Gynécologie : quel avenir pour la spécialité ? L’association flamande VVOG fait le point

L’association flamande des gynéoclogues (VVOG) partage son état des lieux sur les futurs grands défis auxquels la profession devra faire face ; impact des réseaux sociaux, pose de stérilet, plan national pour l’endométriose, lettres de référence, téléconsultations ou encore accompagnement des femmes enceintes vulnérables. Le journal le Spécialiste – le groupe de presse médical le plus important de Belgique – a tout récemment participé au dernier symposium de l’association.

L’équipe de Born in Brussels est évidemment très attentive à tous les sujets qui gravitent autour de la femme, du désir d’enfant, en passant par la grossesse, jusqu’à la naissance et les 1.000 premiers jours de vie de l’enfant. Divers articles ont été publiés à cet égard : Endométriose : pour accompagner les (futures) femmes concernées, il faut en parler !, Carte blanche : « Éviter les violences gynécologiques et obstétricales grâce à l’écoute et au respect de chaque femme », « Mon.Gyneco » vulgarise la gynécologie, pour une meilleure compréhension !, ou encore Téléconsultation : 88% des médecins opposés à la suppression de son remboursement !. Retour sur les points essentiels repris par le journal le spécialiste.

La prise en compte des réseaux sociaux

À l’occasion de son symposium de printemps, le VVOG a abordé les défis de la gynécologie avec comme sujet central l’impact des réseaux sociaux. Les gynécologues sont de plus en plus conscients que leurs patientes puisent des informations sur ces canaux sans toujours en parler avec leur médecin. « Pour répondre à cette tendance, nous envisageons d’être plus présents sur les réseaux sociaux, notamment via un futur compte Instagram. Notre président, le Dr Koen Traen, a aussi eu l’idée d’engager des étudiants en médecine et en communication pour produire des vidéos TikTok fiables afin de lutter contre la désinformation. »

De nombreux gynécologues n’ont qu’une vision partielle de ce qui circule sur des plateformes comme TikTok, où des informations erronées sur la contraception, les traitements hormonaux ou la fertilité sont souvent relayées. Cela dit, certaines applications de suivi de fertilité sont fiables, même si elles semblent moins efficaces pour éviter une grossesse. Leur efficacité se rapproche néanmoins de celle du préservatif », souligne la porte-parole de la VVOG, la Dre Isabelle Dehaene.

Des lignes directrices pour la pose de stérilet

Un autre thème d’actualité est la douleur sous-estimée lors de la pose d’un stérilet. « Sous l’impulsion du Dr Jan Bosteels, notre groupe travaille à des recommandations sur la pose de stérilet, et une étude est en cours pour explorer des méthodes moins douloureuses. Une autre recherche prometteuse, encore à ses débuts, s’intéresse à l’influence de l’alimentation sur la qualité ovocytaire. »

L’endométriose est régulièrement au cœur de l’actualité. La Chambre a récemment approuvé un plan national, qui doit désormais se concrétiser sur le terrain. »

Les honoraires liés aux gardes et à la permanence en gynécologie ont été récemment communiqués. Cette actualité a mis en lumière le rôle des lettres de référence et la possibilité que certains centres adaptent leurs listes d’attente afin de garantir la continuité des soins.

Téléconsultations : continuer à tracer les usages

Autre sujet d’attention : les téléconsultations. Selon une enquête menée par Le Spécialiste et Medi-Sphere, les gynécologues figurent parmi les spécialistes qui y en ont le plus souvent recours, notamment pour commenter des résultats ou assurer des suivis.

