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Un tiers des mères de grands prématurés souffrent de stress post-traumatique, selon une étude

Une vaste étude néerlandaise publiée dans la revue scientifique Pediatrics révèle que de nombreux parents – les mères surtout – de grands prématurés présentent des symptômes de stress post-traumatique suffisamment importants pour être considérés comme cliniquement préoccupants. Les chercheurs plaident pour que le soutien psychologique des parents devienne une composante à part entière des soins en néonatologie.

Une naissance avant 29 semaines de grossesse implique une prise en charge particulièrement lourde du nouveau-né. Soins intensifs, monitoring permanent, examens, interventions invasives ou parfois opérations : à l’inquiétude concernant la survie et l’état de santé du bébé s’ajoute, pour les parents, un profond sentiment d’impuissance.Interrogée par le média néerlandais NOS, Lotte Haverman, professeure et chercheuse à l’Emma Kinderziekenhuis et à l’Amsterdam UMC, décrit cette expérience :

Les parents ressentent alors souvent une énorme impuissance. Ils doivent assister à des interventions parfois très lourdes sur leur nouveau-né, ce qui constitue une expérience particulièrement bouleversante.

Plus de 200 familles suivies

L’étude s’inscrit dans le projet national néerlandais HIPPO (Happiness for the Improvement of Premature and Parental Outcome), auquel ont participé toutes les unités néerlandaises de soins intensifs néonatals. Les chercheurs ont suivi 446 bébés nés avant 29 semaines de grossesse. Les parents de 217 familles ont complété des questionnaires consacrés à leur santé mentale à plusieurs moments : peu après la naissance, un mois plus tard et autour de la date initialement prévue de l’accouchement. Les chercheurs ont notamment évalué les symptômes de stress post-traumatique et de dépression, ainsi que différents éléments pouvant augmenter ou diminuer le risque de difficultés psychologiques : antécédents psychosociaux, stress vécu pendant la grossesse ou l’hospitalisation, situation familiale ou encore soutien social.

Des symptômes qui peuvent persister

Les résultats montrent que les difficultés psychologiques ne se limitent pas aux premiers jours après l’accouchement. Les symptômes de stress post-traumatique atteignent leur niveau le plus élevé autour de la date à laquelle le bébé aurait normalement dû naître. Ils concernent alors 35,1 % des mères et 16,4 % des pères.

  • Les symptômes dépressifs évoluent différemment. Chez les mères, ils culminent dans les premières semaines après l’accouchement, avec 39,5 % de symptômes cliniquement élevés. Chez les pères, le pic survient plus tard, autour du terme prévu, et concerne 24,3 % d’entre eux.
  • Les symptômes observés peuvent prendre différentes formes : reviviscences, anxiété persistante, évitement, sentiments négatifs ou état de tension accru.

« Il suffit que je sente le désinfectant… »

Dans son article consacré à l’étude, NOS donne également la parole à Tatiana van Lier, dont le fils est né à 27 semaines de grossesse il y a quatorze ans. Après sa naissance, son bébé a souffert de plusieurs complications neurologiques et a dû subir une opération du cerveau à seulement quelques semaines de vie. Aujourd’hui encore, certains sons ou certaines odeurs suffisent à la replonger dans cette période :

Il suffit que je sente du désinfectant pour les mains et je suis à nouveau complètement là-bas. Le simple bruit des moniteurs cardiaques me ramène mentalement dans l’unité de soins intensifs pédiatriques. Je pense que toutes les dix secondes, nous pensions qu’il allait mourir. »

Son fils a survécu et est aujourd’hui en bonne santé. Mais si l’angoisse s’est fortement atténuée au fil des années, elle n’a pas entièrement disparu.

Des facteurs de risque communs, mais aussi des différences entre mères et pères

L’étude montre que certains parents sont davantage exposés que d’autres. Des expériences de vie antérieures particulièrement difficiles, des problèmes psychologiques préexistants ainsi qu’un niveau élevé de stress pendant la grossesse ou l’hospitalisation sont associés à davantage de symptômes chez les mères comme chez les pères. Chez ces derniers, d’autres facteurs apparaissent également : l’état de santé et l’exposition du bébé à des événements stressants, le nombre d’enfants déjà présents dans la famille et le soutien social perçu. Ces différences montrent l’importance de ne pas considérer les parents comme un groupe homogène et de mieux identifier les besoins spécifiques des mères et des pères.

