Tout récemment, Kind & Gezin a lancé sa campagne « Enfant et Famille Emballés ». Avec cette campagne, l’organisme met en avant les services de leurs 57 équipes Enfants et Familles en Flandre et à Bruxelles qui interviennent de manière accessible et positive. Avec des chiffres révélateurs, des questions reconnaissables et des moments de repère de la pratique, ces équipes prouvent chaque jour toute l’importance donnée aux enfants et aux familles.
{Communiqué de presse de Kind en Gezin}
Chaque centre de santé infantile reçoit une affiche personnalisée avec des figures clés et des images attrayantes sur le fonctionnement de Child and Family. De plus, il existe une affiche générale qui regroupe les résultats au niveau flamand. Les affiches sont apposées sur les murs des centres de santé infantile et vous pouvez voir nos images animées sur les écrans d’accueil et sur les réseaux sociaux.
Des figures solides qui montrent un travail remarquable
Pas moins de 95 % des familles avec de jeunes enfants en Flandre et à Bruxelles font appel aux services de l’Enfant et de la Famille. Cette confiance se traduit par des chiffres clairs :
Nous avons accueilli 205 800 enfants dans nos centres de santé infantile.
Nos infirmières ont réalisé 170 000 tests oculaires et auditifs.
Nos médecins et infirmières ont administré 630 000 vaccins.
Près de 55 300 familles pouvaient compter sur un soutien supplémentaire de leur équipe Enfant et Famille. Chaque enfant est unique et mérite le soutien dont il a besoin. Cela peut être une visite à domicile supplémentaire ou une heure de consultation supplémentaire.
Derrière chaque chiffre, une équipe multidisciplinaire
Derrière chaque figure se cache le travail solide d’une équipe multidisciplinaire : infirmières, assistantes sociales, accompagnatrices familiales, psychopédagogues et personnel intersectoriel travaillent en étroite collaboration avec les médecins, les bénévoles et les partenaires locaux pour soutenir et renforcer les familles.
« Ces chiffres montrent non seulement la taille de notre entreprise, mais surtout l’engagement quotidien de nos employés envers les enfants et les familles », explique Annelies De Boeck, responsable du département Enfance et Famille. « Nous voulons rendre visible l’étendue et la proximité de notre soutien, et la force de notre collaboration avec les partenaires locaux. »
Cette troupe est également vivante sur le terrain
« Quand on travaille avec des familles tous les jours, on ne pense parfois pas à l’ampleur de notre impact. Grâce à nos services, nous atteignons près de 95 % des familles. C’est quelque chose dont il faut être sincèrement fier. Avec nos partenaires, nous continuons à construire un réseau solide et proche autour des jeunes familles. La Maison de l’Enfant (Huis van het kind) joue un rôle clé dans ce domaine : elle rassemble les partenaires, rend notre offre plus accessible et garantit que les familles trouvent le bon soutien plus rapidement. C’est précisément cette collaboration qui rend notre travail plus fort et plus significatif. » Hans Flamey, conseiller en coopération locale intersectorielle
Yapaka lance sa nouvelle campagne de prévention intitulée « Amusons-nous ! » Diffusés en télévision, les trois spots très courts de 30 secondes visent à sensibiliser les parents sur l’importance du jeu avec son enfant. Jouer peut se faire partout et à n’importe quel moment. Il n’y a pas d’âge pour jouer. Jouer permet de : renforcer les liens, tisser des relations, grandir, découvrir le monde, mieux gérer ses émotions. Sans matériel mais avec beaucoup d’imagination, le tour est joué !
Fin 2025, Born in Brussels participait à une conférence, organisée par Yapaka avec pour thématique « Soutenir le jeu : terreau du développement de l’enfant et du lien parent-enfant ». L’idée derrière la campagne de Yapaka est dans la même veine : inviter les parents à jouer avec leurs enfants. Mais est-ce toujours si facile de trouver du temps, lorsque la vie de parent va à 100 à l’heure ?