Les gynécologues considèrent la téléconsultation comme un moyen économique de gérer les suivis de routine. Bien sûr, cette pratique doit être encadrée. Mais la suppression récente du remboursement soulève des questions pour l’avenir : ces consultations à distance permettent d’économiser du temps et de l’argent, en évitant aux patientes de revenir pour des points mineurs. En attendant, dans les hôpitaux, nous continuons à enregistrer les appels téléphoniques liés à ces suivis, afin de disposer de données chiffrées. »

Le programme des 1.000 premiers jours

Concernant le lancement du « programme des 1.000 premiers jours » porté par le ministre Vandenbroucke – et faisant partie du plan interfédéral soins intégrés– un webinaire est prévu prochainement pour préciser son contenu et répartir les rôles. « Le parcours pour les femmes enceintes vulnérables est déjà bien défini, mais l’encadrement général de ce groupe-cible doit encore être précisé. »

Partagé par Samuel Walheer

Focus sur « Amala Espace Naissance » pour ses 15 ans d’existence

Le mois prochain, « Amala Espace Naissance », association de sages-femmes située à Saint-Gilles, fêtera ses 15 ans de bons et loyaux services aux côtés des femmes enceintes bruxelloises. Depuis sa création en 2010, l’association s’est imposée comme un pilier essentiel dans l’accompagnement périnatal au sein de la capitale. Car Amala, c’est plus de 3.000 naissances accompagnées.

Born in Brussels soutient sans relâche Amala et ses activités. Chaque mois, nous relayons notamment le rendez-vous « Accoucher à Bruxelles » que l’association organise en collaboration avec  l‘asbl Pass-ages. Ces rencontres gratuites offrent aux (futurs) parents l’opportunité de s’informer sur les différentes possibilités de suivi de grossesse et d’accouchement disponibles à Bruxelles. Les participant.e.s peuvent poser leurs questions, échanger sur la physiologie de la naissance avec des sages-femmes et des doulas, et rencontrer d’autres couples partageant des préoccupations similaires.

S’inscrire à une soirée d’info « Accoucher à Bruxelles »

Suivi personnalisé

Amala se distingue par son engagement à offrir un suivi personnalisé aux futurs parents, avant, pendant et après la naissance. Les sages-femmes de l’association proposent des consultations médicales prénatales, des préparations à la naissance, un accompagnement lors de l’accouchement, ainsi qu’un suivi postnatal attentif. Cette approche globale vise à respecter et à valoriser les choix et les besoins de chaque famille, en mettant l’accent sur la confiance, le respect et le partenariat.

Témoignages de mamans : des expériences inoubliables 

De nombreuses mères ayant bénéficié de l’accompagnement d’Amala partagent leurs ressentis et gratitudes sur le site de l’association. Ces témoignages reflètent l’impact profond qu’a eu Amala sur la vie de nombreuses familles, en créant un environnement où chacun se sent écouté, soutenu et valorisé. Claire R., par exemple, souligne la douceur et la bienveillance du suivi.

J’ai récemment lu des articles sur les accouchements, et je me suis encore plus rendue compte de la chance que j’ai eue d’être suivie par Amala et d’avoir accouché au cocon. Mon suivi de grossesse tout comme l’accouchement ont été empreints de douceur et de bienveillance, ainsi que de conseils avisés et de professionnalisme. » ​

De son côté, Camille C. met en avant l’implication de son compagnon grâce à l’approche d’Amala.

L’implication de mon compagnon dans mon suivi et sa présence à l’accouchement nous a énormément rapprochés. Le jour de mon accouchement, je me rappelle très peu de la présence de la sage-femme. Elle était là, discrète, observatrice. Elle laissait une place énorme à mon compagnon. J’ai trouvé ça merveilleux qu’il ait été le deuxième et non le troisième acteur de la naissance de notre fille. »

Un engagement solidaire

Consciente des défis financiers que peuvent rencontrer certaines familles, Amala a mis en place un Fonds de Solidarité interne. Ce fonds, alimenté par des dons et des partenariats, permet à chaque parent d’accéder aux services de l’association, indépendamment de sa situation financière. Cette initiative témoigne de la volonté d’Amala de rendre l’accompagnement périnatal accessible à tous, renforçant ainsi le tissu social de la communauté bruxelloise.

