« Maman va danser » : le nouveau concept dédié au bien-être des mères débarque en Belgique !

Envie de déconnecter du quotidien, de souffler, de danser, de se reconnecter à soi, de se retrouver entre copines ou simplement de lâcher prise ? Les soirées « Maman va danser » sont certainement faites pour vous ! Provenant d’Allemagne, le concept arrive en Belgique. Celui-ci est exclusivement réservé aux mères qui vivent les mêmes réalités ainsi qu’à toutes celles qui souhaitent simplement décompresser, le temps d’un afterwork ambiancé. Mesdames, restez connectées !

Un phénomène grandissant qui, depuis quelques mois, ouvre ses portes un peu partout en France, pour le plus grand plaisir des mamans. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que le concept n’arrive en Belgique. « Maman fait la fête » permettra à toutes celles qui veulent s’amuser de profiter, le temps d’une soirée, d’un lieu dédié à leur santé mentale. Cerise sur le gâteau, pas besoin de culpabiliser puisque les soirées ouvrent généralement leurs portes en afterwork, laissant la possibilité de rentrer avant minuit tout en étant disponible pour ses enfants le lendemain matin.

« On fait la fête tout de suite, c’est efficace, il n’y a pas de temps à perdre, on va pouvoir se coucher tôt, retrouver son mari et ses enfants ! » Julie, 37 ans, responsable communication et interviewée par la Rtbf.

Une bouffée d’air !

Un concept qui ne fonctionne pas par hasard. En effet, pour bon nombre de mamans, les tâches quotidiennes laissent peu, voir pas de place à leurs propres activités. Prendre du temps pour elles relèvent d’un vrai défi ; entre leur travail, la gestion des enfants et celle du foyer, que leur reste-t-il vraiment ? Une bouffée d’air émane de ce nouveau concept qui offre à toutes ces mamans – et aux autres – un espace uniquement pour elles (et donc sans hommes).

« C’est un concept d’afterwork, de 19h à 22h, exclusivement féminin, destiné aux mères mais pas seulement. Celles qui veulent décompresser après une journée de travail ou le tunnel sortie d’école-devoirs-bain-dîner des enfants« , déclare Constance d’Amécourt, à l’initiative des Soirées Diva à Paris et interviewée par la Rtbf.

Tout y est !

Un lieu atypique, un décor spécialement adapté, un buffet, de la musique, des strass et des paillettes, voilà sans doute la recette magique pour une soirée réussie et dédiée aux mamans ! Un succès qui n’est donc pas le fruit du hasard et qui apportera certainement de nombreux bienfaits :

  • Une soirée sans hommes : venir comme on est, au naturel, sans pression ni séduction et sans être dérangée, c’est rassurant.
  • Une communauté bienveillante : pas de critiques mais juste une soirée axée sur l’amusement et la création de lien entre femmes.
  • Une déconnexion totale : pas de dress code, pas de téléphones afin de profiter exclusivement de la soirée.
  • Un exutoire physique et émotionnel : lâcher prise dans une environnement approprié et retrouver confiance en soi pour se sentir mieux.

« En présence d’hommes, les femmes font plus attention à leur look, se demandent ce qu’on va penser d’elles ou sont dans la séduction », Isaure, maman de deux enfants et interviewée par la Rtbf.

Des bienfaits thérapeutiques

Bien plus qu’une simple soirée pour déconnecter, une vraie thérapie en soi ! Grâce à l’ambiance, la musique, la possibilité de créer du lien avec d’autres mamans ou encore la simple idée de pouvoir totalement se lâcher permet à de nombreuses femmes d’améliorer leur estime d’elle-même et de réduire leur stress. Un vrai moment d’épanouissement pour les participantes à ce concept qui démontrent déjà ses nombreux bienfaits à l’étranger et qui ouvrira prochainement ses portes en Belgique et à l’international.

