En France, « Bliss Stories » fait référence en matière de témoignages sur la maternité

Depuis six ans maintenant, Bliss Stories, un concept basé en France, donne la parole aux femmes qui se livrent sans filtre ni tabou, à travers leur récit de maternité et leur trajectoire de mères. Grâce à des podcasts, articles ou autres contenus, les (futures) mères peuvent trouver, sur Bliss, de multiples ressources. Et la formule marche, puisqu’elles sont plus de 260 000 à suivre le compte Instagram. Récemment, un volet sexualité a été ajouté au site web, pour compléter encore un peu plus les sujets abordés, sans plus aucun tabou du tout. 

Bliss Stories est né en 2018 d’un constat saisissant : « Le manque immense d’informations concernant la (in)fertilité, la grossesse, l’accouchement, le post-partum et toutes les façons possibles de faire famille. » C’est ainsi que Clémentine Galey, initiatrice du projet et maman de deux enfants, a commencé, au sein d’un podcast, a donné la parole à celles qui ont choisi de partager leur histoire.

Ici, on raconte tout, on ne s’interdit rien.
Ici, on écoute avec le cœur.
Ici, on libère la parole.
Ici, on partage le savoir.

Le 1er podcast sur la maternité

À travers des témoignages authentiques et sans filtre (267 au moment d’écrire l’article), Clémentine Galey recueille les récits de femmes sur leur grossesse et leur maternité, dans le but de conseiller, de rassurer, de créer des liens et surtout, de déculpabiliser. Ce podcast propose un regard réaliste et sans tabou sur la grossesse et la parentalité, en offrant des détails qu’on aurait aimé connaître plus tôt, des récits honnêtes qui préparent et informent avant, pendant et après l’arrivée d’un bébé. Un espace de partage pour tous les parents, où les conseils et témoignages se croisent pour mieux appréhender cette aventure. En six ans, ce podcast – et les multiples projets qui l’accompagnent – a rencontré un succès tel qu’il s’est rapidement hissé à la première place. Avec ses 260 000 abonnés sur Instagram et ses écoutes records par épisode, il n’est pas prêt d’être détrôné. D’autant plus que le projet se renouvelle sans cesse et qu’un nouveau podcast « Bliss Hot Stories » sur la sexualité des femmes a vu le jour récemment.

Information périnatale variée

Au sein du podcast, du site web, du livre, du spectacle (parce que Bliss Stories, c’est aussi ça), plusieurs questions clés reviennent sur le tapis : « Qu’y a-t-il de plus hallucinant que de voir le corps d’une femme en fabriquer un autre ? Le chemin peut être long pour tomber enceinte, alors comment savoir quelles sont toutes les possibilités pour faire ce bébé ? Le passage en salle de travail et ce qui s’y passe précisément restent une énigme pour beaucoup, mais où trouver des infos concrètes ? Qu’est-ce qui, dans une vie, procure plus de frissons que le moment où des parents posent les yeux pour la première fois sur leur bébé ? Existe-t-il un moment plus exceptionnel que celui de la naissance ? » Et les réponses affluent des mères elles-mêmes (des pères aussi parfois, comme dans un des derniers épisodes avec Julien Doré). Du contenu informationnel apporte également des pistes de « solutions » au sein du blog et aussi du livre Bliss Stories sorti en 2020.

→ Vers le site web de Bliss Stories

 Le compte Instagram Bliss.stories

Foison de podcasts sur le sujet

Bien sûr, Bliss Stories est loin de proposer le seul podcast sur la maternité. Autant en France qu’en Belgique, le sujet fait écrire, parler et réagir. Il faut dire que la maternité, la parentalité ou encore la périnatalité concernent (ou ont concerné un jour) une bonne majorité de la population.

En Belgique

En France

Sofia Douieb

Bébés prématurés : vue d’ensemble sur un sujet qui concerne tant de familles !