Célébration des 15 ans : un moment de partage

Pour marquer ses 15 années d’existence, Amala organise une journée festive le 16 mai 2025. Au programme : des activités familiales l’après-midi, suivies d’une soirée conviviale avec apéro-concert, foodtrucks, concert de blues, spectacle de lumières et soirée dansante. Cet événement est l’occasion pour l’association de remercier chaleureusement les parents, collègues et partenaires pour leur confiance et leur soutien au fil des années. 

En quinze ans, Amala Espace Naissance a su créer une communauté bienveillante autour de la naissance, offrant un accompagnement personnalisé et respectueux aux familles bruxelloises. Alors que l’association célèbre cet anniversaire marquant, elle réaffirme son engagement à poursuivre sa mission, en plaçant toujours l’humain au cœur de ses actions.

→ Pour plus d’informations sur les services proposés ou pour participer aux festivités, n’hésitez pas à visiter le site d’Amala Espace Naissance.

Sofia Douieb

L’association SOS Préma alerte l’État français sur le combat des parents de prématurés

Selon les chiffres de l’OMS, plus de 13 millions de bébés naissent prématurés dans le monde. Une réalité qui concerne un grand nombre de familles en Belgique et partout ailleurs. C’est le cas de Griselda et Enzo, parents de la petite Azura née prématurément. SOS Préma – association française d’usagers, reconnue d’intérêt général par le ministère de la Santé – met en avant le parcours du combattant de cette famille qui doit faire 150 kilomètres par jour pour rendre visite à leur fille, hospitalisée à Nîmes. 

La prématurité est sujet abordé à maintes reprises par Born in Brussels au travers d’articles à (re)découvrir : Bébés prématurés : vue d’ensemble sur un sujet qui concerne tant de familles ! , Prédire l’accouchement prématuré, ce sera bientôt possible (et révolutionnaire !), « La peur au ventre » : puissant témoignage sur la prématurité ou encore Naissances prématurées : l’OMS et Unicef tirent la sonnette d’alarme sur cette « urgence silencieuse ». Pour l’heure, SOS Préma délivre ses revendications sur ce sujet qui touche tant de familles, aussi bien en France qu’en Belgique, et qui requiert une présence indispensable des parents auprès de leurs enfants nés prématurément. Des revendications qui font tout à fait écho à ce que peuvent vivre certaines familles dans notre pays également.

« Cette situation est inacceptable ! », déplore Charlotte Bouvard, présidente de SOS Préma. « Pourtant, nous recevons régulièrement des appels de parents en détresse. Entre les frais d’essence, de péage, de parking – de plus en plus souvent payants aux abords des hôpitaux –, ainsi que les coûts liés au baby-sitting des autres enfants, de nombreuses familles se retrouvent dans l’impossibilité de rendre visite quotidiennement à leur nouveau-né hospitalisé. Nous demandons simplement que les parents puissent être auprès de leur enfant prématuré. C’est un besoin vital ! »

{ Communiqué de presse : « LE COMBAT DES PARENTS DE PRÉMATURÉS DOIT CESSER ! » }

Griselda et Enzo viennent de saisir la presse car ils luttent chaque jour pour être au chevet de leur fille Azùra, née à cinq mois de grossesse et 630g à l’hôpital de Nîmes, à 150km de chez eux. Une situation intolérable et loin d’être unique puisque c’est la situation de milliers de parents chaque année. SOS Préma alerte les pouvoirs publics depuis 20 ans sur la situation dramatique des parents de nouveau-nés prématurés, pris au piège entre la nécessité d’être auprès de leur bébé, demandée par le corps médical, et les difficultés logistiques et financières. Mais le message ne passe pas.

La présence des parents, un soin vital

Pourtant, les études scientifiques le confirment au plus haut niveau de preuves : la présence des parents auprès de leur bébé prématuré n’est pas une option, mais un soin vital. La présence parentale joue un rôle clé dans le développement neurologique du bébé, dans la réduction des risques de complications et dans la diminution du temps d’hospitalisation. Les soins de développement, qui sont des soins individualisés centrés sur l’enfant et sa famille, ne peuvent être dispensés sans la présence constante des parents.

