constatation confirmée par les équipes du Centre MIR (Médiation investigations Rencontres) : « Notre charge de travail, déjà importante avant la pandémie, ne cesse d’augmenter et nous avons dû refuser près de 50% des dossiers qui nous ont été soumis en 2021, faute de moyens.»

C’est quoi au juste un espace-rencontre ?

Selon la définition de la Fédération des Centres de Planning familial des FPS, un espace-rencontre est un « service d’accompagnement gratuit du droit aux relations personnelles quand il est interrompu, difficile ou trop conflictuel. C’est un lieu neutre où des enfants, leur père, leur mère, leurs grands-parents ou toute autre personne titulaire de ce droit viennent s’y rencontrer. » Il permet ainsi de favoriser le maintien ou la reprise de contact entre un enfant et le parent avec lequel il ne vit pas (père, mère, grand -parent et toute personne titulaire d’un droit aux relations personnelles).

 

Accueil de la petite enfance : 2.100 nouvelles places créées à Bruxelles

Dans un communiqué de presse, plusieurs ministres de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont annoncé la création de 2.100 nouvelles places d’accueil d’ici 2026, dans le cadre du plan « 1000 premiers jours ». L’engagement avait été pris lors d’un Gouvernement conjoint en mars 2021 et vient d’être confirmé pour soutenir l’accueil de la petite enfance et la création de places à Bruxelles. 

Selon les ministres, améliorer la qualité et l’accessibilité de l’accueil fait partie des leviers les plus efficaces pour le bien-être et le développement des enfants, mais aussi pour participer à la lutte contre la pauvreté infantile. Les effets positifs d’un accueil de qualité au cours des mille premiers jours de vie sont en effet démontrés, et particulièrement pour les enfants issus de milieux plus précarisés.  ans les générations futures

Investir dans les générations futures

La concrétisation de ce dossier important pour les enfants et leurs familles dépendait essentiellement de l’adoption du contrat de gestion de l’ONE 2021-2025 et de la disponibilité des crédits budgétaires pour financer les aides à l’emploi régionales.

Pour sa part, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, via ce contrat de gestion ambitieux adopté en juin 2021, investit massivement dans les générations futures et dans la lutte contre la précarité infantile. La dotation de base de l’ONE a en effet été augmentée de plus de 60 millions d’euros d’ici 2024, notamment pour améliorer l’accessibilité des milieux d’accueil mais aussi soutenir les professionnelles et les professionnels du secteur de l’Enfance.

2 millions supplémentaires en 2022…

Les budgets régionaux sont quant à eux désormais confirmés : un montant additionnel de 2.000.000€ a été décidé par le Gouvernement bruxellois pour financer les postes ACS nécessaires aux projets prévus dans le cadre du plan « infrastructures d’accueil » bruxellois, dont l’ouverture est prévue en 2022.  Pour la Région, le budget prévu pour l’année 2022 est dès lors porté à 14.080.000€.

Ainsi, entre 2014 et 2021, ce sont 1367 places subventionnées qui avaient été ouvertes sur le territoire bruxellois pour environ 195 postes de travail. La nouvelle période qui s’ouvre dès 2022 prévoit au total quelque 300 emplois ACS pour 2.100 places d’accueil en Région bruxelloise.

Parallèlement, La Commission Communautaire Française continue de mobiliser ses compétences via le financement des infrastructures d’accueil avec un budget global de 6.750.000€ prévu en 2022 pour soutenir en priorité l’offre collective publique, dont celle dispensée par les communes.

… pour 25 projets prioritaires

Ces montants permettront l’ouverture prochaine des 25 projets prioritaires bruxellois ayant déjà obtenu un financement en infrastructures auprès de la Commission Communautaire Française ou du Feder, représentant un volume de 876 nouvelles places d’accueil pour les enfants, dans le cadre du volet 1 de la programmation.

Le volet 2 permettra, quant à lui, de sélectionner, sur la base d’un appel à projets commun, des projets portant sur la création des 1.224 nouvelles places d’accueil dans les communes de la région bruxelloise, par priorité dans les communes et quartiers présentant un taux de couverture en places subventionnées inférieur à 33%. Cet appel à projets commun sera lancé dans le premier semestre de 2022 sur la base de critères définis par les Gouvernements.

