Le secteur de la petite enfance souffre : crèches saturées, quelles solutions pour les parents ?

Le Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes (CEFH) organisait une conférence intitulée « crèche saturées, parents dépassés : quelles solutions pour Bruxelles ? » Un débat auquel ont pris part des associations de la petite enfance, des puéricultrices, des représentants politiques et bien sûr des parents concernés par la problématique. Born in Brussels y était également.

Photo : Samuel Walheer

C’est suite à la parution en décembre 2024 d’un avis d’initiative du CEFH que le sujet a été tout naturellement choisi pour cette conférence. Car, il est vrai que le secteur de la petite enfance souffre depuis plusieurs années. Et ce n’est pas faute aux puéricultrices d’avoir tiré la sonnette d’alarme en 2023 : Petite enfance et milieux d’acceuil : le secteur manifeste pour un vrai coup de main ! Plusieurs problématiques sont à relever comme un manque de places dans les milieux d’accueil, en particulier dans les communes les plus pauvres, un cadre de travail décrié, un manque de reconnaissance et de valorisation financière ou encore une pénurie de personnel causé par une perte d’attractivité du secteur. La répartition des compétences selon les niveaux de pouvoir à Bruxelles n’aide pas le processus d’amélioration du secteur à sortir la tête de l’eau.

« Veiller à l’égalité entre les femmes et les hommes est un devoir permanent. Il est nécessaire de le prendre systématiquement en compte dans le cadre de l’élaboration des politiques bruxelloises, de la gestion quotidienne de la Région ainsi que dans l’évaluation de ces politiques et des actions menées. » Le Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes (CEFH)

Pourquoi un avis du CEFH ?

Lorsqu’on lit l’avis publié par le Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes en fin 2024, celui-ci fait état d’une situation bien complexe. En effet, l’un des principaux défis auquel doit faire face le secteur de la petite enfance est ce déséquilibre entre l’offre et la demande de places d’accueil. Malgré une amélioration du taux de couverture entre 2013 et 2022, le CEFH le confirme : cela reste largement insuffisant. De plus, si l’on tient compte de la  « non-demande » de certaines familles, il faut considérer que des familles renoncent à chercher une place. Ces dernières abandonne face à la pénurie ou sont confrontées à des difficultés d’accessibilité financière ou géographique. Pour finir, le CEFH met en avant l’inadéquation entre l’offre et la demande ; prégnante si l’on examine la situation pas uniquement au niveau de la Région mais plutôt par commune ou par quartier. Le Conseil poursuit dans son avis : « On remarque alors de fortes disparités, généralement entre communes plus riches du Sud-Est, mieux fournies en milieux d’accueil, et communes plus pauvres du Nord-Est, moins bien loties. »

Que dit l’avis ?

Pour mener à bien ce nouvel avis, plusieurs auditions ont été menées par le CEFH dans le courant de l’année 2024 et ont permis d’aboutir à un avis. Ces auditions ont été réalisées auprès du Cabinet du Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, Perspective.brussels, la Ligue des Familles ainsi qu’au Gezinsbond. L’avis reprend des revendications à destination de l’Etat fédéral, la Région de Bruxelles-Capitale (RBC), la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), la Vlaamse Gemeenschap (VG), la Commission communautaire française (COCOF) et la Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC). Dans l’avis figurent des recommandations transversales adressées aux différents niveaux de pouvoir du pays. Il y a également des recommandations particulières du CEFH qui reprend deux thématiques importantes :

  • Nombre de places et accessibilité : Augmenter l’offre de places, Cibler les quartiers au taux de couverture faible, Agir sur la demande : congés de naissance et parentaux, prégardiennat et classes d’accueil, Augmenter l’accessibilité financière, Faciliter le processus d’inscription et améliorer la qualité de l’accueil ou encore Augmenter l’inclusion des enfants à besoins spécifiques
  • Emploi et formation : Améliorer l’attractivité, les conditions de travail et la rémunération du secteur, Simplifier les démarches administratives et soutenir les équipes, Inclure la petite enfance dans un accord-cadre régional pour l’emploi, la formation et l’enseignement, Mettre à jour et étendre les formations initiales ou encore Faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers

Vers l’avis d’initiative : Accueil de la petite enfance en Région de Bruxelles-Capitale