Les soins de développement ne sont pas un luxe, mais une nécessité

L’argument selon lequel il n’existe pas de place pour les parents, ou que cela représenterait une contrainte pour l’hôpital, ne tient plus et la répartition des moyens sur le territoire est scandaleuse et injuste ! Des hôpitaux comme celui de Créteil ont compris la priorité d’un accompagnement parental 24h/24 pour la santé de l’enfant, en inaugurant il y a quelques jours, des chambres parentales au sein de leur service de réanimation néonatale. Ces solutions doivent être étendues à l’ensemble des établissements de soins.

Les inégalités dans l’accès aux soins de néonatologie sont inacceptables.

S’endetter, voire plonger dans la précarité, ou sacrifier la santé de leur bébé, un choix cornélien pour certains parents qui révèle une politique publique défaillante, une santé à deux vitesses en France. Ces inégalités se traduisent
également par des chiffres dramatiques sur la mortalité infantile, qui ont augmenté ces 20 dernières années et qui ont fait passer la France de la 2ème à la 22ème place en Europe.

Un cadre de référence

Le gouvernement a pourtant parrainé la Charte du nouveau-né hospitalisé en 2021 dans le cadre du programme des 1000 jours. Élaborée par SOS Préma et la Société Française de Néonatalogie (SFN), elle est soutenue par toutes les associations de professionnels en périnatalité. Parents et professionnels de santé s’engagent, en 10 points, à répondre aux besoins essentiels du bébé et donne un cadre de référence pour garantir des soins centrés sur l’enfant et sa famille. Le premier point garantit ainsi la présence continue 24h/24 auprès du nouveau-né d’au moins l’un des 2 parents.

SOS Préma ne se contente plus d’alerter, nous exigeons des solutions concrètes :

  • Des infrastructures adaptées à la présence continue des parents dans tous les services de néonatologie, partout en France, pour tous les enfants, sans exception et sans surcoût pour les familles.
  • Un financement national pour garantir l’accès à ces services, en attendant les réaménagements, et ce, dans tous les hôpitaux, de manière égalitaire.
  • Et que dire de la création d’un Haut-Commissariat à l’Enfance, annoncée par le Gouvernement et
    que tous les acteurs de la périnatalité attendent, pour enfin mettre les besoins des enfants et de leurs
    familles au cœur des priorités gouvernementales…

Un engagement ferme de l’État

La négligence envers les bébés prématurés et leurs familles est une honte pour notre pays. Nous ne pouvons plus attendre. Nous demandons un engagement ferme de l’État pour que chaque enfant, chaque parent, puisse avoir une chance égale et les meilleures conditions possibles pour traverser ce combat qui agit en dominos et peut avoir des conséquences humaines, sociales et médicales larges et à long terme. Il n’y a pas plus fragile qu’un nouveau-né prématuré et cet enfant, au même titre qu’un autre nouveau-né, est l’adulte de demain, notre avenir. Il est temps que notre société prenne enfin sa responsabilité et que l’État instaure une politique de santé long terme.

Partagé par Samuel Walheer

Formation petite enfance : aider les professionnel.le.s dans la relation parents-bébés

L’asbl GECFAPPE (Groupe d’Etude en Clinique Familiale Psychanalytique de la Petite Enfance) organise une formation  intitulée : « Parents-Bébé : ces liens qui nous questionnent ». L’objectif ? Aider les professionnel.le.s de la petite enfance à aborder leurs situations cliniques et à travailler au sein d’un climat émotionnel parfois très intense.

« Parents-Bébé : ces liens qui nous questionnent » est une formation qui vise à sensibiliser à l’évolution psychoaffective et sensori-motrice du nourrisson en relation avec son environnement. Une attention particulière sera portée sur : les expressions symptomatiques d’un mal-être chez le bébé et la compréhension des troubles psychopathologiques en prenant en compte les compétences du tout-petit (développement, interactions, dynamique familiale et lignée transgénérationnelle).