Quand la santé mentale des parents influence aussi celle de l’enfant

L’enjeu ne concerne pas uniquement le bien-être des adultes. Les chercheurs rappellent que la santé psychologique des parents peut avoir des répercussions sur les interactions avec leur enfant et, potentiellement, sur son développement. Ce point est particulièrement important pour les enfants nés très prématurément, qui présentent déjà davantage de risques de rencontrer certaines difficultés, notamment sur le plan socio-émotionnel. Lotte Haverman insiste auprès de NOS sur l’importance de cette relation parent-enfant : « Elle est cruciale pour qu’un enfant puisse grandir en bonne santé. »

Faire du soutien psychologique une partie intégrante des soins

Les chercheurs souhaitent désormais que la santé mentale des parents soit suivie de manière plus systématique lorsqu’un enfant naît très prématurément. Jusqu’à présent, l’attention s’est naturellement concentrée sur le bébé et sur l’urgence médicale. Mais pour Lotte Haverman, la prise en charge doit désormais être pensée plus largement. Elle résume auprès de NOS :

Le bien-être de l’enfant à long terme commence par les parents. D’où la nécessité d’organiser également leur accompagnement lorsqu’ils en ont besoin. »

Les chercheurs souhaitent notamment mieux détecter précocement les parents qui développent des symptômes importants afin de pouvoir leur proposer une aide adaptée. Amsterdam UMC évoque aussi la possibilité d’évaluer plus systématiquement certaines approches thérapeutiques, comme l’EMDR, chez les parents ayant vécu la naissance prématurée de leur enfant comme un événement traumatique.

Sofia Douieb

Santé sexuelle des jeunes : et si on en parlait vraiment ?

La journée mondiale de la santé sexuelle a lieu chaque année le 4 septembre. Un rappel nécessaire qui ne se limite pas seulement à la prévention des maladies. La santé sexuelle des jeunes comprend aussi le bien-être physique, émotionnel et social lié à la sexualité. Sur Born in Brussels, plusieurs pages évoquent les bons gestes concernant les moyens de contraception, la relation au corps et – il le faut bien – les IST ou autres conséquences.

Sur Born in Brussels, il s’agit surtout d’évoquer la grossesse ou la petite enfance, mais certaines sections concernent également le désir – ou le non désir – d’enfant. Ainsi, au sein de notre dossier « Sexualité et grossesse », nos lecteur.rice.s peuvent retrouver des informations sur la santé sexuelle des jeunes.

Le rapport au corps

La puberté est causée notamment par la sécrétion d’hormones, des substances qui voyagent dans notre corps. Chez les filles, l’œstrogène est la principale hormone impliquée dans la puberté. Elle est sécrétée par les ovaires. C’est à cause de cette hormone que des boutons peuvent apparaître sur le visage mais aussi sur le torse et sur le dos. Des poils poussent sur tout le corps et apparaissent sur le pubis et sous les aisselles. L’adolescente grandit et parfois grossit. Sa musculature et sa poitrine se développent, ses hanches peuvent s’élargir, etc. Elle peut aussi transpirer plus abondamment et remarquer un changement d’odeur corporelle. Et puis arrivent les premières règles.  

Le corps se transforme rapidement ce qui a un impact sur la perception que les adolescentes ont d’elles-mêmes. Elles ne se reconnaissent plus et peuvent parfois éprouver de la contrariété, de l’anxiété, des complexes par rapport à leur corps, etc. Le regard porté par les autres sur elles peut aussi les perturber et les fragiliser. De manière générale, cette phase de la vie est souvent un moment de questionnement mais c’est aussi une étape importante d’ouverture sur le monde.  

Moyens de contraception

La contraception est le moyen le plus sûr d’éviter une grossesse non désirée. Pilule, stérilet, patch, implant, préservatif… sont autant de moyens contraceptifs pouvant convenir selon les situations. Lorsque les partenaires utilisent un préservatif masculin, ils se prémunissent aussi de certaines infections sexuellement transmissibles (IST). Parmi les différents moyens de contraception, tous ne conviennent pas à tout le monde et certains d’entre eux nécessitent une visite chez un.e professionnel.le de santé.   

Dans certains cas et pour certaines IST, un vaccin peut être envisagé. Par exemple, contre le papillomavirus. D’après les estimations, pratiquement 80 % de la population sexuellement active risque une ou plusieurs infections successives par papillomavirus. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux jeunes filles et garçons de se faire vacciner avant leur première relation sexuelle. Cette vaccination est gratuite dans le cadre de la médecine scolaire.

