Santé publique : l’impact des substances perfluoroalkylées (PFAS) pour les mamans et leur nourrison

Appelés polluants « éternels », les PFAS (substances perfluoroalkylées) font à nouveau parler d’eux ! En effet, par leurs propriétés chimiques, ces substances – créées initialement par l’homme – se retrouvent dans tous les secteurs de notre vie et mettent en danger la santé de tous. En particulier celle des plus fragiles, les mamans et leur nourrisson. Récemment, c’est dans une lettre ouverte que la Cellule Environnement de la SSMG (Docteur Coquelicot) a partagé ses inquiétudes quant à l’exposition des PFAS, présents notamment dans le lait maternel, et propose l’objet d’une étude auprès des Ministres de la Santé.


Les PFAS, nous y sommes tous constamment exposés ! En effet, ces produits chimiques se retrouvent dans notre alimentation, dans les produits d’emballage, dans l’eau, etc. Que ce soit dans le domaine domestique ou industriel, ces substances semblent bel et bien néfastes puisqu’elles présentent un risque élevé chez l’être humain de développer certaines pathologies. Mais il est heureusement possible de les éviter un maximum en suivant les recommandations de la SSMG.

{Communiqué de presse de la Cellule Environnement de la SSMG à l’attention des Ministres de la Santé et autres parties prenantes}

Problématique des PFAS et Impact sur la Santé Publique

La Cellule Environnement de la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG) souhaite attirer votre attention sur la préoccupation croissante concernant les substances perfluoroalkylées (PFAS). La population, légitimement inquiète, ne trouve que peu de réponses à ses questions. Notre cellule, reconnue pour son expertise en perturbateurs endocriniens depuis plus de 20 ans, déplore que ces problématiques ne soient prises au sérieux qu’en temps de crise, souvent trop tard.

Trois catégories sont à risque

Récemment, des recommandations pour le suivi des patients contaminés par les PFAS ont été publiées par le Conseil Scientifique Indépendant. Celles-ci concernent trois catégories de personnes :

  • < 2 ng/ml : Pas de problème.
  • 2 à 20 ng/ml : Surveillance du profil lipidique (1x de 9 à 11 ans, puis tous les 6 ans), hypertension de grossesse (à chaque visite prénatale), cancer du sein (mammographie préventive tous les 2 ans de 40 à 74 ans).
  • > 20 ng/ml : Surveillance renforcée du profil lipidique, hypertension de grossesse, cancer du sein, cancer du rein (à partir de 45 ans), TSH (à partir de 18 ans), cancer testiculaire et colite ulcéreuse (à partir de 15 ans).

Ces recommandations, basées principalement sur celles du NASEM aux États-Unis, ont été établies sans concertation avec la première ligne de soins et sans études préalables sur leur applicabilité.

Que faire alors ?

Plusieurs questions restent en suspens : Qui tester ? Quel suivi médical proposer à large échelle ? Absence de directives claires sur le dépistage de certains cancers. Risques associés aux dépistages supplémentaires (ex. cancer radio induit par mammographies). Normes et mesures à adopter en cas de dépassement des seuils de profil lipidique ? D’autant plus chez des enfants ! Le risque de surmédicalisation est réel. Il est impératif que des recommandations nationales claires soient établies pour guider les professionnels de santé. Un cas récent a particulièrement attiré notre attention : lors d’une réunion publique, une mère avec un taux de PFAS sanguin de 36 ng/ml a signalé que son enfant de trois ans présentait un taux de 90 ng/ml. Bien que l’allaitement maternel soit généralement préféré pour ses nombreux bénéfices, les recommandations américaines suggèrent de le reconsidérer en cas de forte contamination par les PFAS.

Les PFAS et le lait maternel

En l’absence de normes concernant la teneur acceptable de PFAS dans le lait maternel, nous recommandons de :

  • Offrir gratuitement le dosage des PFAS dans le lait des femmes allaitantes vivant dans des zones exposées.
  • Doser les PFAS dans le sang des nourrissons à la naissance ainsi qu’à un mois de vie.
  • Comparer le profil des PFAS de l’enfant et de la mère.
  • Contrôler le taux de PFAS dans la maison : poussières domestiques, eau… pour prendre en compte le comportement “PICA” des enfants.

