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C’est validé : le prix des crèches pour les moyens et petits salaires va diminuer

Selon le communiqué de presse officiel du Cabinet de la Ministre Bénédicte Linard, Vice-Présidente et ministre de l’Enfance, en Fédération Wallonie-Bruxelles, les crèches coûteront moins cher à certaines catégories de parents à partir de janvier 2025. Les factures des crèches et services d’accueil subventionnés vont diminuer pour les moyens et petits salaires, soit pour la majorité des parents dont les enfants sont en âge de fréquenter une crèche. 

Depuis le 1er janvier 2023, le prix des crèches est réduit pour les familles monoparentales et la gratuité est assurée pour les personnes bénéficiant du statut BIM (Bénéficiaires d’Intervention Majorée). Après cette première étape, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a poursuivi son travail pour soutenir le pouvoir d’achat des parents et permettre à un maximum d’enfants d’accéder à un milieu d’accueil.

Un calcul des prix plus équitable

Les factures des crèches subventionnées vont ainsi diminuer ou rester stables pour 93% des familles. Grâce à la nouvelle grille, le prix de la crèche baissera au bénéfice des moyens et petits revenus, dont font partie la majorité des jeunes parents, souvent en début de carrière. Le système de calcul du prix d’une crèche équivaut actuellement à 11% du salaire net, que ce soit pour un ménage qui gagne 1.600€ par mois, ou pour un autre qui gagne 5.000€ ou plus. Le nouveau système va rendre le calcul du prix plus progressif et donc plus équitable. Ce renouvellement sera effectif dès janvier 2025 pour toutes les nouvelles inscriptions.

Aucune perte de revenus pour les milieux d’accueil

Ce système sera neutre pour le budget des milieux d’accueil eux-mêmes, grâce à des dispositifs de compensation, tel le mécanisme de rétrocession-péréquation. Ces dispositifs permettent de garantir qu’indépendamment de la diminution du montant des participations parentales, aucun milieu d’accueil ne se verra perdre, individuellement, de recettes financières. Par ailleurs, la future grille tarifaire ne comportera plus que cinq tranches à taux progressifs, contre 139 tranches auparavant, ce qui simplifiera aussi la charge administrative pour les structures d’accueil, qui pourront prioriser leur mission essentielle : l’accompagnement et le développement des enfants.

Des crèches de qualité plus accessibles

L’objectif de la ministre de l’Enfance est de faciliter la vie des familles et faire en sorte que plus d’enfants puissent bénéficier d’un accueil de qualité, en rendant cet accueil plus accessible. « Je ne veux plus que certains parents (et notamment des mamans solos) doivent choisir entre mettre leur enfant en crèche, trouver un travail ou suivre une formation. Accéder à une crèche ne doit pas être un luxe ou un privilège, mais un droit que nous devons garantir à chaque famille, à chaque enfant. Grâce à cette nouvelle grille, le prix de la crèche baissera pour l’immense majorité des familles. Les nouveaux tarifs seront plus équitables et la mesure n’impliquera aucune perte financière pour les milieux d’accueil eux-mêmes, ce qui est également très important si nous voulons assurer un accueil de qualité. Parallèlement, le travail de création de places et d’amélioration des conditions de travail des accueillantes et des puéricultrices se poursuit », souligne Bénédicte Linard.

Août 2023 – Bienvenue à Samuel dans l’équipe BIB !

Samuel Walheer a rejoint le 1er août 2023 l’équipe de l’Observatoire de la santé et du social, et plus précisément le pôle Hospichild / Born in Brussels. 

Voici son profil, son parcours et ses centres d’intérêts tels qu’il nous les a lui-même décrits :

« De fibre artistique et sociale, je travaille depuis mes 17 ans dans l’animation pour les jeunes. Après l’obtention d’un bachelier en Arts graphiques, quelques expériences dans le domaine du handicap, me voilà finalement éducateur spécialisé A1.

Cela m’a permis de trouver un poste de médiateur au sein d’une école à discrimination positive avec un public précarisé. En parallèle, j’ai obtenu mon Master en Sciences du travail.

Après 6 ans d’expérience enrichissante dans l’enseignement, j’avais besoin de changement et de challenge.

J’adore les voyages, la cuisine, la photographie et tout ce qui a trait à la créativité.

La pratique du sport est une nécessité. « Good vibe only » & « voir le verre à moitié plein » sont mes mantras.

Heureux papa depuis 1an et demi, petit soleil qui enjolive mon quotidien et colorie les éventuelles zones grises. »

Semaine de l’allaitement : des centaines de mères ont allaité « en connexion » partout en Belgique

Début août fut marqué par la semaine mondiale de l’allaitement. Le thème choisi cette année par l’OMS et Unicef : « Allaitement et travail… C’est possible ! » En Belgique, la 3e édition de « Voeden in Verbinding » ou « Nourrir en connexion » s’est tenue dans 21 lieux de manière simultanée, rassemblant des milliers de mères qui ont allaité au même moment. Le but ? Rendre visible l’allaitement et sensibiliser le public à cette thématique.

Allaiter son bébé est excellent pour sa santé, car le lait maternel contient bon nombre d’anticorps favorisant son immunité (défense contre les germes et infections), des vitamines et des minéraux nécessaires à sa croissance. Les bienfaits du lait maternel ne sont donc plus à démontrer, mais les avancées réalisées en matière de composition et de fabrication des laits en poudre doivent également être mentionnées. Car chaque femme doit se sentir libre de choisir d’allaiter ou pas son enfant tout en se rassurant sur son bon développement.

