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Le Prix Reine Mathilde décerné à un service d’accompagnement de jeunes parents, en Wallonie

Dans le cadre de l’appel à projets «Let’s Breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce», le Fonds Reine Mathilde (géré par la Fondation Roi Baudouin) a décerné son prix 2026. C’est le service d’accompagnement périnatal ‘Pré-en-bulles’ de l’asbl Enfances qui a été lauréat. Situé dans la région de Tournai-Mouscron, ce service accompagne de très jeunes parents (âgés de 14 à 22 ans) en situation de vulnérabilité. Il tient compte de leurs besoins spécifiques et de la complexité de leur parcours de vie. Une récompense que Born in Brussels tenait à souligner et qui mérite d’être mise en avant.

‘Pré-en-bulles’ est l’un des six projets soutenus dans le cadre de l’appel à projets ‘Let’s Breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce’. Il s’agit donc du premier volet d’un nouveau cycle triennal du Fonds Reine Mathilde. Une récompense bien méritée pour l’équipe de Pré-en-bulles qui a d’ailleurs été mise à l’honneur lors d’une cérémonie au Palais royal, en présence de Sa Majesté la Reine.

Chacun des six projets soutenus dans le cadre de l’appel à projets bénéfice d’un soutien financier de maximum 25.000 euros (réparti sur trois ans), pour un total de près de 150.000 euros. En tant que lauréat du Prix Reine Mathilde, ‘Pré-en-bulles’ reçoit en outre un soutien supplémentaire de 10.000 euros.

{Texte sur base du communiqué de presse de la Fondation Roi Baudouin}

‘Soutenir les parents, c’est changer la vie des enfants’

Souvent isolés, sans ressources stables et en rupture avec les dispositifs d’aide classiques, les très jeunes parents (âgés de 14 à 22 ans) accompagnés par ‘Pré-en-bulles’ doivent relever plusieurs défis majeurs : assumer simultanément leur rôle de parent et leur passage à l’âge adulte. Logement, revenus, démarches administratives, parentalité… sont autant de responsabilités complexes qui viennent s’ajouter à des fragilités existantes, qu’elles soient matérielles, psychiques ou sociales.

Face à cette réalité, ‘Pré-en-bulles’ propose un accompagnement spécifique, préventif, concret et non stigmatisant, ancré dans le quotidien de ces jeunes parents. Le service met à leur disposition un lieu ressource gratuit et accessible, visant à répondre à leurs besoins primaires, tout en renforçant leur autonomie.

Un choix porté par des jeunes

‘Pré-en-bulles’ a été sélectionné par un jury composé de 16 jeunes, élèves de 5e secondaire à l’Athénée Royal Verdi (Verviers) et VLOT! Campus Sint-Lodewijk (Lokeren). Leur regard et leur engagement apportent une dimension particulièrement forte à cette sélection. Parmi les éléments mis en avant par le jury des jeunes, figurent l’accompagnement à long terme des jeunes parents, la gratuité du service, la présence d’une équipe pluridisciplinaire, le développement de l’autonomie, l’importance du collectif et de l’insertion durable des familles dans la société.

↓ Vidéo de présentation du Service ‘Pré-en-bulles’ ↓

 

L’équipe

Fort d’une équipe pluridisciplinaire – composée notamment d’une psychologue-coordinatrice, d’une assistante sociale, d’une psychologue-psychomotricienne et d’une sage-femme – ‘Pré-en-bulles’ propose un accompagnement global et sur le long terme, de l’annonce de la grossesse jusqu’à l’entrée à l’école de l’enfant. Service unique dans la région de Mouscron et de la Wallonie picarde, il accompagne depuis neuf ans de très jeunes parents et a déjà soutenu plus de 150 familles, avec une moyenne de 40 suivis par an.

Un accompagnement en deux temps

L’accompagnement s’articule autour de deux axes complémentaires : d’une part, un suivi individuel personnalisé centré sur la relation parent-enfant et d’autre part, un espace collectif sécurisant, favorisant les échanges entre pairs, la création de liens sociaux et le développement harmonieux des enfants. Co-construits avec les jeunes parents, ces temps collectifs sont pensés comme de véritables espaces de respiration, de soutien et de reconstruction, où chacun et chacune est accueilli sans jugement, tant dans son rôle de parent que dans son identité d’adulte.

