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Aide alimentaire et précarité : Soutenez vous aussi la campagne #FRIGOVIDE !

#FrigoVide, c’est la récente campagne lancée par les acteurs de l’aide alimentaire à Bruxelles et en Wallonie. En ce début d’année, la précarité alimentaire ne cesse de faire parler d’elle. Et pour cause, les financements des pouvoirs publics ont été fortement réduits. Les bénévoles et les travailleurs de terrain tentent, tant bien que mal, de garder la tête hors de l’eau. Mais voilà, les demandes ne font qu’affluer. Ce nouveau mouvement d’alerte appelle les associations et le grand public à signer la carte blanche. Soutenir collectivement la cause et à faire réagir le gouvernement, pour le bien de toutes les personnes et les familles en situation de précarité.

Comme le rappelle le mouvement Fédération des Services Sociaux (FdSS) à l’initiative de la carte blanche : « Se nourrir est un droit humain fondamental, pas un privilège ! » Par cette campagne, elle appelle donc à garantir le droit à l’alimentation, soutenir et accompagner les personnes les plus vulnérables et à donner aux structures d’aide alimentaire les moyens de faire face à l’urgence actuelle.

→ Signer la carte blanche

{Carte blanche : UNE DÉFERLANTE DANS L’AIDE ALIMENTAIRE : L’URGENCE QUE PERSONNE NE VEUT VOIR}

En ce début d’année 2026, une déferlante frappe les services sociaux. Partout en Belgique, des milliers de personnes affluent vers les CPAS. Depuis le 1er janvier, la première vague des quelque 180 000 personnes exclues du chômage se présente aux guichets des permanences sociales. Les travailleurs sociaux croulent sous les dossiers et les délais de traitement s’allongent. Pendant ce temps, des milliers de personnes se retrouvent sans revenu et n’ont pas d’autres choix que de recourir à l’aide alimentaire. Même pour ceux qui auront finalement droit à des aides sociales, la situation restera précaire et, pour beaucoup, le besoin d’aide alimentaire s’installera dans la durée.

Les anciens chômeurs viennent s’ajouter aux profils déjà bien présents dans les files : bénéficiaires du revenu d’intégration, travailleurs précaires, étudiants, familles monoparentales, personnes malades, personnes isolées, petits pensionnés… Tous ont un point commun : vivre avec un frigo vide dans un pays pourtant riche.

Une précarité qui explose depuis des années

L’aide alimentaire est au bout de la chaîne de la solidarité. Elle arrive quand les personnes vivent sous le seuil de pauvreté et sont déjà au plus bas. En Belgique, ce ne sont pas moins de 600.000 personnes qui y ont recours. Ce nombre augmente depuis des décennies : +30 % depuis la période pré-Covid. Pendant que les besoins s’intensifient, les protections sociales s’érodent. Les réformes socioéconomiques successives sont menées sans tenir compte de leurs conséquences sur les plus vulnérables. Elles frappent durement celles et ceux qui sont déjà les plus fragiles : familles monoparentales, femmes, futurs retraités, jeunes sans expérience professionnelle, etc.

Selon un récent rapport de l’IWEPS, en Wallonie, 14 % des femmes déclarent avoir dû se priver de manger pour nourrir un enfant ou un proche. Que représentera ce chiffre en 2026 ?

#FrigoVide : trop, c’est trop

Face à cette situation, les bénévoles et travailleurs de terrain de l’aide alimentaire s’épuisent. Ils bricolent et improvisent pour répondre tant bien que mal aux demandes qui ne cessent d’affluer. C’est pour porter leur cri d’alerte qu’a été lancé le mouvement #FrigoVide.
Aujourd’hui, les frigos sont vides : ceux des bénéficiaires, mais aussi ceux des services censés les aider. L’aide alimentaire est peu soutenue par les pouvoirs publics et une grande partie de ces financements a été réduite ou supprimée. Le gouvernement fédéral, qui finançait l’achat de produits essentiels à hauteur de 27 millions d’euros en 2025, a diminué ce budget à 15 millions en 2026.

Comment répondre à l’urgence sociale quand les moyens fondent au moment-même où la demande explose ?

Se nourrir est un droit humain fondamental, pas un privilège !

Pourtant, l’État abandonne sa responsabilité, laissant des services locaux submergés et des associations dépassées, porter seuls ce qui devrait relever de la solidarité nationale.

