Les gîtes de naissance : obligatoires dans les maternités bruxelloises à partir de septembre 2024

C’est officiel, dès septembre 2024, tous les hôpitaux bruxellois devront intégrer un gîte de naissance au sein de leur maternité. Si cela n’est pas faisable, certains de leurs espaces devront toutefois rester disponible aux des sages-femmes indépendantes et médecins généralistes pour accueillir ce type d’accouchement. L’idée est simple : permettre aux femmes enceintes d’accoucher de manière naturelle, se sentir comme à la maison tout en conservant la possibilité d’une médicalisation.


Bien que la pratique d’un accouchement avec l’aide du gynécologue et du personnel médical soit la norme, le gîte de naissance offre aux futures mamans une alternative dans l’accompagnement de leur grossesse. Cette nouvelle approche, qui tendra à se généraliser dans les mois à venir, permettra aux patientes réticentes face au cadre classique d’un hôpital de se sentir plus en sécurité avec les soins délivrés.

Les caractéristiques d’un gîte de naissance

À Bruxelles, il n’existe à ce jour qu’un seul gîte de naissance appelé Le Cocon. Ce dernier permet aux futures mamans désireuses d’un accouchement qui se réaliserait « comme à la maison ». Pour mieux comprendre ce qu’est un gîte de naissance, Hannah Dukat, sage-femme au Cocon explique pour le journal rtbf : « Cela ressemble à une chambre traditionnelle car tout le matériel médical est caché pour paraître comme à la maison, sans objets qui pourraient amener de la peur et du stress. Il n’y a pas non plus d’horloge, on quitte le temps habituel et cette dernière précise tout de m^me que « ces salles de naissance ont tout le matériel nécessaire pour accompagner une naissance physiologique et pour agir en cas d’urgence. » Ainsi, l’environnement n’a plus grand chose à voir avec une chambre classique d’accouchement en hôpital, car elle dispose d’un confort supplémentaire pour que la maman et le futur bébé s’y sentent bien : un lit spacieux, des lumières adaptées, une baignoire ou encore des décorations murales.

Donner le choix aux futures mamans

En Belgique, pour une femme, du désir d’avoir un enfant, en passant par le bien-être durant la grossesse jusqu’à l’accouchement, les soins de santé sont accessibles et ce, quelque soit la situation familiale. À cela s’ajoute la réforme qui proposera à la future maman d’avoir le choix quant au cadre pour la naissance de son enfant. En outre, la récente mesure coûterait moins cher à la sécurité sociale comparé au modèle médical classique. L’argent ainsi libéré pourrait être consacré aux femmes qui en auront plus besoin. À cela, Aline Schoentjes, sage-femme chez Amalia, ajoute pour la Rtbf : « Quand je lis les chiffres de notre étude belge, qui est dans la lignée de ce qui se fait à l’international, j’ai quand même l’impression que les femmes sont bien faites, globalement, et qu’il faudrait plutôt se poser la question de savoir si ce n’est pas le lieu où accouchent les femmes qui interfère avec des processus physiologiques complexes. Et que si on peut créer un cadre où les femmes à bas risques peuvent déployer toute leur puissance et leurs compétences, leur éviter toutes ces interventions, c’est bien dans les maisons et les gîtes de naissance, ou chez elles. »

« C’est l’envers de la médaille d’un métier assez fabuleux« 

Pour une femme enceinte, un bon suivi de grossesse passe forcément par le choix d’un gynécologue. Arrivé à terme, l’accompagnement par l’une ou l’autre sage-femmes se fait au sein de l’hôpital de manière aléatoire mais il peut également être un choix lorsque l’on fait appel à une sage-femme indépendante. Cette possibilité se fait souvent dans le cadre d’un gîte de naissance. Par ailleurs, le métier de sage-femme, pourtant indispensable, peine à se faire reconnaître à l’instar d’autres métiers du secteur médical. Car, en effet, comme le souligne à nouveau Aline Schoentjes : « C’est l’envers de la médaille d’un métier assez fabuleux. Et il ne reste qu’à offrir des vraies perspectives aux sages-femmes aussi, pour qu’elles puissent accompagner les femmes là où ce sera le mieux pour elles, là où elles le choisissent. »

Texte : Samuel Walheer

Crèches : les salaires des puéricultrices du secteur privé revus à la hausse

Ce n’est pas une nouveauté, un bon nombre de puéricultrices du secteur public comme privé sont insatisfaites de leurs conditions de travail. Et pour preuve, en fin d’année 2023, elles se sont rassemblées dans les rues de Bruxelles pour une manifestation nationale. Depuis lors, à l’initiative de la Ministre de l’Enfance Bénédicte Linard, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté un arrêté dans le but d’une revalorisation salariale.

