En Suisse, un programme d’accompagnement parental à domicile duquel s’inspirer

Il existe en Suisse un programme d’accompagnement parental à domicile peu commun et pas encore développé chez nous. C’est le Ligueur qui en parle dans un de ses articles, car un de leurs journalistes s’est déplacé jusque là cet été. Ce dispositif, appelé « Action Préventive en Milieu Familial » (APMF), repose sur des visites hebdomadaires, entièrement gratuites, d’un·e éducateur·rice à domicile pendant plusieurs mois. Un soutien visant à apporter un regard extérieur, tout en créant un climat de confiance pour aider les familles à surmonter leurs difficultés. 

L’APMF a vu le jour il y a une décennie et a déjà aidé environ 1.500 familles genevoises. Ce programme a pour objectif d’offrir un soutien aux familles qui éprouvent des difficultés dans leur quotidien parental. Le champ d’intervention est large, abordant des thématiques aussi variées que la dynamique familiale après une séparation, la gestion des crises d’adolescents, ou encore l’organisation du quotidien.

Dans l’article du Ligueur, le directeur de l’APMF, David Crisafulli, souligne que ce programme ne se limite pas à la prévention de la maltraitance, mais vise également à accompagner les familles sur des problématiques courantes telles que la gestion du sommeil, l’utilisation des écrans par les enfants, ou encore la communication au sein du foyer. Il ajoute : « Il s’agit majoritairement de familles monoparentales, isolées ou avec des problématiques sociales ou économiques. Mais nous avons aussi des familles très aisées ».

→ Pour en savoir davantage sur cette magnifique initiative, nous vous invitons à aller lire l’article du Ligueur 

Notons, enfin, qu’il n’existe pas encore de dispositif similaire en Fédération Wallonie-Bruxelles ; bien que des initiatives comme le programme Naître et Grandir de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) s’en rapprochent quelque peu. Pour le soutien psychologique des enfants, les équipes mobiles de Bru-Stars se déplacent également au domicile, mais l’accès est beaucoup plus spécifique. Même chose pour les éducateur.rice.s spécialisé.e.s à l’accompagnement des enfants autistes au sein même des foyers ; ils sont très peu, mais apportent également un soutien indispensable aux familles. L’expérience suisse est bien plus large et pourrait ainsi inspirer de futures initiatives visant à renforcer le soutien parental de ce type dans d’autres pays.

 

Partagé par Sofia Douieb

Enquête sur la prise en charge du cytomégalovirus (CMV) pendant la grossesse : le KCE sollicite les professionnels

Sage-femmes, gynécologues, médecins traitants… cette enquête sur le dépistage et la prise en charge du cytomégalovirus (CMV) pendant la grossesse vous concerne !

Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) invitent tous les professionnels concernés à participer à un projet concernant le dépistage et la prise en charge du cytomégalovirus (CMV) pendant la grossesse. L’idée est d’obtenir, à l’aide d’un questionnaire en ligne, une image complète des pratiques actuelles et des perspectives sur la question. La participation à l’enquête permettra de mieux comprendre comment le dépistage et la gestion du CMV sont actuellement réalisés.

Habitudes et attitudes des cliniciens en Belgique

Les organisateurs de l’enquête expliquent, au début du questionnaire : « Notre enquête porte sur les habitudes et attitudes des cliniciens en Belgique vis-à-vis du dépistage et de la gestion du cytomégalovirus (CMV) pendant la grossesse. Cette enquête, menée par le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE), vise à recueillir des données sur la variabilité des attitudes et des pratiques des professionnels de la santé en Belgique. Votre participation est totalement anonyme, ce qui garantit la confidentialité de vos réponses. Toutefois, si vous souhaitez contribuer au développement de ce projet, vous pouvez laisser votre adresse électronique dans l’espace prévu à cet effet à la fin de l’enquête. L’enquête devrait prendre entre 10 et 20 minutes, selon votre niveau d’implication dans le dépistage et la gestion du CMV. »

→ Pour toutes questions ou si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter le KCE à l’adresse elena.costa@kce.fgov.be

Questionnaire anonyme

L’enregistrement des réponses à ce questionnaire ne contient aucune information permettant d’identifier, à moins que l’une des questions ne le demande explicitement. Si un code est utilisé pour accéder à ce questionnaire, il est certain qu’aucune information concernant ce code ne peut être enregistrée avec vos réponses. Il est géré sur une base séparée où il sera uniquement indiqué que vous avez (ou non) finalisé ce questionnaire. Il n’existe pas de moyen pour faire correspondre votre code d’accès avec vos réponses à ce questionnaire. »