En faveur d’une future étude

Cela pourrait être intégré à une étude, en lien avec les données de biomonitoring et les questionnaires d’exposition. Exposer des nourrissons à des taux élevés de PFAS, particulièrement durant les 1000 premiers jours de vie, période cruciale pour le développement, est préoccupant. Cette situation illustre les conséquences sanitaires d’une pollution environnementale et souligne la nécessité d’une réponse proactive et concertée avec le monde médical. Nous espérons que ce message saura retenir votre attention et vous incitera à agir de manière décisive pour protéger la santé publique.

Information complémentaire

→ PFAS, allaitement et Santé Publique – Communiqué de Presse – Docteur Coquelicot

→ John Pauluis, Responsable de la Cellule Environnement de la SSMG
Email : environnement@ssmg.be ; pauluis@skynet.be

 

Partagé par : Samuel Walheer

 

Prime liée à l’utilisation d’outils informatiques : les sages-femmes appelées à introduire leur demande

Les sages-femmes peuvent recevoir, sous certaines conditions, une prime télématique (liée à l’utilisation d’outils ou de logiciels informatiques) pour l’année 2023. Une demande doit être introduite entre le 8 juillet et le 31 octobre 2024.

Cette prime télématique, montant forfaitaire de 800 €, est accordée annuellement aux sages-femmes qui remplissent certaines conditions dans le cadre de l’e-santé. Pour l’année 2023, elle sera payée avant la fin du mois de décembre 2024, pour autant que la demande ait été introduite à temps. 

Conditions d’accès à la prime

Pour obtenir cette prime « télématique », plusieurs critères sont nécessaires :

  • Avoir géré en 2023 les dossiers patients électroniquement via un logiciel.
  • Avoir adhéré à la Convention nationale conclue entre les sages-femmes et les organismes assureurs durant toute l’année 2023.
  • Si vous étiez inscrite en 2023 pour la première fois à l’INAMI, il suffit d’avoir adhéré à la convention au cours de 2023.
  • Avoir eu une activité d’au moins 250 prestations de l’article 9 a) de la nomenclature des soins de santé, remboursées par l’assurance soins de santé en 2023 ; ou avoir une activité correspondant à minimum 3.750 valeurs V de prestations de soins remboursées en 2023 sur base de l’article 9 a) de la nomenclature des soins de santé.
  • Avoir utilisé en 2023 la plate-forme MyCareNet pour consulter l’assurabilité de vos patientes via votre logiciel, au moins 100 fois.
  • Avoir attesté au moins 30% des prestations en tiers-payant en 2023 via la facturation électronique.

→ Plus d’informations : site INAMI

Petit retour en arrière

La prime télématique, un bonus offert aux sages-femmes pour gérer leurs dossiers patients à l’aide d’un logiciel homologué, n’est accessible que depuis deux ans. Un Arrêté Royal publié le 5 avril 2022 fixait les conditions d’accès. Cet arrêté royal s’appliquait pour 2021 et 2022, tant pour l’utilisation de la télématique que pour la gestion électronique des dossiers médicaux. Pour l’année 2023, la demande est à introduire dès ce 8 juillet.

→ Introduire une demande en ligne via le module « Demandes des primes » du programme web ProSanté de l’INAMI

Prématurité : l’app « NeoParent » renforce la communication entre soignants et parents à l’UZ Brussel

L’application mobile « NeoParent » vient d’être implémentée au sein du service de néonatologie de l’UZ Brussel. L’objectif ? Renforcer la communication entre les prestataires de soins et les parents de bébés prématurés. Cette app permet aux parents de communiquer avec l’équipe soignante au sujet de leur bébé, de recevoir des informations personnalisées et de voir des photos de leur enfant. Ce mélange d’informations factuelles et de moments d’émotion entretient le lien avec le bébé placé en couveuse.