Ainsi, le salaire brut des puéricultrices du secteur privé subventionné augmentera de près de 1.000 euros bruts par an dès 2024 et les fins de carrière dans les crèches communales seront mieux accompagnées.

{Communiqué de presse de la Fédération Wallonie-Bruxelles}

« Les puéricultrices exercent un métier essentiel qui doit être revalorisé dans notre société. Chaque enfant qui passe par leurs bras a plus de chances pour sa vie future. Grâce à la nouvelle
enveloppe de six millions d’euros dégagée lors du conclave budgétaire, j’ai souhaité revoir à la hausse le barème des puéricultrices, améliorer leurs conditions de travail et lutter contre les disparités salariales entre celles qui travaillent dans le secteur public et les plus de 3.000 puéricultrices qui travaillent dans des crèches privées associatives alors qu’elles exercent la
même fonction », annonce la Ministre de l’Enfance Bénédicte Linard.

Gommer les disparités

Lors de la préparation du budget 2024, le Gouvernement s’était en effet accordé sur une enveloppe de six millions d’euros destinée aux puéricultrices du secteur de l’enfance.
Le cabinet de la Ministre de l’Enfance a mené, ces dernières semaines, une concertation avec les organisations syndicales et patronales afin d’aboutir au protocole d’accord soumis jeudi au
Gouvernement pour approbation. Ce protocole vise, notamment, à répondre aux revendications légitimes portées par le secteur de l’enfance.Contrairement aux précédents accords sociaux, la Ministre de l’Enfance a proposé une approche ciblée afin de soutenir directement les puéricultrices et, plus spécifiquement, afin de lutter contre les disparités salariales entre les barèmes du secteur public et les barèmes appliqués dans les crèches privées subventionnées, les crèches « associatives » (commission paritaire 332) qui représentent 37% des emplois dans le secteur et un volume de places important au service des enfants et des familles. Dès le 1er janvier 2024, le salaire des puéricultrices du secteur associatif verront donc leur salaire augmenter.
Concrètement, cela représente une revalorisation salariale de 985 euros bruts par an dès 2024 pour les 3.191 puéricultrices du secteur privé subventionné. Ce mouvement d’harmonisation des salaires visant à mieux valoriser les puéricultrices et éviter les concurrences entre les différents secteurs se poursuivra.

Mieux valoriser les puéricultrices

Le barème salarial du personnel d’accueil des milieux d’accueil de la petite enfance sera ainsi progressivement revalorisé de manière à permettre la rémunération de l’ensemble de ce personnel dans des conditions équivalentes à celles du secteur public.« Sous cette législature, le salaire brut des puéricultrices aura connu ses plus fortes augmentations. Ce travail n’est bien sûr pas terminé, nous devons continuer à œuvrer pour renforcer l’attractivité de ce métier, lutter contre les pénuries et permettre ainsi à toujours plus d’enfants de bénéficier d’une place d’accueil de qualité », souligne Bénédicte Linard. Par ailleurs, afin de soutenir également les puéricultrices du secteur public, qui ne sont pas concernées par ce rattrapage barémique, car elles bénéficient déjà de barèmes plus élevés, une enveloppe de 1,2 million d’euros est prévue afin de mettre en place un plan visant à accompagner les fins de carrière des puéricultrices qui travaillent dans les crèches communales. Un dispositif sera mis en place afin de permettre une réduction du temps de travail sans perte de salaire pour les puéricultrices en fin de carrière, tout en aidant les crèches communales à recruter des puéricultrices supplémentaires en compensation.