Samuel Walheer

Prolongement du congé parental : une pétition pour soutenir les (futurs) parents

Une pétition intitulée « Renforcement et prolongement du congé parental » vient d’être introduite par une citoyenne à la Chambre des représentants. Elle rassemble déjà un grand nombre de signatures, mais un effort est encore nécessaire pour faire valoir les revendications. Il est demandé, au sein de cette pétition, de prolonger et améliorer le congé parental en Belgique, afin de donner aux parents plus de temps et une sécurité financière accrue pour se concentrer sur les soins apportés à leurs enfants.

La question des congés pour les nouveaux parents est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur chez Born in Brussels. Plusieurs articles abordent d’ailleurs les différents congés accessibles suite à la naissance d’un enfant. La pétition lancée par cette citoyenne est importante, voire indispensable, et nous incitons tous nos lecteur.rice.s concerné.e.s (ou non) à la signer au plus vite. Pour rappel, une pétition est une proposition que tout citoyen peut adresser à la Chambre des représentants, quel que soit son âge, sa nationalité, sa langue ou son lieu de résidence. Il s’agit d’un outil démocratique qui permet de demander au Parlement de se pencher sur des préoccupations de citoyens. Une pétition peut porter sur différents compétences fédérales : le marché du travail, la sécurité sociale, la fiscalité, des questions de police et de justice, les relations internationales, ou encore sur la défense nationale. Dans la pétition « Renforcement et prolongement du congé parental » sont repris plusieurs points clés, sous forme d’articles.

L’importance des 1000 premiers jours

Les 1000 premiers jours d’un enfant sont cruciaux pour son développement émotionnel, physique et social. Pendant cette période, un lien fort avec les parents constitue la base d’un développement sain. Cette proposition de loi vise à prolonger et améliorer le congé parental en Belgique, afin de donner aux parents plus de temps et une sécurité financière accrue pour se concentrer sur les soins apportés à leurs enfants. Par ailleurs, elle ambitionne de mieux soutenir l’allaitement maternel, les soins préventifs et de réduire la pression sur les structures de garde d’enfants.

Prolongation et augmentation du congé parental

Le congé parental est prolongé à 8 mois par parent, avec une indemnité correspondant à 80 % du dernier salaire brut perçu, avec un minimum de 1 500 € par mois pour les travailleurs à temps plein. Pour les travailleurs à temps partiel, l’indemnité est calculée au prorata. Pour encourager une répartition équitable des tâches de soins, les deux parents disposent de droits égaux au congé prolongé. Un système flexible permet aux parents de décider ensemble qui prend le congé et quand, sans désavantage financier pour l’un d’eux. En rendant cette mesure financièrement attractive, toutes les familles, quel que soit leur niveau de revenu, peuvent bénéficier de ce congé. Les besoins des familles monoparentales sont également pris en compte, avec un accès égal garanti.

Réduction de la pression sur les structures de garde d’enfants

Le gouvernement investit dans l’expansion et l’amélioration des infrastructures de garde d’enfants. En permettant aux parents de rester plus longtemps à la maison avec leurs enfants, la pression sur les crèches diminue. Moins de nourrissons en crèche réduit non seulement le taux d’occupation, mais améliore également la qualité des soins et de l’attention accordés à chaque enfant.

Avantages pour la santé et soins préventifs

Un congé prolongé offre des avantages significatifs pour la santé :

  • Pour les mères : Réduction du risque de dépression post-partum et davantage de temps pour récupérer physiquement et mentalement, ainsi que pour trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
  • Pour les enfants : Un lien parental plus fort et l’allaitement maternel contribuent à une meilleure santé physique et mentale. Actuellement, de nombreuses mères se retrouvent en incapacité de travail car elles ne se sentent pas prêtes à reprendre le travail après 12 semaines de congé de maternité. En prolongeant le congé parental, ce problème peut être évité, réduisant ainsi la pression sur le système de sécurité sociale.

