En France, une crèche-mobile permet d’offrir des moments de répit aux familles

Pour répondre aux besoins de répit de nombreuses familles, Magali Moro et Clémentine de Graaf ont développé un projet unique : une crèche mobile. Concrètement, il s’agit d’un camion aménagé offrant un service de proximité, flexible et innovant qui s’adapte à chaque famille et qui se déplace dans quatre communes de Gironde, en France. Près de six mois après sa création, la halte-garderie itinérante fonctionne à plein régime, tant la demande est grande. Une belle initiative qui pourrait en inspirer plus d’un.e.

Crédit photo : Catherine Lelièvre – les pros de la petite enfance (France)

 

Les cofondatrices d’123POUSSE – des crèches de l’économie sociale et solidaire – ont créé en 2024 l’association Tous Unis pour l’Insertion et l’Inclusion (TUII). C’est grâce à cela qu’elles ont pu développer porter leur projet de halte-garderie itinérante. Pour la petite histoire, le nom a été choisi pour deux raisons : le TUI fait référence à un oiseau de Nouvelle Zélande et dont chaque individu possède un chant unique et le symbole de l’engagement en prenant en compte la diversité et l’unicité des enfants et des familles, la mixité sociale et l’inclusion. Des valeurs fortes qui reflètent le travail réalisé sur le terrain via leur bus aménagé.

«Pour les enfants, notre halte-garderie constitue aussi un tremplin pour l’égalité des chances. Car ce mode d’accueil alternatif, c’est vraiment un plus pour ces enfants qui peut-être sinon n’auraient jamais connu la collectivité ou entendu parler français avant leur entrée à l’école. Et les familles viennent aussi parce qu’elles sentent que cela fait du bien à leurs enfants, pas seulement pour se dégager du temps ». Magali Moro et Clémentine de Graaf, co-fondatrices d’123 POUSSE, interviewées par Les pros de la petite enfance.

Un camion aménagé… de bienveillance

Vue intérieure du bus aménagé. Crédit photo : Catherine Lelièvre – les pros de la petite enfance (France)

C’est donc dans quatre villes – celles qui ont initialement répondu favorablement à l’appel à projet, ainsi que la Caf (caisse d’allocation familiale en France) – que le camion aménagé s’installe un jour par semaine. Le lundi à Mérignac-Beaudésert, le mardi à Bordeaux-Grand parc, le jeudi à Eysines-Grand caillou. Et à chaque fois dans un QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville). Le mercredi, le bus se déplace à Le Taillan-Médoc, une zone rurale où il y a une forte communauté de gens du voyage. Lorsque l’on rentre dans le bus aménagé, on peut y retrouver un espace de sommeil, un espace de change ou encore un office pour réchauffer les repas. La plupart du temps, le bus se joint à une salle municipale permettant ainsi d’accueillir des enfants en toute sécurité et d’être agréé par la Protection Maternelle et Infantile (PMI).

À la halte-garderie, on propose un accueil occasionnel pur : les familles s’inscrivent quand elles le souhaitent, et ne sont liées par aucun contrat. C’est totalement à la carte : les enfants sont accueillis pour une heure, deux heures, une matinée, une journée entière. « Et si les mères veulent rester avec leur enfant, elles le peuvent », souligne Aude Saint Girons, EJE, référente technique de la halte-garderie.

→ Plus d’infos sur TUII – Halte-garderie itinérante

Le public cible de la halte-garderie

La halte-garderie itinérante peut accueillir jusqu’à douze enfants par jour. Et comme dans une crèche classique, ceux-ci sont âgés de 10 semaines à 4 ans. Le nombre de prises en charge peut varier en fonction des besoins des familles ainsi que des espaces mis à disposition par la ville. Les publics cibles du camion aménagé sont les  suivants :

  • Des parents solo, leur offrant ainsi du temps à consacrer à leur recherche d’emploi ou tout simplement pour souffler un peu.
  • Des familles qui ne fréquentent pas les crèches multi-accueil compte tenu des contraintes liées aux démarches administratives.
  • Des familles se trouvant en tête de liste d’attribution de places en crèches multi-accueil : familles prioritaires ou envoyées en urgence par la PMI. Leurs besoins ne sont pas nécessairement réguliers, ce qui bloque une place à temps plein dont pourrait bénéficier une autre famille.
  • Des familles se trouvant en fin de liste d’attribution de places en crèches multi-accueil : car elles ne peuvent pas, du fait qu’aucun des parents ne travaillent, avoir accès à un mode de garde via le parcours classique de demande de place en crèche.