Des mesures aussi bénéfiques pour les familles

Ces nouvelles mesures s’ajoutent au refinancement massif du secteur de l’enfance (+ de 100 millions d’euros) lancé sous cette législature, permettant d’une part de soutenir le personnel d’accueil et les puéricultrices, et d’autre part d’agir au bénéfice des enfants et des familles en créant davantage de places d’accueil et en diminuant le prix des crèches. Elles prolongent également les mesures découlant des accords sociaux précédemment conclus avec le secteur de l’enfance sous cette législature (octroi de jours de congés supplémentaires dès 2021, revalorisation salariale dans le cadre de l’accord non-marchand dès juillet 2023). Le salaire des puéricultrices progressera à nouveau en 2025, année pour laquelle le Gouvernement a provisionné un nouveau montant de 3,2 millions à cette fin. La négociation relative à ces moyens débutera au début de l’année 2024.

Flash-back sur les actualités marquantes de 2023 en périnatalité

L’équipe de Born in Brussels vous souhaite d’ores et déjà de belles fêtes de fin d’année ! Et puisque celle-ci touche à sa fin, pourquoi ne pas la terminer en beauté ? L’idée de réaliser un bilan pour mettre en avant les grands sujets abordés en 2023 nous a paru évidente. L’actualité autour de la grossesse, la naissance et la petite enfance étant notre terrain de prédilection, nous voulions, dans ce dernier article de l’année, jeter un dernier coup d’œil en arrière avant d’entamer 2024.


Pour rappel, Born in Brussels traite des sujets d’actualité autour de la périnatalité : aspects médicaux, psychologiques, pratiques, administratifs ou encore juridiques simplifiés. Selon les thématiques abordées, les liens vers les organismes ou les acteurs sont toujours référencés afin d’apporter des informations pluridisciplinaires. Par ailleurs, en tant que site à destination des (futurs) parents, Born in Brussels édite chaque mois une newsletter appelée Bib News. En cette fin d’année, notre équipe a décidé de repartager 12 de ses articles phares ; un pour chaque mois de l’année, qui ont marqués l’actualité en 2023.

Janvier 2023 : Quoi de neuf en 2023 pour les familles avec enfants en bas âge ?

2023 est sur les rails depuis bientôt 10 jours. L’occasion de faire le point sur ce qui a changé cette année pour les parents d’enfants en bas âge. Deux changements majeurs sont à souligner : le rallongement du congé de paternité / de co-parentalité et la diminution, dans certains cas, du prix des crèches à Bruxelles et en Wallonie.

→ Quoi de neuf en 2023 pour les familles avec enfants en bas âge ?

Février 2023 : Born in Brussels, un dispositif désormais inclus au sein de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles

Vous ne le saviez peut-être pas, mais Born in Brussels, dispositif lancé en septembre 2022, faisait partie du Centre de Documentation et Coordination asbl (CDCS-CMDC asbl). Depuis le 1er février 2023, après deux ans de processus, Born in Brussels appartient désormais à l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale.

→ Born in Brussels, un dispositif désormais inclus au sein de l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles

Mars 2023 : Coup d’œil sur la mini-série documentaire Post-Partum

Le 16 mars dernier eut lieu une projection exceptionnelle de la mini série française “Post Partum” au cinéma Aventure à Bruxelles. Ce fut l’occasion, pour la petite équipe de Born in Brussels, de rencontrer un très grand nombre de professionnel.le.s du secteur périnatal et d’en connaître davantage sur leurs activités respectives.

→ Coup d’œil sur la mini-série documentaire Post-Partum (bornin.brussels)

Avril 2023 : Les enfants trop exposés aux écrans, avertit une enquête française

Le temps passé par les enfants devant les écrans a été mesuré en France. Sans trop de surprise, il a augmenté et dépasse les recommandations des spécialistes. Cette étude s’est déroulée sur deux années et a été menée auprès de 17.101 familles. Elle montre des disparités selon l’origine géographique des familles, leur histoire, le niveau d’étude de la mère ou le sexe de l’enfant.

→ Les enfants trop exposés aux écrans, avertit une enquête française – Born in Brussels

Mai 2023 : Naissances prématurées : l’OMS et Unicef tirent la sonnette d’alarme sur cette “urgence silencieuse”

Quelque 152 millions de bébés sont nés avant terme au cours de la dernière décennie, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) publié le mercredi 10 mai 2023. Sur dix bébés nés, un est prématuré – et toutes les 40 secondes, un de ces bébés meurt. À noter également que les impacts des conflits, du changement climatique et du Covid-19 augmentent les risques pour les femmes et les bébés partout dans le monde.