→ Le questionnaire

Quelques mots sur le cytomégalovirus

De la même famille que la varicelle, l’herpès génital et le bouton de fièvre, le cytomégalovirus (CMV) est un virus qui infecte les êtres humains et se transmet généralement par contact direct avec les fluides corporels (salive, sang, lait maternel, urine, larmes, sperme, sécrétions vaginales). Il est très répandu dans la population, mais la plupart des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Chez les personnes qui présentent des symptômes, ils peuvent être similaires à ceux de la mononucléose infectieuse, avec de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, une perte d’appétit, des ganglions lymphatiques enflés et une inflammation de la gorge. Ce qui s’avère finalement assez bénin. Mais chez la femmes enceinte, l’infection à CMV peut entraîner des complications beaucoup plus graves sur le fœtus : malformations congénitales, troubles neurologiques, retards de croissance… Ces complications peuvent avoir des conséquences durables et handicapantes pour l’enfant. Attention donc, pour ces femmes-là, à bien s’en prémunir !

 

Sofia Douieb

Rougeole et coqueluche : des vaccins toujours gratuits pour protéger les tout-petits

En tant que parent, s’il y a bien une chose qui prime avant tout, c’est la santé de son enfant. Bien que la vaccination existe depuis des décennies – et qu’elle évite même le retour de certaines épidémies –,  certains parents hésitent à faire vacciner leur enfant. Et cela ne s’est pas amélioré avec la période COVID. C’est ainsi qu’à Bruxelles, du fait du nombre d’enfants non vaccinés trop importants, les cas de rougeole (291 depuis février) et de coqueluche (718 depuis janvier) ont connu une forte augmentation.  Des chiffres qui vont à l’encontre des bienfaits prouvés de la vaccination, comme le déclare l’UNICEF : “En 50 ans à peine, nous sommes passés d’un monde où la mort d’un enfant était une crainte de beaucoup de parents à un monde où chaque enfant, s’il est vacciné, a une chance de survivre et de s’épanouir”

En avril dernier, à l’occasion de la semaine mondiale de la vaccination, l’équipe de Born in Brussels publiait un article avec comme message clé : « Se protéger et protéger les autres, ça n’a pas de prix !« . Plus récemment, un autre article intitulé « Enfin un remède préventif remboursé contre la bronchiolite, dès le 1er octobre » fût partagé à nos lecteurs. Car, selon les statistiques, la maladie virale touche encore près de 2.500 enfants chaque année. Comme pour la rougeole et la coqueluche, il est donc primordial de vacciner son enfant dès le plus jeune âge et, par la même occasion, d’éviter la moindre complication.

« À chaque âge sa vaccination »

En Belgique, il est possible de faire vacciner son enfant auprès de son pédiatre, son médecin ou à l’hôpital. La plupart des nourrissons sont suivi via les consultations proposées par l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) ou, du côté néerlandophone, auprès de Kind & Gezin. Ces organismes proposent leurs services gratuitement pour les enfants. D’ailleurs, jusqu’à la majorité de l’enfant, les vaccins sont pour la plupart gratuits (voir calendrier de vaccination). Certains vaccins requièrent une deuxième dose, comme la rougeole, et s’effectuent à l’école par le PSE (Promotion de la Santé à l’Ecole) ou CLB dans les écoles néerlandophone moyennant un accord écrit des parents. Durant les consultations médicales à l’ONE ou à K&G, les parents peuvent discuter et poser toutes leurs questions en lien avec leur enfant : l’alimentation, le développement, les soins, etc. D’ailleurs, un carnet est offert aux parents de l’enfant qui est suivi. C’est dans ce carnet que sont inscrits tout ce qui est en lien avec la vaccination de l’enfant ainsi que son évolution. Ces traces écrites sont très utiles et permettent d’avoir un suivi de la vaccination, lorsqu’il s’agit de rappels de vaccins par exemple.