Notre travail c’est 50 % pour les enfants, 50 % pour le soutien à la parentalité. Il faut savoir écouter… et on n’a pas de solutions à proposer. Nous n’avons pas de leçons à donner aux parents, nous pensons que ce sont eux les meilleurs experts de leur enfant, on essaie seulement de les accompagner et de les guider sans imposer notre culture ». Et de conclure : « C’est un projet qui a du sens. Nous travaillons avec des familles invisibles et notre travail est invisible. Nous ne gardons pas les enfants de parents qui produisent et pourtant notre travail est essentiel. » Magali Moro et Clémentine de Graaf, co-fondatrices d’123 POUSSE, interviewées par Les pros de la petite enfance.

Quelques mots sur 123 POUSSE

Créé en 2019, 123 POUSSE a été inspiré par différentes problématiques des travailleurs indépendants, des parents solos ou encore des jeunes parents en recherche d’emploi. L’objectif visé par l’entreprise sociale est de garantir une ouverture à toutes les familles et ce, quels que soient leurs compositions et leurs enjeux au quotidien. Grâce aux valeurs humaines de l’entreprise, bons nombres de familles ne sont pas laissées pour compte et leurs enfants peuvent être pris en charge via la crèche itinérante.

L’économie sociale et solidaire constitue le socle de notre entreprise, depuis 2019, alors même qu’elle n’était qu’un projet… Nous sommes fières que celle-ci ait vu le jour, et qu’elle puisse aujourd’hui accompagner au quotidien de nombreuses familles, mais aussi collectivités territoriales et entreprises, dans leurs problématiques propres, autour de la petite enfance et des modes de garde. Lu sur le site d’123POUSSE

→ Pour en savoir plus sur 123 POUSSE

Burnout parental : au moins 5% de parents touchés en Belgique, dont une majorité de mères

Le burn-out parental est un syndrome qui, selon une étude internationale menée par l’Université catholique de Louvain (UCL), touche entre 5 et 10% de belges dont la majorité sont des femmes. Épuisement, saturation, perte de plaisir ou encore distanciation dans son rôle parental sont quelques symptômes avant-coureurs. Pour pallier ce qui peut toucher, à un moment donné, toute personne dans son rôle parental, des actions préventives et curatives existent : plateformes en ligne, événements, podcasts… et surtout : la ligne d’écoute SOS Burn-out Belgique

Le burn-out parental est un syndrome – en pleine expansion et qui touche principalement les pays occidentaux et individualistes – qui s’étend pour la plupart du temps sur plusieurs mois. À ne pas confondre avec la dépression (post-partum) ou le baby blues, les professionnel.le.s parlent ici de stress parental chronique avec une absence de ressources pour compenser. Pour des parents pris dans le quotidien ou pour un parent solo, difficile de prendre du recul sur sa situation et de prévenir l’épuisement parental. Internet dispose de conseils en tout genre sur l’alimentation, le sommeil, les loisirs, le bien-être émotionnel des enfants. Les experts conseillent de faire la part des choses et de plutôt faire appel autant que possible à son entourage, ses amis, sa famille pour prendre le relais afin de s’offrir des moments de répit. Mais surtout d’abaisser ses exigences et de tirer la sonnette d’alarme lorsque l’on sent venir l’épuisement.

« Il s’agit d’un épuisement excessif dans le rôle parental. Ce sont des parents qui se vident complètement, qui n’ont plus rien à donner et qui, en réalité, ne peuvent plus continuer à remplir leur rôle, mais qui y sont pourtant contraints, précise-t-elle. Malheureusement, la Belgique a le triste privilège de figurer parmi les pays les plus touchés au monde. » Isabelle Roskam, maman de 5 enfants, Docteure en Sciences Psychologiques et Professeure en psychologie du développement à l’Université de Louvain en Belgique.