→ Naissances prématurées : l’OMS et Unicef tirent la sonnette d’alarme sur cette « urgence silencieuse » (bornin.brussels)

Juin 2023 : Aide aux jeunes parents en difficulté : “Le petit vélo jaune” récompensé !

“Le petit vélo jaune” vient d’être désigné Coup de Cœur 2023 par le Fonds Impact Together by BNP Paribas Fortis, géré par la Fondation Roi Baudouin. Précédemment, l’association d’aide aux familles et parents isolés en difficulté avait déjà reçu à deux reprises le Prix fédéral de lutte contre la pauvreté pour Bruxelles.

→ Aide aux jeunes parents en difficulté : « Le petit vélo jaune » récompensé ! (bornin.brussels)

Juillet 2023 : Plan Cigogne : encore plus de places en crèches grâce à 22 projets soutenus

575 nouvelles places pour la petite enfance vont être créées en Région bruxelloise ! Elles viennent s’ajouter aux 773 places déjà débloquées suite au Plan Cigogne lancé en 2022 par Bénédicte Linard, ministre de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles. Au total à Bruxelles, ce ne sont pas moins de 2.100 places supplémentaires qui seront mises à disposition des nouveaux parents à la clôture de ce Plan dont le volet bruxellois est géré par Rudi Vervoort, Ministre-Président bruxellois, en charge de la petite enfance à la COCOF.

→ Plan Cigogne : encore plus de places en crèches grâce à 22 projets soutenus (bornin.brussels)

Août 2023 : Monoparentalité : la Maison des Parents Solos – Eenoudergezinnen Thuis met l’accent sur ce sujet sociétal

Dans le cadre de la 38e parution du “PAUVéRITé, Forum-Bruxelles contre les inégalités”, Kadija Bouchirab et Clémence Garcia, travailleuses au sein de la Maison des parents Solos, abordent les enjeux de l’accompagnement des familles monoparentales à Bruxelles.

→ Monoparentalité : la Maison des Parents Solos – Eenoudergezinnen Thuis met l’accent sur ce sujet sociétal (bornin.brussels)

Septembre 2023 : Devenir papa : aborder le sujet avec humour et légèreté

L’humour et la légèreté, c’est le ton employé par le youtubeur Ben Névert dans sa dernière vidéo sur sa nouvelle paternité. Sans filtres et remplie de sincérité, elle aborde des questions, posées au préalable par ses abonnés, liées à l’accouchement, la nouvelle vie de papa ou encore les relations au sein du couple.

→ Devenir papa : aborder le sujet avec humour et légèreté (bornin.brussels)

Octobre 2023 : “Précarité : la défaite des mères”, Born in Brussels a participé au débat

Fin septembre, la coordinatrice de Born in Brussels, Emmanuelle Vanbesien, a été conviée à participer à un débat animé par Alter Échos. La thématique abordée, déjà développée au sein d’un dossier écrit paru quelques semaines plus tôt, porte sur la question de la précarité dans le cadre de la maternité.

→ « Précarité : la défaite des mères », Born in Brussels a participé au débat

Novembre 2023 : Oui, les enfants ont des droits dès la naissance ; parlons-en !

Le 20 novembre, c’est la journée mondiale des droits de l’enfant ! L’occasion de les énumérer et de faire le point sur toute une série de nouveautés en la matière en Belgique : l’élection d’un nouveau délégué aux droits de l’enfant, un portail web flambant neuf, une série d’événements organisés… Car oui, l’enfant a des droits dès sa naissance et il faut en parler le plus possible.

→ Oui, les enfants ont des droits dès la naissance ; parlons-en ! (bornin.brussels)

Décembre 2023 : “La peur au ventre” : puissant témoignage sur la prématurité

“La peur au ventre”, paru en novembre 2023 aux éditions Kennes, est avant tout le témoignage d’une maman, Caroline Fontenoy, à propos de son expérience douloureuse de la prématurité. Mais c’est aussi un cri d’espoir pour tous les parents amenés à vivre cela un jour : “J’en suis la preuve vivante, parfois, on peut faire mentir les pronostics !” Et puis ce livre, c’est aussi une recherche approfondie et journalistique sur ce sujet encore trop souvent tabou.