Chaque année, plus de 13 millions de bébés naissent prématurés dans le monde. À l’occasion de la journée mondiale de la prématurité, Born in Brussels ne pouvait pas passer à côté de ce sujet sociétal qui concerne un grand nombre de famille en Belgique et dans le monde. D’ailleurs, les naissances prématurées sont aujourd’hui la principale cause de mortalité infantile, représentant plus d’un décès d’enfant sur cinq survenant avant leur cinquième anniversaire. Les survivants de la prématurité peuvent être confrontés à des conséquences sanitaires tout au long de leur vie, avec une probabilité accrue de handicap et de retard de développement. Pour en parler, voici donc quelques-uns de nos articles, publiés au cours de l’année, qui abordent toute la complexité du sujet de la prématurité.

On ne sait pas arrêter le travail quand il a démarré. On sait le retarder de 48h maximum, ce qui est utile pour transférer la femme enceinte si elle n’est pas dans une maternité adaptée. Mais pour celles qui présentent des risques d’accouchement prématurés, on ne sait pas prédire si elles vont effectivement accoucher ou non. Avec mes recherches, cela sera désormais possible.” Céline Mehats, chargée de recherche à l’Inserm et affectée à l’Institut Cochin, Paris.

Naissances prématurées : l’OMS et Unicef tirent la sonnette d’alarme

Quelque 152 millions de bébés sont nés avant terme au cours de la dernière décennie, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Sur dix bébés nés, un est prématuré – et toutes les 40 secondes, un de ces bébés meurt. À noter également que les impacts des conflits, du changement climatique et du Covid-19 augmentent les risques pour les femmes et les bébés partout dans le monde.

→ Qu’en est-il de cette urgence silencieuse

Prédire l’accouchement prématuré, ce sera bientôt possible (et révolutionnaire !)

Découverte révolutionnaire dans le monde périnatal : la prédiction de l’accouchement prématuré à 7 jours près. Céline Mehats, directrice de recherche à l’Inserm (Institut de santé et de recherche médicale) et spécialiste de l’accouchement et de la prématurité à l’Institut Cochin à Paris, s’est récemment confiée au micro du podcast “Naître” de France Inter sur cette avancée médicale majeure. Les résultats finaux devraient voir le jour en 2027.

→ Lire l’article complet

L’app “NeoParent” renforce la communication entre soignants et parents à l’UZ Brussel

L’application mobile “NeoParent” vient d’être implémentée au sein du service de néonatologie de l’UZ Brussel. L’objectif ? Renforcer la communication entre les prestataires de soins et les parents de bébés prématurés. Cette app permet aux parents de communiquer avec l’équipe soignante au sujet de leur bébé, de recevoir des informations personnalisées et de voir des photos de leur enfant. Ce mélange d’informations factuelles et de moments d’émotion entretient le lien avec le bébé placé en couveuse.

→ Des renseignements sur l’application

“La peur au ventre” : puissant témoignage sur la prématurité

“La peur au ventre”, paru en novembre 2023 aux éditions Kennes, est avant tout le témoignage d’une maman, Caroline Fontenoy, à propos de son expérience douloureuse de la prématurité. Mais c’est aussi un cri d’espoir pour tous les parents amenés à vivre cela un jour : “J’en suis la preuve vivante, parfois, on peut faire mentir les pronostics !” Et puis ce livre, c’est aussi une recherche approfondie et journalistique sur ce sujet encore trop souvent tabou.

→ Pour en savoir plus sur l’ouvrage

Illustration tirée d’internet

 

Partagé par Samuel Walheer

« Grandir sans violence », une nouvelle campagne pour sensibiliser les parents et les professionnels de l’éducation

« Grandir sans violence », c’est le slogan de la nouvelle campagne lancée par le mouvement mondial « Défense des Enfants International » (DEI). Son objectif ? Sensibiliser le grand public, et plus précisément les parents et les professionnels de l’éducation, à toutes les formes de violences infligées au nom de l’éducation. Car selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), six enfants, âgés de moins de cinq ans, sur dix – ce qui représente environs 400 millions d’enfants –  subissent régulièrement des violences corporelles ou psychologiques de leurs parents ou d’un proche. La DEI invite donc toutes les personnes sensibles à la cause à utiliser le matériel mis à disposition sur leur site et à partager la campagne autour d’elles.

