Ce jeudi 7 novembre 2024, les sages-femmes (et plus généralement les travailleurs.euses du secteur du non marchand) sortent dans la rue pour crier leur mécontentement. Car, depuis plusieurs années déjà, elles ont « ras le col », pour reprendre les mots du slogan brandi au sein des manifestant.e.s. La couleur à l’honneur est le rose fushia, à porter en soutien au mouvement. Il s’agit aussi de scander plusieurs revendications, adressées directement aux nouveaux décideurs politiques : « Deux patient.e.s prise.e.s en soins pour le prix d’un.e ! Les sages-femmes ne sont pas en solde ! » ; « Mieux communiquer entre prestataires de périnatalité ? Un dossier périnatal partagé et uniformisé ! » ; « Travail de week-end = tarif de week-end, aussi après le 5e jour ! » ; « Ouvrir un dossier, c’est du temps d’écoute, d’analyse, d’encodage ; ça mérite d’être rémunéré ! » ; « 237 euros bruts pour 5 semaines de garde et tout un suivi de travail primipare ? Vous le feriez ? ».
Le 23 octobre dernier, l’Association Francophone des Sages-femmes (AFSF) et l’Union professionnelle des Sages-femmes belges (UpSfb) avaient déjà lancé les hostilités, s’indignant au sein d’une carte blanche intitulée « Les sages-femmes sont toujours à bout de souffle » (en référence à la carte blanche de l’an dernier). Là voici dans son intégralité.
« Il y a un an tout juste, les sages-femmes étaient en colère et interpellaient Mr Vandenbroucke, ministre de la santé ! Une carte blanche qui avait obtenu plus de 3 000 signatures en Fédération Wallonie Bruxelles et plus de 5 000 en Flandres fin 2023, reprenait les différents points de leur mécontentement. Le ministre Vandenbroucke leur avait alors fait miroiter un changement pour
la profession ! Elles pourraient revoir la nomenclature et les 11 millions qui devaient refinancer leur secteur, (mais qui ont finalement servi à financer un trajet de soin périnatal) devaient en grande partie leur être réservé au sein de ce trajet.
Aujourd’hui, où en sommes-nous ?
Le ministre Vandenbroucke nous a en effet permis d’organiser des groupes de travail pour réfléchir à la révision de la nomenclature, mais force est de constater qu’il ne suffit pas de secouer l’enveloppe pour la faire grossir et cette enveloppe est définitivement trop petite pour le secteur. Dans le rapport de 2022, résultats du couplage des données PlanCad SPF SPSCAEDatawarehouse MT&PS-INAMI, réalisée sur base du marché de travail pour les sages-femmes en 2019, on constate qu’un emploi d’indépendante à temps plein pour la nomenclature des sages-femmes est assimilé à un montant brut de 24.977€ dans le cadre de la nomenclature spécifique aux sages-femmes contre un montant brut de 75.781€ pour un emploi d’indépendante à temps plein dans la nomenclature en art infirmier.
Les sages-femmes ne demandent plus seulement une rémunération qui leur permettrait d’être reconnues à hauteur de leurs responsabilités, aujourd’hui elles demandent une rémunération qui leur permettrait de survivre ! Le secteur a subi, années après années, des restrictions budgétaires permettant de financer différents projets dans lesquels elles n’ont même pas été impliquées, ne fut-ce que par courtoisie.
Le remodelage des accompagnements autour de la périnatalité, notamment avec les retours précoces, les trajets de soins, l’informatisation forcée… a augmenté la précarité de leur profession, les obligeant à rejoindre la première ligne sans le financement nécessaire pour le faire. Elles se sont adaptées, ont assuré les meilleurs soins possibles auprès des familles, malgré la réalité peu glorieuse de leur compte en banque. Elles ont repoussé les limites de la décence encore et encore pour répondre à leurs valeurs de bienveillance, d’accessibilité pour tous ! Alors, lorsqu’on leur demande de justifier la plus-value d’un refinancement de leur secteur pour les familles, elles restent bouche bée, car en effet, il n’y a pas de plus-value possible, elles ont tout donné !
À l’inverse, la question devrait être « quelle serait la moins-value sans refinancement ? ». Là, elles peuvent être beaucoup plus loquaces. Sans refinancement, leur secteur ne peut plus tenir pour garantir la qualité des accompagnements ! Elles seront alors contraintes d’actionner d’autres leviers et c’est le citoyen qui devra financer de manière plus importante ses soins.
