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Première habitation protégée pour jeunes mamans fragilisées et leur bébé, à Mons

Inauguré durant l’été 2025, le projet des « Bleuets » est financé par l’AVIQ et fait partie des habitations protégées de l’asbl l’Appart. Il propose un accueil sur-mesure aux (futures) mamans, dont la santé mentale est fragile, et à leur enfant âgé de 0 à 3 ans. Situé en région montoise, le service spécialisé veille à accompagner les mamans dans leur nouvelle ou future maternité, faire valoir leurs droits, à recevoir une aide administrative et à prendre soin de leur santé mentale. Un projet pilote dont l’avenir est encore incertain mais constitue une belle source d’inspiration.

Depuis l’ouverture de cette nouvelle maison, pas moins de 35 candidatures y ont été adressées, le dispositif est déjà saturé, preuve d’une large demande à laquelle il n’est pas toujours simple de répondre. La période périnatale comprend les 9 mois de grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant. Durant ce temps, divers états et émotions peuvent être associés à cette période : joie, épanouissement, mais aussi tristesse, fatigue, anxiété, doutes sur sa capacité à prendre un nouveau rôle : celui de maman et de prendre soin de soi et de son enfant. En terme de santé mentale, la grossesse peut perturber l’équilibre personnel de la maman ainsi que celle du couple. D’ailleurs, une nouvelle page sur Born in Brussels, en cours de finalisation, aborde la santé mentale périnatale.

On pourrait avoir 3 voire 4 dispositifs comme les Bleuets, ils seraient saturés très rapidement. On a dû faire des choix et la prime enfance nous a semblé être le meilleur investissement temps et impact surtout que c’est le moment le plus délicat et le plus fragile qui pose les bases dans la vie d’un enfant et pour accompagner sa maman. René Llano Lopez, psychiatre de l’asbl L’Appart, interviewé par TéléMb.be

Origine du projet

Le projet est né en 2019 suite à la grossesse d’une résidente du IHP l’Appart (Initiative d’Habitations Protégées de Lieu d’Accueil et de Préservation pour des Projets d’Autonomie et de Réapprentissage Thérapeutiques). L’asbl a donc décidé de créer un projet pilote à destination de mamans aux besoins spécifiques et de leur enfant. Considéré comme une sorte de tremplin pour ces mamans, le service se dote d’une équipe multidisciplinaire pour un accompagnement optimal : sage-femme, assistant social, psychiatre ou encore psychologue. De plus, le lieu est tenu secret pour maintenir la sécurité et la discrétion des bénéficiaires et il s’appuie sur tout un réseau : Helora, EpiCURA, l’ONE, le SAJ, Accordages, RHESEAU ou encore l’Intercommunale Gabrielle Passelecq – CHP Chêne aux Haies.

Certaines des mamans peuvent avoir été victimes de violences intrafamiliales. De plus, on ne veut pas stigmatiser la maladie mentale, et les personnes qui fréquentent la maison. Nous voulons vraiment qu’elles puissent aller et venir, sans être montrées du doigt ». Stéphanie Verbiest, coordinatrice du projet, interviewée par la rtbf

Pour qui et pour quoi ?

Les (futures) mamans accompagnées aux Bleuets souffrent de troubles de santé mentale : angoisses, troubles anxieux, dépression post-partum, dépression préexistante voire même psychose. Elles y vivent en semi-autonomie, au sein de l’habitation protégée ou chez elles, avec un accompagnement autour d’une même philosophie : « Ne pas faire à la place mais avec ». En effet, ces jeunes femmes doivent venir avec un projet d’avenir et ne pas attendre d’être prises en charge sans rien devoir faire. Il s’agit d’un travail collaboratif pour les aider dans leurs difficultés, les rassurer, les aiguiller vers une voie plus sereine et dans leur nouveau rôle de parent.

On discute des soins qu’il faut apporter au bébé, si elles ont des questions sur l’accouchement, je suis là pour y répondre, pour apaiser leurs craintes. L’objectif est d’être réellement un tremplin pour ces mamans et leur bébé. On les aide à poser les bases de leur nouvelle vie ». Loïc, référent aux Bleuets, interviewé par la rtbf

Lien enfant-parent : et si le jeu était une des solutions ?