Les app et autres innovations techniques fleurissent dans le milieu hospitalier. Born in Brussels garde un œil attentif sur ces avancées technologiques souvent révolutionnaires. Parmi les quelques applications récentes : « Cloudcare » pour un suivi permanent du diabète chez l’enfant ; « RDK », pour accélérer la prise en charge des maladies rares ; « Zico » , pour déstresser les enfants lors d’un séjour à l’hôpital ‘Keep contact’, pour suivre son enfant hospitalisé ; etc.

Concernant l’app « NeoParent », elle a été développée par l’Odisee Hogeschool. « Le développement s’est fait en étroite collaboration avec les parents et les prestataires de soins  », explique Inge Tency de l’Odisee Hogeschool dans une interview accordée à l’UZ Brussel. Le contenu et la présentation de l’app « NeoParent » s’appuient sur des recherches scientifiques. Une étude pilote a démontré la valeur ajoutée de l’app pour les parents. Inge Tency précise : « Nous avons donc cherché un partenaire pour peaufiner l’app, ce qui nous a conduits à MothChi (acronyme de “Mother & Child”), une entreprise informatique active dans le secteur des soins de santé. MothChi se charge du développement et de l’implémentation de l’app. »

« L’app permet de mieux planifier les visites »

L’équipe de néonatologie de l’UZ Brussel est enthousiaste quant à cette nouvelle app. Marianne Peelman, infirmière en chef, explique au sein d’un article publié sur le site de l’hôpital : « Les parents veulent tout savoir sur leur bébé. Grâce à l’app « NeoParent », nous les informons en permanence, presque comme s’ils étaient là. L’app permet de mieux planifier les visites et nous pouvons l’utiliser pour demander aux parents d’apporter quelque chose pour leur enfant. S’ils nous font savoir via l’app qu’ils aimeraient donner le bain à leur bébé, nous faisons le nécessaire. S’ils ne peuvent pas être présents, ils restent en contact avec leur bébé d’une autre manière, via une webcam et désormais aussi via l’app « NeoParent ». » De plus, les parents peuvent être rassurés logistiquement parlant, car l’enregistrement et l’utilisation de l’app sont sécurisés et conformes aux normes en matière de confidentialité. Un lien vers Primuz, le Dossier Patient Informatisé de l’UZ Brussel, le garantit.

Un appui aux parents durant l’hospitalisation

Etienne Maeriën, de l’entreprise MothChi, développeuse de l’app, précise : « Une admission au service de néonatologie suscite l’angoisse et l’incertitude.  »NeoParent » offre un appui aux parents pendant cette période. L’app leur apporte des réponses à leurs questions et leur permet de communiquer directement avec l’équipe soignante au sujet de leur bébé. Cette proximité les rassure. » Au sein de l’app, un glossaire médical est intégré et explique, par exemple, ce qu’implique une assistance respiratoire ou une sonde gastrique pour le bébé. De quoi dissiper certaines incertitudes. Etienne Maeriën ajoute : « Les infirmières et les autres membres du personnel prennent des notes et des photos, afin d’offrir un suivi en temps réel aux parents. Plus besoin de téléphoner pour savoir comment s’est passée la nuit : il suffit de consulter l’app « NeoParent ». »

Prix de la meilleure innovation en néonatologie

L’application a déjà remporté plusieurs récompenses. Coalition Next Belgium l’a sélectionnée parmi les solutions de santé numériques finalistes dans la catégorie des soins à distance. Lors du symposium Zorg rond de Pasgeborene aux Pays-Bas, l’app « NeoParent » a valu à l’Odisee Hogeschool de décrocher le prix « Truus van Lier » de la meilleure innovation en néonatologie.