« Dans une perspective de prévention, ces tout petits moments renforcent le sentiment de sécurité interne de l’enfant, un facteur de protection face au stress et aux vulnérabilités. »Yapaka
Jouer, partout, tout le temps…
Dans les trois spots proposés par Yapaka, trois scènes du quotidien : lors d’une balade, en voiture et dans une salle d’attente. Des moments de tous les jours pendant lesquels tout parent a la possibilité de jouer avec son enfant, en toute simplicité. Pour certains, des instants ordinaires. D’un coup de baguette magique, ces instants se transforment en véritables moments de joie, pour les autres.
« Le lien se glisse et se tisse dans ces interstices. »
Le jeu est sans aucun doute l’activité physique et mentale la plus riche pour un enfant. Qui de mieux placé que les parents pour accompagner son enfant dans la vie et l’initier aux jeux ? Car il y en a tant qu’il faudrait plusieurs vies pour y jouer. Offrir à son enfant la possibilité d’expérimenter, de chercher, de s’ouvrir au monde extérieur, c’est aussi lui permettre de développer sa confiance en lui et en ses capacités. Où et comment alors se placer lorsque son enfant souhaite jouer avec ou sans vous ?
« Des moments surprenants qui créent des regards complices, une attention conjointe, un moment de rire et de plaisir partagé entre le parent et son enfant. » Lu sur le site de Yapaka
L’enfant qui sommeille en nous
Lorsque l’on devient parent, on revit en quelque sorte sa propre enfance dans les yeux de son enfant. Jouer avec lui.elle, c’est aussi se permettre de conserver cette part d’enfant qui vit toujours en nous. C’est aussi permettre à l’enfant qui sommeille en nous de rester en vie. Jouer avec son enfant, c’est un plaisir partagé ; se faire plaisir et lui faire plaisir. C’est un acte qui n’est pas forcément naturel, qui peut soudainement s’éveiller et renforce les liens entre l’enfant et le parent.
Jouer est essentiel !
Beaucoup de parents sont pris dans un rouage sans fin : travail, stress, enfants, fatigue, cuisine, ménage, inquiétudes. Difficile d’en sortir alors comment dégager du temps pour jouer avec son enfant ? Yapaka répond qu’une parentalité parfaite n’existe pas mais qu’il est vital de prendre le temps. Prévoir une activité aussi simple soit-elle. Sans beaucoup de matériel, comme dans sa campagne. Simplement se rendre disponible et s’amuser. Alors, n’hésitez vraiment plus, jouez avec votre enfant !
Au lendemain de la création de notre nouveau gouvernement, les questions d’égalité constituent une priorité. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, Born in Brussels partage la récente réaction du Conseil bruxellois de l’égalité entre les femmes et les hommes (CEFH) : « L’inégalité entre les femmes et les hommes constitue une inégalité structurante, qui influence et renforce les autres formes de discrimination. Pour être une Région inclusive et bénéficier de la diversité de sa population, Bruxelles doit faire de l’égalité effective entre les femmes et les hommes une priorité. »
Les inégalités entre les hommes et les femmes sont encore bien présentes dans la Capitale et, plus largement, dans le monde. Pour toutes les femmes, futures mères, travailleuses, aidants-proches – ainsi que pour l’ensemble du secteur de la petite enfance à majorité composé de femmes –, il semble important de relever le sujet et d’en parler. Dans l’espoir d’une vraie égalité entre hommes et femmes et pour un monde meilleur.
{Communiqué de presse du Conseil bruxellois de l’égalité entre les femmes et les hommes (CEFH)}
Bien que conscient que la DPR (Déclaration de politique régionale) constitue une feuille de route appelée à être précisée, le CEFH s’interroge sur la place qu’occupera réellement l’égalité entre les femmes et les hommes parmi les grands chantiers de la nouvelle majorité régionale. »
Une ambition d’égalité encore trop peu structurée
Le CEFH salue la parité numérique au sein du Gouvernement mais constate néanmoins que trois des quatre femmes ont été nommées Secrétaires d’État, ce qui interroge l’équilibre effectif des responsabilités. Plus largement, le Conseil s’inquiète de la faible visibilité du gender mainstreaming et du gender budgeting dans la DPR, alors qu’il s’agit d’obligations légales depuis 2012. L’égalité entre les femmes et les hommes ne peut être un principe implicite : elle doit faire l’objet d’engagements explicites et mesurables.