Nos revendications : pour un droit effectif à l’alimentation

Vaincre la pauvreté est un choix de société ! Nous appelons à :

  • Garantir le droit à l’alimentation : offrir à la population les conditions pour que chacun et chacune ait les moyens de satisfaire, dans la dignité, ses besoins essentiels, notamment se nourrir.
  • Soutenir et accompagner les personnes les plus vulnérables : ce qui implique de donner aux travailleurs sociaux et aux bénévoles de l’aide alimentaire et du secteur social-santé plus largement, les moyens d’accomplir leurs missions.
  • Donner aux structures d’aide alimentaire les moyens de faire face à l’urgence actuelle : financer l’achat de produits alimentaires adaptés, soutenir les plateformes logistiques et d’approvisionnement qui aident les organisations sur le terrain, distribuer des chèques alimentaires aux populations concernées afin de leur permettre de s’approvisionner directement dans les commerces.

Personne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se soigner et se nourrir. Nourrir sa famille ne devrait jamais dépendre d’une place dans une file. L’accès à une alimentation de qualité est un droit humain fondamental. Ce n’est pas une variable d’ajustement économique. Nous appelons les gouvernements à faire de l’alimentation une priorité et à agir à la hauteur des enjeux.

Signataires (récolte des signatures en cours, déjà plus de 100 organisations signataires)

→ Lire la totalité de la carte blanche

Alimentation des nourrissons : attention aux fausses informations sur internet

Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire, Environnement, Kind en Gezin et l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) ont tout récemment partagé un communiqué intitulé : « Le retrait de certains lots de laits infantiles ne doit pas modifier l’alimentation des nourrissons. » Les parents et professionnel.le.s de la petite enfance en charge de nourrissons sont invités à vérifier les informations trouvées sur internet. Cette mise en garde fait suite aux dernières actualités sur les rappels de laits infantiles dans lesquels était présente la toxine céréulide, produite par certaines bactéries.

{Communiqué de presse du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire, Environnement, Kind&Gezin et ONE}

Les parents et les personnes qui s’occupent de nourrissons souhaitent, à juste titre, offrir à leur bébé une alimentation sûre et de la meilleure qualité possible. La détection de céréulide (toxine qui provoque très rapidement – de 30 minutes à 6 heures après ingestion – des symptômes tels que des crampes, des vomissements et de la diarrhée) dans certains lots d’alimentation pour nourrissons peut dès lors susciter des inquiétudes. Entre-temps, les produits concernés sont retirés du marché. Les parents peuvent consulter le site internet de l’AFSCA afin de vérifier précisément quels numéros de lots ne doivent pas être utilisés. Cette liste est régulièrement mise à jour.

Attention aux rumeurs et aux informations erronées

Des informations erronées, et dont les conséquences peuvent être dommageables pour les enfants, circulent actuellement sur les réseaux sociaux au sujet d’alternatives à l’alimentation pour nourrissons. Il est important de suivre les recommandations officielles des autorités de santé :

  • Ne remplacez en aucun cas l’alimentation des nourrissons de moins d’un an par du lait de vache, du lait de chèvre ou des boissons végétales (telles que les boissons au soja, à l’amande ou à l’avoine). Ces produits ne répondent absolument pas aux besoins nutritionnels des nourrissons et peuvent entraîner de graves carences ainsi que des problèmes de santé.
  • Consultez le site internet de l’AFSCA pour obtenir des informations actualisées concernant les numéros de lots à ne pas utiliser et sur les rappels de produits.
  • En cas de questions ou de doutes, consultez votre médecin, votre pédiatre, votre pharmacien ou votre sage-femme.
  • En ce qui concerne l’alimentation des nourrissons, vous pouvez contacter les consultations pour enfants de l’ONE (my.one.be).
  • En cas d’apparition éventuelle de symptômes chez votre bébé, consultez votre médecin ou pédiatre.
  • Consultez le site internet de l’ONE pour des informations générales.

La confiance dans la sécurité de l’alimentation pour nourrissons reste justifiée

L’AFSCA et les autorités sanitaires des autres États membres mettent tout en œuvre pour rappeler les lots contaminés dans les plus brefs délais. Il s’agit d’un problème pour lequel les autorités sont particulièrement attentives depuis la première alerte et prennent les mesures nécessaires afin d’assurer la protection des enfants. N’hésitez donc pas à consulter les informations officielles sur la question :

« Parlons enfance » : le rapport d’enquête de l’ONE est disponible !