→ Pour consulter le document de l’ONE intitulé « À chaque âge sa vaccination »

→ Et en Communauté flamande: « Omdat je wil spelen met je kinderen, niet met hun gezondheid »

Quelques mots sur la rougeole

La rougeole est une infection virale extrêmement contagieuse qui se transmet par voie aérienne. Elle se manifeste spécifiquement par de la fièvre et l’apparition de tâches rouges sur la peau. Les personnes les plus à risque d’être touchées par cette infection sont les enfants de moins de 10 ans. Selon les dernières études, 30% des personnes infectées risquent des complications. Afin de réduire les risques, il faut davantage protéger certaines personnes comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins de 12 mois ainsi que les personnes à faible immunité ou qui n’ont jamais été vaccinées. Malheureusement, on ne peut pas vacciner pendant la grossesse ni avant 6 mois de vie. C’est pour ça qu’il faut éviter que la maladie ne circule en nous faisant vacciner à temps et à heure. Il y a les consultations ONE et Kind en Gezin qui sont accessibles jusqu’à 6 ans pour tous les enfants. wMais il est aussi possible de se faire vacciner sans mutuelle; c’est gratuit auprès des pédiatres et médecins participant (mais la consultation reste payante). Les parents qui souhaiteraient se faire vacciner contre la rougeole, peuvent bénéficier d’un vaccin gratuit auprès des médecins qui participent au programme de vaccination ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) ou K&G (Kind & Gezin).

→ Pour en savoir plus sur la rougeole, une brochure réalisée par vivalis.brussels

La coqueluche, c’est quoi ?

La coqueluche est une infection bactérienne des voies respiratoires, également très contagieuse et qui se propage via les gouttelettes respiratoires. Le plus souvent, elle se manifeste par une toux violente et prolongée qui peut durer plusieurs semaines. D’autres symptômes peuvent se présenter comme des difficultés respiratoires et parfois des vomissements après la toux. De plus, cette maladie peut entraîner des complications telles que des épisodes de cyanose (coloration bleutée de la peau), des convulsions ou des infections pulmonaires. Enfin, la coqueluche peut entraîner chez certaines personnes le développement de maladies graves, à savoir : les personnes ayant des défenses immunitaires faibles, atteintes de pathologies cardiaques ou pulmonaires chroniques ou les nourrissons de moins de 16 mois. Il est vivement recommandé d’avoir une attention spécifique pour les tout-petits de moins de 6 mois. La vaccination pour la coqueluche est gratuite dans les consultations ONE et Kind en Gezin. Le vaccin est également gratuit chez les pédiatres et médecins participant mais la consultation est payante.

→ Pour en savoir plus sur la coqueluche, vivalis.brussels vous informe

Améliorer la santé publique, une affaire de tous !

En Belgique, la vaccination fait partie de la compétence des communautés et des régions. C’est le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) qui a pour mission de formuler des avis scientifiques afin de guider les décideurs politiques et les professionnels de la santé. Un groupe de travail spécialisé élabore un calendrier vaccinal et, au besoin, l’adapte chaque année. Certaines personnes ne peuvent pas recevoir de vaccins car cela présente un risque au regard de leur santé déjà fragilisée. Au contraire, d’autres doivent absolument être vaccinées pour éviter des complications graves, c’est notamment le cas des femmes enceintes et des nourrissons. Nous devons tous tenir à jour nos vaccination pour rester en bonne santé. Parlez en à voter médecin à la prochaine visite.

 

Samuel Walheer

 

Naissance insolite à Bruxelles : les femmes doivent-elles forcément accoucher à l’hôpital ?

C’est arrivé dimanche dernier sur le réseau de la Stib – et plus précisément à l’arrêt de métro Beekant – : une maman a donné naissance à sa fille ! Suite à cet événement insolite, la société bruxelloise de transports en commun a annoncé que l’enfant recevra un abonnement gratuit à vie et valable sur tout le réseau. Une histoire que la nouvelle maman et sa famille ne sont pas prêts d’oublier et qui permet à Born in Brussels de rappeler qu’il existe bel est bien des alternatives à l’accouchement classique en hôpital à Bruxelles… 

« Nous avons envoyé des agents sur place pour prêter main forte à la maman, dont l’accouchement avait débuté au cours d’un trajet en métro. À leur arrivée sur le quai de Beekkant, les secours étaient déjà là pour assister la mère, entourée de sa famille. Nos agents lui ont amené des couvertures afin de rendre l’accouchement le plus confortable possible et préserver au maximum son intimité. » a précisé la porte-parole de la Stib, Cindy Arents.