À l’impossible nul n’est tenu
Il est temps de voir les choses en face, la sage-femme est une professionnelle de première ligne, détentrice d’un baccalauréat, qui possède toutes les compétences nécessaires pour maintenir la santé des femmes et de leurs enfants durant toute la période de périnatalité. Elle est formée de manière continue, elle fait de la prévention, soutient la physiologie et dépiste la pathologie. Elle travaille en collaboration avec les professionnels de la périnatalité (gynécologues, pédiatres, médecins généralistes, ONE…) afin d’assurer un suivi des familles en suivant les dernières recommandations et données de la science.
Mais ce sont aussi les seules professionnelles de la santé qui ne peuvent facturer qu’une seule personne alors qu’elles prennent en soins au moins deux personnes en postnatal, la maman et le bébé ! Si un professionnel de la santé voit deux ou trois patients, il facturera 2 ou 3 attestations. Si la sage-femme se rend chez une maman en post-partum, que cette maman ait un, deux ou
trois enfants, la sage-femme réalisera les soins à la maman, et à chacun des nouveau-nés, mais ne pourra facturer qu’une seule et même attestation. Rien ne justifie, à ce jour, la différence de traitement qui existe entre la façon dont l’ensemble des praticiens professionnels (art de guérir, art infirmier et paramédical) sont rémunérés lorsqu’ils reçoivent plusieurs patients d’une même famille en consultation et la façon dont les sage-femmes se voient rémunérer.
Nous ne pouvons plus l’admettre
Et c’est là un exemple de nos revendications pour une meilleure condition de vie. Actuellement, la réponse à toutes leurs revendications est inlassablement la même : « Aucun budget n’est disponible pour leur secteur ».
Le paysage politique pour le prochain mandat semble se dessiner doucement, et avec lui, des propositions bienveillantes sont mises sur la table : accentuer la prévention, privilégier l’éducation à la santé, rendre les soins plus accessibles quel que soit le statut social des patients… et même veiller à la reconnaissance des soignants. Si toutes ces bonnes intentions tentent de nous rassurer, elles nécessitent également un budget à la hauteur des besoins et des enjeux.
Pour le comité d’assurance de l’INAMI, l’heure n’est pas au financement, mais à l’économie ! Un dépassement dangereux du budget dans certains secteurs fait vaciller notre sécurité sociale, le ministre Vandenbroucke a tiré la sonnette d’alarme… La mécanique est en marche, il faut alléger le budget !
Où va-t-il falloir encore raboter avant que l’édifice ne tombe ?
Il n’y a pas de bonne réponse, c’est tout le secteur de la santé qui frissonne. Même si chacun dispose de tous les arguments nécessaires pour justifier un refinancement, il y a un secteur qui sort du lot et qui agonise depuis longtemps : celui des sages-femmes. Nous ne pouvons pas accompagner les familles de manière optimale si nous devons en même temps lutter pour notre survie ! Dans un nouveau gouvernement, riche de nouvelles énergies, de nouvelles stratégies, nous pouvons espérer que la place donnée à la santé des femmes et des familles sera une priorité. Car, en effet, les nouveau-nés d’aujourd’hui seront les adultes de demain et mieux vaut miser sur une société en santé.
Pour toutes les sages-femmes qui vont au-delà de leurs limites ; pour toutes les femmes qui souffrent de ne pas être soutenues, entendues ; pour tous ces nouveau-nés qui arrivent dans un monde bien rude.
Bulle d’air pour les un.e.s, bouée de sauvetage pour les autres, le congé parental est à nouveau au cœur des débats. La Ligue des familles tente de faire bouger les lignes en lançant une pétition. Son objectif ? Rassembler 5.000 signatures de la part du grand public pour démontrer aux politiques francophones qu’il est temps de concrétiser leur engagement suite à la dernière campagne électorale. Il est notamment question d’une meilleure rémunération, une diminution des inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail ou encore de prendre en compte ce besoin criant de certains parents, à majorité monoparentaux, d’une meilleure conciliation entre travail et vie de famille.