En fin d’année 2025, l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) lançait une grande enquête publique intitulée « Parlons enfance ». Plus de 10.000 citoyen.ne.s, adolescent.e.s, (futurs) parents, parents solos ou encore grands-parents, ont pu s’exprimer au travers des sujets liés à l’enfance et la parentalité. Et comme promis, l’ONE publie en ce début d’année les premiers résultats, que nous vous proposons de découvrir sans plus tarder.

Born in Brussels – plateforme web, développée par Vivalis – qui propose des informations et des ressources autour de la période périnatale en Région bruxelloise – a bien entendu pris soin de partager l’enquête dans un précédent article : « Parlons Enfance » est l’enquête en ligne de l’ONE. Lancée précisément entre le 1er octobre et le 3 novembre 2025, l’enquête visait donc à consulter le large publique, âgé de minimum 13 ans, et résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles. Traduit en 9 langues, le questionnaire en ligne abordait des sujets comme la naissance, l’enfance, l’adolescence, la vie de famille, ou encore la scolarité.

Plus de 89 000 contributions !

Avec 10155 participants et 89.122 contributions, l’enquête publique a rencontré un succès incontestable. Ce succès témoigne de l’intérêt majeur du grand public pour les sujets et les enjeux liés à l’enfance, à la parentalité et aux familles. Si « Parlons Enfance » est probablement la plus vaste consultation publique jamais réalisée en FW-B, son engouement traduit aussi l’envie profonde, voire le besoin, qui traverse la population d’être écoutée et de contribuer à l’amélioration des services publics et de la société. Déborah Dewulf, Administratrice générale de l’ONE

Ce qu’il faut retenir…

Au vu des nombreuses contributions et de la richesse des témoignages, cela démontre toute la confiance que les familles ont envers les services proposés par l’ONE. L’enquête a permis aux personnes concernées de s’exprimer librement, par des réponses courtes ou argumentées, sous un format accessible à tous.tes. Dans son communiqué, l’Office de la Naissance et de l’Enfance rapporte les points essentiels :

  • Le caractère indissociable du binôme parent-enfant dans l’équation du bien-être : C’est presque une évidence et elle est partagée par les répondants : la stabilité affective est une condition essentielle à l’épanouissement des enfants et des ados. Cela ressort à 68% chez les adultes et 42% chez les ados
  • Les rythmes imposés et le temps de l’enfance et des parents : Pour ne citer que cela, 26% des répondants disent la difficulté de concilier vie privée/vie professionnelle
  • Le mal-être des 13-18 ans et le doute quant à l’intention de parentalité : On peut relever que 21% des adolescents qui ont participé à la consultation ne pensent pas avoir d’enfant plus tard
  • Les gigantesques et indéfinis défis digitaux : écrans, Réseaux et IA : La problématique des écrans et des RS est citée par 8% des participants et 17% identifient cette difficulté pour l’avenir
  • Les attentes profondes et urgentes concernant l’école notamment les violences et le harcèlement : 29% des répondants met en lumière les violences auxquelles sont confrontées les enfants, majoritairement des violences entre enfants

→ Découvrir le rapport de synthèse de l’ONE dans son intégralité

Les résultats de l’enquête le confirment haut et fort : il est essentiel de rappeler que l’universalité, la gratuité et l’accessibilité du service public de qualité offert par l’ONE sont primordiaux pour apporter des réponses aux enjeux témoignés par la population. ONE

12 grands thèmes

Comme décrit par les équipes de l’ONE dans le rapport, cette grande enquête publique est riche en termes de questionnements et de réflexion autour de multiples sujets. Le travail d’analyse ne fait que commencer mais permet dès lors de ressortir certaines thématiques fortes :

  • Le caractère indissociable du binôme parent-enfant dans  l’équation du bien-être
  • La position paradoxale de la société quant à la place de l’enfant
  • Les rythmes imposés, le temps de l’enfance et des parents
  • La multiplication des sources de mal-être : épuisement, compétition, rentabilité, performance, anxiété, anxiété, stress excessif, défiance, violence…
  • Le besoin urgent de retrouver de la retrouver de la confiance
  • Le besoin de liens, moins d’« hyperliens » et plus d’humains
  • La « triste » conviction de la diminution progressive des aides et des besoins structurels
  • Le mal-être des 13-18 ans et le doute quant à l’intention de parentalité
  • Méconnaissance de l’étendue des services de l’ONE
  • Les gigantesques et indéfinis défis digitaux : écrans, Réseaux et IA
  • Les attentes profondes et urgentes concernant l’école notamment les violences et le harcèlement
  • L’envie et le besoin qu’ont manifesté les citoyens d’être écoutés et de participer activement à l’amélioration des services publics.