Un engagement de trois ans en faveur des jeunes parents

Pour la période 2025-2028, le Fonds Reine Mathilde a choisi de concentrer son action sur les jeunes parents – en particulier les mamans et papas de moins de 25 ans – confrontés à des situations de vulnérabilité. Son ambition : leur offrir un espace de respiration leur permettant de grandir, à la fois comme personnes, comme parents et comme jeunes adultes en devenir.

Une approche construite avec le terrain

L’accent mis sur cette bulle d’oxygène est le fruit d’un dialogue organisé par le Fonds Reine Mathilde avec des experts de terrain, qui a mis en lumière des besoins concrets de ces jeunes parents : aides ponctuelles, réseau de proximité, accompagnement bienveillant, espaces de rencontre et d’expression, soutien scolaire, opportunités de formation…

Si les défis liés à la parentalité sont souvent plus aigus pour ces jeunes – en raison, notamment, d’une scolarité interrompue, de la précarité financière, d’un logement instable ou de l’isolement – cette période de leur vie peut aussi devenir une opportunité de transformation positive, à condition d’être soutenus et accompagnés de manière appropriée.

Un mot sur le Fonds Reine Mathilde

Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds Reine Mathilde soutient depuis plus de 25 ans des initiatives exceptionnelles en Belgique portées « par des jeunes, pour des jeunes », avec une attention particulière pour celles et ceux en situation de vulnérabilité. Chaque année, l’un des projets sélectionnés reçoit le Prix Reine Mathilde.

À propos des 50 ans de la Fondation Roi Baudouin

Depuis 1976, la Fondation Roi Baudouin agit comme un catalyseur de solidarité, mobilisant la philanthropie pour contribuer une société meilleure, en veillant à ne laisser personne de côté. Indépendante et pluraliste, elle est active dans de nombreux domaines de l’intérêt général. En 2025, elle a redistribué plus de 202 millions d’euros à plus de 5.000 projets en Belgique, en Europe et à l’international. Son ambition pour les 50 prochaines années : continuer à rassembler et renforcer les liens sociaux, à tous les niveaux.

 

Reportage et débat : Parole aux mères monoparentales immigrées !

Dans le cadre du Ciné-club du Festival Millenium, l’asbl Diogène organisait une projection – débat de témoignages vidéo pour aborder la monoparentalité. L’idée étant de mettre en avant les parcours complexes de mères immigrées monoparentales à Bruxelles. Rendre visible l’invisible, légitimer la parole de toutes ces femmes ; des histoires prenantes qui nous concernent tous.tes ! L’équipe de Born in Brussels ne pouvait pas manquer cet événement et a naturellement participé au débat !

À la projection du reportage. Photo : Samuel Walheer
Organisé du 26 mars au 3 avril 2026 et avec le soutien de la Ville de Bruxelles, le Festival Millénium a initialement été créé pour apporter un visage humain et une perspective artistique aux grands enjeux de notre époque. Par le cinéma documentaire, le festival permet aussi de révéler les injustices, d’amplifier les voix des marginalisés, d’inspirer le grand public et de les inviter à contribuer à un monde meilleur.

Cela mérite d’aller plus loin !

Comme le public dans la salle, composé d’une grande majorité de femmes, l’équipe de Born in Brussels a visionné le reportage. À peine fini et le débat lancé, le constat fut unanime : ces témoignages doivent être plus largement partagés ! En effet, de nombreuses femmes vivent les mêmes situations avec comme point sensible : la violence. La violence de leur situation, la violence du papa, qu’elle soit physique ou psychologique. Des associations œuvrent chaque jour pour accompagner ces mamans solos issues de l’immigration. Elles se trouvent en situation de grande précarité et bien souvent, sans personne sur qui compter. Ces femmes monoparentales témoignent d’une grande fragilité.
Ce reportage est inspirant et, comme l’ont fait remarquer plusieurs personnes dans le public, ces capsules sur la thématique de la monoparentalité mériteraient d’être projetées au sein même des associations, tant pour les professionnel.le.s que leurs bénéficiaires, les parents solos. Mais surtout, déclinées, tant il existe de causes aux situations de familles monoparentales : grossesse par PMA (procréation médicalement assistée), séparation ou divorce, adoption, grossesse non désirée, décès d’un des parents,…
Le cinéma documentaire est le témoignage le plus fort de notre époque et une source d’information durable. Nous croyons que ce cinéma peut abattre des murs, construire des ponts et nous inspirer à rêver d’un avenir meilleur. Nous célébrons les voix brutes et sans compromis des cinéastes indépendant·es qui utilisent leur art pour révéler la vérité et exiger le changement. Asbl Diogène, à l’origine du Festival Millénium.