Rendement financier et social

Investir dans un congé parental prolongé génère des avantages économiques et sociétaux :

  • Réduction des coûts liés à l’absentéisme : Moins de mères en incapacité de travail faute d’un rétablissement suffisant après l’accouchement.
  • Meilleure planification en entreprise : Les employeurs peuvent mieux planifier les absences prolongées que les arrêts de travail imprévus.
  • Augmentation de la productivité : Les parents reviennent au travail dans de meilleures conditions mentales et physiques.
  • Renforcement des familles et des communautés : Des relations parents-enfants améliorées renforcent la cohésion sociale. Ces avantages compensent à long terme les coûts d’un système de congé élargi.

Soutien à l’allaitement maternel

Actuellement, de nombreuses mères arrêtent d’allaiter lorsqu’elles reprennent le travail, en raison du stress et des aménagements insuffisants sur leur lieu de travail. Un congé prolongé permet de faciliter l’allaitement maternel, limitant le recours au tire-lait sur le lieu de travail. Par ailleurs, certaines mères utilisent le congé d’allaitement, même lorsqu’elles n’allaitent pas, car la durée standard du congé est insuffisante. Remplacer ce congé d’allaitement par un congé parental prolongé avec une indemnité appropriée garantit davantage d’égalité entre parents et limite les abus des dispositifs existants.

Soutien aux travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants en Belgique n’ont actuellement pas droit au congé parental. Pour les soutenir, cette proposition de loi prévoit deux formes d’aide :

  • Aide financière : L’État prend en charge 65 % du revenu net moyen de l’indépendant, calculé sur les deux années précédentes, pendant un maximum de quatre mois. Cela offre aux indépendants une marge financière pour suspendre temporairement leurs activités et se consacrer à leur rétablissement, au lien parental et aux soins apportés à leur famille.
  • Aide dans l’entreprise : Pour les indépendants souhaitant maintenir partiellement leur activité, l’État subventionne partiellement le coût salarial d’un employé ou d’un remplacement temporaire, permettant ainsi à l’indépendant de combiner les soins familiaux et une charge de travail réduite. Cette mesure flexible offre aux indépendants des solutions adaptées à leur situation, réduisant les risques d’épuisement professionnel et de difficultés financières, tout en garantissant la continuité de leur activité.

Chiffres clés à l’appui

  • En Suède, 16 mois de congé parental rémunérés à 80 % du salaire peuvent être partagés entre les deux parents, un modèle inspirant.
  • L’allaitement augmente en moyenne de 50 % lorsqu’une mère peut rester au moins 6 mois à domicile.
  • Prolonger le congé parental à 12 mois réduit l’absentéisme des mères de 30 %. – Les coûts liés aux crèches baissent de 20 % dans les pays où les parents restent plus longtemps à la maison.

En conclusion

Cette proposition de loi vise un équilibre sain entre vie professionnelle et vie familiale, avec comme mesure centrale la prolongation et l’amélioration du congé parental. Cela contribue au bien-être des parents et des enfants, renforce les familles et crée une société plus saine et inclusive. En investissant dans la prévention, le lien parental et la santé, on réalise des économies à long terme sur les coûts sociaux et de santé.

→ Signer la pétition

 

Partagé par Samuel Walheer

Prévention chez les tout-petits : un nouveau site pour les professionnel.le.s de première ligne

À destination des professionnel.le.s de soins de première ligne, le site « S’engager pour les bébés » s’intéresse à la prévention et aux interventions précoces des tout-petits et de leur familles ; avec comme point d’encrage leur développement psychomoteur. À l’initiative du projet, l’asbl Aire Libre de Liège – Centre d’Aide Thérapeutique et Psychomotrice – avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin

En Belgique, les difficultés relationnelles du tout-petit sont encore peu connues des professionnel.le.s de soins. Y réfléchir ensemble pourrait peut-être nous permettre d’améliorer la trajectoire développementale de très jeunes enfants en souffrance ! Certaines symptomatologies sont silencieuses. D’autres, au contraire, sont très bruyantes. En affinant notre observation du tout-petit, nous pouvons aussi affiner nos pratiques. » Asbl AIRE LIBRE

