La journée mondiale de la santé sexuelle a lieu chaque année le 4 septembre. Un rappel nécessaire qui ne se limite pas seulement à la prévention des maladies. La santé sexuelle des jeunes comprend aussi le bien-être physique, émotionnel et social lié à la sexualité. Sur Born in Brussels, plusieurs pages évoquent les bons gestes concernant les moyens de contraception, la relation au corps et – il le faut bien – les IST ou autres conséquences.

Sur Born in Brussels, il s’agit surtout d’évoquer la grossesse ou la petite enfance, mais certaines sections concernent également le désir – ou le non désir – d’enfant. Ainsi, au sein de notre dossier « Sexualité et grossesse », nos lecteur.rice.s peuvent retrouver des informations sur la santé sexuelle des jeunes.
Le rapport au corps
La puberté est causée notamment par la sécrétion d’hormones, des substances qui voyagent dans notre corps. Chez les filles, l’œstrogène est la principale hormone impliquée dans la puberté. Elle est sécrétée par les ovaires. C’est à cause de cette hormone que des boutons peuvent apparaître sur le visage mais aussi sur le torse et sur le dos. Des poils poussent sur tout le corps et apparaissent sur le pubis et sous les aisselles. L’adolescente grandit et parfois grossit. Sa musculature et sa poitrine se développent, ses hanches peuvent s’élargir, etc. Elle peut aussi transpirer plus abondamment et remarquer un changement d’odeur corporelle. Et puis arrivent les premières règles.
Le corps se transforme rapidement ce qui a un impact sur la perception que les adolescentes ont d’elles-mêmes. Elles ne se reconnaissent plus et peuvent parfois éprouver de la contrariété, de l’anxiété, des complexes par rapport à leur corps, etc. Le regard porté par les autres sur elles peut aussi les perturber et les fragiliser. De manière générale, cette phase de la vie est souvent un moment de questionnement mais c’est aussi une étape importante d’ouverture sur le monde.
Moyens de contraception
La contraception est le moyen le plus sûr d’éviter une grossesse non désirée. Pilule, stérilet, patch, implant, préservatif… sont autant de moyens contraceptifs pouvant convenir selon les situations. Lorsque les partenaires utilisent un préservatif masculin, ils se prémunissent aussi de certaines infections sexuellement transmissibles (IST). Parmi les différents moyens de contraception, tous ne conviennent pas à tout le monde et certains d’entre eux nécessitent une visite chez un professionnel de santé.
Dans certains cas et pour certaines IST, un vaccin peut être envisagé. Par exemple, contre le papillomavirus. D’après les estimations, pratiquement 80 % de la population sexuellement active risque une ou plusieurs infections successives par papillomavirus. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux jeunes filles et garçons de se faire vacciner avant leur première relation sexuelle. Cette vaccination est gratuite dans le cadre de la médecine scolaire.
IST ou MST, c’est quoi ?
Une IST pour « Infection Sexuellement Transmissible » ou MST « Maladie Sexuellement Transmissible », peut parfois avoir de lourdes conséquences pour la santé. Une IST/MST est causée par des bactéries, virus ou parasites qui se transmettent lors de rapports principalement non protégés. Cela peut être un rapport vaginal, anal ou oro-génital (bouche et sexe). Certaines IST se transmettent aussi par un contact avec le sang. Il existe plusieurs IST qui, en général, se soignent facilement. Mais certaines doivent être soignées à temps, sinon elles peuvent entraîner de graves complications. Il ne faut jamais hésiter à consulter un professionnel de santé pour se faire soigner au plus vite.
Lorsque les symptômes suivants sont observés après une relation sexuelle, il est conseillé de consulter au plus vite un médecin traitant ou un médecin spécialiste :
- Écoulement anormal, parfois douloureux (sensation de brûlure), par le vagin, l’anus ou le pénis
- Brûlures, démangeaisons, boutons ou verrues sur les organes sexuelles (vagin, pénis, anus…)
- Chancre (petite plaie indolore) sur la peau et les muqueuses (vagin, pénis, gland, testicules, anus, bouche)
- Sensation de brûlure en urinant
- Rougeurs des muqueuses des organes génitaux ou de la gorge
- Douleurs pendant ou après les rapports sexuels
- Douleurs au vagin, au méat urinaire (orifice à l’extrémité du gland)
Mais certaines IST n’occasionnent pas de symptômes après une relation sexuelle. C’est pour cette raison qu’il est préférable de se faire suivre régulièrement (tous les 6 mois) par un.e gynécologue ou son médecin traitant. Et ce, dès que l’on démarre sa vie sexuelle. Selon les IST, le dépistage s’effectue par un frottis, un test urinaire ou une prise de sang.
→ Consulter la liste des différentes maladies ou parasites sexuellement transmissibles
Pour consulter des professionnel.le.s
Quelques lieux ou sites web permettent aux jeunes de se renseigner plus en détail, à distance ou directement auprès de professionnel.le.s :
- O’YES ASBL : Cette organisation informe les jeunes de 15 à 30 ans sur la vie affective et sexuelle. Elle utilise l’éducation par les pairs.
- Centres de planning familial : Ils accueillent les jeunes sans jugement. Ils proposent des écoutes, des consultations médicales et un accompagnement psychologique.
Sofia Douieb