→ « La peur au ventre » : puissant témoignage sur la prématurité (bornin.brussels)

Vivalis.brussels est le nouveau nom de l’administration de la Cocom ; Born in Brussels en fait partie

En choisissant de s’appeler vivalis.brussels, les Services du Collège réuni (SCR) de la Commission communautaire commune – dont Born in Brussels fait partie -, souhaitent mettre en avant leur mission de santé publique et de prévention sociale. Une nouvelle identité plus claire et plus parlante pour les Bruxellois.es.

Pour rappel, Born in Brussels a récemment intégré l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, faisant lui même partie de vivalis.brussels. Born in Brussels constitue l’un des quatre volets des missions de l’Observatoire ; à savoir : “L’information aux bruxellois et aux professionnels au travers de projets scientifiques”.  

Mieux identifier les compétences

Nées en 1989, la Cocom et son administration, les Services du Collège réuni, n’ont pas connu de grands changements graphiques depuis lors. La décision actuelle de se doter d’une nouvelle identité exprime la volonté de s’engager dans une démarche de réflexion sur le positionnement de l’Administration et sa mission. Vivalis.brussels a été choisi pour permettre de mieux identifier les compétences des Services du Collège réuni en matière de santé et de social et d’éliminer ainsi toute confusion avec la Cocom.

La vitalité, la vie, et le bien-être

Plus concis et plus facile à retenir, vivalis.brussels permet en outre de simplifier la communication au bénéfice du citoyen, en évitant une terminologie jurido-technocratique. Visuellement, l’accent est mis sur le V pour expliquer la vitalité, la vie, et le bien-être. Le slogan « Se porter mieux, vivre bien » permet de comprendre rapidement les missions et le rôle de l’administration.

Cette nouvelle identité est l’aboutissement d’un travail participatif, impliquant les collaborateurs des SCR dans des ateliers et des groupes de réflexion. L’objectif poursuivi était d’améliorer la compréhension des missions de l’administration, notamment en matière de santé et de social, par les citoyens bruxellois et les partenaires actifs dans ces secteurs.

Symbole de le transformation de l’administration

Le moment pour opérer ce changement n’est pas anodin, marquant un éloignement avec la période de crise sanitaire. Il symbolise la transformation de l’administration, qui prend en main désormais l’ensemble des compétences issues de la 6e réforme de l’État, notamment dans les domaines de la médecine préventive, de la gestion des risques et de la réforme de la première ligne de soins.

Cette nouvelle identité reflète également le désir de s’aligner sur la charte graphique régionale, à l’instar d’autres administrations bruxelloises telles que safe.brussels (en remplacement de BPS), urban.brussels (SPRBUP) et paradigm (CIRB).

À noter que l’appellation « Services du Collège réuni » sera maintenue pour les actes officiels, tels que les conventions et les décomptes de subsides.

Le congé de paternité devrait être prolongé en cas d’hospitalisation du bébé

Le 14 décembre 2023, une proposition de résolution sur la prolongation du congé de paternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né a été votée au Parlement. Ce texte proposé par la députée socialiste Sophie Thémont avait déjà été voté à la quasi unanimité fin novembre en commission. L’objectif d’une telle mesure, appuyée également par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), est de réduire les risques pour l’enfant prématuré d’une séparation précoce avec ses parents.

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2023, le papa a droit à 20 jours de congé de naissance au lieu des 10 jours accordés avant cette date. Mais, contrairement à la mère, le père ne peut pas encore prolonger ces congés en cas d’hospitalisation du nouveau-né (souvent liée à la prématurité). En ce qui concerne la maman, elle a droit à au moins neuf semaines de congé postnatal obligatoire. Si le nouveau-né est hospitalisé plus de sept jours, ce congé est prolongé d’une durée égale à celle de l’hospitalisation (avec un maximum de 24 semaines). Dans un souci d’égalité hommes/ femmes et surtout pour éviter tout risque pour le bébé hospitalisé, la mesure adoptée ce 14 décembre est une belle nouvelle autant pour les parents que pour le secteur périnatal.