Il ressort du Baromètre des parents 2024 (sondage mené par l’Institut Dedicated) que la prise du congé parental a mis plus de la moitié des parents en difficulté financière. Tous les profils de familles sont concernés par ces difficultés financières. Mais l’ampleur de l’impact financier pour les familles à bas revenus interpelle : 68% des familles ont eu du mal à nouer les deux bouts pendant leur congé parental. Et tant d’autres n’ont, tout simplement, pas pu se permettre d’en prendre un. » Lola Galer, chargée d’études à la Ligue des familles.
Que dit la pétition ?
Parmi les revendications, il est question de :
Mieux rémunérer le congé parental. Dans un premier temps, porter à 1500€ la rémunération du premier mois de congé parental (2000€ pour les familles monoparentales) en cas d’interruption à temps plein (et au prorata pour les autres formes d’interruption) puis tendre progressivement vers une rémunération des congés familiaux à hauteur de 100% du salaire.
Supprimer la condition d’ancienneté de 12 mois chez le même employeur, requise pour prendre un congé parental, afin de permettre à tous les parents, y compris ceux qui cumulent les contrats précaires ou décident de changer d’emploi, d’accéder effectivement à ce congé.
Mettre en place un congé parental rémunéré pour les parents indépendants et pour les parents d’accueil.
Doubler (de 4 à 8 mois) le congé parental pour les parents isolés (quand il n’y a pas d’autre parent). Le parent solo dès la naissance pourrait alors prétendre à la totalité du congé parental. Si le parent devient solo « en cours de route » par exemple en cas de décès du conjoint ou de déchéance de l’autorité parentale, le parent pourra alors prendre le solde restant dû du congé parental qui n’aurait pas été pris par le conjoint.
Transformer la possibilité d’obtenir un congé parental à 1/10e temps en un droit pour tous les parents, non soumis à l’accord de l’employeur, comme c’est déjà le cas pour les autres formes de congé parental (à temps plein, ½ temps, 1/5e temps).
En 2023, près de 6.000 pères ont pris un congé parental à temps plein ou à mi-temps alors que les mères étaient 21.435 soit quatre fois plus nombreuses. L’écart se réduit pour le congé parental à 1/5e temps et disparaît presque pour celui à 1/10e temps, qui implique une moindre perte de salaire », peut-on lire sur le site de la Ligue des Familles.
Une rémunération toujours insuffisante !
Le congé parental a été mis en place il y a de cela vingt-sept ans. L’idée de garder ses enfants durant 3 mois avec une rémunération compensatoire a été validée mais le problème persistant reste toujours axée sur la rémunération. En effet, actuellement, un congé parental permet à un parent de percevoir une rémunération de 914,67€ et 1 558,28€ pour les familles monoparentales. Cela pose toujours question puisque sans une rémunération suffisante, difficile pour la plupart des ménages de vivre de manière correcte. Voici quelques repères historiques sur l’évolution du congé parental et tirés du site de la Ligue des Familles :
1996 : directive européenne obligeant les pays européens à prévoir un congé parental de minimum trois mois
1997 : la Belgique instaure un congé parental de trois mois, non transférable, consacré à la garde des enfants. Il est indemnisé et chaque parent peut en profiter avant que l’enfant ait atteint 4 ans
2002 : le congé parental peut désormais être pris à 1/5e temps et être fractionné par mois
2005 : le congé parental peut désormais être pris à mi-temps
2009 : l’âge maximum de l’enfant donnant droit au congé est porté à 12 ans (21 ans en cas de situation de handicap)
2010 : la durée du congé parental est augmentée de trois à quatre mois
2018 : possibilité de prendre le congé parental à 1/10e temps
L’équipe de Born in Brussels est allée prendre des nouvelles de Lou Garagnani et de sa plaine de jeux inclusive « Le monde d’Ayden », située à Uccle. Sans surprise, le projet a magnifiquement bien fleuri depuis son ouverture, il y a quatre ans. D’autres projets annexes ont même éclos ou sont sur le point de voir le jour. On vous en dit plus !