IST ou MST, c’est quoi ?

Une IST pour « Infection Sexuellement Transmissible » ou MST « Maladie Sexuellement Transmissible », peut parfois avoir de lourdes conséquences pour la santé. Une IST/MST est causée par des bactéries, virus ou parasites qui se transmettent lors de rapports principalement non protégés. Cela peut être un rapport vaginal, anal ou oro-génital (bouche et sexe). Certaines IST se transmettent aussi par un contact avec le sang. Il existe plusieurs IST qui, en général, se soignent facilement. Mais certaines doivent être soignées à temps, sinon elles peuvent entraîner de graves complications. Il ne faut jamais hésiter à consulter un.e professionnel.le de santé pour se faire soigner au plus vite.

Principalement lorsque les symptômes suivants sont observés après une relation sexuelle :

  • Écoulement anormal, parfois douloureux (sensation de brûlure), par le vagin, l’anus ou le pénis
  • Brûlures, démangeaisons, boutons ou verrues sur les organes sexuelles (vagin, pénis, anus…)
  • Chancre (petite plaie indolore) sur la peau et les muqueuses (vagin, pénis, gland, testicules, anus, bouche)
  • Sensation de brûlure en urinant
  • Rougeurs des muqueuses des organes génitaux ou de la gorge
  • Douleurs pendant ou après les rapports sexuels
  • Douleurs au vagin, au méat urinaire (orifice à l’extrémité du gland)

Mais certaines IST n’occasionnent pas de symptômes après une relation sexuelle. C’est pour cette raison qu’il est préférable de se faire suivre régulièrement (tous les 6 mois) par un.e gynécologue ou son médecin traitant. Et ce, dès que l’on démarre sa vie sexuelle. Selon les IST, le dépistage s’effectue par un frottis, un test urinaire ou une prise de sang.

 → Consulter la liste des différentes maladies ou parasites sexuellement transmissibles

Pour consulter des professionnel.le.s

Quelques lieux ou sites web permettent aux jeunes de se renseigner plus en détail, à distance ou directement auprès de professionnel.le.s :

  • O’YES ASBL : Cette organisation informe les jeunes de 15 à 30 ans sur la vie affective et sexuelle. Elle utilise l’éducation par les pairs. 
  • Centres de planning familial : Ils accueillent les jeunes sans jugement. Ils proposent des écoutes, des consultations médicales et un accompagnement psychologique.

 

Sofia Douieb

Bronchiolite : une campagne pour protéger les nourrissons avant même l’exposition au virus

Chaque hiver, le VRS (virus respiratoire syncytial) est le principal responsable de la bronchiolite chez les nourrissons, une infection qui constitue l’une des principales causes d’hospitalisation chez les nourrissons. Pour protéger les bébés contre les formes graves de l’infection, l’Hôpital des Enfants (HUDERF) et l’Hôpital Erasme organisent une campagne d’immunisation. Elle repose sur l’administration d’anticorps qui offrent une protection directe contre le virus.

{Communiqué de presse de l’HUB}

La campagne se déroulera du 1er septembre au 31 octobre 2026. Elle concerne les enfants nés entre le 16 mars et le 30 septembre 2026, afin qu’ils puissent être protégés durant toute la période de circulation du VRS. Les parents peuvent dès à présent prendre rendez-vous pour les consultations pédiatriques spécialement organisées à l’HUDERF et à l’Hôpital Erasme. Les enfants nés avant le 16 mars 2026 présentant certains facteurs de risque peuvent également être éligibles à l’immunisation. Les parents sont invités à en parler avec leur pédiatre afin de vérifier si leur enfant est concerné.

« Le VRS reste une cause importante d’hospitalisation chez les nourrissons pendant l’hiver. Les données dont nous disposons aujourd’hui montrent que l’immunisation permet de réduire très nettement ce risque. L’enjeu est donc de protéger les bébés au bon moment, avant qu’ils ne soient exposés au virus », souligne la Pr Françoise Vermeulen, directrice du service de pédiatrie de l’H.U.B.

