
Maternité du CHU Saint-Pierre : un plateau technique désormais accessible aux professionnel.le.s externes


Le 5 mai dernier, c’était la journée internationale des sages-femmes. Pour l’occasion, Arte a mis à disposition, sur sa chaîne Youtube, un téléfilm réaliste et poignant sur le sujet ; réalisé par Léa Fehner et porté par des comédien.ne.s de talent. À voir absolument !

L’histoire ? « Le parcours initiatique de deux amies sages-femmes dans une maternité sous haute tension… Fraîchement diplômées après cinq ans d’apprentissage du « plus beau métier du monde », Sofia et Louise, jeunes sages-femmes à la vocation chevillée au corps, se réjouissent de rejoindre une maternité. Mais à peine débarquées, les deux amies pour la vie se heurtent aux cadences folles d’un service au bord de l’explosion. Face au poids de leurs nouvelles responsabilités, l’une et l’autre sont submergées d’émotions, entre euphorie des naissances, pathologies liées à la maternité et angoisse de la mort. Mise à rude épreuve, leur complicité résistera-t-elle à la pression ? »
Arte fait ainsi l’éloge de ce téléfilm diffusé sur ses ondes (et en intégralité sur sa chaîne Youtube jusqu’à la mi-juillet) : « Plongeant en apnée dans le quotidien d’une maternité, Léa Fehner signe un film poignant de réalisme qui en épouse les battements de cœur comme l’urgence infernale avec, en toile de fond, la colère de la profession, liée à la pénurie de personnel et au manque de moyens. Cette fiction, inspirée du récit de sages-femmes et d’observations in situ de toute l’équipe artistique, a été tournée à la suite d’ateliers menés avec de jeunes comédiens du Conservatoire national supérieur de Paris, dont la fougue irradie l’écran. Avec finesse, la cinéaste met en scène le parcours initiatique de deux vaillantes héroïnes : Sofia, qui tangue, laminée par le doute après un accouchement à haut risque (Khadija Kouyaté, touchante de vulnérabilité) et Louise (Héloïse Janjaud, tout en générosité), arrimée à son capital confiance. Autour d’elles, les plus anciennes se débattent pour colmater les brèches, maltraitées par un système qui finit par mettre en danger jeunes mères et nouveau-nés. Du dévouement à l’épuisement, de la précarité à la solidarité, le portrait vibrant d’un métier en crise. »
Il est vrai que cette fiction se tient au cœur d’un hôpital français, mais la situation des sages-femmes en Belgique est réellement similaire. Sur ce même site web bornin.brussels, un grand nombre d’articles évoquent le sujet et les initiatives mises en place pour alléger et rentre plus viable et vivable ce travail admirable.
Voici donc une série d’articles à lire :
Les 40 crèches communales de Bruxelles devraient toutes, prochainement, adopter les langes lavables. Cette importante décision, toujours en expérimentation pour le moment, fait suite à un constat préoccupant : par an, les quelque 1.210.000 langes souillés au sein de ces lieux d’accueil représentent 240 tonnes de déchets !
Formellement, le conseil communal a donné son feu vert à un marché public de service portant sur l’organisation et l’exécution de la location de langes, la location de sacs de transport pour les langes propres et sales, la récupération des langes sales, leur nettoyage et stérilisation, l’entretien et la redistribution de ceux-ci dans les crèches, ainsi qu’une campagne d’information pour le personnel.
Selon Arnaud Pinxteren, échevin de la Petite Enfance (Ecolo), la Ville avait attribué en octobre 2020, un premier marché pour 12 mois sur les deux écocrèches « historiques ». Vu le succès de l’expérience, un nouveau marché sur 12 mois concernant les 2 premières crèches et l’arrivée progressive de six crèches et d’une halte accueil avait été attribué en juillet dernier.
La somme prévue est de 1.600.000€ (TVAC) sur 48 mois. Selon M. Pinxteren, celle-ci sera partiellement couverte via le subside écocrèche (180.750 €). Elle est également partiellement couverte à hauteur de 271.524 € TVAC par la participation aux frais des parents. Le système permettra aussi d’éviter une dépense de collecte des déchets résiduels (estimée à +/- 80.000€). Cela représente donc un coût net annuel d’environ 40.000 euros pour la Ville.
Finalement, il faut aussi savoir que les normes d’hygiène de l’ONE, d’Opgroeien et de l’AFSCA sont évidemment respectées. Et que le lavage et la stérilisation s’effectuent de façon écologique. Il y a donc de bonnes chances pour que l’ensemble des 40 crèches communales adoptent petit à petit ce nouveau système.