Dans un précédent article, nous vous parlions déjà d’un guide pratique pour une parentalité non violente développé par « Défense des Enfants International » (DEI), en partenariat avec le Délégué général aux droits de l’enfant, DCI World Service Foundation et l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse. Ce document fait figure d’outil essentiel pour aider les professionnels et les parents dans la gestion des VDEO (violences dites éducatives ordinaires). Il s’agit aussi de proposer une classification des violences, des possibles conséquences sur le bien-être et le développement de l’enfant, ou encore d’ateliers de sensibilisation à destination de groupes de parents. Par cette nouvelle campagne, la DEI veut marquer le coup avec, notamment, une vidéo bien parlante !

Éduquer un enfant n’est pas facile. Pour autant, les violences, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques, laissent des marques durables sur les enfants : anxiété, perte de confiance en soi, hypervigilance, et même comportements antisociaux ou violents à l’adolescence et à l’âge adulte. En tant que professionnel·les de l’éducation et de l’accompagnement, nous avons un rôle clé à jouer dans la prévention de ces violences. En sensibilisant aux impacts de ces pratiques et en promouvant des alternatives positives, nous contribuons à créer un environnement sain pour chaque enfant », peut-on lire sur le site de la DEI.

Envie de découvrir la campagne ?

Autant à destination des parents que des professionnels, dix astuces sont délivrées sur la page dédiée à la campagne « Grandir sans violence ». Pour les parents, les injonctions suivantes sont partagées : « Exprimer clairement à l’enfant ce qu’on lui demande » ou encore « Se mettre au niveau des enfants, physiquement et dans les mots choisis ». Parmi celles délivrées aux professionnels, il y a notamment : « Donner des punitions sensées et réparatrices » ou encore « Éviter d’étiqueter les enfants ». De précieux conseils qui permettront certainement à chacun d’y trouver son compte ; tout cela en vue d’une éducation sans violence.

→ Campagne Grandir sans violence

Besoin de soutien ?

Du soutien peut être trouvé dans divers lieux ou via plusieurs lignes téléphoniques :

↓ La vidéo de la campagne « Grandir sans violence » ↓

Quelques mots sur le mouvement DEI

« Défense des Enfants International » (DEI) est un mouvement mondial dont l’objectif est de protéger et de faire progresser les droits de l’enfant. En d’autres mots : de faire en sorte que les droits reconnus par la Convention internationale des droits de l’enfant soient connus et effectifs. L’ONG internationale est née en 1979, l’année internationale des enfants. Présente sur les cinq continents, elle compte une trentaine de sections nationales qui travaillent chacune sur les problématiques les plus pertinentes pour le contexte du pays. DEI a notamment participé activement aux travaux de rédaction de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Les enfants doivent pouvoir jouir de leurs droits fondamentaux avec dignité, dans une société juste et responsable.

 

Samuel Walheer

Une maternité flambant neuve à l’Hôpital Erasme, pour un meilleur respect du rythme et du choix de la patiente

Le 13 novembre dernier, l’hôpital Erasme inaugurait la nouvelle maternité de son service de gynécologie-obstétrique. L’événement comprenait une présentation du service, ainsi que l’inauguration officielle et la visite de la maternité. L’équipe de Born in Brussels était présente pour immortaliser ce moment, en images et en mots. 

Clotilde Lamy, Directrice de la Clinique Obstétrique de l’Hôpital Erasme – H.U.B – Photo : Sofia Douieb

 

Dans un communiqué, l’Hôpital Erasme se réjouit : « Nous proposons désormais, au sein de la nouvelle maternité, 24 chambres, toutes individuelles, pour favoriser l’intimité et le calme dont les mamans et leur bébé ont besoin. Plus de la moitié des chambres a fait l’objet d’une rénovation soignée, conçue pour permettre l’accueil d’une personne accompagnante invitée à participer aux soins du nouveau-né et de sa maman tout au long de leur séjour à la maternité. »  Une maternité flambant neuve qui accueillera les mamans et leur(-s) bébé(-s) à partir du lundi 18 novembre 2024.