Un métier trop peu valorisé

Deux puéricultrices ont pris la parole pour partager leur expérience et témoigner des difficultés auxquelles elles font face tous les jours, le peu de valorisation de leur métier, aux impacts psychologiques et physiques ou encore aux conséquences que cela induit. Voici l’un des deux témoignages :

« Voir les enfants grandir, évoluer, apprendre jusqu’à devenir autonome est une expérience gratifiante. Chaque jour, nous avons la satisfaction de participer à leurs développement et de les accompagner dans une étape essentielle de leur vie. Avoir la confiance des parents est important. Malheureusement, c’est un métier qui est mal payé et qui influe tant sur le plan physique que psychologique. Nous sommes soumises au stress, à une charge mentale permanente et efforts répétitifs : porter des enfants, rester longtemps debout, se pencher constamment provoquent, à long terme, des troubles musculo squelettiques comme des douleurs au dos, aux épaules ou aux genoux. Des douleurs qui deviennent avec le temps chroniques et nécessites des arrêts de travail prolongés. À notre retour, on nous fait bien ressentir que l’on a été trop longtemps absentes. Notre santé mentale y prend un coup ; nous devons compenser face à des parents exigeants et inquiets, des collègues en sous-effectif ainsi qu’un rythme effréné. Notre métier souffre face à une pénurie de personnel, un métier peu attractif, pas assez payé, des horaires contraignant et un manque de reconnaissance pour un métier à vocation. Pour une grande majorité de femmes dans ce métier – qui assument également la responsabilité des charges familiales – l’équilibre entre vie privée et familiale est rendu très difficile. Certaines puéricultrices, comme moi, doivent réduire leur temps de travail à cause des horaires peu adaptés à une vie de famille. D’autres passent à mi-temps car épuisées, au détriment de leur revenu ou de leur carrière ou quittent, à contre-cœur la profession. Nous ne pensons pas tenir jusqu’à la pension car travailler 45 ans dans une crèche semble légitimement inenvisageable pour beaucoup de monde. Nous aimerions que notre métier soit reconnu comme métier lourd afin de permettre un départ à la retraire anticipé et dans la dignité. Bien qu’il s’agit d’un métier fabuleux, les conditions de travail sont de plus en plus précaire, il manque un soutien médical adapté au personnel, reconnaitre la pénibilité et proposer des aménagement de fin de carrière. Il semble donc urgent d’agir pour préserver la qualité d’accueil des enfants et la santé des professionnelles qui y consacrent avec passion. Gladys Romo Aguilera, puéricultrice depuis 20 ans dans une crèche publique à Bruxelles.

Un mot sur le CEFH

Le Conseil est l’organe consultatif autonome de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 2012. Il émet des avis et des recommandations sur toute question relative à l’égalité entre les femmes et les hommes. La particularité du conseil est la composition subdivisée en quatre parties : des partenaires sociaux, du Nederlandstalige Vrouwenraad et du Conseil des Femmes francophones de Belgique, d’organisations pertinentes de la société civile ainsi que du monde académique. Ses missions sont les suivantes :

  • Formuler des avis et recommandations sur toutes les matières qui peuvent avoir une incidence sur l’égalité entre les femmes et les hommes en Région de Bruxelles-Capitale ;
  • Suivre la thématique de l’égalité entre les femmes et les hommes, également aux autres niveaux de pouvoir, pour autant que cela ait un impact pour la Région de Bruxelles-Capitale ;
  • Remettre un rapport annuel au Gouvernement sur les activités réalisées et la dépense de ses ressources financières ;
  • Organiser une fois par an un débat public sur les travaux réalisés par le Conseil et les perspectives qui se dessinent pour l’avenir.

→ En savoir plus sur le CEFH : Conseil bruxellois de l’égalité entre les femmes et les hommes Brupartners ou 02 205 68 85

Nouveaux-nés : Traiter les malformations vasculaires cérébrales, une première mondiale

L’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) l’a annoncé dans un communiqué : il s’agit d’une découverte scientifique inédite. Pour traiter les malformations vasculaires cérébrales, cette nouvelle perspective permettrait de développer un traitement médicamenteux précoce visant à améliorer le pronostic vital, tout en préservant le développement cérébral, chez les nouveaux-nés. Une première mondiale qui mérite une lecture approfondie.

