Les archives de l'auteur : Sofia

Mises en garde avant les départs en vacances : gardez les petits à l’abri !

Partir en vacances en été demande quelques précautions, surtout en compagnie d’enfants en bas âge. Entre le trajet, le soleil, les baignades ou les petits soucis de santé éventuels, les risques sont nombreux. Se renseigner avant le départ fait donc partie des réflexes de base à adopter. Born in Brussels a compilé une série de conseils et mises en garde.

Sur notre site web Born in Brussels, plusieurs pages font référence à ces gestes essentiels à adopter en vacances, pour préserver la santé des tout-petits : Exposition au soleil du bébé et du jeune enfant ; Je prends l’avion enceinte ou avec un bébé ; Voyager en voiture enceinte ou avec un bébé ; etc.

Du soleil à petites doses

L’exposition au soleil d’un bébé ou d’un jeune enfant peut entraîner des dommages pour sa santé. C’est pourquoi il est important de bien le protéger contre les effets nocifs des rayons de soleil. Et ce, même en Belgique !

Quelques conseils élémentaires :

  • Que ce soit en promenade, en voiture ou à la maison, restez toujours vigilant.e.
  • Évitez d’aller à l’extérieur les heures où le soleil est intense et les heures les plus chaudes (entre 12h et 16h).
  • Habituez votre enfant au soleil : après l’avoir protégé avec de la crème, augmentez graduellement le temps des sorties à l’extérieur sur une période de quelques jours.
  • Munissez-vous d’un pare-soleil adéquat pour la poussette. Veillez à ce que les aires de jeux extérieures soient en partie à l’ombre et/ou plantez un parasol.
  • Renouvelez l’application de la crème toutes les deux heures, mais aussi après une baignade ou un effort.
  • Veillez à ce que votre bébé porte un chapeau à large bord avec un rabat dans le cou. Des vêtements de coton amples et des lunettes de soleil adaptées (avec des verres filtrant de norme CE3 ou CE4) offrent une protection optimale (100 %) contre les rayons UV.
  • Etc. 

De l’eau, de l’eau, de l’eau

Pour éviter la déshydratation, il est crucial de boire régulièrement, de se rafraîchir avec des serviettes humides et de se dévêtir si nécessaire, de manger des repas légers riches en sels minéraux, notamment des fruits et légumes hydratants comme le concombre et la pastèque et de limiter les efforts physiques. Il est important de protéger son habitation du soleil pour maintenir une température autour de 25°C, d’éviter de sortir pendant les heures les plus chaudes, de fréquenter des lieux frais.

Les petits soucis de santé

La Clinique du voyage

« La Clinique du voyage est un service de consultation et de vaccination destiné aux voyageurs. Il est agréé en collaboration entre Vivalis et le Fédéral. Ce service informe les voyageurs sur les risques associés aux voyages, fournit des conseils, des vaccinations et des mesures de prophylaxie appropriées. On en compte 7 en région bruxelloise. Ces consultations sont assurées par des médecins et des pédiatres spécialisés en médecine tropicale et en médecine du voyage », écrit Vivalis au sein de sa page La clinique du voyage : pour des vacances sereines.

Otites

Pendant l’été, les otites externes sont fréquentes mais peuvent être évitées avec des précautions simples. Après la baignade, bien sécher les oreilles, utiliser un sèche-cheveux à faible puissance et appliquer des gouttes auriculaires préventives. 

Piqûres d’insectes

Un focus sur le moustique tigre figure sur le site de Vivalis. On peut y lire : « Le moustique tigre (genus Aedes) est l’une des espèces invasives les plus redoutées. En quelques décennies, ce moustique a réussi à coloniser le monde grâce à la mondialisation et à son adaptabilité écologique marquée. (…) Le plus grand danger des moustiques tigres est qu’ils sont capables de transmettre divers pathogènes. En effet, cette espèce est l’un des vecteurs les plus importants des virus de la dengue, du Zika et du chikungunya, mais peut également transmettre le virus du Nil occidental.  » Pour éviter les piqûres (du moustique tigre ou d’autres insectes), surtout chez les enfants, voici quelques conseils clés :

  • Évitez les activités à l’extérieur aux moments de la journée où les moustiques tigre sont les plus actifs (le plus souvent en journée). Pour plus de détails voir:  https://www-acc.surveillancemoustiques.be/comportement-piqueur
  • Utilisez des vêtements qui couvrent les bras, les jambes et les pieds.
  • Utilisez des répulsifs anti-moustiques. Si vous utilisez un répulsif en même temps qu’une crème solaire, veillez à appliquer la crème solaire au moins 20 minutes avant le répulsif et suivez les indications d’application des deux produits.
  • Utilisez des moustiquaires pour les fenêtres et les trous d’aération.
  • Un ventilateur peut dissuader et éloigner les moustiques.
  • La climatisation maintient une température basse et réduit le risque de piqûres de moustiques, mais n’assure pas une protection complète et nécessite donc d’être utilisée en combinaison avec d’autres mesures préventives.
  • Etc.