L’ONE comme partenaire

L’ONE sera un partenaire privilégié pour la création de ces nouvelles places, notamment grâce à des séances d’informations décentralisées destinées aux porteurs de projets et un accompagnement renforcé, entre autres au niveau du soutien dans les démarches liées aux nouvelles pratiques d’accessibilité. La cellule de l’ONE spécifiquement dédiée à cet effet travaillera en étroite collaboration avec les services publics bruxellois pour, par exemple, les soutenir au niveau de la rédaction du projet, de l’initiation aux éco-matériaux, du suivi des demandes et des travaux, etc.
La Région Bruxelles-Capitale et la Commission Communautaire Française intensifient donc leurs efforts et se tiennent prêts à lancer la nouvelle programmation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Qu’en pensent les ministres compétents ?

Bénédicte LINARD, Vice-Présidente et ministre de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles: « Ma priorité, c’est l’accessibilité de l’accueil de la petite enfance, pour que davantage d’enfants puissent en bénéficier. Les 1000 premiers jours de la vie d’un enfant sont essentiels dans son développement futur. Les milieux d’accueil ont une fonction éducative et sociale fondamentale pour les adultes de demain. Je suis très heureuse de voir le travail aboutir en bonne collaboration avec la Région bruxelloise. Plus de places, et des places de qualité, ce sont plus de chances pour plus d’enfants de bien démarrer leur vie. »

Rudi VERVOORT, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale: «Nous poursuivons nos efforts pour soutenir l’accueil de la petite enfance en Région bruxelloise. En effet, comme dans le cadre du dernier appel à projets conjoint avec l’ONE en 2014, les priorités prises en compte sont précisément les zones déficitaires où le taux de couverture n’atteint pas la moyenne régionale, au même titre que les critères spécifiques comme les demandeurs d’emploi et les familles monoparentales. Je me réjouis du travail accompli en bonne collaboration avec l’ONE et la Fédération Wallonie-Bruxelles: augmenter le nombre de places d’accueil sur le territoire bruxellois et renforcer la qualité de l’accueil est crucial pour l’avenir de nos enfants et de leurs familles!»

Bernard CLERFAYT, ministre de l’emploi: «En Région bruxelloise, la création de près de 50 nouveaux emplois ACS est non seulement une réponse au boom démographique, très important dans la Capitale, mais cela va également permettre à certains parents d’accéder à l’emploi. On le constate encore trop souvent, la pénurie de places dans les crèches reste un obstacle important à la mise à l’emploi, principalement chez les femmes. En faisant de l’accueil de la petite enfance une priorité pour l’octroi d’emploi ACS, la Région montre qu’elle a pris en charge la priorité de répondre aux besoins d’accueil des parents bruxellois. Et en permettant l’ouverture intensive d’un très grand nombre de places d’accueil de la petite enfance, une réponse efficace est apportée aux soucis de nombreux citoyens.»

Soutien à la parentalité : une antenne « Les Pâtes au Beurre » débarque à Bruxelles

©Sofia Douieb

 

Pour fêter l’ouverture de ce nouvel espace au cœur de Saint-Josse, le « Groupe Santé Josaphat – Centre de planning familial à Schaerbeek » à la tête de l’initiative bruxelloise, a tenu à organiser un grand rassemblement avec conférences et débats sur la périnatalité. Parmi les participants : de nombreux acteurs psycho-médicaux-sociaux de Bruxelles et Wallonie, mais également les coordinateurs des « Pâtes au Beurre » de Nantes qui ont fait le déplacement pour l’occasion. Un bel événement dont la vocation était le partage des bonnes pratiques et des expériences vécues. Compte-rendu.

Sorte de Clinique du lien parents/enfant

Le projet « Les Pâtes au Beurre » trouve son origine à Nantes. Lancé en 1999, il est désormais présent dans plusieurs grandes villes française. L’antenne bruxelloise est la première de Belgique. Le concept ? Il est relativement simple, mais il fallait y penser : offrir aux parents un espace commun (une cuisine) gratuit au sein duquel ils peuvent venir avec ou sans leurs enfants (sans limite d’âge), de manière anonyme, pour échanger autour de leur rôle de parents tout en étant encadrés par des professionnels (psychologues ou psychomotriciens) capables de les écouter et de les conseiller si besoin. Pour Sophie Marinopoulos, psychologue, autrice et coordinatrice des « Pâtes au Beurre » de Nantes, c’est une sorte de « Clinique du lien parents/enfant ».

« On accueille le lien, peu importe si l’enfant est là ou non, on joue un rôle reliant en se préoccupant de l’autre avant même que le soin intervienne ».