Impossible de rester indifférent…

Lumière éteinte, projecteur allumé, reportage lancé, le cadre est dressé. Une maman témoigne, de dos et nous raconte sa situation. D’autres femmes vont aussi se raconter. Elles ont été approchées par l’équipe de l’asbl Diogène dans des cafés situés en plein cœur de Bruxelles. Dans ces lieux, ces femmes en séjour régulier y trouvent la possibilité de travailler, à temps partiel, mais « c’est mieux que rien », comme l’une d’entre elles le dit. Le reportage nous montre leurs réalités ; entre élever leur enfant seule, chercher un travail et se loger, il est difficile pour elles de joindre les deux bouts. Où et à qui demander de l’aide ? À la fin de la projection, impossible de rester indifférent face à ce que nous venons de voir et d’entendre. Des réalités qui nous entourent, qui ne sont pas forcément visible mais qui sont pourtant là.

Des témoignages forts !

Parmi les témoignages, aussi prenant les uns que les autres, voici un petit résumé de chacun d’entre eux :
  • Une femme qui a vu son compagnon quitter le navire dès qu’il a su qu’elle était enceinte. Sans emploi ni ressources financières, elle est accueillie chez une amie. Elle trouve un travail dans un café pour un mois. Un soir, elle rentre et retrouve sa fille âgée de quelques mois, par terre et en sang. C’est le compagnon de son amie qui l’a frappée au visage car elle ne faisait que pleurer. Des séquelles qui a rendu sa fille, âgée dorénavant de 14 ans, handicapée et qui requiert une aide constante. Empêchant ainsi sa maman de travailler.
  • Une maman qui habite à Bruxelles depuis 14 ans, elle et son mari travaillent à temps partiel. Ce dernier utilisait son argent et celui de sa femme pour le dépenser au casino. Leur fils est âgé de 4 ans lors de leur séparation. La maman a obtenu la garde exclusive mais cela n’a pas empêché le papa de venir demander de l’argent à son ex-femme. Des violences physiques et psychologiques s’en sont suivies. La maman ne voulait pas couper les ponts pour le bien-être de son fils. Ce dernier, en grandissant suit l’exemple de son papa. La maman peine à retrouver un travail et peine à combler son fils qui est discriminé par ses camarades de classe. Elle s’inquiète de son avenir.
  • Une autre maman qui vit de petits jobs. Elle réussi à obtenir un contrat du type « Article 60 ». Elle vit des problèmes avec son ex mari qui n’accepte pas que madame travaille. Grâce à l’aide de la maison d’accueil de son quartier, elle persévère et obtient finalement un contrat stable en 2016. Cela lui a permis d’économiser pour acheter son propre appartement. Une histoire inspirante et un exemple de persévérance pour beaucoup d’autres femmes.  
  • Un autre témoignage. Cette fois-ci d’une responsable de l’association NASCI : centre d’aide pour femmes vulnérables, enceintes ou avec un tout-petit, en situation de précarité. Le service accompagne plus de 600 familles par an. Leurs objectifs sont de créer du bien-être et de l’inclusion sociale, fournir une assistance médicale, informer et orienter, offrir des produits de première nécessité ou encore proposer des stages ou formations aux mamans.
  • Un cinquième témoignage d’une maman qui a fuit son pays. Échappant à un mariage forcé, elle a du batailler pour obtenir de l’aide en Belgique. Pour faire reconnaître sa situation, cette femme a persévéré, à juste titre. Un exemple pour toutes ces femmes qui vivent des situations similaires et un exemple de courage pour les mamans solos.

Zlatina Rousseva, à l’origine du Festival, déclare : « Nous croyons que le potentiel de grandeur, de changement et de transformation réside en chacun·e de nous. Au Festival MILLENIUM, ensemble, nous devenons plus fort·es grâce au pouvoir du cinéma documentaire. L’avenir nous attend, et nous sommes prêt·es à nous battre pour lui. »

Un mot sur le Festival Millenium

Le Festival Millenium a été fondé en 2009 par les cinéastes Zlatina Rousseva et Lubomir Gueorguiev, avec le soutien d’Antonio Vigilante, directeur des Nations Unies à Bruxelles. Son objectif est d’apporter un visage humain et une perspective artistique aux grands enjeux de notre époque, initialement désignés comme les “Objectifs du Millénaire pour le Développement”. S’appuyant sur l’importante expérience de terrain des cinéastes, le festival offre une vision à la fois émotionnelle et personnelle de ces objectifs (aujourd’hui connus sous le nom d’Objectifs de développement durable). Cette approche créative et originale a été saluée par des personnalités telles que Ban Ki-Moon et Kristalina Georgieva, soulignant l’impact et la portée internationale du festival.