{ Communiqué de presse de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) }

Le Service de Neuroradiologie Interventionnelle de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) annonce une découverte scientifique majeure qui ouvre la voie à un futur traitement pour les malformations vasculaires cérébrales complexes chez les nouveau-nés. Ce tournant médical sans précédent est le fruit d’une collaboration entre le Service de Neuroradiologie Interventionnelle de l’H.U.B (Pr B. Lubicz) et le Laboratoire de Physiologie de la Faculté de Médecine de l’Université Libre de Bruxelles ULB (Pr N. Baeyens), mais aussi l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue Nature Cardiovascular Research.

Un espoir pour les parents du monde entier

Les malformations vasculaires cérébrales chez les nouveau-nés – parmi lesquelles la malformation de la veine de Galien – sont des anomalies rares mais graves, détectées dès la naissance, parfois même durant la grossesse. Elles se traduisent par des connexions anormales entre les artères et les veines du cerveau, provoquant un afflux sanguin massif qui peut entraîner une insuffisance cardiaque, des hémorragies ou des lésions cérébrales irréversibles. Sans traitement, ces malformations peuvent compromettre à la fois la survie et le développement neurologique de l’enfant.

© H.U.B

Jusqu’ici, les options thérapeutiques sont limitées : interventions endovasculaires de haute précision, réalisées dans quelques centres ultra-spécialisés, avec des risques importants. Lorsqu’une intervention est possible, ce qui n’est pas toujours le cas, le taux de survie peut atteindre 80-85%, mais le développement neurologique reste compromis dans plus de 50% des cas.

La découverte scientifique majeure annoncée par l’H.U.B aujourd’hui offre une perspective inédite : celle de développer un traitement médicamenteux ciblé et précoce permettant d’améliorer considérablement le pronostic vital de ces bébés tout en préservant leur développement cérébral dès les premiers jours de vie.

« Nous avons identifié une cible thérapeutique totalement inédite. Cette avancée, c’est bien plus que de la science : c’est une nouvelle chance pour des nouveau-nés dont le pronostic neurologique était limité. » Pr Boris LUBICZ, Directeur du Service de Neuroradiologie Interventionnelle de l’H.U.B

Une prouesse rendue possible grâce à l’écosystème de l’H.U.B-ULB

Cette découverte scientifique illustre la force de l’écosystème de soins, d’enseignement et de recherche de l’H.U.B-ULB, et soutenu par le Fonds Erasme, la Fondation ULB et le FNRS, moteurs essentiels du financement de la recherche médicale innovante.

« Cette avancée est le fruit d’une recherche fondamentale patiente, rigoureuse et audacieuse qui a permis de développer un modèle de la maladie, de comprendre son mécanisme et de proposer un traitement pharmacologique potentiel. Elle démontre à quel point les ponts entre laboratoire et hôpital sont vitaux pour faire émerger les traitements de demain. » Pr Nicolas Baeyens, Responsable du Laboratoire de Physiologie (ULB)

« Soutenir la recherche pédiatrique, c’est investir dans l’avenir. Cette découverte prouve que les dons et le mécénat sauvent des vies – même les plus petites. » Cécile Van Parijs, Directrice du Fonds Erasme

Un appel à la société : investir dans la santé des enfants

Ce projet n’aurait pu voir le jour sans le soutien déterminant du Fonds Erasme et de mécènes privés, dont le financement a permis de réunir les expertises médicales, scientifiques et technologiques nécessaires à cette percée inédite. En outre, ce projet a bénéficié d’un financement du FNRS et du soutien de la Fondation ULB et de plusieurs mécènes, pour financer les chercheurs mais aussi l’acquisition de deux microscopes de pointe ayant permis d’identifier les mécanismes menant à ces malformations.

Il ne s’agit que d’une première étape : pour transformer cette découverte en un traitement sûr et accessible aux nouveau-nés, des études précliniques et cliniques devront être menées dans les années à venir. Ces prochaines phases nécessiteront un investissement estimé à plusieurs millions d’euros, mobilisant à la fois des fonds publics, privés et philanthropiques. Car si cette avancée sauve déjà des vies en théorie, elle ne pourra changer la réalité de ces bébés qu’avec un soutien financier pérenne.