↓ Les principaux enseignements et les perspectives pour l’avenir suite à la grande enquête en ligne de l’ONE « Parlons enfance » ↓

Pauvreté infantile : 15 ans d’engagement de La Fondation Roi Baudouin

Acteur de changement indéniable et partenaire essentiel de causes sociales en Belgique, la Fondation Roi Baudouin fête cette année 15 ans d’engagement envers la pauvreté infantile. Comme expliqué dans le présent communiqué, 13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle liées à leurs besoins spécifiques. Une situation qui reste très alarmante puisqu’elle empire chaque année et ce, malgré des mouvements de solidarités, nécessitant ainsi une meilleure considération et un investissement pour les familles.

Pour la fin d’année, Viva for Life – mouvement de solidarité qui sensibilise le grand public et récolte des dons pour les enfants vivant en situation de pauvreté en Fédération Wallonie-Bruxelles – a organisé une récolte de dons qui a su générer un nouveau record : 8.907.464 euros. Des moyens qui permettront aux organisations qui travaillent au plus près des enfants et de leurs parents de lutter un peu plus contre la pauvreté infantile.

« Depuis quinze ans, la Fondation Roi Baudouin agit pour améliorer les conditions de vie des enfants en situation de pauvreté et alerter sur leur situation. Dans un contexte de pression budgétaire et de précarité croissante, cet engagement demeure plus essentiel que jamais. Cette année encore, la Fondation se mobilise pour Viva for Life, la grande opération de solidarité de la RTBF dédiée à la lutte contre la pauvreté des enfants en Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans ce cadre, la Fondation soutient des organisations qui travaillent au plus près des enfants et des familles en situation de précarité, avec un objectif clair : renforcer l’impact de leurs actions, au bénéficie des enfants et des familles fragilisées », peut-on lire sur le site de la Fondation Roi Baudouin.

{ Communiqué de la Fondation Roi Baudouin }

13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle

En Belgique, la situation reste alarmante : les dernières données EU SILC-2024 indiquent que 13,8 % des enfants souffrent de privation matérielle liées à leurs besoins spécifiques (ils manquent au quotidien d’au moins trois des 17 éléments considérés par l’UE comme essentiels à un développement sain et équilibré). Cette réalité affecte tous les aspects de leur existence : santé, scolarité, développement (émotionnel, intellectuel, culturel, social) et même, leur avenir en tant que futurs adultes. Les familles monoparentales, en particulier celles dont la maman assume seule la charge, sont les plus exposées au risque de privation.

La petite enfance : le meilleur investissement 

Les recherches sont claires : 1 euro investi dans la petite enfance peut rapporter jusqu’à 7 à 10 euros à la société à long terme, grâce à une amélioration des trajectoires de vie, une réduction des inégalités et une diminution des coûts sociaux futurs. Dans un contexte budgétaire sous pression, investir dans les premières années ne doit pas être perçu comme un coût supplémentaire pour l’État, mais au contraire, comme un investissement bénéfique aux finances publiques et à l’avenir de notre société.

Convaincue de l’importance de ces premières années pour rompre le cycle de reproduction intergénérationnelle de la pauvreté, la Fondation intervient aux côtés de nombreux acteurs pour favoriser l’accès de tous les enfants à des services d’accueil de qualité, dès le plus jeune âge : crèches, lieux de rencontre parents-enfants, activités extrascolaires, écoles maternelles plus attentives aux enfants défavorisés…. Autant de services essentiels, qui soutiennent au mieux les enfants dans leurs premières socialisations et leurs premiers apprentissages.