À l’origine du projet

Le projet d’un site à destination des professionnel.le.s de soins mijotait depuis 2021 ; des séminaires ont alors été organisés à l’initiative du Docteur Dalem (CHC MontLegia). Grâce au soutien du Laboratoire de Psychopathologie du Bébé de l’Université Paris-Cités et de la Société Scientifique des Médecins Généralistes, une première étude exploratoire a été réalisée. Pour donner forme au projet, l’asbl AIRE LIBRE a pu compter sur la Fondation Roi Baudouin, sur le Fonds Dr. Daniel De Coninck et sur le fonds Julie Renson, qui ont permis de faire des liens entre la première ligne et la santé mentale. Le site « S’engager pour les bébés » a ainsi pu voir le jour et permettra d’accompagner les acteur.rice.s du terrain dans leur pratique professionnelle.

Ce projet désire attirer l’attention des professionnel.le.s de première ligne sur les 1000 premiers jours du bébé. Ces 1000 premiers jours commencent dès la conception du bébé. Le bébé nous questionne et nous invite à lui offrir des réponses ! » Asbl AIRE LIBRE

Un tout nouveau site

Les professionnel.le.s de soins de première ligne sont parfois confronté.e.s à des jeunes petits patients pouvant présenter des difficultés de développement ou de communication. Des possibilités d’accompagnement des tout-petits et de leurs familles s’avèrent nécessaires afin de prévenir et d’intervenir au plus tôt. Pour ce faire, le site « S’engager pour les bébés » offre une diversité d’outils : des informations de base sur la périnatalité et la vulnérabilité du public cible, différents accompagnements, des vidéos, des séminaires, un onglet plus scientifique (études, documents ressources), une bibliographie ou encore un annuaire.

→ Découvrir le site « S’engager pour les bébés »

Ce site est là pour accompagner notre réflexion, ouvrir les débats et nous permettre d’aller à la rencontre du bébé. » Asbl AIRE LIBRE

Un mot sur l’asbl AIRE LIBRE

L’asbl a été créée en 1998 par Françoise Dodion, éducatrice spécialisée de formation avec une spécialisation en psychomotricité, également membre de l’UPBPF (Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones). Aire Libre a d’abord été créée en proposant des activités extra-scolaires agréées par l’ONE. Depuis 2007, l’asbl dispose de ses propres locaux situés rue Forgeur, à Liège. Le Centre propose des séances pour enfants, adolescent.e.s et adultes. Pour les enfants, l’accompagnement prend en compte des troubles scolaires, des troubles du schéma corporel, des troubles de la structuration spatio-temporelle, des troubles relationnels, des problèmes d’hyperkinésie ou encore des troubles du développement.

→ Pour découvrir les différentes thérapies 

 Samuel Walheer 

Endométriose : pour accompagner les (futures) femmes concernées, il faut en parler !

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique, inflammatoire et hormono-dépendante qui touche environ 200 millions de femmes dans le monde. En Belgique, pas moins de 10% sont concernées et en âge de procréer (16-49 ans). Encore sous-diagnostiquée, la maladie entraîne des douleurs intenses et impacte la qualité de vie de nombreuses femmes. Le 28 mars prochain, c’est la journée mondiale de l’endométriose ; une excellente raison pour Born in Brussels d’en parler de diverses manières : une étude du KCE, une liste de spécialistes de la maladie, une conférence à l’Hôpital Erasme, une écoute sur Auvio ou encore un film coproduit par l’asbl Toi mon endo.