Les causes du burn-out parental

Les causes du burn-out parental sont plurielles mais ont un point commun : créer une surcharge émotionnelle et/ou physique qui se développe jusqu’à devenir insupportable. C’est dans l’optique d’éduquer au mieux ses enfants et de se mettre une charge de responsabilités énorme, cumuler les rôles et vouloir tout bien faire que le burn-out s’installe. Selon les experts, plusieurs causes ressortent :

  • L’une des principales causes est la surcharge de responsabilités. C’est l’accumulation de ces tâches qui peut rapidement devenir insupportable. Surtout si elle s’accompagne d’une charge mentale intense.
  • Les attentes irréalistes des parents sont une cause secondaire mais très actuelle. De nombreux parents se sentent obligés d’atteindre un niveau de perfection qui est difficilement réalisable. Ce sentiment est généré par la « pression sociale » nourrie sur les réseaux sociaux. Cela peut entraîner un sentiment d’échec et de la frustration.
  • Le manque de soutien familial ou l’isolement social peut également aggraver la situation. Lorsqu’un parent n’a personne vers qui se tourner pour obtenir des conseils ou de l’aide, le risque de burn-out parental augmente.

Les conséquences du burnout parental peuvent être graves. C’est pourquoi ce dernier ne doit pas être pris à la légère et être accompagné par une aide psychologique/psychothérapeutiques. Selon le profil et les besoins de chaque personne, la prise en charge peut se faire en individuel ou en groupe puisque les deux modalités présentent des avantages. En fait, la prévention du burn-out parental est tout aussi importante que sa prise en charge. Les professionnel.le.s de première ligne (médecins généralistes, pédiatres, pédopsychiatres, infirmier.ère.s et sages-femmes, éducateur.rice.s, assistant.e.s sociaux.ales, médiateur.rice.s familiaux.ales, coachs, etc.) jouent un rôle essentiel pour identifier les parents épuisés. » – Lu sur le site de Burn-out parental

Un site dédié aux parents et aux professionnel.le.s

Page principale du site Burnout Parental

Un site internet créé par Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, toutes deux mamans et Professeures à l’Université de Louvain. Ensemble, elles mettent à disposition des informations utiles et fiables, aussi bien pour les parents, un proche, que pour les professionnel.le.s. Sur le site se trouvent différentes catégories qui abordent les symptômes du burn-out parental, un test diagnostic qui est scientifiquement validé, des informations sur l’étiologie et les conséquences du trouble. Il y a également des actualités qui permettent de traiter le burn-out parental ; comme des conférences, des lectures, des listes de professionnel.le.s formé.e.s sur le syndrome. Les deux Docteures en Sciences Psychologiques dirigent également le Training Institute for Psychology & Health ; un site de formations certifiantes et en ligne à destination des professionnel.le.s de la santé mentale, de la santé ou de l’éducation qui souhaitent se spécialiser. Sur le site Burnout parental, un test en ligne à destination des parents leur permet de se situer face à leur situation d’éventuel épuisement parental : Suis-je en burn-out parental ?

→ Vers le site : Burnout Parental

Cela a beaucoup à voir avec notre regard sur les enfants, qui a évolué. Au cours du XXe siècle, on est passé de la vision de l’enfant comme entité négligeable à celle de l’enfant sacré, dont le développement et le bonheur doivent être au centre de tout, et dont les intérêts priment sur tous les autres. Ce sentiment a culminé avec la Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989. À partir de là, l’Europe a même créé des commissions pour réfléchir à ce qu’est un « bon parent ». – Isabelle Roskam

Une exposition pour en parler

Affiche de l’exposition « Que du bonheur ? L’après naissance sans tabou ».