Nos pratiques et manières de concevoir les soins évoluent constamment selon la demande des femmes afin de répondre à leurs besoins. Ces chambres individuelles permettent de respecter ​le rythme de chacune ». Clotilde Lamy, Directrice de la Clinique Obstétrique de l’Hôpital Erasme – H.U.B

Un moment fort dans l’engagement pour les familles

Francis Cumps, Francis de Drée, Anne Delbaere, Clotilde Lamy – Photo : Sofia Douieb

Le corps hospitalier, ainsi que le bourgmestre d’Anderlecht étaient présents à cette inauguration plus que réjouissante. Avant de couper le ruban symbolique, Fabrice Cumps a notamment remercié les autorités de la ville et de la commune, de continuer à investir dans ce genre de projets et de répondre aux besoins de la population. Le directeur de l’H.U.B, Francis de Drée, a quant à lui souligné qu’il s’agit d’un moment fort dans l’engagement pour les familles. La nouvelle maternité est un lieu où chaque famille se sentira entourée, entre « innovation et chaleur humaine ».

Le respect du rythme et du choix de la patiente

Place ensuite à l’intervention d’Anne Delbaere, directrice du Service de Gynécologie-Obstétrique à l’hôpital Erasme. Elle explique : « Notre nouvelle maternité renforce l’excellence de l’accompagnement multidisciplinaire de nos patientes en offrant un environnement chaleureux aux mères pour entourer les premiers jours de vie de leur bébé ». Et effectivement, l’équipe de Born in Brussels a trouvé l’espace accueillant, serein et calme. Pour elle, cela permettra également d’attirer plus de femmes à accoucher dans cet hôpital (2.000 accouchements par an pour le moment, et 1 naissance bruxelloise sur 10 qui a lieu à Erasme). La directrice de la clinique d’obstétrique, Clotilde Lamy, a également venté les mérites de ce lieu rénové et repensé. L’idée – déjà avant cette inauguration – est de limiter les interventions médicales, parce que le respect du rythme et du choix de la patiente est au centre des préoccupations. Les sages-femmes sont à l’écoute pour qu’une réappropriation du corps des femmes puisse s’établir. Tout en gardant une qualité optimale des soins, grâce, notamment à la concertation systématique entre les acteurs de l’hôpital.

Isabelle Gonze, Laura Cuypers, Clotilde Lamy, Francis de Drée – Photo : Sofia Douieb

Quelques innovations importantes

La préparation à la naissance est primordiale pour anticiper l’autonomie de la femme ; et en particulier pour les femmes vulnérables avec des besoins particuliers. C’est pourquoi, dès janvier, il y aura un bureau dédié au choix d’option de naissance où les femmes seront accueillies et orientées. Car la manière d’accoucher peut réellement faire la différente ; tout comme le lieu choisi. Clotilde Lamy insiste ainsi sur le fait que l’hôpital doit leur offrir la possibilité d’accoucher dans les meilleures conditions (même si elles ne sont pas éligibles pour le Cocon par exemple). Il existe aussi l’option du plateau technique accessible aux sages-femmes extérieures. 

Autre innovation : la « zéro séparation ». Isaline Gonze, sage-femme et cheffe de service du pôle mère-enfant, prend la parole : « Nous ne voulions plus séparer la mère de son enfant et c’est pourquoi nous avons créé une maternité basée sur la zéro séparation. Ça demande une structure particulière de pouvoir soigner la dyade là où elle se trouve ; souvent à l’endroit où le plus faible des deux doit être hospitalisé ». Un projet qui devrait aboutir très bientôt (bien que cela existait déjà, sans être officiel pour autant).