Au programme

La formation est proposée entre septembre 2025 et juin 2026 sur le site de l’Hôpital Delta (Chirec). Elle s’adresse aux médecins, pédiatres et autres professionnel.le.s ayant une pratique clinique avec de jeunes enfants (0 à 3 ans) et leurs parents (maternités, centres néonataux, hôpitaux, consultations ONE, milieux d’accueil, pratiques libérales…). Sur base de 9 séminaires théorico-cliniques, la formation propose des exposés théoriques, des discussions de cas cliniques, ainsi que des jeux de rôles. Les thèmes des séminaires sont les suivants : « Périnatalité : du désir d’enfant à la naissance » ; « Développement et compétences du bébé au cours des 3 premières années ; naissance à la vie psychique » ; « Signes de souffrance du bébé, de sa famille et des soignants » et « Cliniques actuelles : précarité, exil, impact des technologies, nouvelles parentalités… »

La clinique des relations précoces parents-bébé touche à la constitution des premiers liens et à la façon dont ceux-ci se sont tissés en chaque parent. Les angoisses primitives du bébé, ses mécanismes pour y faire face, ses débordements et ses états de détresse, peuvent entrer en écho avec les angoisses anciennes et actuelles des parents et avec la manière dont ceux-ci ont pu les transformer, les apaiser et les élaborer au cours de leurs propres développements psychiques. De la même façon, cette clinique sollicite intensément les professionnels au niveau personnel. » GECFAPPE asbl

Des liens qui questionnent

Les professionnel.le.s de la petite enfance (médecins, pédiatres, infirmières sociales, psychologues, pédopsychiatres) sont régulièrement amenés à recevoir des parents démunis et fragilisés dans leurs compétences parentales. Leur bébé exprime ou non son mal être par des troubles somatiques et comportementaux. Des difficultés dans l’établissement des relations précoces avec le nouveau-né proviennent parfois de la réactivation de conflits infantiles non résolus chez certains parents ; des relations difficiles, des souffrances enfouies, des blessures non cicatrisées, des angoisses, des vécus traumatiques… sont réveillés de manière consciente ou inconsciente. C’est la période périnatale – dite de transparence psychique –, aussi belle que mouvementée, durant laquelle certains parents vont devoir travailler leurs dysfonctionnements interactifs pour tendre vers un meilleur accordage affectif avec leurs enfants.

Infos et inscriptions

Nombre de participant.e.s limité et inscription sur base de deux entretiens préliminaires avec la coordinatrice et une formatrice.
Contact : Marie-Paule Durieux +32 477 69 42 42 ou +32 2 351 26 30
mariepauledurieux2@gmail.com

→ Dépliant PARENTS-BÉBÉ: CES LIENS QUI NOUS QUESTIONNENT

Un mot sur le GECFAPPE

Créé en 1991, le GECFAPPE est un groupe de formateur.rice.s clinicien.ne.s composé de médecins, de pédopsychiatres et de psychologues qui sont en lien avec des (futurs) parents et des familles. Le groupe est spécialisé dans la réflexion et la recherche sur la clinique et les approches thérapeutiques des troubles de la parentalité et des relations précoces. Les formations qui sont proposées aux professionnel.le.s de la petite enfance s’appuient, d’une part, sur les expériences cliniques des formateur.rice.s (psychanalytiques, familiales et développementales sensori-moteur) et, d’autre part, sur les acquis de l’observation du bébé (méthode d’Esther Bick ou TB Brazelton).

Samuel Walheer

Journée mondiale de la santé : la périnatalité à l’honneur cette année !

Le 7 avril 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lance une campagne d’un an intitulée « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir ». Cette initiative appelle les gouvernements et les professionnel.le.s de la santé à intensifier leurs actions pour prévenir les décès maternels et néonatals évitables et à accorder une attention accrue au bien-être des femmes sur le long terme. Tout au long de l’année, comme le fait déjà Born in Brussels, l’OMS et ses partenaires diffuseront des ressources et des recommandations pour accompagner les femmes à chaque étape, de la grossesse à la période postnatale.