C’est pourquoi cette percée médicale est aussi un appel à la mobilisation : la pédiatrie reste largement sous-financée, alors qu’elle concerne les patients les plus vulnérables. Or, chaque enfant mérite un avenir – même face à une maladie rare et complexe.

L’H.U.B s’affirme aujourd’hui comme centre de référence en Europe, accueillant des enfants venus de Belgique et de l’étranger pour les cas complexes qui requièrent une expertise de pointe. Grâce au soutien des investisseurs et des donateurs, ses équipes pourront transformer encore davantage de vies.

Le Kangourouthon : un marathon de tendresse pour les nouveau-nés

Avez-vous déjà entendu parler du Kangourouthon ? Le marathon du peau à peau qui a lieu chaque année au sein d’unités de soins intensifs néonatals du monde entier ? Cet événement qui a lieu à la mi-mai provient tout droit du Canada et vise à promouvoir une pratique aussi simple que révolutionnaire : la méthode kangourou. En Belgique, plusieurs hôpitaux s’inscrivent activement dans cette dynamique qui place l’humain, la chaleur et le lien au cœur des soins.

Tenir son bébé contre soi, peau contre peau, dès les premières heures de vie, et aussi souvent que possible : ce geste instinctif est aujourd’hui validé par de nombreuses études scientifiques et recommandé par l’OMS. Au CHU Saint-Pierre notamment, la participation au Kangourouthon s’inscrit, selon l’hôpital, dans une philosophie de soins profondément humaine : “Objectif zéro séparation”.

Même après une césarienne ou en cas de séjour en néonatologie, tout est mis en œuvre pour que les parents puissent rester en contact physique avec leur bébé. »

Un concept tout droit venu du Canada

Le Kangourouthon est un événement annuel né en 2018 au Québec, initié par six hôpitaux universitaires avec le soutien de la Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Inspiré par une initiative antérieure du Centre hospitalier Sunnybrook de Toronto, il vise à promouvoir la pratique du peau à peau en soins intensifs néonatals en encourageant les parents à tenir leur bébé contre leur poitrine pendant le plus grand nombre d’heures possible. Cette approche s’inscrit dans la continuité de la méthode kangourou, développée à Bogotá dans les années 1970, et reconnue aujourd’hui pour ses nombreux bienfaits sur la santé et le développement des nouveau-nés. Depuis, le Kangourouthon s’est étendu à d’autres pays, dont la Belgique, où des hôpitaux comme le CHU Saint-Pierre à Bruxelles s’y engagent chaque année.

Le Kangourouthon, une pratique prolongée et accompagnée

Pendant toute la durée du Kangourouthon, les équipes médicales encouragent donc les parents à pratiquer le peau à peau le plus longtemps possible chaque jour, depuis la naissance jusqu’à la sortie de l’hôpital — et au-delà. Des écharpes de portage et bandeaux sont mis à leur disposition, et un accompagnement est proposé pour que chacun, chacune, se sente à l’aise dans cette approche. Car le peau à peau, ce n’est pas seulement une technique : c’est un moment de rencontre, une reconnaissance des compétences naturelles des parents, un soin enveloppant pour les bébés souvent fragiles, prématurés ou hospitalisés.

Et quand les parents ne peuvent pas… les câlineurs prennent le relais

Parfois, pour des raisons médicales, sociales ou personnelles, les parents ne peuvent pas être présents auprès de leur nouveau-né aussi souvent qu’ils le souhaiteraient. C’est là qu’interviennent des bénévoles au rôle aussi méconnu que précieux : les Câlineurs de bébés. Formés par les équipes hospitalières, ces hommes et femmes offrent leur temps, leur tendresse et leur calme pour porter, apaiser, bercer et câliner les nourrissons hospitalisés. Ils ne remplacent pas les parents, mais permettent de maintenir le lien humain essentiel au bon développement du bébé, en attendant que les parents puissent reprendre leur place. L’asbl est déjà active dans divers hôpitaux bruxellois dont l’Hôpital des Enfants, le CHU Saint-Pierre ou encore l’Hôpital Delta. Leur présence contribue à réduire le stress du nouveau-né, à renforcer sa stabilité physiologique, et à lui offrir un contact humain bienveillant, dans une période de vie où chaque minute de chaleur compte.