« Que du bonheur ?  L’après-naissance sans tabou » est une exposition destinée aux (futurs) parents ainsi qu’aux (futur.e.s) professionnel.le.s qui sont en lien avec de potentiels parents comme des éducateurs, des psychologies, des assistant.e.s sociaux.ales ou le personnel soignant. Car, on le sait, le post-partum peut toucher n’importe quel parent. L’exposition renferme des éléments interactifs comme des installations originales, des contenus didactiques, des témoignages ou encore des extraits vidéos. Tous les moyens sont bons pour soutenir, d’une manière ou d’une autre, les parents qui vivent des difficultés. L’exposition est accessible du 9 mai jusqu’au 9 juin 2025 au B3 (place des Arts 1 à Liège). Plusieurs axes sont mis en avant :

  • L’axe physique : le post-partum se vit dans tout le corps.
  • L’axe psychologique : le post-partum se vit dans tout son être.
  • L’axe de l’entourage des parents : le post-partum se vit dans son rapport aux autres.
  • L’axe socio-politique : le post-partum se vit dans son rapport au monde.

→ Pour en savoir plus : « Que du bonheur ? » Une expo sur l’après-naissance, à Liège – Born in Brussels

Une ligne d’écoute

Ligne directe SOS Burn-out Belgique

Fondée en 2022, SOS Burn-out Belgique est une ligne d’information, de liens et de conseils, d’activités ou encore de ressources. En revanche, il ne s’agit pas d’une ligne d’urgence à proprement parlé. Agréée par l’AVIQ, SOS Burn-out vise à améliorer la santé mentale de tous les concitoyen.ne.s. Pour ce faire, elle délivre des informations claires et pratiques sur le syndrome (signes, symptômes, droits et devoirs) ainsi qu’une orientation professionnelle vers des services spécialisés. Depuis quelques temps, SOS burn-out met à disposition un lieu de ressourcement, entouré par la nature, pour personnes en épuisement ou en burn-out. Lors de ce séjour de 4 jours, des activités sont prises en charge par l’asbl Therra : des immersions dans la nature ou simplement des moments d’échanges avec d’autres personnes qui vivent les mêmes réalités.

→ SOS Burn-out Belgique

→ 081/39 72 00 ou secretariat@sosburnout.be

↓ Vidéo de présentation des séjours proposés par SOS Burn-out Belgique ↓

D’autres aides existent

Pour aider les parents, d’autres ressources existent aussi :

  • Ligue des familles qui proposent régulièrement des ateliers et des moments de rencontres entre parents.
  • Parent Solo qui soutient les parents solos, qui plus est lorsque le risque de burn-out est plus élevé.
  • Parentalite.be, le site de l’ONE qui permet de répondre aux nombreuses questions des professionnel.le.s sur le soutien à la parentalité.
  • Podcast d’Arte Radio intitulé « Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie » qui permet de mieux comprendre le bur-out parental.

Les laits spéciaux pour bébés allergiques au lait de vache bientôt remboursés à 50%

À partir du 1er juin 2025, la Belgique introduira un remboursement partiel pour les préparations alimentaires destinées aux nourrissons souffrant d’une allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Une mesure annoncée par le cabinet du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, et attendue de longue date par de nombreuses familles confrontées à un surcoût important dès les premières semaines de vie de leur enfant.

Chaque année en Belgique, environ 4.800 nourrissons sont diagnostiqués avec une APLV, une des allergies alimentaires les plus courantes chez les enfants de moins de trois ans. Les symptômes peuvent inclure des troubles digestifs, cutanés ou respiratoires, rendant indispensable l’utilisation de laits spéciaux exempts de protéines de lait de vache.

Un coût élevé pour les familles

Les enfants allergiques ne peuvent pas consommer les laits infantiles classiques. Ils doivent être nourris avec des préparations spécifiques, dites “hydrolysats poussés de protéines”, dans lesquelles les chaînes de protéines sont fragmentées pour éviter les réactions allergiques. Jusqu’ici, ces produits — qui peuvent coûter jusqu’à 40 euros la boîte — n’étaient pas remboursés, sauf dans les cas les plus graves nécessitant des préparations à base d’acides aminés. Dès le mois de juin, ces hydrolysats seront remboursés à hauteur de 50 %, et leur prix sera plafonné à 12 euros la boîte, afin de le rapprocher du coût moyen des laits infantiles standards.