En Voiture ou en avion

Les longs trajets en voiture

  • Si vous prévoyez un long trajet, veillez à bien évaluer le confort du siège : votre enfant est en plein développement et encore fragile, sa tête doit être bien positionnée dans le prolongement de sa colonne vertébrale et ne pas bouger brusquement durant le trajet.
  • La position naturelle de bébé, dos arrondi, est sa posture favorite : elle contribue à protéger les disques intervertébraux encore mous et fragiles. Il faut donc éviter une position assise qui n’est pas adaptée à sa morphologie.

Il est conseillé à tous les voyageurs d’effectuer des pauses durant leur trajet, mais c’est encore plus important pour une future maman ou pour un bébé.

  • Faites une pause au moins toutes les deux heures. Profitez-en pour vous dégourdir les jambes, vous hydrater ainsi que votre bébé, changer votre enfant ou aller aux toilettes.
  • Restez à l’écoute de votre corps ainsi qu’aux signes d’inconfort produits par votre enfant.

L’avion avec bébé

Dès sa 2ème semaine de vie, les voyages sont autorisés, pour autant que votre médecin ou pédiatre vous assure qu’il n’y a pas de contre-indications. L’avion peut être à l’origine de différences de pressions qui cause des douleurs aux oreilles notamment lors du décollage et de l’atterrissage. Le fait de donner le sein ou le biberon aidera le bébé à réduire ces maux d’oreilles. Pour l’enfant plus âgé, avaler sa salive ou mâcher un chewing-gum peut aider à diminuer ces perturbations des oreilles.

 

Sofia Douieb

À chaleur extrême, vigilance accrue pour les tout-petits et les femmes enceintes

La chaleur en Belgique, et plus largement en Europe, atteint des sommets à la fin de ce mois de juin. Pour les plus vulnérables comme les enfants en bas âge ou les femmes enceintes, cela peut s’avérer très dangereux. Voici quelques conseils pour traverser plus sereinement cette période de températures extrêmes. 

Pour les bébés, les jeunes enfants et les femmes enceintes, la priorité absolue pendant une vague de chaleur est : boire souvent, rester au frais, éviter le soleil aux heures chaudes et réagir rapidement aux premiers signes de déshydratation.

De l’eau, de l’ombre, de la VIGILANCE

Au sein de son document « Ozone et fortes chaleurs : recommandations pour les enfants », l’Aviq (Agence wallonne pour une Vie de Qualité) résume les bonnes pratiques en cas de chaleur extrême.

1. Faire boire très régulièrement

  • Proposer de l’eau fréquemment, même si l’enfant ne la réclame pas.
  • Pour les nourrissons allaités, multiplier les tétées.
  • Pour les bébés nourris au biberon, proposer plus souvent le lait et suivre les recommandations du pédiatre concernant l’eau.
  • Éviter les boissons très sucrées.

2. Garder l’enfant au frais

  • Privilégier les endroits ombragés et frais.
  • Fermer volets et rideaux pendant les heures chaudes.
  • Rafraîchir régulièrement l’enfant : douche tiède, bain, jeux d’eau, brumisation légère.

3. Éviter le soleil

  • Pas d’exposition directe aux heures les plus chaudes (environ 11h à 16h).
  • Chapeau à larges bords, vêtements légers, amples et clairs.
  • Lunettes de soleil adaptées.
  • Crème solaire à haute protection sur les zones découvertes.

Selon David Hercot, coordinateur médical chez Vivalis : « Il vaut toujours mieux éviter d’exposer les jeunes enfants au soleil, en les couvrant au maximum et en mettant de la crème solaire là où ce n’est pas couvert. Il faut les rafraichir régulièrement et absolument éviter l’exposition entre 12h et 16h et pendant la canicule entre 11h et 17h. Les enfants de moins d’un an ne doivent pas être exposés au soleil. Attention à leur donner suffisamment à boire et les encourager à boire s’ils sont autonomes. »

4. Attention aux voitures

L’un des messages les plus insistants : ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture, même quelques minutes. La température peut devenir dangereuse très rapidement.