Inégalités persistantes en termes d’emploi
Dans un contexte de moratoire sur l’emploi public et de réduction des subsides, le CEFH alerte : ces mesures risquent d’avoir des effets disproportionnés sur les femmes, majoritaires dans les secteurs concernés.
Le Gouvernement affiche par ailleurs l’objectif de « tendre vers 70 % de taux d’emploi d’ici à 2030 ». Or, le taux d’emploi des femmes reste nettement inférieur à celui des hommes. Cet objectif ne pourra être atteint sans actions spécifiques en faveur des femmes :
Augmentation des places d’accueil de la petite enfance ;
Formations professionnelles adaptées aux réalités des femmes ;
Soutien aux aidants-proches ;
Féminisation de secteurs professionnels aujourd’hui majoritairement masculins ;
Lutte contre les discriminations à l’embauche et les violences sexistes et sexuelles au travail ;
Accompagnement ciblé via Actiris et le VDAB ;
L’inégalité entre les femmes et les hommes constitue une inégalité structurante, qui influence et renforce les autres formes de discrimination. Pour être une Région inclusive et bénéficier de la diversité de sa population, Bruxelles doit faire de l’égalité effective entre les femmes et les hommes une priorité.
Des engagements à concrétiser et des garanties institutionnelles à préserver
Le CEFH appelle en outre le Gouvernement à enfin concrétiser l’intégration de clauses diversité et égalité dans les marchés publics, annoncée publiquement en avril 2025 à la suite des menaces de l’administration de Donald Trump. Ayant appris la menace pesant sur elle, le CEFH tient à réaffirmer son soutien plein et entier au maintien de la Commission de l’égalité des chances et des droits des femmes du Parlement bruxellois.
Enfin, craignant pour sa propre survie dans le contexte actuelle de réforme administrative, le CEFH demande également le maintien d’un Conseil à part entière dédié uniquement à l’égalité femmes-hommes et doté de moyens suffisants.
Pour rappel…
Le Conseil bruxellois de l’égalité entre les femmes et les hommes (CEFH) est une instance consultative officielle de la Région de Bruxelles-Capitale. Composé notamment de partenaires sociaux, de représentant·e·s des Conseils des femmes francophones et néerlandophones, d’associations de terrain et d’universitaires, il formule des avis représentatifs de la société civile, sur toutes les matières qui peuvent avoir une incidence sur l’égalité entre les femmes et les hommes en Région de Bruxelles-Capitale.
À Bruxelles, un grand nombre d’enfants et leurs familles passent encore la nuit dehors. Le Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) et le Kinderrechtencommissariaat (KRC) tirent, d’urgence, la sonnette d’alarme ! Une réalité inacceptable qui fait pourtant partie des droits fondamentaux de l’enfant. Les deux organismes défenseurs des droits et des intérêts des enfants en Wallonie, à Bruxelles et en Flandres appellent à des mesures immédiates et accompagnent leurs revendications du message suivant : « Aucun enfant ne devrait dormir dehors, quelles que soient la situation administrative de sa famille ou les politiques publiques en vigueur. »
{Communiqué de presse du DGDE et du KRC}
Des constats provenant d’acteurs de terrain
Le phénomène du sans-chez-soirisme touche une population bien plus large que ce que l’espace public laisse voir. Le dernier dénombrement (2024) faisait déjà état de 9.777 personnes en situation de sans-chez-soirisme à Bruxelles, dont 1.678 mineurs.
Pour objectiver l’évolution récente de la situation et mesurer la pression sur l’hébergement d’urgence, nos institutions ont consulté Bruss’help et le Samusocial, deux acteurs essentiels de coordination et d’intervention de première ligne. Leurs constats convergent : les demandes augmentent, les dispositifs saturent, et les refus s’accumulent. Le Samusocial doit refuser des familles quotidiennement et confirme que des enfants sont actuellement à la rue à Bruxelles.
Quelques données chiffrées
Il n’existe pas de chiffre continu et exhaustif sur le nombre de personnes « en rue ». Les refus d’hébergement constituent dès lors un indicateur clé des nuits sans mise à l’abri, tout en sachant que certaines familles en besoin ne sollicitent pas ou plus les dispositifs.