 

Sofia Douieb

Carte blanche en faveur d’une ville plus saine pour tous et surtout pour les enfants

À l’initiative de plusieurs associations, une carte blanche intitulée « Bruxelles aux enfants » a été récemment partagée au grand public. Elle fait suite au constat de professionnel.les de l’enfance : la ville ne répond pas ou plus suffisamment aux besoins des 22% de notre population âgée en dessous de 18 ans. En effet, les espaces publics ne sont pas accueillants ni adaptés, ce qui favoriserait une sédentarisation et aurait de graves conséquences sur la santé des jeunes. L’objectif de ce manifeste est donc de rappeler aux politiques leur devoir de promouvoir et de défendre les droits des enfants. Pour ce faire, des recommandations sont lancées comme favoriser l’accessibilité aux familles, des infrastructures sécurisantes, des espaces publics de qualité ou prendre en considération les enfants et leurs parents dans les prises de décision.

Disponible depuis le 1er juin 2024, le manifeste a été publié dans le journal Le Soir et a déjà été signée par plus de soixante associations et professionnels du milieu de l’enfance. Par cette initiative, l’idée est bien de faire réagir les pouvoirs publics sur des sujets essentiels et impactant notre population et particulièrement les jeunes et les familles : l’environnement, la sécurité, la santé ou encore l’inclusion et l’émancipation des enfants.

{Carte blanche « Bruxelles aux Enfants : Manifeste pour une ville enfants bienvenu·es ! »}

22 % de la population bruxelloise a moins de 18 ans

Un beau souvenir de mon enfance, c’est quand on jouait dehors. J’étais dehors sur un arbre qui était tombé. On était dessus au moins à dix gosses, on était dessus assis comme ça. Alors on se balançait toute la journée, et ooooooh ! Et on chantait toute la journée… Avec tous les enfants du quartier », Julienne, maman de deux enfants de 2 et 5 ans.

Des enfants qui jouent à côté de leur maison dans une plaine de jeux, d’autres qui se rendent à l’école seul·es sans que leurs parents s’inquiètent, des adolescentes qui s’arrêtent dans un espace vert sur le chemin du retour à la maison sans crainte d’être harcelées, pouvoir se soulager dans des toilettes publiques plutôt que se cacher derrière des buissons, faire du vélo plus souvent que seulement durant la Journée sans voiture… Voilà la ville dont beaucoup rêvent pour leurs enfants. Un rêve bien loin de la réalité ! Malgré sa vitalité et sa jeunesse, Bruxelles n’offre pas un environnement urbain sain, respectueux des droits des enfants. Et pourtant, 22 % de la population bruxelloise a moins de 18 ans.

Des conséquences néfastes

J’ai trois enfants, dont un encore en poussette, mais je n’ai que deux mains. C’est difficile de les garder près de moi. J’ai constamment peur des voitures, des trams… le temps de rentrer de l’école, je suis épuisée, je préfère rentrer chez moi plutôt que de passer par le parc. Fatima, mère de trois enfants, Jette.

Les professionnel·les du secteur de l’enfance le constatent, les enfants et les jeunes passent de moins en moins de temps à l’extérieur, ce qui entraîne des conséquences néfastes diverses : délitement des liens sociaux, lourds problèmes de santé physique et mentale liés à la sédentarité, à la pollution de l’air et à l’augmentation du stress, non-apprentissage des risques, manque de confiance en soi…

J’ai l’impression que je passe mon temps à couper l’élan de vie de mes enfants – à leur gueuler : « Ne courez pas ! Restez près de moi ! Stop !” C’est fatigant et déplaisant. » Camille, mère de deux enfants, Saint-Gilles.