Immunisation ou vaccination : deux stratégies pour protéger les nouveau-nés

L’immunisation par anticorps n’est pas une vaccination. Contrairement à un vaccin, qui stimule le système immunitaire pour qu’il produise ses propres anticorps, l’immunisation consiste à administrer directement au bébé, par injection intramusculaire, des anticorps spécifiques contre le VRS. La protection est disponible rapidement après l’injection et couvre la période de circulation du virus.

Pour les bébés déjà nés avant le début de la saison, l’immunisation est réalisée avant ou au début de l’automne. Les bébés qui naissent pendant la saison du VRS peuvent, quant à eux, recevoir cette protection dès la naissance, idéalement à la maternité.

Une autre possibilité consiste à vacciner la maman contre le VRS pendant la grossesse. Les anticorps produits par la mère sont transmis au bébé à travers le placenta et lui procurent ainsi une protection durant ses premiers mois de vie.

L’immunisation du bébé et la vaccination maternelle poursuivent donc le même objectif, mais par deux mécanismes différents : dans un cas, les anticorps sont administrés directement au bébé ; dans l’autre, ils sont produits par la maman puis transmis au bébé pendant la grossesse.

En principe, une seule de ces deux stratégies est nécessaire pour protéger l’enfant.

La bronchiolite, une infection fréquente chez les nourrissons

Très contagieux, le VRS circule principalement pendant l’automne et l’hiver. Il se transmet notamment par la toux, les éternuements, mais aussi par les mains ou les objets contaminés.

Chez la majorité des enfants, l’infection évolue favorablement. Chez les nourrissons, et particulièrement chez les plus jeunes ou les plus fragiles, elle peut toutefois provoquer des difficultés respiratoires ou alimentaires et nécessiter une hospitalisation.

Une immunisation remboursée

Avec le soutien de l’INAMI, cette immunisation est largement remboursée pour les enfants qui répondent aux conditions prévues, ne laissant que le ticket modérateur à charge des familles.

La campagne d’immunisation se déroule du 1er septembre au 31 octobre 2026 à l’HUDERF et à l’Hôpital Erasme.

 

Partagé par Sofia Douieb

Mises en garde avant les départs en vacances : gardez les petits à l’abri !

Partir en vacances en été demande quelques précautions, surtout en compagnie d’enfants en bas âge. Entre le trajet, le soleil, les baignades ou les petits soucis de santé éventuels, les risques sont nombreux. Se renseigner avant le départ fait donc partie des réflexes de base à adopter. Born in Brussels a compilé une série de conseils et mises en garde.

Sur notre site web Born in Brussels, plusieurs pages font référence à ces gestes essentiels à adopter en vacances, pour préserver la santé des tout-petits : Exposition au soleil du bébé et du jeune enfant ; Je prends l’avion enceinte ou avec un bébé ; Voyager en voiture enceinte ou avec un bébé ; etc.

Du soleil à petites doses

L’exposition au soleil d’un bébé ou d’un jeune enfant peut entraîner des dommages pour sa santé. C’est pourquoi il est important de bien le protéger contre les effets nocifs des rayons de soleil. Et ce, même en Belgique !

Quelques conseils élémentaires :

  • Que ce soit en promenade, en voiture ou à la maison, restez toujours vigilant.e.
  • Évitez d’aller à l’extérieur les heures où le soleil est intense et les heures les plus chaudes (entre 12h et 16h).
  • Habituez votre enfant au soleil : après l’avoir protégé avec de la crème, augmentez graduellement le temps des sorties à l’extérieur sur une période de quelques jours.
  • Munissez-vous d’un pare-soleil adéquat pour la poussette. Veillez à ce que les aires de jeux extérieures soient en partie à l’ombre et/ou plantez un parasol.
  • Renouvelez l’application de la crème toutes les deux heures, mais aussi après une baignade ou un effort.
  • Veillez à ce que votre bébé porte un chapeau à large bord avec un rabat dans le cou. Des vêtements de coton amples et des lunettes de soleil adaptées (avec des verres filtrant de norme CE3 ou CE4) offrent une protection optimale (100 %) contre les rayons UV.
  • Etc. 

De l’eau, de l’eau, de l’eau

Pour éviter la déshydratation, il est crucial de boire régulièrement, de se rafraîchir avec des serviettes humides et de se dévêtir si nécessaire, de manger des repas légers riches en sels minéraux, notamment des fruits et légumes hydratants comme le concombre et la pastèque et de limiter les efforts physiques. Il est important de protéger son habitation du soleil pour maintenir une température autour de 25°C, d’éviter de sortir pendant les heures les plus chaudes, de fréquenter des lieux frais.