Une médecine du lien

Le Kangourouthon, les soins peau à peau, les câlineurs de bébés… Tout cela raconte une même vision : celle d’une médecine du lien, fondée sur la tendresse, la confiance et l’attention à l’autre. Ce n’est pas une médecine qui se contente de soigner les corps, mais qui prend soin des débuts de vie, des émotions, des relations. En soutenant le peau à peau et ses multiples déclinaisons, les hôpitaux comme le CHU Saint-Pierre réaffirment une conviction forte :

« La chaleur humaine est un soin à part entière. Elle ne coûte rien, mais elle transforme tout. »

Stages de vacances et rougeole : Vivalis rappelle les bons réflexes

La fin de l’année scolaire approche à grands pas et les prochains stages d’été également. Un bon nombre de famille ont fait le choix d’inscrire leurs enfants dans des activités ludiques et sportives. De son côté, la rougeole circule et reste aussi bien présente en région bruxelloise. Pour sensibiliser les parents ainsi que les responsables de lieux de stages, Vivalis – dont fait partie Born in Brussels – partage sa campagne préventive et rappelle qu’en cas de doute, le mieux est de contacter son médecin.

Une affiche, réalisée par le service de médecine préventive de Vivalis est téléchargeable gratuitement et permet d’informer les familles sur les symptômes et les bonnes mesures à adopter. Un appel à la vigilance toujours très important qui figure même comme un acte citoyen. Les responsables des plaines de jeux sont aussi appelés à participer activement à cette sensibilisation en posant l’affiche un peu partout dans leur lieux.

Ensemble, on y arrivera !

Par sa campagne de sensibilisation, Vivalis rappelle certaines précautions à prendre en vue de se protéger et protéger les plus vulnérables, réduire la propagation de la maladie et assurer le bien-être du plus grand nombre. Il est important de savoir que les enfants – comme les adultes d’ailleurs – partiellement vaccinés ou non vaccinés, sont considérés comme des personnes à risques. Pour se protéger de la rougeole et, ainsi, protéger les autres, il faut donc adopter les bons réflexes :

  • Vérifier le statut vaccinal de votre enfant : s’il est incomplet, prenez rapidement rendez-vous avec votre médecin traitant ou pédiatre.
  • En cas de symptômes chez votre enfant (fièvre, éruption) ou si vous avez un doute : appelez votre médecin avant de vous présenter à sa consultation, évitez que votre enfant soit en contact direct avec des personnes non vaccinées ou fragiles (nouveaux-nés, femmes enceintes, etc.), portez un masque pour vous rendre à la consultation, ne faites pas participer votre enfant aux activités et garderies de l’été avant d’avoir reçu l’accord de votre médecin traitant

→ Affiche sur la rougeole à télécharger

Affiche sur la rougeole de Vivalis

Comment se protéger ?

Le service de médecine préventive de Vivalis rappelle aussi que pour être totalement protégé contre la rougeole– et ne plus être à risque – il est important d’être totalement vacciné. Une seule dose ne suffit donc pas. Il faut avoir reçu une vaccination en deux doses avec le vaccin RRO (Rougeole-Rubéole-Oreillons) qui est la seule protection efficace contre la maladie et gratuit sous certaines conditions. La première dose est généralement administrée à 12 mois et la seconde entre l’âge de 7 ans à 9 ans. Les consultations ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) et K&G (Kind&Gezin) sont accessibles gratuitement jusqu’à 6 ans pour tous les enfants. De plus, il est possible de se faire vacciner sans mutuelle et le vaccin reste gratuit auprès des pédiatres et médecins participants (seule la consultation est payante).