24 chambres à l’ambiance plus sereine

Place ensuite à la visite de la maternité. Toutes les chambres sont désormais situées au même étage, niveau 2 route 328, et à proximité de l’hospitalisation prénatale pour les grossesses à haut risque (Maternal Intensive Care) et des salles d’accouchement, ce qui facilite le suivi par le personnel soignant. Laura Cuypers, la sage-femme et responsable de la maternité, s’est exclamée, en s’arrêtant devant l’une des chambres aux tons bleu et gris : « Les locaux sont très beaux avec une ambiance plus sereine ». Ce sont des chambres seules, mais avec différents standings. Ce qui permettra une meilleure autonomie, plus d’intimité et une sortie plus rapide et en confiance de l’hôpital. « On constate aussi que les bébés sont plus calmes en chambre seule », insiste la sage-femme. Certainement grâce aux passages réduits dans les chambres, aux visites moins nombreuses… « Le projet ravive toutes les flammes donc on est ravi ! »

   

Texte et photos : Sofia Douieb

 

Journée mondiale : comment prévenir le diabète pendant la grossesse ?

En cette journée mondiale du diabète, ce 14 novembre 2024, l’équipe de Born in Brussels met en avant des actions de prévention bruxelloises à propos du diabète gestationnel. Ce dernier touche actuellement entre 3 et 6% des femmes enceintes dans le monde. Ce taux de glycémie (sucre) dans le corps doit être traité, au risque de mettre à mal l’accouchement, car de graves répercussions peuvent survenir, autant sur la santé de la future maman que sur le bien-être du bébé. Voici donc quelques pistes préventives afin de gérer au mieux son diabète de grossesse.

Pour rappel, le diabète de grossesse, ou gestationnel, apparaît généralement chez la femme enceinte vers la fin du deuxième trimestre. Ce changement hormonal et ce taux de sucre trop élevé dans le sang doit être contrôlé. C’est pourquoi un test de dépistage est proposé à la future maman. Par ailleurs, les symptômes du diabète gestationnel disparaissent généralement à la fin de la grossesse ; bien que les femmes ayant développé du diabète au préalable présentent plus de risque, des années plus tard, de développer un diabète de type 2. De même qu’il est vivement conseillé à une femme diabétique qui souhaite avoir un enfant d’en parler à son gynécologue avant le début de sa grossesse, pour éviter tout risque de complication.

Mieux vaut prévenir que guérir

Certains facteurs accentuent les risques de développer un diabète gestationnel : avoir plus de 35 ans, être en surpoids, avoir du diabète ou des antécédents héréditaires de diabète de type 2… Adopter une hygiène de vie saine au quotidien relève donc d’une nécessité car cela est bénéfique pour tout le monde et, en particulier, pour les femmes. En effet, en menant une vie la plus équilibrée possible, les effets bénéfiques seront visibles sur le corps qui, par la suite, permettra de limiter les risques de diabète gestationnel. Voici quelques conseils en ce sens :

  • Pratiquer une activité physique régulière.
  • Avoir une alimentation équilibrée et variée (protéines, fruits, aliments riche en fibres et en calcium).
  • Privilégier les aliments à faible index glycémique et éviter les ajouts de sucres ou les consommer avec modération.

Le dépistage systématique

Pour les femmes enceintes, un test de « dépistage systématique » doit être réalisé au cours de la grossesse ; à savoir entre 24 et 28 semaines. Durant l’examen HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale), la femme enceinte doit se rendre au laboratoire avec la prescription de son gynécologue. Il s’agit de boire, à jeun, une solution sucrée. Le taux de sucre dans le sang sera ensuite surveillé durant 2 à 3 heures avec différentes prises de sang réalisées. L’interprétation des résultats se fait selon des critères très stricts.