Les petits soucis de santé

La Clinique du voyage

« La Clinique du voyage est un service de consultation et de vaccination destiné aux voyageurs. Il est agréé en collaboration entre Vivalis et le Fédéral. Ce service informe les voyageurs sur les risques associés aux voyages, fournit des conseils, des vaccinations et des mesures de prophylaxie appropriées. On en compte 7 en région bruxelloise. Ces consultations sont assurées par des médecins et des pédiatres spécialisés en médecine tropicale et en médecine du voyage », écrit Vivalis au sein de sa page La clinique du voyage : pour des vacances sereines.

Otites

Pendant l’été, les otites externes sont fréquentes mais peuvent être évitées avec des précautions simples. Après la baignade, bien sécher les oreilles, utiliser un sèche-cheveux à faible puissance et appliquer des gouttes auriculaires préventives. 

Piqûres d’insectes

Un focus sur le moustique tigre figure sur le site de Vivalis. On peut y lire : « Le moustique tigre (genus Aedes) est l’une des espèces invasives les plus redoutées. En quelques décennies, ce moustique a réussi à coloniser le monde grâce à la mondialisation et à son adaptabilité écologique marquée. (…) Le plus grand danger des moustiques tigres est qu’ils sont capables de transmettre divers pathogènes. En effet, cette espèce est l’un des vecteurs les plus importants des virus de la dengue, du Zika et du chikungunya, mais peut également transmettre le virus du Nil occidental.  » Pour éviter les piqûres (du moustique tigre ou d’autres insectes), surtout chez les enfants, voici quelques conseils clés :

  • Évitez les activités à l’extérieur aux moments de la journée où les moustiques tigre sont les plus actifs (le plus souvent en journée). Pour plus de détails voir:  https://www-acc.surveillancemoustiques.be/comportement-piqueur
  • Utilisez des vêtements qui couvrent les bras, les jambes et les pieds.
  • Utilisez des répulsifs anti-moustiques. Si vous utilisez un répulsif en même temps qu’une crème solaire, veillez à appliquer la crème solaire au moins 20 minutes avant le répulsif et suivez les indications d’application des deux produits.
  • Utilisez des moustiquaires pour les fenêtres et les trous d’aération.
  • Un ventilateur peut dissuader et éloigner les moustiques.
  • La climatisation maintient une température basse et réduit le risque de piqûres de moustiques, mais n’assure pas une protection complète et nécessite donc d’être utilisée en combinaison avec d’autres mesures préventives.
  • Etc.

En Voiture ou en avion

Les longs trajets en voiture

  • Si vous prévoyez un long trajet, veillez à bien évaluer le confort du siège : votre enfant est en plein développement et encore fragile, sa tête doit être bien positionnée dans le prolongement de sa colonne vertébrale et ne pas bouger brusquement durant le trajet.
  • La position naturelle de bébé, dos arrondi, est sa posture favorite : elle contribue à protéger les disques intervertébraux encore mous et fragiles. Il faut donc éviter une position assise qui n’est pas adaptée à sa morphologie.

Il est conseillé à tous les voyageurs d’effectuer des pauses durant leur trajet, mais c’est encore plus important pour une future maman ou pour un bébé.

  • Faites une pause au moins toutes les deux heures. Profitez-en pour vous dégourdir les jambes, vous hydrater ainsi que votre bébé, changer votre enfant ou aller aux toilettes.
  • Restez à l’écoute de votre corps ainsi qu’aux signes d’inconfort produits par votre enfant.

L’avion avec bébé

Dès sa 2ème semaine de vie, les voyages sont autorisés, pour autant que votre médecin ou pédiatre vous assure qu’il n’y a pas de contre-indications. L’avion peut être à l’origine de différences de pressions qui cause des douleurs aux oreilles notamment lors du décollage et de l’atterrissage. Le fait de donner le sein ou le biberon aidera le bébé à réduire ces maux d’oreilles. Pour l’enfant plus âgé, avaler sa salive ou mâcher un chewing-gum peut aider à diminuer ces perturbations des oreilles.

 

Sofia Douieb

À chaleur extrême, vigilance accrue pour les tout-petits et les femmes enceintes

La chaleur en Belgique, et plus largement en Europe, atteint des sommets à la fin de ce mois de juin. Pour les plus vulnérables comme les enfants en bas âge ou les femmes enceintes, cela peut s’avérer très dangereux. Voici quelques conseils pour traverser plus sereinement cette période de températures extrêmes. 