Ces éléments doivent être lus avec une réalité complémentaire : la “rue” ne se limite pas à l’espace public visible. Une partie des familles se retrouve dans des situations “hors radar” (canapés, hébergements non conventionnels, squats), avec des risques majeurs pour la sécurité, la santé et le développement des enfants. Voici quelques chiffres :
d’une hausse des refus d’hébergement de familles avec enfants en 2025, avec des pics durant l’été ;
d’un signal particulièrement marquant : jusqu’à 100 personnes en famille refusées en une seule journée ;
depuis le 6 octobre, d’une moyenne de 127 personnes refusées par semaine, majoritairement des familles avec enfants, souvent des mères seules avec enfants ;
Un point d’alerte majeur impose une réaction politique rapide : 285 places d’hébergement d’urgence pour familles sont annoncées comme devant fermer au 31/03/2026, alors même que la situation est déjà critique au regard du niveau actuel de refus.
Nous le disons sans détour : ces fermetures créeront un effet falaise. Elles augmenteront mécaniquement les refus et placeront davantage d’enfants à la rue.
Choix politiques, quels effets sur les enfants ?
Les facteurs identifiés convergent : politiques migratoires, violences intrafamiliales et conjugales, expulsions domiciliaires, et manque de solutions de logement adaptées. Nous le rappelons : les politiques publiques ne sont pas abstraites. Elles ont des conséquences directes sur le terrain, et ces conséquences frappent aussi — et parfois d’abord — les enfants.
Les refus d’hébergement, l’instabilité et la saturation de la « deuxième ligne » (maisons d’accueil et dispositifs plus stabilisants) compromettent la sécurité, la santé, la scolarité et le développement des enfants. Des familles restent durablement coincées dans l’urgence faute de relais et de solutions adaptées.
Une responsabilité collective à tous les niveaux de pouvoir
Nous rappelons aux autorités belges que la Belgique a signé la Déclaration de Lisbonne en juin 2021. La Belgique s’est ainsi engagée à mettre fin au sans-abrisme d’ici 2030. Les objectifs de la déclaration sont les suivants :
Personne ne dort dans la rue faute d’hébergement d’urgence accessible, sûr et adapté.
Personne ne doit rester dans un logement d’urgence ou temporaire plus longtemps que nécessaire pour réussir sa transition vers un logement permanent.
Personne ne doit être expulsé d’un établissement (par exemple, une prison, un hôpital, un établissement de soins) sans se voir proposer un logement adapté.
Les expulsions doivent être évitées dans la mesure du possible et personne ne doit être expulsé sans aide pour trouver une solution de logement appropriée, si nécessaire.
Personne ne doit être victime de discrimination en raison de son statut de sans-abri.
Nous appelons à une mobilisation coordonnée du fédéral aux pouvoirs locaux, en passant par la Région, les communes et les CPAS. La protection des enfants ne peut pas être renvoyée d’un niveau de pouvoir à l’autre. C’est une responsabilité partagée.
Des solutions existent !
Les solutions existent et sont documentées, notamment via le Masterplan bruxellois de fin du sans-chez-soirisme et les alertes sectorielles (dont l’appel au principe de « zéro refus familles et zéro enfant en rue » porté par le Comité de l’Aide d’Urgence et de l’Insertion sociale (CU-CI) de Bruss’help).
Nous demandons des mesures immédiates et concrètes :
garantir qu’aucun enfant ne passe la nuit dehors ;
maintenir les 285 places menacées au 31 mars et renforcer les capacités adaptées aux familles ;
pérenniser les capacités ouvertes temporairement lorsque les besoins persistent ;
développer des logements de transit pour éviter la bascule vers l’urgence après une expulsion ou une fuite d’un domicile violent ;
financer durablement les équipes mobiles et l’accompagnement des familles hors dispositifs ;
renforcer l’accès aux solutions de “deuxième ligne” (l’aide spécialisée, dont l’aide à la jeunesse) pour sortir durablement les enfants de l’urgence ;
une planification qui évite le yo-yo permanent des dispositifs (ouvertures/fermetures), ingérable pour les équipes et destructeur pour la stabilité des enfants .