Quelques mots sur la rougeole

La rougeole est une infection virale extrêmement contagieuse qui se transmet par voie aérienne. Elle se manifeste spécifiquement par de la fièvre et l’apparition de tâches rouges sur la peau. Les personnes les plus à risque d’être touchées par cette infection sont les enfants de moins de 10 ans. Selon les dernières études, 30% des personnes infectées risquent des complications. Il est également bon à savoir qu’afin de réduire les risques, il faut davantage protéger certaines personnes, comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins de 12 mois ainsi que les personnes à faible immunité ou qui n’ont jamais été vaccinées. Malheureusement, on ne peut pas vacciner pendant la grossesse ni avant 6 mois de vie. C’est pour ça qu’il faut éviter que la maladie ne circule en nous faisant vacciner en temps et en heure. D’ailleurs, les personnes nées après 1970 qui n’ont pas reçus deux doses de vaccins contre la rougeole peuvent bénéficier du vaccin gratuit auprès des médecins qui participent au programme de vaccination ONE ou K&G.

→ Pour en savoir plus sur la rougeole, une brochure a été réalisée par vivalis.brussels

→ Vérifier son statut vaccinal avec Vivalis

Partager les bonnes informations, c’est primordial

Born in Brussels mesure toute l’importance de partager les bonnes informations, au bon moment ; la vaccination en fait partie. Plusieurs sensibilisations, auxquelles Vivalis a notamment pris part, ont été diffusées dans le passé : Épidémie de rougeole : Vous partez en vacances avec vos tout-petits ? Pensez aux vaccins !, Rougeole et coqueluche : des vaccins toujours gratuits pour protéger les tout-petits, Coqueluche et femmes enceintes : Vivalis insiste sur l’importance du rappel vaccinal ! ou encore Semaine mondiale de la vaccination : se protéger et protéger les autres, ça n’a pas de prix !

 

Contraception, sexualité, grossesse : « Love Attitude » devient « Mon Planning familial »

Le tout nouveau site web monplanningfamilial.be remplace l’ancienne plateforme Love Attitude. Lancé à la fin de l’année 2024, le site a été complètement repensé pour être plus facile, inclusif, plus ergonomique. Il répertorie les 27 centres de planning familial bruxellois (et les 80 wallons). Pour chacun d’eux est établie une fiche exhaustive, qui rappelle les services que l’on peut y trouver (suivi de grossesse, consultation sexologique ou conjugale, mais aussi contraception, IVG, etc.) Enfin, il est aussi une base de ressources concernant les violences, les IST/MST, les problématiques LGTBQIA+ et bien d’autres sujets liés à la sexualité. 

Illustration issue de la plateforme Mon Planning familial.

 

Sur Born in Brussels, les questions du désir (ou non) d’enfant, de sexualité, de grossesse… sont largement abordées. C’est donc naturellement que nous souhaitons mettre à l’honneur ce nouveau site web Mon Planning Familial qui s’inscrit dans une volonté d’accompagnement global, inclusif et bienveillant autour de la santé sexuelle, reproductive et parentale. Mon Planning familial est le fruit d’une collaboration entre les quatre fédérations de centres de planning familial, avec le soutien de l’AVIQ et de la COCOF. Il remplace le site Love Attitude, actif depuis 2007, et marque une étape importante dans la modernisation et l’amélioration de l’accès aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive.

Un site accessible à toutes et tous

Conçu pour être inclusif, Mon Planning familial s’adresse à toutes les personnes, quel que soit leur âge, leur genre, leur orientation sexuelle ou leur situation socio-économique. Que vous ayez besoin d’une consultation médicale, psychologique ou juridique, que vous cherchiez un accompagnement pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) ou des conseils sur la contraception, ce site vous oriente facilement vers le bon service, près de chez vous.

Une carte interactive pour trouver rapidement un centre

Mon Planning familial centralise toutes les informations pratiques et fiables sur les 107 centres de planning familial répartis à Bruxelles et en Wallonie. Grâce à une carte interactive, vous pouvez localiser en quelques clics le centre le plus proche. Il est aussi possible d’affiner votre recherche avec des filtres : centres pratiquant l’IVG, accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), horaires d’ouverture, etc.

Des services clairs, des réponses concrètes

La plateforme propose :

  • Des descriptions détaillées des consultations disponibles dans chaque centre ;
  • Des informations pratiques : adresses, horaires, tarifs ;
  • Une FAQ reprenant les questions les plus fréquentes ;
  • Des ressources thématiques sur les relations, la vie affective et sexuelle ;
  • Une présentation des valeurs, de l’histoire et des missions des centres.

 

→ Vers le site web monplanningfamilial.be