À l’heure de la surexposition aux écrans et à la stimulation à outrance, force est de constater que les enfants ont un rapport différent au jeu, comparé aux précédentes générations ; ils jouent davantage à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant, il semble essentiel pour le tout petit d’explorer le monde qui l’entoure ; facteur incontournable de son développement moteur, cognitif et social. Pour en discuter, Born in Brussels a participé à une conférence, organisée par Yapaka avec pour thématique « Soutenir le jeu : terreau du développement de l’enfant et du lien parent-enfant », dont voici les idées principales.

Qu’existe-t-il de plus beau que de voir son enfant s’émerveiller, découvrir, sourire ou même rigoler ? Le jeu est sans aucun doute l’activité physique et mentale la plus riche pour un enfant. Qui de mieux placé que ses parents pour l’accompagner dans la vie et l’initier aux jeux ? Car il y en a tant qu’il faudrait plusieurs vies pour y jouer. Tantôt il s’improvise avec trois fois rien, si ce n’est son imagination, tantôt il est plus élaboré et s’organise avec un plateau ou un jeu de cartes. Le simple plaisir d’entendre de la voix de son enfant « Tu joues avec moi papa, tu joues avec moi maman ? » semble irrésistible. Il n’y a finalement pas d’âge pour jouer.

Jouer est essentiel pour l’enfant. À travers le jeu, il se construit, découvre le monde, apprivoise ses peurs, apprend à vivre ensemble, à créer… Le jeu n’est pas un simple « divertissement », il est l’essentiel terreau de la croissance de l’enfant, de sa capacité à devenir acteur de sa vie et de ce qui l’entoure. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie

Lien de cause à effet

Lorsque l’on devient parent, on revit en quelque sorte sa propre enfance dans les yeux de son enfant. Jouer avec lui.elle, c’est aussi se permettre de conserver cette part d’enfant qui vit toujours en nous. C’est aussi permettre à l’enfant qui sommeille en nous de rester en vie. Jouer avec son enfant, c’est un plaisir partagé ; se faire plaisir et lui faire plaisir. C’est un acte qui n’est pas forcément naturel, qui peut soudainement s’éveiller et renforce les liens entre l’enfant et le parent.

Le jeu nourrit les relations. Il tisse le lien entre le parent et l’enfant. Sans exigence, ni enjeu de résultat, le jeu entre parents et enfant soutient la présence, la disponibilité, la joie partagée. Il permet à chacun d’exister dans la rencontre. L’enfant découvre qu’il est regardé, entendu, reconnu, parlé. Le parent (re)découvre le plaisir de jouer, d’être en lien, d’inventer, d’imaginer, de s’amuser de tout et de rien. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie

Se développer, tout en sécurité

Pour les parents, comme pour les professionel.le.s du secteur périnatal qui les accompagnent, mettre en avant le jeu, créer des espaces dans lesquels les enfants vont pouvoir, de manière libre ou accompagnée, développer leur imagination tout en évoluant dans un espace sécurisant. Offrir à son enfant la possibilité d’expérimenter, de chercher, se s’ouvrir au monde extérieur, c’est aussi lui permettre de développer sa confiance en lui et en ses capacités. Où et comment alors se placer lorsque son enfant souhaite jouer avec ou sans vous ?

Jouer de tout, et partout, entre enfants et parents avec ce que la vie offre : les mots, les gestes, les sons, les regards, les objets du quotidien : un drap devient une cabane, une cuillère se transforme en baguette magique, un trajet en voiture devient l’occasion d’histoires à inventer… C’est dans ces instants du quotidien, habités du jeu, que se construit le sentiment de sécurité et de confiance, que se tisse la complicité, que se développe la relation et s’étoffe sa solidité. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie

Idées d’activités enfants-parents

Sur Born in Brussels, une page est spécifiquement dédiée aux parents avec jeune enfant à la recherche d’une activité à faire en famille ; musées, parcs et plaines de jeux extérieur,e plaines de jeux d’intérieur, fermes, bibliothèques, ateliers (éveil musical, apprentissage de la langue des signes, danse, bébé spa et massages, bébé nageur), il y en a pour tous les goûts.

→ Découvrir les activités pour jeunes enfants et parents à Bruxelles

Le livre « Jeu t’aime »

Des illustrations inédites, de nouveaux textes et d’autres transformés, voici ce que réserve cette nouvelle édition publiée depuis la mi-novembre 2025 sur le site de Yapaka. Ce livre invite à redécouvrir le jeu sous toutes ses formes, à retrouver ses souvenirs de jeux d’enfant et donne l’envie aux parents de partager un moment ludique avec leurs enfants. À travers des textes courts, des idées concrètes et des illustrations poétiques, il remet le jeu au centre de la vie quotidienne. Conçu pour les familles, il peut également servir de ressource précieuse pour les professionnels dans leur accompagnement des parents et des enfants.