Pour les bébés, les jeunes enfants et les femmes enceintes, la priorité absolue pendant une vague de chaleur est : boire souvent, rester au frais, éviter le soleil aux heures chaudes et réagir rapidement aux premiers signes de déshydratation.

De l’eau, de l’ombre, de la VIGILANCE

Au sein de son document « Ozone et fortes chaleurs : recommandations pour les enfants », l’Aviq (Agence wallonne pour une Vie de Qualité) résume les bonnes pratiques en cas de chaleur extrême.

1. Faire boire très régulièrement

  • Proposer de l’eau fréquemment, même si l’enfant ne la réclame pas.
  • Pour les nourrissons allaités, multiplier les tétées.
  • Pour les bébés nourris au biberon, proposer plus souvent le lait et suivre les recommandations du pédiatre concernant l’eau.
  • Éviter les boissons très sucrées.

2. Garder l’enfant au frais

  • Privilégier les endroits ombragés et frais.
  • Fermer volets et rideaux pendant les heures chaudes.
  • Rafraîchir régulièrement l’enfant : douche tiède, bain, jeux d’eau, brumisation légère.

3. Éviter le soleil

  • Pas d’exposition directe aux heures les plus chaudes (environ 11h à 16h).
  • Chapeau à larges bords, vêtements légers, amples et clairs.
  • Lunettes de soleil adaptées.
  • Crème solaire à haute protection sur les zones découvertes.

Selon David Hercot, coordinateur médical chez Vivalis : « Il vaut toujours mieux éviter d’exposer les jeunes enfants au soleil, en les couvrant au maximum et en mettant de la crème solaire là où ce n’est pas couvert. Il faut les rafraichir régulièrement et absolument éviter l’exposition entre 12h et 16h et pendant la canicule entre 11h et 17h. Les enfants de moins d’un an ne doivent pas être exposés au soleil. Attention à leur donner suffisamment à boire et les encourager à boire s’ils sont autonomes. »

4. Attention aux voitures

L’un des messages les plus insistants : ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture, même quelques minutes. La température peut devenir dangereuse très rapidement.

5. Être particulièrement vigilant si l’enfant est malade

Fièvre, diarrhée ou vomissements augmentent fortement le risque de déshydratation. Dans ce contexte, il faut consulter plus rapidement que d’habitude et surveiller étroitement les apports hydriques. Il faut également penser à voir un médecin si l’enfant présente :

  • fatigue inhabituelle ;
  • somnolence excessive ;
  • irritabilité ou agitation ;
  • bouche sèche ;
  • diminution des urines ;
  • peau très chaude ;
  • malaise ou comportement anormal.

Mesures particulières pour les femmes enceintes

Chez les femmes enceintes, les dangers liés à la chaleur ne sont pas à prendre à la légère. En effet, le risque de mortalité fœtale ou d’accouchement prématuré au troisième trimestre est bien réel lors des pics de chaleur ou lors d’une exposition soudaine à une chaleur supérieure à la température habituelle.

Au sein d’un récent article du journal Le Soir, on explique : « C’est physiologique. La température corporelle d’une future maman est légèrement plus élevée que la normale. Tout au long de sa grossesse, elle va œuvrer sans le savoir à maintenir une thermorégulation idéale en s’hydratant, en transpirant, en se rafraîchissant. Et pour cause, cette thermorégulation participe directement au bon fonctionnement du système circulatoire placentaire qui assure les échanges (oxygène, nutriments…) entre la mère et son enfant. Cette régulation de la température corporelle peut être plus difficile à maintenir en fin de grossesse en raison de perturbations hormonales et physiologiques. La hausse des températures extérieures, en particulier lorsqu’elle est brutale et qu’elle ne permet pas de s’acclimater progressivement, ne fait qu’accroître les difficultés des futures mamans. »

En outre, pendant la grossesse, il est fortement recommandé de rester dans des endroits frais. Si le logement est trop chaud, ne pas hésiter à passer des moments dans des lieux climatisés ou frais (églises, centres commerciaux, bibliothèques…). Et bien sûr : boire beaucoup, éviter l’exposition au soleil ou encore éviter les activités physiques modérées à intenses.

 

Sofia Douieb