Dans le cadre du Ciné-club du Festival Millenium, l’asbl Diogène organisait une projection – débat de témoignages vidéo pour aborder la monoparentalité. L’idée étant de mettre en avant les parcours complexes de mères immigrées monoparentales à Bruxelles. Rendre visible l’invisible, légitimer la parole de toutes ces femmes ; des histoires prenantes qui nous concernent tous.tes ! L’équipe de Born in Brussels ne pouvait pas manquer cet événement et a naturellement participé au débat !

Cela mérite d’aller plus loin !
Le cinéma documentaire est le témoignage le plus fort de notre époque et une source d’information durable. Nous croyons que ce cinéma peut abattre des murs, construire des ponts et nous inspirer à rêver d’un avenir meilleur. Nous célébrons les voix brutes et sans compromis des cinéastes indépendant·es qui utilisent leur art pour révéler la vérité et exiger le changement. Asbl Diogène, à l’origine du Festival Millénium.
Impossible de rester indifférent…
Des témoignages forts !
- Une femme qui a vu son compagnon quitter le navire dès qu’il a su qu’elle était enceinte. Sans emploi ni ressources financières, elle est accueillie chez une amie. Elle trouve un travail dans un café pour un mois. Un soir, elle rentre et retrouve sa fille âgée de quelques mois, par terre et en sang. C’est le compagnon de son amie qui l’a frappée au visage car elle ne faisait que pleurer. Des séquelles qui a rendu sa fille, âgée dorénavant de 14 ans, handicapée et qui requiert une aide constante. Empêchant ainsi sa maman de travailler.
- Une maman qui habite à Bruxelles depuis 14 ans, elle et son mari travaillent à temps partiel. Ce dernier utilisait son argent et celui de sa femme pour le dépenser au casino. Leur fils est âgé de 4 ans lors de leur séparation. La maman a obtenu la garde exclusive mais cela n’a pas empêché le papa de venir demander de l’argent à son ex-femme. Des violences physiques et psychologiques s’en sont suivies. La maman ne voulait pas couper les ponts pour le bien-être de son fils. Ce dernier, en grandissant suit l’exemple de son papa. La maman peine à retrouver un travail et peine à combler son fils qui est discriminé par ses camarades de classe. Elle s’inquiète de son avenir.
- Une autre maman qui vit de petits jobs. Elle réussi à obtenir un contrat du type « Article 60 ». Elle vit des problèmes avec son ex mari qui n’accepte pas que madame travaille. Grâce à l’aide de la maison d’accueil de son quartier, elle persévère et obtient finalement un contrat stable en 2016. Cela lui a permis d’économiser pour acheter son propre appartement. Une histoire inspirante et un exemple de persévérance pour beaucoup d’autres femmes.
- Un autre témoignage. Cette fois-ci d’une responsable de l’association NASCI : centre d’aide pour femmes vulnérables, enceintes ou avec un tout-petit, en situation de précarité. Le service accompagne plus de 600 familles par an. Leurs objectifs sont de créer du bien-être et de l’inclusion sociale, fournir une assistance médicale, informer et orienter, offrir des produits de première nécessité ou encore proposer des stages ou formations aux mamans.
- Un cinquième témoignage d’une maman qui a fuit son pays. Échappant à un mariage forcé, elle a du batailler pour obtenir de l’aide en Belgique. Pour faire reconnaître sa situation, cette femme a persévéré, à juste titre. Un exemple pour toutes ces femmes qui vivent des situations similaires et un exemple de courage pour les mamans solos.
Zlatina Rousseva, à l’origine du Festival, déclare : « Nous croyons que le potentiel de grandeur, de changement et de transformation réside en chacun·e de nous. Au Festival MILLENIUM, ensemble, nous devenons plus fort·es grâce au pouvoir du cinéma documentaire. L’avenir nous attend, et nous sommes prêt·es à nous battre pour lui. »
Un mot sur le Festival Millenium
Le Festival Millenium a été fondé en 2009 par les cinéastes Zlatina Rousseva et Lubomir Gueorguiev, avec le soutien d’Antonio Vigilante, directeur des Nations Unies à Bruxelles. Son objectif est d’apporter un visage humain et une perspective artistique aux grands enjeux de notre époque, initialement désignés comme les “Objectifs du Millénaire pour le Développement”. S’appuyant sur l’importante expérience de terrain des cinéastes, le festival offre une vision à la fois émotionnelle et personnelle de ces objectifs (aujourd’hui connus sous le nom d’Objectifs de développement durable). Cette approche créative et originale a été saluée par des personnalités telles que Ban Ki-Moon et Kristalina Georgieva, soulignant l’impact et la portée internationale du festival.
Samuel Walheer