Pour rappel, l’endométriose est une maladie chronique “hormono-dépendante”, ce qui signifie que l’endomètre – tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus – est « mal situé ». Ce dernier continue à répondre à la stimulation hormonale des ovaires, avec un épaississement puis une élimination (comme les règles) anormale à l’extérieur de l’utérus. Mais comme le tissu ne s’évacue pas correctement, cela peut entraîner une inflammation locale importante. Altérant la qualité de vie de nombreuses femmes, l’endométriose entraîne généralement des douleurs pendant les règles et les rapports. Les personnes atteintes peuvent être asymptomatiques et donc difficiles à diagnostiquer.

Une étude du KCE

L’endométriose est encore incurable à ce jour, mais il est possible de limiter les douleurs chez certaines patientes grâce à des traitements antalgiques ou hormonaux (pilule contraceptive, stérilet hormonal, opération chirurgicale, etc.). Le hic, c’est que ces moyens peuvent présenter des risques et des effets secondaires. Pour étudier la prise en charge actuelle de l’endométriose, le KCE (Centre fédéral d’expertise des soins de santé) s’est rendu dans différents hôpitaux en Belgique et a été à la rencontre de plusieurs patientes qui souffrent d’endométriose. Un parallèle a été fait dans d’autres pays afin d’examiner l’organisation des soins actuels. Le rapport du KCE propose plusieurs pistes d’amélioration sur la prise en charge de l’endométriose en Belgique.

→ Pistes du rapport du KCE sur la prise en charge de l’endométriose

Des cliniques de l’endométriose

En octobre 2024, la Mutualité Chrétienne publiait son étude,  dans Santé & Société (périodique trimestriel de la MC), intitulée « Les trajets de soins de l’endométriose : un parcours de combattantes ». Suite à cela, la MC a dressé une liste non exhaustive des cliniques de l’endométriose ainsi que les principaux gynécologues spécialisés en la matière. Cette liste reprend les gynécologues consultés par un minimum de dix patientes atteintes d’endométriose et détectées dans le cadre de l’étude. Sur le site de la Mutualité Chrétienne sont également répertoriés les aides et les remboursements en cas d’endométriose : cliniques spécialisées, gynécologues experts, contraception et accompagnement psychologique.

→ Découvrir l’étude de la MC et la liste des spécialistes de l’endométriose en Belgique francophone

Une conférence sur l’endométriose

L’asbl Signevras lance une conférence inédite sur l’endométriose en collaboration avec l’association experte « Toi Mon Endo » et la Clinique de l’Endométriose situé à Erasme (Anderlecht, Bruxelles). La conférence sera traduite en LSFB.

Inscription à la conférence sur l’Endométriose le 25/03/25

À l’écoute

En libre écoute sur Auvio (rtbf), l’émission Tendances Première aborde le dossier suivant : Les difficultés d’accès et le trajet de soin en endométriose. « Clara Noirhomme, Chargée de recherche – Service d’études des Mutualités Chrétiennes vient de publier une étude sur les trajets de soins de l’endométriose, dont l’objectif était de montrer que les femmes atteintes doivent encore faire face à un parcours de combattantes : Sous-priorisation de la recherche et du financement des soins, sous-diagnostic, normalisation de la douleur des femmes… Explications avec Clara Noirhomme. »

Un film pour en parler

Derrière le sourire est bien plus qu’un film : c’est un engagement pour rendre visible l’endométriose, toucher les consciences et changer les mentalités.”  Laura Lequeu, fondatrice de Toi Mon Endo ASBL

L’asbl « Toi Mon Endo » – une association belge fondée en juillet 2020 – présente le premier court-métrage belge de sensibilisation à l’endométriose : « Derrière le sourire ». Ce docu-fiction éducatif de 29 minutes qui aborde l’endométriose, une maladie encore trop souvent invisibilisée. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie Nationale, ce film sera diffusé dans toutes les écoles de la FW-B. Un outil de sensibilisation immersif pour réduire le retard moyen de diagnostic, qui atteint encore 12 ans aujourd’hui en Belgique. Voici le synopsis du court-métrage : “Lara, une adolescente passionnée de danse, voit son quotidien bouleversé par des douleurs intenses et incomprises, liées à ses règles. Entre les défis scolaires, les amitiés et la préparation d’un spectacle, elle comprend finalement qu’elle souffre d’endométriose. À travers son parcours de diagnostic et de résilience, le film éclaire cette réalité trop souvent invisibilisée que partage une à deux femmes sur dix et délivre un message d’espoir et de sensibilisation pour enfin sortir l’endométriose de l’ombre.”