La santé maternelle et néonatale est au cœur du bien-être des familles et des communautés, garantissant un avenir plus prometteur pour tous », souligne l’OMS dans un communiqué.

Born in Brussels est un site institutionnel (sous l’égide de Vivalis) d’informations et de ressources autour du désir d’enfant jusqu’à ses 1000 jours. Il fait la part belle à la santé périnatale et met à l’honneur les femmes, les (futurs) parents et leur nouveau-né. L’ensemble du contenu proposé leurs permettent de s’orienter au mieux dans cette nouvelle vie parentale. Parmi les sujets abordés : la santé de la maman pendant la grossesse, les polluants ou perturbateurs endocriniens, la vaccination, la santé mentale périnatale, etc.

Santé de la maman durant la grossesse

Attendre un enfant sollicite, chez la maman, autant le corps que l’esprit. Pendant neuf mois, elle se prépare ardemment à donner la vie. Mais comment vivre cette période en privilégiant santé, équilibre, bien-être physique et mental ? Certaines habitudes peuvent parfois être néfastes pour l’enfant et il s’agit de les éviter autant que possible durant la grossesse. Sur Born in Brussels, plusieurs articles donnent des pistes, des conseils, des adresses de structures vers lesquelles se tourner… Par exemple : Réduire son stress durant la grossesseSanté dentaire et grossesseTabac et grossesseParentalité et addictions aux drogues ; Etc.

Protéger le nouveau-né des perturbateurs endocriniens

Les femmes enceintes, les bébés, les jeunes enfants font partie des catégories de personnes les plus vulnérables par rapport aux effets des perturbateurs endocriniens. Et qu’on se le dise, ces derniers sont partout : aliments, biberons, vêtements, jouets, revêtements muraux, tétines, couches, matelas à langer, produits cosmétiques, ustensiles de cuisine, etc. Malheureusement, les réglementations internationales ne sont pas encore assez sévères quant à l’existence de ces substances chimiques dans les produits qu’on utilise quotidiennement. Sur Born in Brussels, une page complète reprend tout ce qu’il faut savoir pour s’en protéger aux mieux.

L’importance de la vaccination

Depuis de nombreuses années, les vaccins ont permis d’éradiquer certaines maladies aux graves conséquences, comme la poliomyélite, dans la plupart des pays du monde. S’ils permettent d’améliorer le niveau de santé mondiale, les vaccins prémunissent aussi les bébés et les jeunes enfants contre certains microbes, alors que leur système immunitaire est encore en construction. L’enfant est donc particulièrement fragile entre 2 mois et 2 ans. En général, la vaccination jusqu’à l’âge de 6 ans est réalisée par un médecin, un.e pédiatre, une sage-femme, l’équipe de la consultation de l’Office de la Naissance et de l’Enfance ou de Kind & Gezin. En outre, la vaccination de la maman pendant la grossesse permet de donner des anticorps au bébé pour se défendre pendant quelques semaines avant qu’il ne reçoive les premiers vaccins et ainsi éviter des complications très graves pour les tout-petits. Parlez-en à votre médecin !

En savoir plus sur la vaccination

Santé mentale périnatale

Au sein du dossier « Santé mentale périnatale« , il est notamment question de clarifier les rôles des professionniel.le.s du secteur et de savoir où les trouver, mais l’objectif est surtout d’informer au mieux sur les dangers psychiques pouvant toucher la maman – ou plus globalement les parents – en période périnatale. Rédigé en collaboration avec Bru-Stars (réseau de santé mentale pour enfants et adolescents), il s’agit pour chacun.e de mieux s’y retrouver au sein de cette thématique délicate, que ce soient les (futurs) parents ou les professionnel.le.s de la périnatalité en Région bruxelloise. Quelques sujets clés de ce dossier : 

 

Partagé par Sofia Douieb