Un espace public à revoir

Plusieurs raisons expliquent pourquoi les enfants et les jeunes deviennent de plus en plus casanier·es. En premier lieu, le sentiment d’insécurité sur les routes. En effet, la circulation routière constitue une des raisons principales de la diminution du temps passé par les enfants à l’extérieur et de la perte de leur autonomie. Dans les quartiers denses, les familles sont peu nombreuses à posséder une voiture. L’automobile prend néanmoins une place prépondérante et entre directement en compétition avec les enfants dans l’espace public. C’est le plus souvent dans ces mêmes quartiers que l’on observe une qualité de l’air médiocre voire mauvaise ainsi qu’un manque de lieux extérieurs privatifs (balcon, cour ou jardin), d’espaces publics de qualité, et notamment d’étendues vertes attrayantes pour les enfants et les familles. On le constate donc, l’inadéquation et l’insuffisance de l’espace public à Bruxelles créent des problèmes qui coûtent à la société, particulièrement pour les familles bruxelloises les plus vulnérables socio économiquement.

Politique en faveur des enfants

Ces constats vont à l’encontre des droits de l’enfant (particulièrement les articles 6, 12, 13,24 & 31), dont la Convention internationale a été signée et ratifiée par la Belgique. Or, ces problèmes pourraient être réduits ou même supprimés. La situation actuelle n’est en rien une fatalité, mais une question de choix politiques. Il est de la responsabilité des gouvernements de garantir le droit des enfants à un environnement sain et sûr. Les candidat·es aux prochaines élections 2024 doivent s’engager à prendre des mesures concrètes aux niveaux régional et communal et d’adopter ainsi une posture politique forte en faveur des enfants et des jeunes dans la ville.

La ville aux enfants

Rendre effectif le droit des enfants à la santé, à la sécurité, et à la participation. Nous, associations de différents secteurs et citoyen·nes, enjoignons les autorités publiques à s’atteler à :

  • améliorer l’existant, multiplier et adapter les espaces verts et l’espace public aux besoins des familles, en priorité dans les quartiers en carence et en remédiant à la trop faible présence des femmes et des filles ;
  • développer des infrastructures sécurisantes, agréables et accessibles favorisant une mobilité autonome des enfants et des jeunes et encourageant les déplacements à pied, en poussette, à vélo ;
  • réduire l’exposition des enfants aux différentes sources de dangers (notamment liés au trafic automobile et à la pollution atmosphérique) ;
  • intégrer la participation des enfants et des jeunes aux projets d’aménagement de l’espace public.

Investir pour l’avenir

L’espace public, s’il est accessible et de qualité, est un levier important pour améliorer la santé, la qualité de vie, le vivre ensemble. Les personnes vulnérables se sentent plus en sécurité avec la présence des familles, créant ainsi un cercle vertueux. Une ville à taille d’enfant a donc des bénéfices tant au niveau individuel que collectif et sociétal, car elle devient accueillante pour tout le monde. C’est pourquoi nous, associations, avons rassemblé en vue des élections nos propositions en faveur d’une ville qui place les enfants et les jeunes en son cœur. Investir pour l’avenir de nos enfants et de nos jeunes, dans des rues sûres, résilientes aux enjeux sanitaires et climatiques : c’est l’objet de notre manifeste.

Ce qui lui plaît à vélo, je pense que c’est cette liberté d’être dehors, d’avoir de l’air, de partir tout seul. Je lui dis de circuler dans la cour mais il ne veut pas. Il veut toujours aller loin, sur la route. Je pense que c’est cette idée d’aller loin, de découvrir autre chose. Julienne, maman de deux enfants de 2 et 5 ans

→ Pour signer le manifeste 

« Trace ton chemin ! »

L’initiative intitulée « Trace ton chemin! » a été lancée par l’action citoyenne « La ville aux enfants ». Son objectif : agir sur trois que sont la sécurité routière, la qualité de l’air et une ville pour les enfants. Le collectif a ainsi lancé son action pour rappeler aux usagers de la route la présence des enfants et de veiller à leur sécurité. Les enfants ont pu tracer leur propre chemin, à l’aide d’une grande craie et d’une perche, depuis leur domicile jusqu’à leur école. D’autres actions seront réalisées dans le futur et ouvertes à tous. Le collectif porte un message symbolisant leurs actions en faveur d’une ville plus saine : « Parce qu’une ville pensée pour les enfants est une ville où il fait bon vivre pour tous ! »

→ Envie de prendre part aux prochaines actions ? C’est par ici !