Espace Snoezelen multisensoriels. Photo : Samuel Walheer
Ce projet unique en son genre a, dès sa création, attiré l’attention de l’équipe de Born in Brussels qui lui a consacré plusieurs articles via son autre dispositif Hospichild (ex : « Top départ pour la première plaine de jeux inclusive de Bruxelles ! »). Malgré une ouverture en pleine période Covid, le monde d’Ayden a pu se faire une place de choix au sein des familles bruxelloises qui se bousculent désormais au portillon. Car, il faut bien le dire, le lieu est chaleureux et propose un panel de jeux irrésistiblement attirants pour petits et (un peu plus) grands. Éternelle boulimique de créativité, Lou Garagnani a, depuis notre dernière entrevue, entrepris de nouveaux projets. Le dernier en date ? Le monde d’Ayden se téléporte à Nivelles ! → Ouverture prévue le 9 novembre 2024
Pour moi, l’idée de l’inclusion, c’est de répondre à un maximum de besoins différents. Et donc, de ne pas créer quelque chose de trop spécifique ou spécialisé ; au risque de ne cibler qu’un seul handicap à l’image d’un entonnoir. En développant le projet du monde d’Ayden, tous ces paramètres ont été pris en compte pour que la plaine de jeux soit la plus inclusive possible. Pour ce faire, il a fallu réfléchir aux types de jeux que l’on voulait proposer en ciblant les besoins et les types de développements en fonction de notre public, avec handicap ou non. Après cela, on a pu se pencher sur la structure des espaces comme les sols, les lumières, les environnements ouverts ou fermés afin de créer un espace, nous a confié Lou Garagnani lors de notre visite.
« Le monde d’Ayden », quoi de neuf depuis 2020 ?
En quatre ans, beaucoup de choses se sont passées et la plaine inclusive s’est vue fréquenter par un panel de plus en plus varié d’enfants. Les retours d’expériences ont permis de faire évoluer le monde d’Ayden jusqu’à ouvrir de nouvelles structures, toujours dans l’idée de répondre à des demandes constantes et spécifiques :
« La récrée d’Ayden », un local de 180m² situé sur la chaussée de Mons à Sint-Pieters-Leeuw, accueille des groupes d’enfants âgés de 2 à 5 ans avec tout type de handicap. La structure a été ouverte il y a un peu moins d’un an et propose notamment des stages d’immersion en langues des signes. → La récrée d’Ayden
« La cabane d’Ayden » est un espace inclusif dédié aux familles et spécifiquement à celles avec un jeune enfant avec ou sans handicap. D’ailleurs, le personnel est, comme dans tous les espaces du monde d’Ayden, porteur ou non d’un handicap.« Ici, on laisse la poussette à l’entrée et on s’assoit pour profiter d’un pancake en buvant son café pendant que nos kids se défoulent ». → Infos & contact — La Cabane d’Ayden
« Le monde d’Ayden – Nivelles » est une deuxième plaine de jeux inclusive, conçue sur base de celle située à Uccle, qui va ouvrir le samedi 9 novembre 2024 à Nivelles. Un moule similaire à tout niveau mais avec quelques particularités propres. Sans tout dévoiler, il y aura notamment une salle totalement immersive avec des écrans géants, ce qui sera aussi prochainement le cas dans la plaine située à Uccle. L’idée est tout de même de conserver un univers presque similaire, à quelques détails près et surtout avec une structure de taille humaine afin de pouvoir à la fois répondre aux mêmes besoins, tout en respectant l’aspect inclusion. → Le Monde d’Ayden Nivelles : Réservez ici votre expérience unique!
Je ne dis pas qu’il faut un monde d’Ayden dans chaque ville de Belgique mais s’il pouvait déjà y en avoir un dans chaque région, ce serait un rêve de pouvoir être proche de chaque famille. Il y en a certaines qui viennent régulièrement de très loin comme de Charleroi ou de Mons car, chez eux, il n’y pas de structures équivalentes qui répondent à leurs besoins. L’ouverture à Nivelles permettra d’élargir l’offre et d’être plus accessible. Et pourquoi pas un jour venir jusqu’à eux, à domicile ?… L’avenir nous le dira, explique encore Lou Garagnani.
