Journée mondiale du donneur de sang : Soyons les super-héros des tout-petits !

11 juin 2024

Le 14 juin, c’est la journée mondiale du donneur de sang. Depuis l’autre continent, c’est l’OPS (Organisation Panaméricaine de la Santé) qui lance sa campagne avec comme slogan « 20 ans de célébration du don de sang : merci à tous les donneurs de sang ! ». En Belgique, c’est la Croix Rouge qui appelle la population à faire don de sang (ou de plasma) pour améliorer l’état de santé des plus fragiles, en particulier celui des jeunes et des nouveaux-nés. Car, si notre état de santé le permet, donner un peu de son sang, c’est déjà un acte héroïque. Les seules conditions pour être donneur de sang sont d’être en bonne santé, âgé de minimum 18 ans, peser au moins 50 kg et ne présenter aucun risque de maladies infectieuses. Il suffit donc de prendre rendez-vous auprès d’un centre de prélèvement qui nous accompagnera dans cette belle démarche. 


Celui “sang qui” nous ne pourrions pas vivre, à savoir le sang – mais on parle aussi de plasma (partie liquide dans lequel circule toutes les cellules du sang) et de plaquettes (aussi appelées thrombocytes et aident le sang à coaguler) – est toujours en sous quantité et tellement nécessaire dans les services d’urgence et de maternité. Il n’est jamais trop tard pour pallier à ce manquement quotidien. Toutefois, il est important de savoir que, par précaution pour le bébé et pour la maman, il est contre-indiqué de faire don de son sang ou de son plasma durant la grossesse ainsi que 6 mois qui suivent l’accouchement. Après une fausse-couche ou un avortement, le délai est également de 6 mois. Par contre, l’allaitement n’est pas une contre-indication au don de sang.

“En 30 min, nous pouvons sauver 3 vies !”

Comme le rappelle la Croix-Rouge sur son site, la situation est alarmante puisque le stock actuel de poches de sang permet de “tenir une semaine normale”. Qui plus est arrivé le mois de juin, veille des départs pour les grandes vacances et significatif d’une chute de dons de sang. Comment alors subvenir à la fois aux besoins quotidiens et, en même temps aux imprévus ? L’appel est donc lancé dans tout le pays par la Croix-Rouge qui déclare “En 30 min, nous pouvons sauver 3 vies !” ainsi qu’à l’international, en l’occurrence par l’OMS. En effet, par ces différentes campagnes, il semble opportun de prendre sa santé au sérieux mais aussi celles des autres et d’en conclure qu’en faisant don de son sang, de plasma ou encore de plaquettes, l’on peut sauver la vie de nombreux jeunes patients.“Chez les patients moins sévèrement atteints qui ont un déficit d’anticorps très léger, on peut se contenter des antibiotiques pour prévenir les infections mais quand on arrive à un stade où il n’y a pas suffisamment d’anticorps ou qu’ils ne fonctionnent pas correctement, il n’y a pas le choix, sans immunoglobulines (protéine de notre plasma) et sans don de plasma, on ne peut pas y arriver.”, déclare Olivier Gilliaux, pédiatre immunologue à la Clinique Notre-Dame de Grâce à Gosselies, pour le Journal RTBF.

Comment faire un don ?

Pour faire don de sang, il est d’abord et surtout indispensable d’être soi-même en bonne santé. Pour en avoir le cœur net, il suffit de se rendre auprès de son médecin traitant, de réaliser une prise de sang ou de consulter le site de l’Organisation Mondiale de la Santé sur lequel figurent tous les critères afin de savoir si l’on rentre dans les conditions pour être donneur de sang  → Qui peut donner son sang ? Par ailleurs, la Croix-Rouge recherche constamment des donneurs de sang et de tous groupes. Toutefois, cette dernière insiste spécifiquement sur le groupe “O Négatif” qui représente en moyenne 7% de la population belge. Considéré comme “donneur universel”, ce groupe permettrait de répondre à environs 12% des besoins transfusionnels lors des interventions et avec comme spécificité que les receveurs de ce groupe peuvent uniquement recevoir du sang du même groupe, le “O Négatif”. Pour finir, il est également important de savoir qu’à partir du 1er juillet 2024, la contre-indication du Virus du Nil Occidental (VNO) n’existera plus. En effet, cette dernière empêchait toute personne revenant de l’étranger et ayant potentiellement contracté le virus – au risque de se répandre dans les pays du sud de l’Europe – de pouvoir être donneur de sang.

→ Pour plus d’informations ou pour prendre rendez-vous dans un centre de prélèvement 

Un 20e anniversaire

Un vingtième anniversaire sous le signe de la reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui ont déjà fait don et qui donneront (encore) leur sang dans le futur. Pour ce faire, voici quelques-uns des objectifs partagés par l’OMS ainsi qu’un webinaire qui se tiendra le jeudi 13 juin prochain et ouverts à tous.tes :

  • Remercier les millions de donneurs de sang volontaires qui ont contribué à la santé et au bien-être de millions de personnes dans le monde, et leur rendre hommage.
  • Présenter les réalisations et les défis des programmes nationaux de transfusion sanguine et faire part des meilleures pratiques et des enseignements tirés.
  • Mettre en évidence le besoin continu de dons de sang réguliers non rémunérés pour parvenir à un accès universel à des transfusions sanguines sûres.
  • Promouvoir une culture de don de sang régulier auprès des jeunes et du grand public et accroître la diversité et la durabilité du vivier de donneurs de sang.

→ Inscription au Webinaire : 13 juin 2024 – Webinaire sur la Journée mondiale du donneur de sang 2024 Expériences de don Volontaire de Sang et Organisation des Services du Sang Dans le Système de Santé 

Le plasma, c’est quoi au juste ?

Une vidéo partagée par le Service de sang de la Croix-Rouge de Belgique ↓

 

Samuel Walheer