© Stib

Surprise !

Si on avait dit à cette maman que son accouchement aurait lieu dans un métro bruxellois, elle ne l’aurait ni cru, ni accepté. Mais la vie est pleine de surprises et c’est précisément au beau milieu de la station Beekant que son bébé a choisi de naître. Heureusement, une équipe de secours et quelques travailleurs de la Stib sont rapidement intervenus pour prêter mains fortes à la maman. C’est ainsi, dans ces circonstances quelque peu inhabituelles, qu’une petite fille a vu le jour, entourée de sa famille. Elle a ensuite rapidement été transférée avec sa maman à l’hôpital Erasme pour une prise en charge post-natale complète. « C’est un moment que nous n’oublierons jamais », a indiqué la Stib. 

Les lieux de naissance à Bruxelles

Il est vrai que l’on a tous entendu ces histoires d’enfants qui naissent lors d’un voyage en avion, en train ou même dans un taxi. Mais pour l’heure, c’est bel et bien dans les sous-sols de Bruxelles que cela s’est déroulé. Dans la pensée collective, l’accouchement est encore très souvent associé à la maternité, au milieu hospitalier, au gynécologue… À Bruxelles, la majeure partie des accouchements ont d’ailleurs bel et bien lieu dans un hôpital. Toutefois, il existe d’autres façons d’accoucher et d’autres lieux pour le faire (plus sécurisants que dans un métro heureusement). Par exemple, l’équipe de Born in Brussels avait eu la chance d’accéder à ce gîte de naissance intra-hospitalier bien connu appelé « Le Cocon ». Bien sûr, comme pour un accouchement à domicile, les futures mamans doivent répondre à des critères stricts comme avoir une grossesse à bas risques, parler la même langue, présenter une anamnèse correcte… Pour ce faire, il est primordial d’être suivie par une sage-femme, qui peut également être assistée d’une Doula. Bien que l’hôpital reste, dans les cas de complications ou de grossesses à risques, le lieu le plus sûr, toute femme a le droit de choisir de donner naissance dans des conditions moins médicalisées.

 

Samuel Walheer & Sofia Douieb

Droits de l’enfant : c’est reparti pour l’opération « Boîtes à KDO – Je participe ! Et toi ? »

La 16e édition de l’opération « Boîtes à KDO » est officiellement lancée ! À l’initiative de La Fabrique de Soi – Laïcité Brabant wallon, l’action solidaire prend chaque année un peu plus d’ampleur ; un plaisir partagé autant par les enfants qui confectionnent les boîtes, que pour ceux qui les reçoivent. En vue des fêtes de fin d’année, l’objectif du projet est d’offrir une boîte à chaussures, transformée en boîte remplie de surprises, à près de 1.500 enfants. Ceux-ci sont âgés entre 0 et 18 ans, n’ont pas de structure familiale et résident en Wallonie ou à Bruxelles. Une excellente manière de prendre en compte les droits des enfants, en proposant autant aux jeunes qu’aux tout-petits des notions essentielles de citoyenneté telles que le partage, la générosité ou encore le respect de l’autre.

En 2013, l’État belge recensait près de 10.439 francophones âgés de 0 à 18 ans évoluant hors du cocon familial. Ce qui correspondait à l’époque à un enfant sur 100 en Wallonie et sur la Région de Bruxelles-Capitale. N’ayant pas de structure parentale proche, un tiers de ces jeunes se retrouvent placés en famille d’accueil. Pour les autres, ils sont dans des institutions du secteur de l’aide à la jeunesse, dans des services de santé, de la justice ou considérés comme des mineurs étrangers non accompagnés. L’opération « Boîtes à KDO » semble, par le biais de son élan solidaire, apporter un soutien considérable à tous ces enfants. D’ailleurs, Anne Beghin, à l’initiaitve du projet précise un élément essentiel : « Dans chaque boîte il faut y glisser un dessin ou petit mot signé souhaitant une belle année au bénéficiaire. Ce petit mot touche énormément les enfants et les ados car chaque boîte raconte une histoire de partage, de lien. »

Comment participer ?