Chaque bébé devrait pouvoir manger sans douleur ni gêne. Chaque bébé, et chaque parent, a droit à des soins abordables », écrit Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, sur sa page Facebook.

Comment bénéficier du remboursement ?

Le remboursement ne sera pas automatique. Il faudra :

  • Un diagnostic posé par un médecin spécialiste (pédiatre, allergologue…).
  • Un suivi médical régulier, pour vérifier que cette alimentation adaptée reste nécessaire au fil du temps.

Cette dernière condition vise à garantir que l’aide s’adresse bien aux enfants allergiques, tout en évitant les prescriptions excessives ou injustifiées.

Reconnaissance du quotidien des parents concernés

Cette mesure représente un soulagement concret pour de nombreuses familles qui, au-delà du stress lié à la santé de leur bébé, doivent souvent jongler avec un budget mis à rude épreuve. C’est aussi une reconnaissance symbolique des difficultés invisibles que traversent les parents d’enfants allergiques : consultations en série, nuits agitées, essais alimentaires laborieux. Le gouvernement répond ici à une réalité de terrain en apportant un soutien social ciblé, pour que le coût de la santé infantile ne soit plus un frein à un développement serein.

Fête des mères : mise à l’honneur de ces super-héroïnes dans le monde

Ce dimanche 11 mai 2025, c’était la traditionnelle fête des mères. Comme chaque deuxième dimanche du mois de mai, ce fut l’occasion rêvée pour tous les enfants, petits et grands, de remercier leur super maman. Bien plus qu’une simple fête commerciale, c’est surtout le moment idéal pour clamer un peu plus fort son amour à sa maman et mettre à l’honneur celle qui nous a mis au monde. En Belgique, comme ailleurs dans le monde, les traditions diverges. Tour d’horizon. 


Ce lundi 12 mai, c’est aussi la journée mondiale des infirmières (et des infirmiers). Une double raison pour mettre en avant toutes ces super-héroïnes que sont les mamans et ces professionnelles. En effet, ce métier est bien essentiel – la période covid l’a bien confirmé –, mais il n’est clairement pas de tout repos ; spécifiquement pour celles qui ont des enfants. Elles doivent ainsi jongler entre le temps passé à la maison et les horaires à rallonge de l’hôpital, les gardes de nuit ou encore le travail durant le weekend. Au regard de cette réalité, il semblait évident pour l’équipe de Born in Brussels de mettre en avant toutes ces femmes qui tentent, tant bien que mal, de concilier leurs vies à tous les niveaux.

Les origines de la fête des mères

La traditionnelle fête des mères se célèbre en réalité depuis la nuit des temps. Ou plutôt depuis l’Antiquité. En effet, les Grecs célébraient leur divinité dénommée Rhéa, mère de Zeus et associée à la maternité, symbole de fertilité et de fécondité. D’après les écrits, au Moyen-âge, on célébrait les mamans durant le printemps qui était la saison dédiée à Marie, mère de Jésus. Un bond dans le temps nous mène au 20e siècle et aux nombreux conflits qui y sont associés. En effet, l’arrivée des américains en France a eu pour influence, notamment, d’instaurer une journée particulière rendant hommage à toutes les femmes ayant perdu un enfant. Par la suite, une fois la guerre passée, les français ont instauré une journée pour les mères de familles nombreuses dans le but de relancer les naissances.

Où et comment célèbre-t-on les mamans ?

Tant en Belgique que dans d’autres régions du monde, les mamans sont donc célébrées chaque année au printemps et selon différentes traditions :

  • En Belgique (tout comme au Canada), la fête des mères se célèbre en général le deuxième dimanche du mois mai. La ville d’Anvers fait néanmoins exception puisque la « Moederdag » a lieu le 15 aôut. L’occasion pour les enfants de rendre visite à leur maman, de lui offrir un cadeau ou un bouquet de fleurs.
  • En France, depuis 1950, la fête des mères est de mise le dernier dimanche du mois de mai. En général, les enfants sont invités à réaliser un bricolage pour l’offrir à leur maman.
  • En Allemagne, les mamans ne travaillent pas lors de cette fête qui se déroule également le deuxième dimanche du mois de mai.
  • En Espagne, on célèbre les mamans le premier dimanche de mai. Durant ce jour, les mères, ainsi que les grands-mères, ne cuisinent pas.