Nos institutions sont prêtes à rencontrer, sans délai, les autorités concernées pour soutenir une réponse coordonnée. Laisser des enfants sans mise à l’abri n’est pas une fatalité : c’est un choix collectif d’inaction. Nous appelons à un choix collectif inverse.
Notre message est simple : zéro enfant en rue
Zéro enfant en rue n’est ni un slogan ni une option. C’est une exigence minimale de protection et de dignité. Le Délégué général aux droits de l’enfant et le Kinderrechtencommissariaat resteront pleinement mobilisés et interpelleront les autorités concernées afin que des mesures immédiates et structurelles soient prises.
Le 4 mars 2026 est une journée mondialement importante. Il s’agit autant de lutter contre l’obésité que de la déstigmatiser. En Belgique, cette maladie chronique touche environ 6% d’enfants âgés entre 2 et 17 ans. Avec des conséquences physiques et psychiques importantes. Souvent, la responsabilité est donnée uniquement aux parents. En réalité, le sujet fait débat. Entre facteurs génétiques et environnementaux, des actions préventives existent et des centres spécialisés sensibilisent les plus jeunes et leurs familles.
Face à une sédentarisation accrue, une nourriture industrielle et transformée, une omniprésence des écrans ou encore un marketing de produits malsains, l’enjeu est de taille pour les professionnel.le.s de la santé et, plus largement, pour notre société ! Pour participer à cette journée mondiale, Born in Brussels rassemble ici quelques bons conseils pour les (futurs) parents et leurs tout-petits. C’est aussi l’occasion de partager quelques initiatives de la part des Cliniques de l’Europe et des Hôpitaux Iris Sud. Pour un bon équilibre alimentaire et une meilleure santé, ces deux centres proposent notamment des parcours de soins personnalisés.
L’obésité est une maladie chronique complexe qui a un impact considérable sur la qualité de vie. Elle se situe à la croisée de facteurs physiques, sociaux et psychologiques. » Institut national d’assurance maladie invalidité (INAMI)
À qui demander de l’aide ?
En tant que (futurs) parents, même en étant attentif, il n’est pas forcément facile de déceler une pathologie chez son enfant. Lorsqu’il s’agit d’une problématique alimentaire, différents acteurs de première ligne peuvent intervenir, dans un premier temps et constater une anomalie sur la courbe de croissance; un médecin de famille, un médecin scolaire, un pédiatre ou encore l’ONE (du côté francophone). En effet, l’Office de la Naissance et de l’Enfance propose des rendez-vous basés sur 15 examens entre 0 et 3 ans ainsi que 3 examens jusqu’à 6 ans. Une équipe médico-sociale suit le développement de l’enfant sur différents points (vue, audition, vaccinations, alimentation) et ce, gratuitement.
Devenir parent, c’est aussi faire face à de nombreuses difficultés. La santé de son enfant passant souvent avant tout, certains parents s’oublient parfois dans le calcul. Le Prof.dr. Bart Van der Schueren déclare à cet effet : « Lorsque vous êtes parent seul avec trois enfants et un boulot, difficile de trouver le temps d’aller faire des efforts physiques, de prendre le temps de cuisiner, de faire attention à son corps. Scientifiquement, on sait aussi maintenant qu’il existe, par exemple, tout un circuit hormonal autonome qui règle notre poids. Étonnamment, on « défend son poids », on ne perd du poids qu’en cas de problème (un cancer qui apparaît…). Le maintien du poids est donc bien plus hors de la volonté de la personne qu’on le croyait. Puisque l’on dispose maintenant de ces données scientifiques, il faut déstigmatiser les personnes qui vivent avec l’obésité. » Cela passe aussi par une conscientisation de la part du ou des parents et leurs capacités à saisir l’importance de l’éducation alimentaire de son ou ses enfants.
Une prise en charge globale
Aux Cliniques de l’Europe, la Clinique de l’obésité a récemment été réorganisée sur ses deux sites. L’équipe travaille en étroite collaboration avec des endocrinologues, des diététicien·ne·s, des nutritionnistes, des psychologues ou encore des spécialistes du sommeil.
« Chaque cas est différent et nécessite une autre approche. C’est précisément cette prise en charge pluridisciplinaire qui nous permet d’apporter des solutions sur mesure à nos patient.e.s », souligne le Dr Nijs, membre de l’équipe, sur la page web de la Clinique.