Samuel Walheer

Fête des mères : Soutenez une maman solo par un geste simple

Le dimanche 10 mai, c’est la fête des mères. À toutes ces femmes, ces superwomen, ces mamans solos, ces héroïnes du quotidien qui nous donnent la vie. Il y a nos mamans mais il y a aussi celles des autres qui méritent toute notre attention. La plateforme Born in Brussels soutient particulièrement toutes ces mamans qui traversent des moments plus difficiles et ont du mal à s’y retrouver suite à la naissance de leur enfant. Ces mamans qui cherchent à joindre les deux bouts ; élever un enfant, chercher un logement et postuler à un emploi peut s’avérer être un parcours de combattant.

C’est l’occasion rêvée de les soutenir ! L’asbl néerlandophone NASCI agit également dans ce sens. Il s’agit d’un centre d’aide pour femmes vulnérables, enceintes ou avec un tout-petit. Elle a tout récemment lancé une collecte de dons, sous forme de cadeau. Cela profitera à une maman dans le besoin. À vous de jouer !


Perçue comme fête commerciale pour les un.es. Pour beaucoup d’autres, le moment idéal pour clamer un peu plus fort son amour à sa maman et la mettre à l’honneur. En Belgique, comme ailleurs dans le monde, les traditions diverges. Coup d’œil sur NASCI, service qui existe depuis plus de 25 ans. Il propose un accompagnent à plus de 600 familles par an. Pour l’heure, si le cœur y est, un petit geste simple envers une maman fera le plus grand plaisir et surtout lui donnera un petit coup de pouce.

Vous êtes une (future) maman ou un (futur) papa célibataire, vous avez peu ou pas de revenus et vous n’avez pas droit à l’aide sociale ordinaire ? Dans ce cas, vous pouvez vous adresser à NASCI. Les familles en difficulté (temporaire) sont également les bienvenues. Lu sur le site de NASCI

Soutenez une maman

L’asbl NASCI soutient les mamans et leurs enfants qui vivent dans la précarité, voire pour certaines, dans la pauvreté. Se nourrir, se loger, se soigner sont sont considérés comme des besoins physiologiques fondamentaux, des besoins primaires pour tout être humain. À l’occasion de la fête des mamans, NASCI organise cette collecte pour apporter un soutien supplémentaire à celui qu’elle propose déjà grâce à certaines subventions. Elle centralise également une collecte de dons matériels et recherche des bénévoles pour compléter son équipe.

Pour contribuer à apporter du bonheur à une maman, le grand public est invité à faire un don, aussi petit qu’il soi, aussi utile il sera. La récolte permettra d’acheter, par exemple, un produit d’hygiène essentiel, d’organiser une activité ou encore de proposer une formation.

→ Contribuer à la fête des mamans

NASCI en quelques mots

Fondée en 1998, NASCI est une maison indépendante qui s’inscrit dans la politique sociale locale de la Commission communautaire flamande (CCF) et de la Commission communautaire commune (CCC) de Bruxelles. Elle a été pensée pour les mamans (et les papas) et les enfants qui sont dans des situations de vulnérabilité. Accessible sur deux sites : l’un à Schaerbeek et l’autre à Bruxelles dans le « HuisvandeMens ». L’asbl souhaite essentiellement créer du bien-être et de l’inclusion sociale grâce à une assistance matérielle, Médiconsult qui est une aide médicale pour les mamans et leurs enfants, un soutien à la parentalité, des informations et des références sociales, des moments conviviaux ainsi que des formations. Pour accompagner au mieux les familles, l’asbl est formée d’une équipe pluridisciplinaire et polyglottes ; on y parle ainsi le néerlandais et le français mais aussi l’arabe, le russe, le turc, le peul, l’anglais, l’italien ou encore l’espagnol.

Créer le bien-être et l’inclusion sociale pour les familles en situation de pauvreté est notre raison d’être. Les mères et les enfants socialement vulnérables qui n’ont nulle part où aller pour obtenir de l’aide peuvent s’adresser à NASCI.