La Ligue des familles, Soralia, Des mères veilleuses, le Conseil des femmes, Femmes de Droit, Hamac, la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée et bien d’autres, co-signent une carte blanche pour que « la maternité ne pénalise plus les femmes ! » Ces mères et associations féministes et de soutien à la parentalité invitent toutes les mamans ou les personnes concernées à signer une pétition dont le but est de faire bouger les lignes au niveau du gouvernement.
« Dans la grande majorité des cas, lorsqu’un père prend un congé parental pour s’occuper de ses enfants, il est applaudi, mais rien de tel lorsqu’il s’agit d’une mère. La société considère qu’il est tout à fait normal que ce soit elle qui diminue son temps de travail pour assumer les tâches de soin et d’éducation des enfants. Nous sommes 3000 mères et, avec les organisations féministes et de soutien à la parentalité, nous appelons le gouvernement à enfin agir, à un an des prochaines élections : il est grand temps que les congés parentaux cessent de perpétuer les inégalités de genre entre les femmes et les hommes », grognent les associations précitées au début de leur carte blanche.
Le 30 septembre 2020, le Gouvernement fédéral bouclait son accord de gouvernement en précisant qu’il entendait « réformer les différents régimes de congés pour les parents afin de permettre une répartition plus équilibrée, entre les hommes et les femmes, de l’accueil et des soins aux enfants ». À près d’un an des prochaines élections, nous, mères et associations féministes et de soutien à la parentalité, constatons que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements et qu’aucune mesure n’a été – ou ne sera – prise en vue d’une meilleure égalité entre les femmes et hommes au travail et au sein du ménage à l’exception de l’allongement de 10 jours du congé de paternité.
Au contraire, le gouvernement a rendu encore plus difficile l’équilibre vie familiale – vie professionnelle en rabotant la durée du crédit-temps, en renforçant ses conditions d’accès et en diminuant sa rémunération. Or, il s’agit d’un des seuls dispositifs prévus pour permettre de mieux combiner travail et responsabilités familiales.
On le sait, vivre en couple avec des enfants tend à accroître les inégalités de genre. Et ces inégalités se cristallisent justement à la naissance des enfants, car ce sont les femmes, plus que les hommes, qui sont contraintes d’opérer les ajustements nécessaires pour assurer la combinaison entre responsabilités professionnelles et familiales : interrompre leur carrière, réduire leur temps de travail (4 travailleurs à temps partiel sur cinq sont des femmes !), voire cesser complètement de travailler à l’arrivée d’un enfant.
Plus de 18 % des femmes au chômage indiquent que leurs responsabilités en matière de soins sont à l’origine de leur chômage, alors que pour les hommes, ce chiffre n’est que de 2%.1 On retrouve la même tendance dans l’emploi à temps partiel : pour 45% des femmes travaillant à temps partiel et seulement 28% des hommes travaillant à temps partiel, la combinaison avec la vie de famille constitue la principale raison de ce temps partiel.2
Cette réduction du temps de travail impacte les revenus des femmes dans l’immédiat mais aussi à plus long terme puisqu’elles réduisent l’expérience professionnelle accumulée, ont moins accès à des promotions et perçoivent au final une moindre pension. Ces effets sur leurs revenus et leur vie professionnelle ne sont jamais rattrapés.
8 ans après avoir donné naissance, une mère gagne en moyenne 43% de moins qu’avant d’avoir un enfant. Cette réduction de revenu est liée au fait que ce sont justement les femmes qui réduisent leur temps de travail ou cessent leur activité professionnelle à la naissance de leur premier enfant3. Pour les hommes, la parentalité n’a pas un tel impact. Au contraire, elle est même associée à un bonus. Selon le Conseil Supérieur de l’Emploi, le fait d’être père pour la première fois a un impact significatif sur le taux d’emploi (+7,3 points de pourcentage), et ce « bonus » augmente encore avec le deuxième enfant4 .
En Belgique, en 2023, nous ne pouvons accepter que la parentalité soit une pénalité pour les femmes. Nous, mères et associations féministes et de soutien à la parentalité, appelons le gouvernement à agir pour une répartition plus équilibrée, entre les hommes et les femmes, de l’accueil et des soins aux enfants. Deux mesures très concrètes permettraient d’améliorer considérablement l’équilibre entre pères et mères dans la répartition des tâches familiales :
Il reste un an au gouvernement fédéral avant les prochaines élections. Un an pour agir, pour que les congés familiaux ne perpétuent pas les inégalités de genre, et qu’au contraire une spirale positive s’enclenche. Ces changement prennent du temps. Il faut que les enfants qui naissent aujourd’hui grandissent dans des familles où les tâches sont mieux réparties. Ne laissons pas passer une nouvelle génération. »
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