→ Pour se procurer l’édition Jeu t’aime 2025

«Par des jeunes et pour des jeunes», le Fonds Reine Mathilde actif depuis 25 ans

25 ans d’engagement, ça se fête ! Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds Reine Mathilde accompagne les jeunes en situation vulnérable, les conseillent et les soutient financièrement dans leurs différents projets, leur fait confiance en les impliquant, en leur donnant des responsabilités. Eux qui sont des citoyens à part entière et des acteurs qui symbolisent l’avenir. Un anniversaire royal a récemment eu lieu en présence de la Reine Mathilde. L’occasion pour Born in Brussels de mettre en avant le dernier appel à projet, qui prendra vie à partir du 1er janvier 2026 jusqu’au 31 décembre 2028, dont le slogan est « Let’s breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce ».

{Communiqué de presse de la Fondation Roi Baudouin}

Le 20 novembre, le Fonds Reine Mathilde a célébré son 25e anniversaire lors d’un événement festif au Palais Royal. Sous la devise « De la vulnérabilité à la force », les jeunes occupent une place centrale au sein du Fonds : en tant que moteurs de changement, voix de leur génération, bâtisseurs d’avenir. Sa Majesté la Reine, des jeunes, des partenaires et des acteurs du changement se sont réunis pour célébrer un quart de siècle d’engagement, de résilience et d’impact sociétal.

Des jeunes qui rêvent, osent et agissent

Ce qui a commencé le 4 décembre 2000 avec le Fonds Princesse Mathilde, destiné à soutenir les enfants et les jeunes en situation de vulnérabilité, est devenu un véritable laboratoire de citoyenneté active. Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds offre aux jeunes espace, responsabilité et confiance. Du jury des jeunes au Comité de gestion, de Music Connects à I SEE IDEA I DO, le Fonds reste un allié des jeunes qui ne se contentent pas de rêver, mais qui osent aussi passer à l’action. Célébrer les 25 ans du Fonds Reine Mathilde, c’est célébrer des jeunes qui façonnent l’avenir – avec audace, talent et résilience. 

Un programme vibrant et inspirant

En collaboration avec Studio100, un programme riche en émotions a été proposé aux 180 invités qui incarnent ces 25 années. La matinée s’est ouverte sur un puissant medley interprété par le chœur multilingue du théâtre van A tot Z, suivi d’un discours inspirant de Sa Majesté la Reine retraçant l’évolution du Fonds depuis 2001. Des interludes artistiques du rappeur liégeois Bakari, du groupe de danse Teens Inclusie et de plusieurs sections de l’académie de Roulers ont offert une apothéose créative et festive.

Des jeunes qui parlent, inspirent et dirigent

« Par les jeunes, pour les jeunes » : tel est le fil rouge du Fonds Reine Mathilde. Depuis 2007, le Fonds donne aux jeunes une voix décisive via un jury autonome.

Durant l’événement, cinq jeunes ont partagé leur témoignage sur des projets qui ont changé leur vie. Sa Majesté la Reine a ensuite animé un panel avec quatre jeunes et un enseignant autour du développement personnel et des défis sociétaux. L’événement s’articulait autour de sept idées fortes, allant de l’importance des petites réussites à l’impact des initiatives de niche. Une frise visuelle a relié passé, présent et futur dans une réflexion créative et non linéaire.

« Osez ! We did it ! »

La célébration s’est clôturée par la présentation du bilan « Osez ! We did it ! », la brochure anniversaire du Fonds, ainsi qu’une réception pour honorer toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire du Fonds un acteur majeur pour les jeunes. Frédéric Van Leeuw, le nouveau président du Fonds Reine Mathilde, a abordé les défis à venir et souligné la force de l’engagement des jeunes comme levier du changement sociétal.