Renforcer l’impact des initiatives de terrain 

Dans le cadre de Viva for Life, la Fondation accompagne et soutient les organisations sélectionnées pour les aider à renforcer l’impact de leur action auprès des enfants et de leurs familles. C’est le cas de l’AMO CIAJ (Centre d’Information et d’Aide aux Jeunes), qui accompagne des jeunes de 0 à 22 ans, ainsi que leurs familles. Grâce au soutien de la Fondation, le CIAJ peut déployer ‘FamiRéSol’, un dispositif d’accompagnement à la parentalité qui s’appuie sur un réseau de pairs et de professionnels pour renforcer le soutien offert aux familles. ‘FamiRéSol’ vise à soutenir la parentalité grâce à la construction de liens (entre parents et enfants, mais aussi entre familles) et lutter contre l’isolement social. Sur le terrain, l’impact du projet est tangible : les parents renforcent les liens avec leur enfant, rencontrent d’autres familles confrontées à des difficultés similaires et trouvent un espace pour s’entraider. Lisez notre récit ‘Le bien-être des enfants passe aussi par celui des parents’.

→ Vers le site de la Fondation Roi Baudouin

Nouvelle année : une recherche digitale au service des allocations familiales des petits bruxellois

L’année 2025 s’est terminée avec une bonne nouvelle, comme l’a annoncé Famiris, la caisse publique d’allocations familiales d’Iriscare sur sa plateforme : « une recherche digitale a porté ses fruits et a permis à 3.500 enfants bruxellois de recevoir enfin leurs allocations familiales. »  Il s’agit, pour la majorité d’entre elles, de familles à faible revenu pour qui cette aide financière a été plus que bienvenue.

{ Communiqué de presse d’Iriscare }

Famiris, la caisse publique d’allocations familiales d’Iriscare, recherche activement les enfants dont le droit aux allocations familiales n’a pas encore été ouvert. Grâce à la détection numérique, en moyenne 71 enfants sont identifiés chaque jour. Aujourd’hui, 3.500 enfants bruxellois bénéficient enfin de leurs allocations, souvent dans des familles à faible revenu.

Le « matching » numérique révèle des droits perdus

Via la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale, les données des allocations familiales bruxelloises sont croisées avec celles du registre national. Ainsi, Famiris détecte les enfants pour lesquels, 120 jours après la création d’un droit potentiel, aucune demande n’a été introduite. Cette recherche numérique permet d’activer des droits manqués et de faire parvenir l’aide à ceux qui y ont droit.

Près d’un enfant sur trois identifié par cette procédure grandit dans une famille à faible revenu. L’impact de cette détection proactive est donc particulièrement important : un droit qui, autrement, n’aurait peut-être pas été pris en compte avant des années est désormais accordé à temps.

« Notre ambition est claire : grâce à une automatisation accrue, nous voulons atteindre davantage les familles bruxelloises avec enfants et garantir leurs droits au maximum. Chaque enfant compte et la technologie nous aide à ne perdre personne de vue », explique Kristof De Vleeschouwer, business analyst chez Famiris.

Des obstacles pratiques subsistent

Bien que l’approche numérique de Famiris donne déjà beaucoup de résultats, des défis importants demeurent. Famiris procède à une détection automatisée, mais une demande reste nécessaire pour obtenir les informations essentielles à l’ouverture du dossier. La communication avec les familles se fait actuellement par courrier, car Famiris ne dispose que du numéro de registre national et de l’adresse officielle. Certaines parties de la procédure doivent encore être réalisées manuellement, faute de flux de données automatiques.

Ambition : aller plus loin dans l’automatisation pour une accessibilité maximale

Ces limites techniques montrent qu’une automatisation supplémentaire est nécessaire pour atteindre les familles encore plus rapidement et réduire les obstacles administratifs.

« Tout le monde a droit à un bon départ dans la vie. En tant qu’administration publique, nous ne pouvons laisser tomber aucun enfant. En développant davantage la digitalisation et en collaborant avec nos partenaires, nous veillons à ce que les enfants obtiennent ce qui leur revient », souligne Tania Dekens, fonctionnaire dirigeante d’Iriscare.

À propos d’Iriscare

Iriscare est un organisme d’intérêt public (OIP) bicommunautaire et le point de contact privilégié pour tout ce qui concerne la protection sociale en Région bruxelloise. Avec ses partenaires, Iriscare veille à ce que tous les Bruxellois obtiennent ce à quoi ils ont droit : des allocations familiales aux services de soins et d’accompagnement des aînés et personnes en situation de handicap. Accessibilité, professionnalisme et qualité : chaque jour, pour tous.

Contacts presse

Emilie Decamp – Porte-parole (FR)  – 0490 14 23 47
Zeynep Balci – Porte-parole (NL)  – 0498 81 65 14
presse@iriscare.brussels

Partagé par Samuel Walheer