5. Être particulièrement vigilant si l’enfant est malade

Fièvre, diarrhée ou vomissements augmentent fortement le risque de déshydratation. Dans ce contexte, il faut consulter plus rapidement que d’habitude et surveiller étroitement les apports hydriques. Il faut également penser à voir un médecin si l’enfant présente :

  • fatigue inhabituelle ;
  • somnolence excessive ;
  • irritabilité ou agitation ;
  • bouche sèche ;
  • diminution des urines ;
  • peau très chaude ;
  • malaise ou comportement anormal.

Mesures particulières pour les femmes enceintes

Chez les femmes enceintes, les dangers liés à la chaleur ne sont pas à prendre à la légère. En effet, le risque de mortalité fœtale ou d’accouchement prématuré au troisième trimestre est bien réel lors des pics de chaleur ou lors d’une exposition soudaine à une chaleur supérieure à la température habituelle.

Au sein d’un récent article du journal Le Soir, on explique : « C’est physiologique. La température corporelle d’une future maman est légèrement plus élevée que la normale. Tout au long de sa grossesse, elle va œuvrer sans le savoir à maintenir une thermorégulation idéale en s’hydratant, en transpirant, en se rafraîchissant. Et pour cause, cette thermorégulation participe directement au bon fonctionnement du système circulatoire placentaire qui assure les échanges (oxygène, nutriments…) entre la mère et son enfant. Cette régulation de la température corporelle peut être plus difficile à maintenir en fin de grossesse en raison de perturbations hormonales et physiologiques. La hausse des températures extérieures, en particulier lorsqu’elle est brutale et qu’elle ne permet pas de s’acclimater progressivement, ne fait qu’accroître les difficultés des futures mamans. »

En outre, pendant la grossesse, il est fortement recommandé de rester dans des endroits frais. Si le logement est trop chaud, ne pas hésiter à passer des moments dans des lieux climatisés ou frais (églises, centres commerciaux, bibliothèques…). Et bien sûr : boire beaucoup, éviter l’exposition au soleil ou encore éviter les activités physiques modérées à intenses.

 

Sofia Douieb

Homoparentalité : retour sur un litige entre une commune et deux mamans étrangères

Sur ses réseaux sociaux, l’institution publique interfédérale indépendante Unia a récemment partagé un cas sur lequel elle a été mandatée : « Une commune a refusé d’inscrire la coparente d’un enfant sur son acte de naissance — au motif de la nationalité du couple ». Une injustice qui a finalement pu être résolue. Retour sur les faits.

Voici ce qu’il s’est passé, selon Unia : « Un couple de femmes marié en Belgique a eu recours à la PMA. À la naissance de leur enfant, la commune refuse d’inscrire la coparente sur l’acte de naissance au motif que leur nationalité polonaise entraînerait l’application du droit polonais qui ne reconnaît pas la parentalité. Seule la mère biologique figure ainsi dans le document. »

Une discrimination sur la nationalité et l’orientation sexuelle

« Si ce couple avait été hétérosexuel ou si les deux femmes avaient eu la nationalité belge, la filiation aurait été reconnue automatique », continue Unia.

Ce refus repose sur deux critères combinés : leur nationalité et leur orientation sexuelle. C’est ce qu’on appelle une discrimination intersectorielle. Et au-delà du couple, c’est l’enfant qui en paye le prix : sans filiation établie, il est privé de protection juridique, d’autorité parentale partagée, de droits successoriaux et de droits sociaux. »

Saisie de l’Ombuds Bruxelles

Unia, jointe par Myria (Centre fédéral Migration) dans la gestion de cette affaire, ont conjointement interpellé la commune, en rappelant que « le droit belge lui donne les outils pour écarter l’application d’un droit étranger contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant – sans passer par un tribunal ». Malgré cela, la commune a maintenu sa position et les mamans, autant qu’Unia, ont dû saisir l’Ombuds Bruxelles ; l’institution indépendante de médiation entre la population et les administrations.

La règle de l’intérêt de l’enfant

Concernant le dénouement de ce cas, Unia explique que « la commune a finalement accepté de saisir elle-même le tribunal pour corriger l’acte de naissance, et s’est engagée à mettre en balance, au cas par cas, la règle et l’intérêt de l’enfant ». Et de conclure :

Un engagement qui compte pour toutes les familles arc-en-ciel de nationalité étrangère qui se retrouveraient dans la même situation ! »

→ Vers le post LinkedIn d’Unia 

À propos d’Unia

Unia est une institution publique interfédérale indépendante qui lutte contre la discrimination et promeut l’égalité. Elle oeuvre en faveur d’une participation inclusive et égale de toutes et tous dans tous les domaines de la société.