« Le Fonds Reine Mathilde soutient des initiatives par et pour les jeunes qui renforcent leur implication. Il ne s’agit pas seulement de les aider, mais aussi de leur faire confiance. C’est bien plus qu’un objectif sociétal : c’est un rêve au sens le plus noble du terme, un espace de liberté créative, un désir profond, une force motrice qui nous pousse à dépasser les limites de la réalité. » Frédéric Van Leeuw, nouveau président du Fonds Reine Mathilde

25 ans d’impact en chiffres 

• 12 Prix Princesse Mathilde décernés, pour un montant total de 120.000 €
• 9 Prix Reine Mathilde décernés, pour un montant total de 90.000 €
• 22 appels à projets autour de 18 thématiques, dont 3 cycles triennaux
• 172 projets soutenus par le Fonds Reine Mathilde depuis 2014
• 1,5 million € alloués aux Prix et projets
• ± 14.000 enfants et jeunes touchés via les 184 projets (Fonds Princesse Mathilde/Fonds Reine Mathilde)

Nouvel appel à projets

En 2025, le Fonds Reine Mathilde a choisi un nouveau thème pour son cycle triennal : « Let’s breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce » . Le Fonds soutient des projets qui, avec les jeunes eux-mêmes, créent de l’oxygène pour les jeunes mamans et papas en situation de vulnérabilité, afin qu’ils puissent grandir comme parents et comme jeunes adultes. Les organisations travaillent à partir des priorités, des besoins, des questions et des rêves exprimés par ces jeunes parents. Doté d’un budget total de 150.000 euros, l’appel à projets s’étend sur 36 mois. L’un des projets – désigné par le jury des jeunes – sera en outre désigné lauréat du Prix Reine Mathilde et bénéficiera d’un soutien supplémentaire de 10.000 euros.

→ Pour en savoir plus sur le prochain cycle triennal « Let’s breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce »

Santé mentale des 0-5 ans : le Conseil Supérieur de la Santé délivre ses recommandations

Le Conseil Supérieur de la Santé déclarait tout récemment : « le récent avis du CSS vise à identifier les pratiques porteuses et les lacunes de la politique de santé mentale à l’égard des jeunes enfants et à formuler des conseils fondés sur des données probantes afin de combler ces lacunes. ». Un travail collaboratif – composé d’experts (professeurs d’université, collaborateurs d’institutions scientifiques, acteurs de terrain) et d’organismes publics comme l’ONE, Opgroeien, VIVEL, les Comités de politique en matière de santé mentale pour enfants et jeunes (COMGGKJ), les associations scientifiques WAIMH Vlaanderen et WAIMH Belgo-Luxembourgeoise ou encore la Fondation Roi Baudouin – permettant de dégager des recommandations auprès des politiques en charge de la santé mentale des jeunes.

Pour un tout-petit, la capacité de grandir dans un environnement favorable, d’être alimenté de manière saine et de disposer d’un accès aux soins figure comme des besoins primaires essentiels. Pour assurer le développement des plus jeunes, leur santé mentale est également un facteur clé sur lequel les politiques doivent miser. C’est sur ce qui semble être des évidences que le Conseil Supérieur de la Santé réagit et fait part d’un avis sur le sujet.

Les premières années de la vie, de la grossesse jusqu’à l’âge de cinq ans, sont cruciales pour le développement d’un enfant. Des études scientifiques montrent que cette période a une influence sur la santé future, les résultats scolaires, les relations sociales et la productivité. Pourtant, la santé mentale des jeunes enfants reste négligée dans les politiques, tant en termes d’attention que de financement. Afin d’y remédier, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a rédigé un avis visant à promouvoir la santé mentale des jeunes enfants. CSS

Constats tirés de l’avis du CSS

En guise d’introduction mais surtout pour une meilleure compréhension de ce qui a poussé le CSS a développer son avis, voici quelques points d’attention tirés du document en libre accès :

  • L’environnement dans lequel évolue l’enfant influence sa santé ainsi que son bien-être. Promouvoir la santé mentale des enfants doit donc prendre en compte le soutien à cet environnement proche.
  • Les types de troubles pris en compte par le groupe de travail sont les mêmes qui sont repris dans le DC :0-5 (classification diagnostique de la santé mentale et des troubles du développement pour les enfants âgés de 0 à 5 ans et publiée en 2016 par l’organisation ZERO TO THREE aux États-Unis) → Pour se procurer le DC : 0–5™ Manuel et formation | DE ZÉRO À TROIS
  • Afin de pouvoir offrir un soutien inclusif aux parents et enfants en situation de vulnérabilité, impliquer activement ces groupes dans la prise de décision quant aux politiques à mettre en œuvre.
  • En intégrant l’éthique des soins dans les politiques et les pratiques relatives aux soins de santé mentale pour les jeunes enfants, les soins peuvent se transformer en un outil puissant, collectif et durable de prévention précoce des problèmes de santé mentale (pour la population dans son ensemble, de l’enfant à l’adulte).
  • Il est scientifiquement établi que lors de certaines périodes de vie (grossesse, trois premières années), le développement des enfants s’avère particulièrement sensible aux influences contextuelles multiples, positives et négatives mais il est important de souligner que le « développement » des enfants ne s’arrête pas après ces périodes sensibles.