« Nous estimons aujourd’hui qu’un pas supplémentaire devrait être franchi »

Dans les développements avancés au sein de la proposition de résolution (datée de 2022) – visant à allonger le congé de naissance pour les pères et coparents en cas d’hospitalisation du nouveau-né -, Sophie Thémont et quelques autres cosignataires du PS et de Vooruit écrivaient notamment ceci : « Alors qu’une évolution intéressante a pu être constatée dans notre pays depuis 2002 sur le fondement d’une législation clairement orientée dans le sens d’un investissement en faveur d’une meilleure qualité de vie ainsi que d’une plus grande égalité entre les parents, entre les hommes et les femmes, nous estimons aujourd’hui qu’un pas supplémentaire devrait être franchi en matière de congé lorsque le nouveau-né est hospitalisé. Comme le recommande d’ailleurs le KCE dans son rapport, nous souhaitons aujourd’hui prolonger le congé de naissance pour les pères et les coparents dont l’enfant nouveau-né est hospitalisé à la naissance, comme cela est déjà prévu concernant le congé de maternité en cas d’hospitalisation prolongée du nouveau-né. »

12% d’hospitalisation à la naissance

La naissance d’un enfant est souvent attendue avec grande impatience. Grossesse et accouchement se déroulent dans la majorité des cas sans problème majeur. Malheureusement, dans certains cas, tout ne se déroule pas comme prévu. Comme le mentionne le KCE dans la préface de son récent rapport intitulé “Les soins de développement centrés sur l’enfant prématuré et sa famille en néonatologie”, publié le 22 mars 2022, “Beaucoup de bébés doivent passer par la case néonatologie, parfois pour très peu de temps, mais souvent aussi pour de longues périodes qui peuvent se compter en semaines, voire en mois. » Toujours selon le KCE : “En Belgique, on compte environ 120.000 naissances par an dont 12 % nécessitent une hospitalisation dans des services de néonatologie et 4 % (donc un tiers) dans des unités de néonatologie intensive (NIC). La plupart de ces nouveau-nés sont des prématurés, c’est-à-dire des nouveau-nés dont l’âge gestationnel est < 37 semaines (8 % des naissances en 2020). » Les résultats du rapport précité devraient aider les autorités de santé, le secteur des hôpitaux et les professionnels des soins à fixer des priorités et à prendre des décisions stratégiques concernant l’implémentation des soins IFCDC (Infant- and familycentred developmental care) dans les soins néonatals en Belgique.

Les dégâts d’une séparation précoce avec les parents

Parmi les éléments mis en lumière par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé, il apparaît que la séparation du nouveau-né prématuré et de ses parents peut avoir des conséquences à long terme et doit être évitée autant que possible. Ainsi, le KCE estime qu’ il est “impératif que tout soit mis en place pour que le nouveau-né trouve les réponses adéquates à ses besoins d’attachement qui lui serviront de base de sécurité pour son développement. Cela implique que ses parents soient en mesure de lui offrir proximité, tendresse et réconfort. » Parmi les obstacles à la disponibilité des parents pouvant aggraver la séparation, le KCE pointe notamment la durée du congé de paternité – de naissance.

Pour un meilleur équilibre entre vie quotidienne et visites à l’hôpital

Comme le mentionne le KCE, “Les parents dont le nouveau-né prématuré est hospitalisé ont du mal à maintenir un équilibre entre leur vie quotidienne et les visites à l’hôpital. Ce problème est particulièrement aigu pour les pères/coparents. En effet, le congé de paternité ou de naissance est beaucoup plus court que le congé de maternité et ne donne pas droit à une prolongation en cas d’hospitalisation du nouveau-né. La plupart des coparents interrogés ont dû reprendre le travail avant que l’enfant ne quitte l’hôpital, ce qui les a conduits à devoir jongler entre la gestion du ménage, les soins aux frères et sœurs et les déplacements entre le domicile et l’hôpital. Ils estiment que l’épuisement physique et mental qui en a résulté les a empêchés de participer aux soins quotidiens de l’enfant, tandis que les mères se sont senties seules pour s’en occuper. Certains pères interrogés ont fait état de conséquences à long terme sur leur santé (mentale) après avoir tenté de concilier travail et vie de famille pendant l’hospitalisation de leur enfant prématuré.