Des actions à Bruxelles

Chaque année, de nouveaux lieux proposent des actions comme des sessions d’infirmations, des activités, des groupes de paroles. Voici quelques-unes d’entre elles recensées en Région de Bruxelles-Capitale :

  • Hôpital Etterbeek- Ixelles (rue Jean Paquot 63 à 1050 Bruxelles) :  le 14/11 en matinée (de 9h00 à 12h30) – séances d’information sur le diabète et dépistages (tests capillaires) + information sur l’alimentation saine et équilibrée.
  • Hôpital Molière (rue Marconi 142 à 1190 Bruxelles), entrée principale, côté cafetéria : le 18/11 en matinée (de 9h00 à 14h00) : séances d’information sur le diabète et dépistages (tests capillaires) + information sur l’alimentation saine et équilibrée.
  • Hôpital Bracops (rue du Dr Huet 79 à 1070 Bruxelles), entrée principale : le 18/11 en matinée (de 9h00 à 12h00) : séances d’information sur le diabète et dépistages (tests capillaires) + information sur l’alimentation saine et équilibrée.
  • Le Réseau Santé Diabète de Bruxelles propose diverses activités le 14/11 : le Réseau accompagné de ses membres, profitera de ce moment dans le quartier des Marolles pour sensibiliser au diabète. Une soupe préparée par Le Huitième Jour sera proposée aux passants et des stands d’information seront animés par ses membres.  Une conférence est également proposée de 13h à 15h à l’hôpital César de Paepe (rue des Alexiens 11 à 1000 Bruxelles), intitulée : « La santé bucco-dentaire, miroir du diabète ? ». Un interprète en langue des signes sera présent pour la traduction de la conférence.
  • Lancement du Café Diabète : le Café Diabète est un groupe de parole destiné aux personnes atteintes de diabète de type 2 et/ou leurs proches. Le lancement sera le 18 novembre 2024, de 9h30 à 11h30, à la Samaritaine (41 rue de la Samaritaine, 1000 Bruxelles). Un groupe WhatsApp a été créé.

DiabHealth, une application pour gérer son diabète

« Cette application est très utile pour les diabétiques de type 2 qui doivent être attentifs à ce qu’ils mangent mais aussi pour les personnes qui souffrent d’un diabète ‘gestationnel' », déclare, à La Libre, Gauthier Bohyn, cofondateur de l’application DiabHealth. Développée il y a un peu plus d’un an à Wavre, DiabHealth a pour vocation de simplifier la vie des personnes diabétiques. Elle permet, entre autres, de collecter une série de données sur la personne (taux de glycémie, repas, activités sportives), pouvant être utiles à la prise en charge du patient lors d’une consultation à l’hôpital ou auprès d’un professionnel de la santé. En accès gratuit, l’application requiert cependant un coût mensuel si l’on souhaite avoir accès à certaines fonctions. Par exemple, la personne diabétique peut envoyer une photo de son assiette à l’application qui évalue le teneur en glucides des aliments. Ce qui permet finalement au patient de calculer les doses d’insuline nécessaires.

→ Vers l’application

Faire le test en ligne

Pour le diabète de type 2, le groupe Multipharma organise des évaluations au sein de ses 243 pharmacies. Il s’agit d’un test de dépistage, appelé Findrisc (Finnish Diabetes Risk Score) et reconnu à l’international, qui permet d’évaluer le risque de développer du diabète dans les dix ans à venir. Une fois le test réalisé, les personnes qui présentent un risque élevé de développer le diabète reçoivent une lettre du pharmacien ainsi qu’un livret de bons conseils d’hygiène de vie afin de réduire les facteurs de risques. Il leur est ensuite demandé de contacter leur médecin traitant afin d’effectuer des tests plus approfondis.

→ Multipharma

Association du diabète

L’association existe depuis 1942 et a pour vocation d’accompagner les personnes diabétiques, de tout type et de tout âge, dans la gestion de leur maladie. Des personnes elles-mêmes diabétiques et des professionnels de la santé travaillent ensemble avec comme missions :

  • Encourager la prévention et le dépistage précoce de la maladie.
  • Offrir aux personnes diabétiques, à leurs proches et aux professionnels de santé, des informations à jour et validées scientifiquement.
  • Améliorer la prise en charge médicale des patients afin de minimiser le risque de complications.
  • Représenter les personnes diabétiques auprès des autorités de santé.
  • Soutenir la recherche fondamentale et clinique.

→ Pour contacter l’ADD

Samuel Walheer