Des espaces pensés à la lettre
Lou Garagnani puise dans ses propres inspirations pour faire vivre la plaine et les projets annexes. Très déterminée, elle se donne ensuite les moyens nécessaires afin les mettre en œuvre. Pour ce faire, elle part tout d’abord de sa propre expérience en tant que maman de quatre enfants, dont un garçon en situation de polyhandicap, C’est en étant elle-même confrontée au manque d’inclusion dans certaines structures publiques, que l’idée a germé jusqu’à éclore sous forme de plaine de jeux inclusive, ouverte à tous. La fondatrice nous explique qu’elle donne aussi une grande importance aux retours de son public ; des familles, des groupes d’enfants, des acteurs de terrain, comme des éducateurs provenant d’institutions, d’écoles spécialisées ou ordinaires. Elle ajoute à ce sujet : « Effectivement, il me semble toujours très important de récupérer l’expérience des personnes car cela permet, par la suite, de changer ou même de faire évoluer notre structure. D’ailleurs, c’est de là que la partie inclusion du projet prend tout son sens car les retours d’expérience ou des choses que j’imagine sont au préalable expertisées par des spécialistes du médical comme des kinés, des ergothérapeutes ou des orthopédagogues mais aussi d’éducateurs ou d’institutrices du spécialisé. Cela permet finalement de voir si l’idée est transposable et réalisable ou non dans la plaine inclusive. »
« Des enfants, des familles et des professionnels : des lieux pour favoriser la rencontre ? », c’est la thématique de l’événement tout récemment partagé sur la plateforme « Parentalité.be », site coordonné par l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE). À l’occasion des 20 ans d’accompagnement du secteur des LREP, les professionnels en lien (in)direct avec les familles pourront ainsi se rencontrer et échanger durant deux journées d’études prévues en décembre. L’équipe de Born in Brussels vous en dit plus sur ces Lieux de Rencontres Enfants et Parents et, par la même occasion, sur la plateforme.
« Parentalité.be » est donc un site à destination des (futurs) professionnels désireux de soutenir la parentalité et à l’initiative de l’Office de la Naissance et de l’Enfance. Son objectif : proposer un large choix de réponses face aux questionnements des acteurs de terrains sur des thématiques comme la maltraitance, l’adoption ou encore la santé mentale. Pour l’occasion, l’événement organisé par l’ONE aura lieu le mardi 3 et le mercredi 4 décembre 2024. Une invitation sera envoyée en temps voulu à tous les partenaires et professionnels en lien avec la parentalité.
« S’il est important que dans l’accompagnement de la parentalité les professionnels s’appuient sur les compétences et les ressources des parents, il est toutefois nécessaire de prendre en considération les contextes de vie des familles. Cet onglet a justement été conçu à partir des spécificités que certaines familles peuvent rencontrer. Cela permet, entre autre, une connaissance plus fine du réseau auquel les professionnels peuvent faire appel en Fédération Wallonie-Bruxelles », lit-on sur le site Parentalité.be.
Quelques mots sur les LREP
Situés en Fédération Wallonie-Bruxelles, les Lieux de Rencontres Enfants et Parents sont ouverts gratuitement ou avec une légère participation. Pour soutenir la relation entre l’enfant et ses parents, des professionnels de la petite enfance reçoivent les tout-petits, âgés entre 0 et 3 ans, et leurs parents, grands-parents ou un proche. Au sein des LREP, les familles peuvent profiter d’espaces spécialement aménagés et de qualité; favorable au développement de l’enfant et à sa socialisation. Les adultes, eux, peuvent bénéficier d’un espace d’écoute, de dialogue et permettant de rompre avec l’isolement social parfois vécus par certaines familles. Des lieux qui semblent d’une grande utilité puisqu’ils permettent à chacun de s’épanouir sereinement dans un lieu chaleureux.
L’Office de la Naissance et de l’Enfance soutient, sur l’ensemble du terrain de la Fédération Wallonie Bruxelles (FW-B), les futurs et nouveaux parents qui souhaitent être accompagnés dans leur nouvelle aventure. Pour diversifier son offre, l’organisme a développé depuis quelques années un volet destiné à outiller les (futurs) professionnels appelé Parentalité.be. La plateforme propose différents onglets pratiques : sept thématiques, un annuaire, un partage d’expériences (« dé-par »), un agenda et des ressources complémentaires.
Sur base d’un outil déjà développé dans le passé par l’ONE et intitulé «Pour un accompagnement réfléchi des familles. Un référentiel de soutien à la parentalité », le site rappelle qu’il est nécessaire de prendre en compte les parents, et tous les parents, sans exception. Ce document figure comme socle commun reprenant quatre grands principes pour soutenir la parentalité : « le soutien à la parentalité s’adresse à tous les parents », « les parents ont des compétences », « l’enfant est au cœur du soutien à la parentalité » et « la prise en compte des contextes de vie est nécessaire ». D’ailleurs, ce référentiel a été la source d’inspiration principale des professionnels en charge de développer le site « Parentalité.be ».