Il existe plusieurs manière de prendre part au projet. Que l’on soit un adulte, un adolescent, un enfant, un particulier ou un groupe, tout le monde est le bienvenu. La seule condition est de respecter trois impératifs : être inscrit, communiquer le nombre approximatif de boîtes que l’on fournira et respecter les délais. À ce jour, de nombreuses collectivités ont pris part à l’opération ; des Maisons de Jeunes, des écoles maternelles-primaires-secondaires, des clubs de sports, des conseils communaux d’enfants ou encore des maisons de la laïcité.

Je participe – Opération Boites à kdo (boitesakdo.be)

Pour créer sa boîte à cadeau

Une boîte à KDO, c’est avant tout une boîte que l’on aimerait bien recevoir soi-même. Cela implique donc que l’on va la remplir généreusement et  y mettre plein de choses différentes et de qualité. La première étape est de trouver la boîte à chaussures idéale que l’on pourra transformer en boîte à cadeaux. Ensuite, il est très important de choisir l’âge de l’enfant à qui l’on veut faire plaisir, un tout-petit, un plus grand enfant ou un adolescent. Après cela, il faut trouver l’inspiration et choisir ce que l’on va y mettre. Il est également très important de rajouter un petit mot dans sa boîte en souhaitant une « Bonne année » à la personne qui la recevra. Lorsque l’on estime que la boite est suffisamment remplie, voire quasiment débordante, c’est que cette dernière est fin prête à être envoyée. Pour finir, il suffira de la donner à la personne en charge de l’envoyer au bénéficiaire.

« Les enfants et adolescents vont être stimulés et encadrés par leurs professeurs, animateurs ou leurs parents qui apprécient cette idée de solidarité d’enfant à enfant. Ils choisissent de donner des objets (livres, jouets etc.) qui leur appartiennent, récoltent de l’argent, achètent des petits choses neuves et enfin, seuls ou à plusieurs, ils créent des boites à cadeaux pour d’autres jeunes de leur âge. Créer une boîte, cela ne s’improvise donc pas, cela prend du temps, cela se réfléchit. Au-delà des jeunes, cette opération permet de sensibiliser les parents, les enseignants ou les familles à d’autres réalités, souvent difficiles, d’enfants et d’adolescents vivant « pas très loin de chez eux ». Et c’est à la fois cette proximité et la possibilité de projection envers les publics visés qui font de cette Opération un succès », peut-on lire sur le site de l’Opération Boîtes à KDO.

↓ Voici une feuille de route en vue de créer sa boite à cadeaux

Les différents points de collectes

L’organisme précise que ces points de collectes sont ouverts uniquement en semaine, d’octobre à mi-novembre, de 9 à 17h. Il est conseillé d’appeler au préalable avant de s’y rendre.

  • Bruxelles : Centre d’Action Laïque, Campus de la Plaine ULB accès 2 à 1050 Bruxelles – 02/627 68 11 ou 0471 308 952
  • Tubize : La Fabrique de Soi, 55 rue de Mons – 02 355 04 76
  • Wavre : Laïcité Brabant wallon, 33 rue Lambert Fortune – 010 22 31 91
  • Nivelles : Laïcité Brabant wallon, 10 rue Georges Willame – 067 21 89 15
  • Genappe : Pôle culturel, 38, rue de Bruxelles – 067 77 16 27
  • Braine-l’Alleud : FactorX, Avenue de la Paix 3 – 02 387 17 87 (Uniquement le lundi » et/ou sur demande via l’adresse suivante : ann.brants@factorx.eu)
  • Ittre : Centre culturel d’Ittre, Rue de la Montagne 36 – 067 64 73 23

Pour plus d’informations → Opération Boites à kdo (boitesakdo.be)

Pour la petite histoire…

C’est suite aux 20 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant que le projet a pris sa source en 2009. La Fabrique de Soi – Laïcité Brabant wallon lance alors son Opération Boîtes à KDO avec comme objectifs de sensibiliser les enfants et adolescents à leurs droits ainsi qu’à la situation précarisée dans laquelle une trop grande partie d’entre eux évoluent. Il s’agit d’une initiative qui vise à développer la solidarité entre les enfants. Lors des premières éditions, l’association a livrée près de 300 boîtes à KDO. Actuellement, plus de 1.000 boîtes sont distribuées auprès de 30 institutions, centres et services en lien avec l’enfance fragilisée et précarisée. Un exploit qui se réitère chaque année et qui semble prendre davantage de sens auprès du grand public.

Visualiser « Les coulisses de l’Opération Boîtes à KDO » ↓

 

Samuel Walheer