→ Vous vous sentez victime de discrimination ou en êtes témoin en Belgique ? Faites un signalement !

Leur expertise leur permet également de faire la différence pour les décideurs politiques, les juristes, ainsi que les organisations et acteurs de la société civile œuvrant dans les domaines de l’inclusion et de l’égalité.

Partagé par Sofia Douieb

Au Danemark, la prise de risques fait partie de l’éducation : une étude en révèle les bénéfices

Selon une étude menée par la psychologue danoise Marie Helweg-Larsen, le style parental plus détaché pratiqué au Danemark pourrait contribuer à développer des enfants plus résilients, autonomes et confiants. Dans ce pays régulièrement cité parmi les meilleurs au monde pour le bien-être des enfants, les parents encouragent davantage le jeu libre et la prise de risques mesurés, une approche qui contraste avec les modèles éducatifs plus protecteurs observés ailleurs.

Le Danemark figure régulièrement en tête des classements internationaux du bonheur et du bien-être des enfants. Si les politiques publiques généreuses, l’accès universel aux soins de santé ou encore les investissements dans l’éducation expliquent en partie ces résultats, la manière d’élever les enfants pourrait également jouer un rôle.

« En tant que Danoise d’origine et psychologue, j’ai étudié la manière dont le style parental plus détaché pratiqué au Danemark pourrait être l’une des clés pour élever des enfants plus résilients et autonomes », explique Marie Helweg-Larsen dans son article publié au sein du média « The Convention ».

Le jeu libre au cœur de l’apprentissage

L’une des particularités de l’éducation danoise réside dans l’importance accordée au jeu libre, explique la psychologue. La langue danoise distingue d’ailleurs deux formes de jeu : « leg », qui désigne le jeu libre et spontané, et « spille », qui renvoie aux activités régies par des règles préétablies, comme le football ou les échecs. Selon les recherches citées par Marie Helweg-Larsen, le jeu libre favorise :

  • le développement de compétences essentielles telles que la créativité,
  • la résolution de problèmes,
  • la coopération
  • la capacité à négocier avec les autres enfants.

Dans ces situations, les adultes interviennent peu et les enfants apprennent à gérer eux-mêmes les conflits et les imprévus.

Les bénéfices du « jeu à risque »

L’étude s’intéresse également à une pratique largement répandue dans les pays nordiques : le jeu à risque. Celui-ci consiste à permettre aux enfants de s’engager dans des activités stimulantes comportant un certain degré de danger maîtrisé, comme grimper en hauteur, construire des cabanes avec des outils, faire du vélo ou explorer leur environnement de manière autonome. Les travaux de la chercheuse norvégienne Ellen Beate Hansen Sandseter, pionnière dans ce domaine, montrent que ces expériences permettent aux enfants de développer leur autonomie et leur capacité à évaluer les risques. D’autres recherches suggèrent également que ce type de jeu favorise la santé mentale en renforçant la résilience et la gestion des émotions.

Risques positifs et risques négatifs

Marie Helweg-Larsen insiste toutefois sur la nécessité de distinguer les risques positifs des risques négatifs. Un risque positif est un défi que l’enfant est capable d’identifier et qu’il choisit lui-même de relever. Il peut s’agir, par exemple, de grimper plus haut qu’à son habitude ou d’essayer une nouvelle activité physique. Dans ce contexte, l’enfant apprend à gérer la peur, l’incertitude et l’échec éventuel. À l’inverse, un risque négatif correspond à une situation dont il ne peut pas mesurer les conséquences, faute d’expérience ou de connaissances suffisantes.

L’objectif n’est donc pas de mettre les enfants en danger, mais de leur permettre d’explorer progressivement leurs limites dans un cadre sécurisé.

Une confiance plus grande envers les capacités des enfants

Pour mieux comprendre les différences culturelles, une étude a comparé les réactions de mères danoises et américaines face à des images montrant des enfants engagés dans diverses activités potentiellement risquées, comme grimper à un arbre ou utiliser une scie. Les résultats montrent que les mères danoises se déclarent généralement plus à l’aise avec ces situations. Plusieurs expliquent même accompagner leurs enfants dans l’apprentissage de certaines activités considérées comme risquées. Certaines structures d’accueil danoises apprennent ainsi aux enfants à utiliser un couteau aiguisé ou à manier certains outils sous supervision.