Un soutien personnalisé

Pour soutenir les familles en situation de vulnérabilité, NASCI souhaite créer des solidarité et promeut la cohésion sociale. Car, selon elle, le bien-être et les droits de chaque enfant sont une priorité. Pour défendre ses convictions, l’asbl déploie plusieurs objectifs :

  • Créer du bien-être, inclusion sociale et tisser des liens
  • Renforcer la confiance des mamans
  • Fournir une assistance médicale
  • Informer et orienter
  • Offrir des produits de première nécessité
  • Proposer des stages, des formations et des services alternatifs

→ Pour contacter NASCI : info@nascivzw.be ou +32 2 216 88 85

 

 

 

« Un million de sages-femmes de plus » pour un meilleur accès aux soins des futures mamans

Le 5 mai, c’est la Journée internationale de la sage-femme. Qui de mieux que la Confédération internationale des sages-femmes pour prendre la parole. La thématique de cette année : «Un million de sages-femmes de plus». Par ce message, l’ICM alerte d’une part sur la pénurie de sages-femmes partout dans le monde.

D’autre part, c’est aussi l’occasion de mettre de la lumière sur les sages-femmes, leur rôle essentiel sur les systèmes de santé et dans l’accès aux soins des femmes avant, pendant et après la grossesse. Un appel aux gouvernements et pouvoirs publics en lien avec la santé à investir dans le recrutement de sages-femmes, pour la sécurité des futures mamans et de leurs bébés.

Pour rappel, la Confédération internationale des sages-femmes est le porte-parole des sages-femmes à l’échelle mondiale. L’organisation existe depuis plus de 100 ans. Elle réunit des associations de sages-femmes du monde entier. Le thème « Un million de sages-femmes de plus » pour l’année 2026 n’a pas été choisi par hasard. Il s’agit d’un besoin urgent. Les sages-femmes jouent un rôle promordial dans la prestation de soins de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et adolescente (SRMNIA). Comme le déclare Anna af Ugglas, directrice générale, sur le site de l’ICM : «Il est urgent de développer la main-d’œuvre des sages-femmes, en investissant dans leur formation et leur déploiement, en créant des environnements favorables et en veillant à ce que les sages-femmes participent aux processus de prise de décision.»

Une pénurie mondiale qui nous concerne tous.tes

L’ICM s’est basée sur une étude réalisée auprès de 181 pays. Pour répondre aux besoins de la population mondiale, environ 980 000 sages-femmes de plus seraient nécessaires. Sans une prise de conscience et un investissement rapide, un gouffre risquerait de se creuser. Cela impacterait les systèmes de santé ainsi que l’accès aux soins pour de nombreuses femmes et leur nouveau-nés. Anna af Ugglas ajoute : «Cela dépasse les capacités des systèmes de santé, les sages-femmes sont surmenées et sous-évaluées, et la qualité et la sécurité des soins sont compromises. Ce n’est pas seulement un problème de main-d’œuvre, c’est un problème de qualité et de sécurité pour les femmes et les bébés. »

La Journée internationale de la sage-femme (IDM) est un moment de fierté, mais aussi un rappel de ce qui doit changer. Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires. En conséquence, trop de femmes et de familles ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin, et trop de sages-femmes travaillent dans des systèmes de santé en sous-effectif, sans soutien, ni la reconnaissance et les ressources qu’elles méritent. Anna af Ugglas, directrice générale de l’ICM

Événement virtuel en ligne de l’ICM

Pour faire bouger les choses…

Par cette campagne, la Confédération internationale des sages-femmes invite les gouvernements et les dirigeants mondiaux de la santé à faire croître, soutenir et maintenir la main-d’œuvre mondiale de la sage-femme. Car investir dans les sages-femmes, c’est investir dans la santé des femmes. L’ICM met donc a disposition sa trousse à outils numérique IDM 2026. Des ressources permettant à chacun.e de partager la pétition, de s’impliquer sur les réseaux sociaux (#UnMillionPlus), planifier des événements. Marquer la journée mondiale à sa manière ou encore participer à un événement virtuel le 5 mai 2026.

→ Pour signer la pétition 

L’ICM déclare sur son site :« Signez la pétition et aidez-nous à recueillir un million de signatures pour réclamer un million de sages-femmes supplémentaires — ainsi que les investissements nécessaires pour y parvenir. Toutes les signatures seront remises aux décideurs politiques lors du congrès de l’ICM à Lisbonne le 18 juin 2026 »

 

↓ Vidéo de l’ICM « Signez la pétition pour un million de sages-femmes de plus ↓

 

Samuel Walheer

Violences éducatives ordinaires (VEO) en France : la Fondation pour l’Enfance livre son baromètre

Au lendemain de la journée internationale de la non-violence éducative – célébrée chaque année le 30 avril – la Fondation pour l’Enfance et l’équipe de recherche Prévéo publient la 3e édition du baromètre sur les violences dites éducatives ordinaires (VEO). Cette étude scientifique française interroge la place des VEO dans les pratiques parentales en France. Une réalité préoccupante qui mérite d’être consultée.