Une cuisine et des « Pâtes au Beurre »

Les lieux, dans chacune des antennes des « Pâtes au Beurre », ont à peu près tous la même configuration : une cuisine centrale pour accueillir les parents, une pièce intermédiaire pour souffler, s’isoler, se détendre et une salle de jeux pour les enfants (sans surveillance). La cuisine est le lieu d’accueil ; celui de la « vie psychique » comme le précise S. Marinopoulos. Des ustensiles, des objets communs, rassemblent les cultures et classes sociales et permettent à tous de se sentir tout de suite à l’aise, en confiance.

Écoute psychologique et observante

Car l’écoute des psychologues ou des psychiatres est ce qu’on appelle « observante »; c’est à dire qu’ils abordent l’ « intranquillité » dans une « juste distance », avec les « bons mots ». Ils nourrissent « l’espérance » pour que le parent ressorte grandi et plus positif quant à sa situation. Ils se rendent tout simplement « disponibles à la vulnérabilité ». Et parfois, cette disponibilité psychique va au delà des mots et fait du bien même à ceux qui ne parlent pas la même langue. C’est là que la question de la confiance en soi, en l’autre, aux parents entre en jeu. Le thérapeute doit pouvoir faire face (avec son duo) aux attentes et aux question des parents.

« Il faut pister les enjeux de l’embarras, retrouver le sens, sortir le parent de la sidération », explique encore la coordinatrice de l’antenne nantaise.

Pour qui ?

Les familles qui se rendent aux « Pâtes au Beurre » n’ont pas un profil précis. Tout parent ou grand-parent peut s’y rendre gratuitement et anonymement si l’envie lui prend et s’il se pose certaines questions sur la parentalité. Contrairement aux Maisons Vertes, « les Pâtes au Beurre » n’impose pas d’âge maximum. Ce qui fait qu’une maman solo dépassée par son adolescent peut tout à fait se rendre sur place le temps d’un après-midi. S. Marinopoulos, a quand même remarqué, grâce à ses vingt ans d’expérience, que les parents qui se présentent ont souvent vécu de multiples rejets au cours de leur vie et ne se sentent pas toujours légitimes dans leur rôle de parent. Il y a aussi des jeunes couples en errance qui se sentent perdus, sans supports car, par exemple, migrants isolés.

« On va cheminer avec eux pour qu’ils trouvent leur propres réponses, indique la psychologue, on leur dit qu’ils font aussi partie de la cité, qu’ils sont avec nous… »

Importance du réseau

Quand cette « écoute observante » et cette « recherche du sens » a lieu, les professionnels des « Pâtes au Beurre » peuvent soit aider ou soutenir eux-mêmes les parents, soit les orienter vers d’autres associations ou structures plus adaptées à l’une ou l’autre situation. Le réseau, dans ce cas, a une importance primordiale. Peut-être que le parents a simplement besoin de répit, peut-être qu’il a besoin d’une aide financière ou administrative, peut-être que la maman, ou plus rarement le papa, vit seule avec son enfant et a besoin d’une aide spécifique…

Outils / pour aller plus loin

Enfin, les membres des « Pâtes au Beurre » réfléchissent souvent à améliorer l’accueil et l’aide à ces familles. Ils se réunissent régulièrement pour faire le point sur les passages et les rencontres, pour élaborer des théories ou des statistiques… Mais ils vont encore plus loin que ça en créant des outils de soutien à la parentalité ou destinés aux professionnels. Ainsi, à Nantes, l’équipe a déjà conçu des affiches, un livre, des coloriages et même un « jeu des sept familles de la santé psychique ».

Sofia Douieb

Janvier 2022 – nouvelle recrue

Engagement d’une nouvelle force pour l’équipe. Rebecca Lévêque nous a rejoint pour donner un coup d’accélérateur au lancement du site web, pour la communication, la rédaction web…

Fin 2021 – première phase

La première phase consiste en l’intégration des layout dans une configuration WordPress ainsi que l’implémentation de différents modules permettant la bonne gestion du site web : module de traduction, gestion de fichiers multimédia, gestion SEO, etc. Les contenus déjà rédigés et traduits pourront être implémentés dès la phase de débogage terminée.

  • Quelques contenus ont déjà été importés afin de tester la nouvelle plateforme.
  • Certains textes doivent encore être rédigés. Pour le moment, 80% du contenu est déjà prêt à être ajouté.
  • L’importation des contenus plus techniques doivent encore avoir lieu (phases 2 et 3) tels que les articles juridiques de Droits Quotidiens, ainsi que les fiches des acteurs du terrain provenant de Bruxelles Social.