→ Avant première du film au grand public, à Bruxelles

 Samuel Walheer

« Baby Box »: Avez-vous déjà entendu parler de ce concept finlandais ?

La Baby Box vient de Finlande, approuvée par les professionnel.le.s de santé depuis plus de 90 ans. En Finlande, cette boîte de naissance est offerte à toutes les nouvelles mamans ; permettant ainsi à chaque bébé, quel que soit le milieu social de ses parents, de commencer sa vie avec un trousseau de qualité. L‘Écosse l’a également adoptée en 2017, alors qu’en Belgique et en France, seules des alternatives commerciales existent. 

Le concept de la « baby box » a vu le jour en Finlande dans les années 1930, avec pour objectif de réduire la mortalité infantile et de promouvoir la natalité. Depuis 1938, chaque nouveau-né finlandais reçoit une boîte en carton contenant des articles essentiels pour les premiers jours de vie, tels que des vêtements, des couvertures et des produits de toilette. Cette boîte peut  également servir de berceau pour le nourrisson (si vraiment aucune autre solution n’est possible), contribuant ainsi à la diminution des cas de mort subite du nourrisson.

L’origine du concept

La Baby Box est devenue, en Finlande, un véritable symbole du pays en matière de soutien à la parentalité et de santé publique. Il s’agit d’un coffret de naissance offert par l’État à toutes les futures mamans pour leur premier enfant, et conditionné au suivi de soins prénataux. À l’origine, la Baby Box contenait des vêtements chauds pour les nouveaux-nés, car la mortalité infantile était élevée à l’époque, notamment à cause du froid. Mais au fil du temps, son contenu a évolué pour inclure une panoplie complète d’articles essentiels :

  • Des vêtements adaptés aux saisons finlandaises
  • Des produits de soin et d’hygiène pour le bébé
  • Des couches lavables ou jetables
  • Un petit matelas permettant d’utiliser la boîte comme premier lit du bébé

Avis mitigés des experts

Bien qu’elle ait tout pour plaire, des experts ont émis des réserves quant à l’utilisation des « baby boxes » comme espace de couchage pour les nourrissons. Des épidémiologistes britanniques ont, eux aussi, exprimé des inquiétudes concernant la sécurité de ces boîtes, notamment en raison du manque de visibilité du bébé lorsqu’il est à l’intérieur et des risques potentiels liés à leur placement au sol ou en hauteur. Ils recommandent que ces boîtes ne soient utilisées que comme solution provisoire en l’absence d’autres options plus sûres.

Pas de « Baby Box » financée par l’État en Belgique

En Belgique, bien qu’il n’existe pas de programme national de distribution de « baby boxes » financé par l’État, le concept suscite de l’intérêt depuis quelques années. Certaines entreprises et associations proposent des versions commerciales de ces boîtes, offrant aux parents une option similaire à celle du modèle finlandais. Par exemple, la marque Marmott.fr propose des « baby boxes » contenant un berceau en carton homologué et divers articles pour les soins du nouveau-né. Mais en ce qui concerne les aides à la naissance, la Belgique n’est pas en reste. En effet, chaque nouveau-né du pays reçoit une prime de naissance unique de 1.367,74 euros pour le premier enfant et de 621,7 euros pour le deuxième. Un supplément est donné par la mutualité choisie par les parents.

Quelle prime de naissance au sein de chaque mutualité ? 

Sofia Douieb