Principales recommandations

Pour favoriser un soutien plus affirmé des politiques en matière de santé mentale auprès des plus jeunes et leurs familles; le CSS préconise une approche intégrée couvrant différentes disciplines et différents secteurs, en prenant en compte les familles et favorisant la continuité des soins. Les principales recommandations du Conseil Supérieur de la Santé sont les suivantes :

  • Améliorer les conditions de vie des familles et soutenir activement les parents
  • Sensibiliser la population à la parentalité et au développement de l’enfant
  • Garantir un accès facile à un soutien, un accompagnement et des soins appropriés
  • Former les professionnels à reconnaître les signes d’alerte à un stade précoce
  • Harmoniser les compétences et assurer la continuité des soins en renforçant les structures existantes

→ Vers l’avis du CSS : Santé mentale des jeunes enfants (Avis n° 9742 – Novembre 2025)

Les recherches récentes ont mis en lumière l’impact déterminant des premières années de vie sur la santé physique et mentale, la réussite scolaire, l’intégration sociale et la productivité future. Ces données plaident en faveur d’un investissement accru dans les soins prénataux, périnataux et postnataux, tant du point de vue éthique qu’économique ou sociétal. En-dessous de 5 ans, les besoins en santé mentale sont principalement non exprimés par l’enfant et souvent trop peu reconnus, sous-estimés et donc discriminés. Il s’agit ainsi par définition d’une catégorie de population vulnérable. Par conséquent, une approche spécifique de cette catégorie d’âge dans la mise en place d’actions de santé publique s’impose. Lu dans l’avis rendu par le Conseil Supérieur de la Santé

Un mot sur le CSS

Fondé en 1849, le Conseil Supérieur de la Santé est un organe d’avis fédéral dont le secrétariat est assuré par le Service fédéral santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement. Le CSS rend des avis scientifiques relatifs à la santé publique aux ministres de la Santé publique et de l’environnement, à leurs administrations et à quelques agences. Ces avis sont émis sur demande ou d’initiative. Grâce à son expertise, il permet d’indiquer aux décideurs politiques la voie à suivre en matière de santé publique sur base des connaissances scientifiques les plus récentes. Outre son secrétariat interne composé d’environ 25 collaborateurs, le Conseil fait appel à un large réseau de plus de 500 experts (professeurs d’université, collaborateurs d’institutions scientifiques, acteurs de terrain, etc.), parmi lesquels 300 sont nommés par arrêté royal au titre d’expert du Conseil. Les experts se réunissent au sein de groupes de travail pluridisciplinaires afin d’élaborer les avis.

→ Pour plus d’informations : info.hgr-css@health.fgov.be ou 02/524 97 97

« Ma vie de parent solo, le combat des mères » : un film poignant à ne pas manquer !

« Ma vie de parent solo, le combat des mères » est un film produit par Image Création et réalisé par Marianne Klaric. L’histoire met en lumière le quotidien de quatre mères qui, malgré les difficultés, élèvent seules leurs enfants. Une réalité qui concerne de nombreuses familles belges et dont les récits méritent bien d’être vus et entendus. Pour découvrir leurs histoires – dans lesquelles beaucoup d’autres se reconnaîtront – une avant-première est prévue ce mercredi 10 décembre au cinéma Vendôme ; ne tardez pas à réserver votre place dont les bénéfices profiteront à la cause Viva for Life et diffusé le 17 décembre sur La Une et en streaming sur auvio.

Affiche du film « Ma vie de parent solo » ©

Pour rappel, Bruxelles compte près de 68.000 familles monoparentales dont 86% sont des mamans solos. 1 enfant sur 3 grandit dans cette réalité. Pour ces familles, trouver un équilibre n’est pas toujours simple puisqu’il faut faire face, seules, à différentes difficultés : logement, emploi, finances. Les mamans solos peuvent compter sur différentes aides qui se mettent en place au fil des ans et qui leur permet tantôt de souffler, de prendre un peu de temps pour elles, de participer à des activités, de se retrouver avec d’autres mamans solos ou encore d’être accompagnées dans certaines de leurs démarches. Au vu du nombre de mamans solos, un soutien supplémentaire ne sera pas de refus pour aider ces femmes qui tentent, bien que mal, de joindre les deux bouts.