De leur côté, les Hôpitaux Iris Sudse mobilisent également à l’occasion du 4 mars. Un stand d’information sera organisé de 9h à 16h sur le site d’Etterbeek-Ixelles, afin de sensibiliser le public aux enjeux de l’obésité et de présenter les solutions existantes. Ce stand s’adresse aux patient.e.s, aux proches et à toute personne désireuse d’en apprendre davantage sur l’obésité et les solutions adaptées pour la prévenir ou la prendre en charge. Des conseils personnalisés y seront prodigués et un échange avec des professionnel.le.s spécialisé.e.s sera possible, afin d’adopter les meilleures pratiques. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension de cette problématique et d’accompagner chacun vers une prise en charge adaptée et efficace. Finalement, une visite de leur Centre Poids et Santé est prévue.
Quand on peut prévenir…
Certains facteurs environnementaux favorisent une prise de poids précoce, amenant à du surpoids, voire de l’obésité infantile. S’il n’est pas stimulé et accompagné par ses proches, l’enfant risque de se sédentariser et d’adopter une mauvaise hygiène de vie ; résultante de peu d’activités physique et d’une alimentation déséquilibrée. Pour pallier ces effets vraisemblablement néfastes sur la santé physique et mentale de l’enfant, l’élément central sur lequel veiller est l’alimentation.
En observant la courbe de croissance de votre enfant, il ne faut pas attendre ou agir trop tard. Il convient d’être préventif et faire attention à ce que l’enfant mange à sa faim, qu’il ne soit pas dans la restriction/qu’il ne se prive pas mais qu’il ne soit pas non plus au-delà de sa faim ! Un enfant qui mange vite, qui n’écoute pas sa faim, qui se ressert vite ou redescend grignoter 20 minutes après le repas alors qu’il n’a pas besoin de cette énergie va forcément stocker ces surplus inutiles. » Mélissa Moretti, diététicienne à la Clinique du Poids Junior à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola interviewée par le journal Rtbf.
Adopter un bon style de vie
Bien qu’elle ne fasse pas forcément perdre du poids, l’activité physique est également un élément bénéfique pour prévenir le surpoids et l’obésité. Elle réduit les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancers et peut-être bénéfique pour lutter contre le stress et la dépression. Être un parent actif, voire sportif, aura sans doute des effets positifs pour son enfant, un modèle à suivre. En fonction de ses capacités et de ses envies, inciter son enfant à pratiquer une activité sportive – associée à une alimentation saine – ne pourra que le pousser vers la voie d’une bonne hygiène de vie et ainsi, viser à réduire les risques de surpoids. Voici quelques exemples de bonnes habitudes, encouragées par Sciensano (centre de recherche national de santé publique en Belgique) à prendre pour soi et son enfant : marcher, courir, nager, faire du vélo, cuisiner soi-même, prendre le petit déjeuner ensemble et pas devant télévision, prendre des collations saines (fruits, laitage), ne pas sauter de repas, manger lentement, dans le calme et à heures fixes, varier l’alimentation et adapter les repas ou encore éviter de grignoter des collations sucrées et salées.
Déstigmatiser !
La maladie est généralement associée à un déséquilibre entre les apports et les dépenses alimentaires ; ce qui semble plutôt présomptueux pour les professionnel.le.s de la santé . En effet, l’obésité infantile est considérée comme maladiedepuis 1997,par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle est également qualifiée de chronique et est, contrairement à d’autres maladies, bel et bien visible. Bien que l’un des facteurs principal soit d’ordre génétique, l’obésité peut aussi provenir d’autres facteurs environnementaux. Bien souvent, l’enfant « trop gros » est stigmatisé par la société, à commencer par celles et ceux qui l’entoure. À cet égard, Nicolas Guggenbühl, professeur de nutrition et diététique à la Haute école Léonard de Vinci, à Bruxelles, déclare : « Le problème provientde l’attitude assez culpabilisante à l’égard des personnes en situation d’obésité, dans le sens où si vous êtes trop gros, c’est de votre faute. C’est encore très fréquent, assez nuisible et très contreproductif à la prise en charge de l’obésité. »