Selon Marie Helweg-Larsen, cette différence repose sur une vision particulière de l’enfance : « Les parents danois considèrent leurs enfants comme naturellement compétents », explique-t-elle. « Ils ont davantage tendance à faire confiance aux capacités de leurs enfants pour affronter les difficultés et apprendre de leurs expériences. »

Une approche qui a aussi ses limites

La psychologue souligne néanmoins que cette philosophie éducative ne doit pas être assimilée à une permissivité totale. Certaines recherches montrent par exemple que les adolescent.e.s danois.e.s consomment davantage d’alcool que la moyenne européenne et que les enfants y accèdent souvent très tôt aux smartphones. Ces observations rappellent que tous les risques ne produisent pas les mêmes effets. Si le jeu à risque semble bénéfique pour le développement de l’autonomie et de la confiance en soi, d’autres formes de permissivité peuvent entraîner des conséquences négatives sur la santé ou le bien-être.

Pour Marie Helweg-Larsen, l’enjeu est donc moins de supprimer tous les risques que d’aider les enfants à apprendre à les gérer. Les expériences qui permettent de faire face à l’échec, à l’incertitude ou à la peur pourraient constituer des apprentissages essentiels tout au long de la vie.

Une culotte 3-en-1 pour mieux vivre le post-partum : l’innovation de quatre futures sages-femmes

Soulager les douleurs, améliorer le confort et offrir une protection adaptée durant le post-partum : c’est l’objectif du projet Les Culottées, imaginé par quatre étudiantes sages-femmes de l’Hénallux (Haute École de Namur-Liège-Luxembourg). Leur culotte menstruelle 3-en-1, conçue pour accompagner les femmes pendant les menstruations mais aussi après l’accouchement, poursuit aujourd’hui son développement après avoir remporté le prix du public au concours européen Gen-E.

On a lancé cette initiative pour répondre à un besoin réel observé chaque jour : accompagner les femmes souffrant de douleurs menstruelles ou post-partum avec des solutions pratiques, confortables et respectueuses de leur santé. » , explique l’équipe Les Culottées à la Fondation Génération Futures.

Une réponse à un besoin observé sur le terrain

Le projet Les Culottées est né d’un constat réalisé au cours de la formation et des stages cliniques d’Emelyne Dronsart, Célia Binon, Laura François et Célia Michotte. Confrontées quotidiennement aux réalités vécues par les femmes, elles ont identifié un besoin en matière de confort et de soulagement des douleurs menstruelles et post-partum. Dans le cadre d’un cours consacré au développement fictif d’un projet entrepreneurial, les quatre étudiantes ont alors imaginé une culotte menstruelle 3-en-1 associant protection, confort et soulagement de la douleur. Rapidement, leur idée a dépassé le cadre académique pour devenir un véritable projet d’innovation en santé féminine.

reconnaissance européenne

Les fondatrices ont présenté leur projet lors du concours européen Gen-E, consacré à l’entrepreneuriat étudiant. Leur initiative a séduit le public, qui lui a décerné son prix. Cette distinction a conforté les étudiantes dans leur volonté de poursuivre le développement du produit. Elles ont également créé une page Instagram afin de faire connaître leur projet et de partager conseils et informations autour de la santé féminine.

Des matériaux durables

L’équipe travaille actuellement sur la conception de plusieurs prototypes. Les recherches portent notamment sur l’utilisation de matériaux durables tels que le coton biologique et le bambou, choisis pour leurs qualités de confort et leur respect de la santé des utilisatrices. À court terme, les étudiantes prévoient de développer deux à trois prototypes et de les tester auprès d’une vingtaine de femmes afin de recueillir des retours qualitatifs. Ces essais permettront d’évaluer l’efficacité du produit et d’affiner sa conception avant une mise sur le marché progressive.

Être étudiantes-entrepreneures permet de transformer ces observations cliniques en innovations concrètes tout en vivant une expérience unique dans le développement complet d’un projet entrepreneurial. » – L’équipe Les Culottées

Une expertise issue de la pratique du métier de sage-femme

Les quatre fondatrices s’appuient sur leur expertise en anatomie féminine et en accompagnement clinique, acquise au cours de leur formation. Elles complètent ces compétences par des connaissances en communication, marketing et créativité. Pour accompagner la croissance du projet, elles envisagent de collaborer avec des spécialistes des domaines financier, juridique et industriel. En attendant, « la bourse (reçue à l’issue du concours européen) représente un soutien essentiel pour concrétiser les prototypes, tester le produit auprès des utilisatrices, affiner le modèle économique et rapprocher la culotte 3-en-1 du marché tout en bénéficiant de conseils d’experts pour sécuriser et renforcer la réussite du projet ».

 

Vers la page Instagram Les Culottées