Je ne sais pas si je suis une bonne maman, mais je fais ce que je peux. Ambre, maman solo présente dans le film

Résumé du film

Voici le synopsis du documentaire : À Bruxelles, une famille sur trois est une famille monoparentale. En Wallonie, une sur quatre. Et dans 87 % des cas, ce sont des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Quatre d’entre elles se confient dans ce film intimiste de Marianne Klaric. Ambre, Cynthia, Amina et Fatima racontent, sans fard, leur combat au quotidien, leurs fins de mois difficiles, les relations compliquées – quand elles en ont – avec le père de leurs enfants, leur épuisement, leur isolement… Ma vie de parent solo, le combat des mères met en lumière la vie précaire des mères solos, qui auraient bien besoin, comme tous les parents solos, de mesures d’aides publiques structurelles. 

Les gens ne comprennent pas qu’on soit fatiguée car pour eux, on a choisi cette situation de maman solo et on doit l’assumer ! Fatima, maman solo 

Des aides sur Bruxelles

Au sein de notre capitale, des organismes proposent différentes aides : du soutien et des conseils à la parentalité, des moments de répit, des espaces accueillants qui facilite les démarches des familles monoparentales, des lieux d’activités parents-enfants ou encore un accompagnement psycho-social :

  • Parent Solo, un site web qui propose des conseils pertinents pour guider les parents solos ; une liste des principales aides disponibles à Bruxelles ; des ressources pour accompagner les parents dans chaque étape de leur vie…
  • Maison des Parents Solos, un lieu d’aide, de rencontre, de refuge, d’activités parents-enfants…
  • Mères veilleuses, réseau d’entraide et de solidarité entre mères monoparentales.
  • Le Petit vélo jaune, service de prévention et de soutien à la parentalité.
  • MIRIAM, programme d’empowerment des femmes en situation de précarité et de monoparentalité (porté par CPAS de Saint-Gilles).
  • Make Mothers Matter est une ONG Internationale : « Chaque mère est en capacité de rendre le monde meilleur; elle peut assumer au mieux sa responsabilité de mère ET agir de manière spécifique sur la société dans laquelle elle vit. »
  • Monopédia (Pour la Solidarité) est un projet temporaire pour réunir le secteur et créer un répertoire d’adresses ou de projets apportant de l’aide aux mamans solos. 
  • Hamac, bientôt rebaptisé Cabane, offre des moments de répits aux mamans solos ; « CABANE, c’est l’essence du projet HAMAC qui se poursuit via la Ligue des familles: on bâtit, on se lie, on explore, et on crée des souvenirs. »
  • Label Kids Friendly, qui facilite la vie des familles monoparentales à Bruxelles.
  • L’ONE a développé un document en ligne pour l’accompagnement des familles en situation vulnerabilités psychosociales.

Un répertoire et des solutions concrètes

Ce tout nouveau répertoire est un outil spécialement pensé pour guider les parents-solos. Lors d’ateliers, plusieurs mamans solos se sont rencontrées et ont partagé leurs expériences. Grâce à ces ateliers participatifs, celles-ci ont pu identifier leurs besoins, leurs obstacles et trouver ensemble des solutions concrètes afin de leur rendre, à elles et leurs enfants, la vie plus facile. Certains critères sont ressortis : l’accessibilité (proximité et transports en commun), la tarification adaptée (réductions, gratuité pour les enfants) ainsi que les horaires variés (week-ends, soirées, périodes scolaires). Coloré et ludique, le répertoire se présente sous forme de trois parties : introduction, le répertoire des mamans et en savoir plus.

Au-delà du répertoire, Monopédia a créé un espace d’écoute et de co-construction, où la parole des parents solos a été au cœur du processus. En mettant en lumière leurs réalités et en proposant des solutions adaptées, ce projet a ouvert et ouvre la voie à une meilleure reconnaissance de leurs besoins et à des pratiques plus inclusives. POUR LA SOLIDARITÉ-PLS

→ Découvrir le répertoire des parents (solos)

Samuel Walheer