Sept thématiques
Toujours dans l’optique d’offrir un plus large panel d’outils aux professionnels, « Parentalité.be » poursuit son développement mais offre d’ores et déjà un choix considérable d’outils. Pour ce faire, on découvre sept thématiques en lien avec le bébé et le ou les parents comme : l’adoption, la maltraitance de l’enfant, la santé mentale, les assuétudes, migration/immigration, l’isolement social ou encore le handicap. De plus, chaque thématique propose des définitions, des ressources vidéos de professionnels, des formations, des pistes de réflexion et des ressources via le réseau bruxellois et wallon.
L’hypnose périnatale, appelée aussi HypnoNatal, est une pratique de bien-être psychique, complémentaire à la médecine traditionnelle, dédiée à la préparation à l’accouchement. Souvent méconnue du grand public, la méthode est pourtant utilisée depuis plus de vingt ans par des professionnel.le.s du secteur, au sein d’associations ou dans certains hôpitaux à Bruxelles. Accessible à toutes les femmes enceintes, l’hypnose périnatale favorise la relaxation corporelle et mentale, permettant aux initiées de vivre leur grossesse le plus sereinement possible et d’appréhender plus positivement l’accouchement. La pratique est disponible dans plusieurs lieux à Bruxelles.
L’hypnose périnatale (ou HypnoNatal) a été créée en France, en 2003, par Lise Bartoli, psychologue clinicienne et hypnothérapeute spécialisée en périnatalité. La méthode suggère plusieurs approches : des visualisations, des suggestions positives, des métaphores faisant appel à l’inconscient ou encore à l’imaginaire des futurs parents. Naturel et sans risque, l’outil accompagne la future maman durant sa grossesse jusqu’à son accouchement, tout en s’adaptant à ses besoins et ceux de son bébé.
« Observez votre ventre. Votre bébé est constamment bercé par votre souffle. À l’inspiration. À l’expiration. De jour comme de nuit, que vous y pensiez ou non, le ventre se soulève, le ventre s’abaisse. Votre bébé est pris en charge par votre souffle, par la vie. » Gina Scarito de l’asbl Yoga Graciosa
Comment ça marche ?
L’hypnose périnatale se pratique généralement à partir du quatrième mois de grossesse. La méthode se base sur quatre sessions abordant chacune un thème particulier. L’HypnoNatal ne s’associe pas à de la psychanalyse. Elle favorise la communication intérieure entre la maman et son bébé. De plus, cela permet de créer son propre imaginaire, par le biais de visualisations, autour de symboles tels que la confiance, les capacités, la puissance et de laisser de côté les réflexions cartésiennes. Par la suite, lors de l’accouchement, l’état de conscience de la maman est modifié par les hormones ; ce qui lui permet d’être plus sereine et de mieux vivre la naissance de son enfant.
Les bienfaits sont nombreux
Comme décrit sur le site de la polyclinique du Lothier, l’hypnose périnatale apporte des bienfaits certains auprès de la maman mais aussi du co-parent, comme par exemple :
Réduction du stress et de l’anxiété – La grossesse peut être une période remplie d’émotions, parfois accompagnée de peurs et d’inquiétudes. L’hypnose périnatale vous aide à vous détendre profondément, à apaiser votre esprit et à mieux gérer vos émotions.
Diminution de la douleur pendant l’accouchement – En vous concentrant sur des pensées positives et en vous préparant mentalement, vous pouvez réduire votre perception de la douleur et aborder le travail avec plus de calme.
Accouchement plus naturel – En étant détendue, votre corps travaille mieux et l’accouchement peut être plus rapide.
Renforcement du lien avec votre bébé – Grâce à des visualisations et des techniques de relaxation, vous créez un lien encore plus fort avec votre bébé, ce qui peut aussi aider à vous préparer émotionnellement à la naissance et aux premiers moments de vie ensemble.
Vers qui se tourner ?
Les séances d’hypnose périnatale se pratiquent à différents endroits à Bruxelles. En voici quelques-uns :