Vidéo de présentation de l’action « Trace ton chemin ! » ↓

Samuel Walheer

« Bluey », le dessin animé qui fait le buzz auprès des familles !

Impossible de passer à côté du dessin animé phénomène appelé « Bluey« . Venu tout droit d’Australie, la série met en scène Bluey, sa petite sœur prénommée Bingo et leurs parents Bandit et Chilli. Cette famille moderne vit d’aventures, un quotidien transformé par l’imaginaire débordant des deux sœurs. À regarder en famille, les épisodes mettent en avant la créativité ainsi que des valeurs éducatives essentielles comme le partage, l’écoute, le respect des autres et de l’environnement ou encore l’empathie. Le tout dans une ambiance apaisante et remplie d’humour. Pour tous les parents qui ne croient pas (ou plus) aux bienfaits des dessins animés, en voilà un qui pourrait certainement leur faire changer d’avis ! Il est d’ailleurs conseillé par les spécialistes de la petite enfance australienne.

Image capturée sur Disney+

 

Créé en 2018 par Joe Brumm, Bluey s’invite rapidement dans le quotidien des familles australiennes. Diffusée par la suite aux États-Unis, la série télévisée est un réel succès et devient même un incontournable dans le monde entier. Contrairement à la plupart des dessins animés actuels, Bluey propose des images en 2D, un rythme apaisant, des couleurs pastels, des histoires remplies de messages positifs et surtout de personnages ultra-attachants.

Que raconte l’histoire ?

Le dessin animé raconte l’histoire d’une famille australienne qui est composée de quatre bouviers anthropomorphes. Il y a tout d’abord Bluey, 6 ans et personnage central, à l’énergie et la créativité débordante. Bingo, âgée de 4 ans est la benjamine, petite sœur curieuse de tout et surtout motivée lorsqu’il s’agit de suivre sa grande sœur dans toutes ses idées d’aventures. Le papa s’appelle Bandit, sensible et constamment présent pour répondre à toutes les demandes (mêmes les plus folles) de ses jeunes filles. Tous les autres personnages sont également des chiens avec leurs particularités en fonction de leur race. Pour finir, il y a Chilli, la maman aux petits soins, qui incarne une travailleuse moderne. L’environnement s’inspire de la ville de Brisbane, dans le Queensland, troisième plus grande ville d’Australie.

Prise en compte du public

Face aux nombreux dangers liés à l’utilisation des écrans chez les jeunes enfants, Bluey se veut rassembleur en incluant les parents au programme. Car, en effet, les histoires visent certes un très jeune public mais elles sont riches en dialogues, remplies d’humour et de clins d’œil pour toucher leurs parents. Comparé à d’autres dessins animés parfois clivants, virulents, si ce n’est dire violents, Bluey se regarde sans crainte et est même conseillé par les spécialistes de la petite enfance en Australie. Car il est certain que les paroles et les actes ont des répercussions sur les tout-petits qui pourraient mal vivre ce qu’il sont en train de regarder. « Il faut faire très attention avec les enfants de maternelle. Il y a deux catégories de choses qui ne passent pas…D’une part, les choses qui peuvent amener les enfants à se blesser et nous sommes en général d’accord là-dessus. La deuxième relève plutôt du goût, ce qui est approprié ou offensant. En fin de compte, cela revient à changer beaucoup de mots, et les comportements et concepts risques alors d’être modifiés à tort ou à raison. », déclare le producteur Daley Pearson, cofondateur de Ludo Studio, pour le journal Télé-Loisirs.

Envie de découvrir « Bluey » ?

En France et en Belgique, la série est diffusée sur Disney Junior ainsi que sur Disney+
Il est également possible de visualiser les épisodes en libre accès sur Youtube.

→ Pour accéder aux épisodes de Bluey

→ Visionner les épisodes en format Livre Audio 

Pour voir le générique ↓

 

Samuel Walheer