Autres pays, autres mœurs

De manière générale et quelle que soit la période, il est ainsi courant de voir les mamans recevoir de la part de leurs enfants des cadeaux de toutes sortes : chocolats, bijoux, bouquets de fleurs, bricolages… Dans d’autres pays, hormis ceux déjà mentionnés, ces présents sont distribués à d’autres moments de l’année : en Argentine, les mamans sont gâtées durant le mois d’octobre ; en Norvège cela se fait durant le mois de février ; en Indonésie les mamans sont célébrées en décembre. Plus forte symbolique encore en Éthiopie où la fête des mères, dénommée Antrosht, se déroule à la fin de la saison des pluies : durant trois jours, la fête est accompagnée de danses et de rassemblements familiaux. En Thaïlande, enfin, la fête des mères est une fête nationale voyant ses rues se couvrir de bleu et d’illuminations en tout genre. Les rites et coutumes diffèrent donc d’une région du monde à l’autre mais l’intention de cette fête des mères reste la même : faire plaisir à la première femme de sa vie, sa maman.

Sortie littéraire : « Premiers cris » explore l’univers fragile de la néonatologie

Premiers cris, un livre puissant sur le monde de la néonatologie, vient d’être publié aux éditions du Seuil. Pendant plusieurs mois, la journaliste Clémentine Goldszal a effectué une immersion dans le service de réanimation néonatale de l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Elle a ensuite écrit ce récit qui éclaire avec sensibilité les premiers instants de vie des nouveau-nés.

La périnatalité est le sujet de prédilection de Born in Brussels, voire son unique ligne éditoriale. De nombreux articles sur la néonatologie et la prématurité figurent ainsi sur notre site. Le dernier en date : L’association SOS Préma alerte l’État français sur le combat des parents de prématurés. En terme de littérature, il existe encore peu d’écrits sur ce sujet sensible. En revanche, sur la thématique de la maternité, les auteur.rice.s s’en donnent à cœur joie. Exemple parmi d’autres, un livre-bijou qui exprime enfin ce que c’est vraiment d’« Être mère ».

Raconter l’indicible : la naissance en situation critique

Avant d’écrire son ouvrage (son tout premier), Clémentine Goldszal a intimement partagé le quotidien de ce service de réanimation néonatale, observant les soins, les gestes précis, mais aussi les espoirs et les doutes qui accompagnent ces débuts de vie hors normes. À travers un récit mêlant portraits, témoignages et réflexions, l’autrice cherche à rendre visible cet univers suspendu, où la naissance rime d’emblée avec lutte et incertitude.

« La vérité des nouveau-nés nous échappe. Absolument démunis, non doués de parole… Une énigme entoure leur précieuse existence », peut-on lire dès les premières pages du livre. 

Un regard sensible sur la vulnérabilité

Au fil des pages, Premiers cris ne se limite pas à une observation clinique. Clémentine Goldszal mêle à son récit des références issues de la philosophie, de la psychanalyse et de l’art pour proposer une réflexion plus large sur la condition humaine. Comment aborder ces existences fragiles ? Quelle place donner à la vulnérabilité dans une société tournée vers la performance ? Le livre invite à penser autrement ces instants où tout commence.

« Les nouveau-nés communiquent par quelque chose qui est autre chose que le langage », a livré Clémentine Goldszal au sein d’un podcast intitulé « Ce que les nouveau-nés nous révèlent sur la vie ».

Utile autant aux parents qu’aux professionnel.le.s de santé

Sans être un guide pratique, Premiers cris pourrait toucher de nombreux lecteurs. Les jeunes parents, et particulièrement les nouvelles mères confrontées à la prématurité ou à une hospitalisation néonatale, y trouveront peut-être un écho à leurs émotions et à leurs questionnements. Les professionnel.le.s de santé, elles.eux, pourront y retrouver une approche sensible de leur métier, centrée sur le soin relationnel, l’écoute et la présence humaine, au-delà des protocoles techniques.

 

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