En Belgique, des mouvements de défense des droits des enfants existent et s’activent pour protéger, notamment, les enfants de toute forme de violence. Ils militent d’ailleurs pour qu’une loi interdise clairement l’usage de la violence à des fins éducative.

Sur Born in Brussels, le bien-être de la maman est primordial tout comme celui de son enfant. Plusieurs articles sur ce sujet ont été traités dans le passé et sont à (re)découvrir dans la rubrique « À LIRE AUSSI ». La toute récente publication du baromètre 2026 de la Fondation pour l’Enfance a été réalisée en partenariat avec l’Ifop (entreprise de sondages d’opinion et d’études marketing en France.). Pour ce faire, pas moins de 1.005 parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans ont répondu à l’enquête.

Une meilleure compréhension du développement, des besoins émotionnels et des séquelles liées aux violences pourrait permettre de prévenir les pratiques abusives. Cependant, pour faire reculer durablement ces violences, il faut également lever des freins majeurs : le poids des représentations et le maintien d’une norme sociale qui continue de légitimer ces pratiques en leur prêtant des vertus éducatives. Lu sur le site de la Fondation pour l’Enfance.

Une parentalité évolutive

En France, l’interdiction des violences éducatives ordinaires (VEO) a permis de renforcer l’idée suivante : aucune forme de violence — physique, verbale ou psychologique — ne peut être justifiée dans l’éducation. Cette nouvelle norme éducative, portée par une avancée législative et culturelle, ne permet cependant de changer totalement les pratiques de certains parents. À la lecture du récent baromètre, malgré des avancées notables en matière de sensibilisation, les violences éducatives ordinaires restent profondément enracinées. Cela revèle l’ampleur du travail encore nécessaire pour transformer durablement les pratiques parentales

Des violences encore largement présentes dans le quotidien des familles : 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques. Baromètre

Des pratiques qui résistent

Dans le baromètre, il ressort que les parents reconnaissent largement les effets néfastes des violences éducatives. Qu’il s’agisse de troubles psychologiques, de difficultés de développement ou de banalisation de la violence. L’adhésion aux principes d’une éducation sans violence est forte, et la loi de 2019 est globalement connue et comprise. Toutefois, cette prise de conscience coexiste avec des croyances tenaces : une part significative des parents continue de penser que certaines formes de violence peuvent être utiles pour poser des limites ou obtenir l’obéissance. Cette ambivalence illustre la difficulté à rompre avec des schémas éducatifs profondément ancrés.

« Près de 7 parents sur 10 identifient les risques de banalisation de la violence, mais 42 % estiment encore que les violences physiques permettent d’arrêter immédiatement un comportement indésirable. » Fondation pour l’Enfance

Entre bienveillance et violence…

Une partie des parents déclare adopter des comportements bienveillants, fondés sur l’encouragement et la communication. Cependant, ces pratiques cohabitent avec un recours fréquent aux violences éducatives ordinaires, notamment verbales et psychologiques. Cris, menaces ou privations restent courants, tandis que les violences physiques, bien que moins répandues, persistent. La fessée, en particulier, conserve une place singulière : largement désapprouvée dans les principes, elle demeure relativement tolérée dans certaines situations. Cette coexistence traduit un décalage entre les intentions éducatives et les réactions face aux difficultés du quotidien.

Une légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques : 32% des parents pensent que les punitions psychologiques permettent d’apprendre ce qui est bien ou mal. Lu dans le Baromètre

Une information encore floue pour certains parents

Si les parents se montrent globalement concernés par les questions éducatives, leur recherche d’information reste modérée et souvent centrée sur des enjeux pratiques comme la gestion des émotions ou le développement de l’enfant. Les pratiques disciplinaires suscitent moins d’intérêt. Cette méconnaissance partielle contribue à entretenir des zones floues, où certaines pratiques violentes continuent d’être perçues comme acceptables. Des écarts très nets entre les hommes et les femmes : 40% des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, contre 25% des femmes.

« Seuls 53 % des parents ont recherché des informations sur la parentalité au cours des 12 derniers mois, et seulement 37 % déclarent avoir une connaissance précise des violences éducatives ordinaires. » Fondation pour l’Enfance