« Nourrir en connexion » dans 21 lieux simultanément

« Voeden in Verbinding » ou « Nourrir en connexion » (dont la première édition a eu lieu en 2021) est une campagne mondiale visant à sensibiliser le public à l’allaitement maternel et à faire en sorte que plus personne ne soit surpris lorsque l’allaitement a lieu en public. La sensibilisation se fait encore mieux en confrontant les gens à un effet de masse. Des centaines de mères se sont donc retrouvées pour allaiter ensemble et se connecter les unes aux autres. Cette année, 21 endroits ont participé simultanément, en Flandre, à Bruxelles et pour la première fois également aux Pays-Bas !
Cette action a pour objectifs principaux de :
  • mettre en relation les parents allaitants entre eux afin qu’ils puissent échanger leurs expériences,
  • augmenter la visibilité de l’allaitement maternel en public,
  • célébrer, partager et mettre en avant la beauté de l’allaitement maternel.

Événement bruxellois à la Gare Maritime

« L’allaitement maternel est souvent l’un des défis les plus difficiles et les plus beaux que vous rencontrez. On apprend en le faisant, mais aussi en le regardant. C’est pourquoi nous espérons augmenter la visibilité autour de l’allaitement maternel avec notre campagne annuelle« , ont indiqué les organisateurs de « Voeden in Verbinding » à Bruzz, présent lors de l’événement bruxellois qui a eu lui à la Gare Maritime.

Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site web : www.voedeninverbinding.be

↓ La vidéo de Bruzz sur l’événement à la Gare Maritime (en néerlandais)

« Allaitement et travail… C’est possible ! »

Unicef et l’OMS ont placé cette semaine mondiale de l’allaitement maternel sous le thème « Allaitement et travail… C’est possible ! » Les deux organismes insistent, dans une déclaration, « sur la nécessité de renforcer le soutien à l’allaitement sur tous les lieux de travail afin de maintenir et de renforcer les progrès réalisés dans le monde entier en matière d’allaitement maternel. » Ils souhaitent porter à 70% le taux d’allaitement maternel d’ici 2030. « Le soutien sur le lieu de travail joue un rôle essentiel à cet égard. Des preuves montrent en effet que les taux d’allaitement maternel diminuent considérablement lorsque les femmes reprennent le travail, mais il est possible d’inverser cette tendance en aidant les mères à continuer d’allaiter leur bébé sur leur lieu de travail. »

Puis-je prendre des pauses pour allaiter ou pour tirer mon lait ? 

Alternatives ou problèmes dû à l’allaitement

Certaines mamans peuvent ressentir des doutes quant à la quantité ou la qualité de leur lait ; elles craignent de ne pas pouvoir subvenir en suffisance aux besoins de leur bébé et décident parfois, par crainte, de stopper l’allaitement. D’autres femmes ont des soucis plus physiologiques : mamelons « plats » (ombiliqués) ou douloureux, seins très gonflés… Ce qui peut les empêcher d’allaiter directement au sein. Dans ces cas-là, des alternatives existent, comme les tire-laits manuels ou électriques. Quoi qu’il en soit, des professionnels de la lactation sont à vos côtés, même après votre retour à la maison : Partenaire Enfants-Parents de l’ONE, infirmières régionales de Kind&Gezin, votre sage-femme, la Leche League Belgique… Et si votre choix premier est de ne pas allaiter, pour une raison ou une autre, ne vous sentez pas coupable et écoutez-vous, car votre bien-être est aussi important que celui du bébé.

Comprendre et prévenir les violences obstétricales : une formation inédite à Bruxelles

Dès le mois de septembre, les professionnel·le·s de santé pourront se former afin de comprendre et identifier les actes ou situations pouvant être vécus comme des violences dans le cadre de soins périnataux. Conçue en partenariat avec des soignants la formation « Soins Périnataux Respectueux : Comprendre et Prévenir les Violences Obstétricales » leur garantira un espace de réflexion et d’échange au sein duquel il·elle·s pourront questionner leurs pratiques et s’outiller pour favoriser une expérience positive de la naissance.

Longtemps taboues, les violences gynécologiques et obstétricales sont aujourd’hui largement documentées dans la littérature scientifique, y compris dans les pays occidentaux. En 2021, la Plateforme pour une Naissance Respectée a mené une large enquête en Belgique francophone dans laquelle 40% des femmes étaient concernées.

Pas blâmer les soignants, mais trouver des solutions

Bien que la violence obstétricale se manifeste au niveau des soins, ses causes sont multiples, anciennes et ne se résument pas au comportement de quelques individus isolés. Il ne s’agit donc pas de blâmer les soignants mais de trouver des solutions collectivement. Jusqu’ici, ce problème n’était pas (ou peu) abordé au cours de la formation des professionnel·le·s de la périnatalité. L’irruption de ce sujet dans l’actualité provoque des remous qui peuvent mettre les professionnel·le·s de la périnatalité en difficulté.

Une formation pionnière et importante

La formation « Soins Périnataux Respectueux : Comprendre et Prévenir les Violences Obstétricales » a pour objectif de leur fournir des ressources qui leur permettront de se saisir du sujet, de gagner en confiance et de contribuer à la solution. Développé par La Plateforme pour une Naissance respectée en partenariat avec Henallux Fors, ce projet est financé par les Régions wallonne et bruxelloise ainsi que par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle s’inscrit dans le cadre du plan intra-francophone de lutte contre les violences faites aux femmes.

Adopter un regard critique sur leur propre pratique

Conçue avec un comité pédagogique composé de professionnel.les de la périnatalité, d’experts internationaux et d’usagères, cette formation pluridisciplinaire s’adresse aux soignant·e·s (sages-femmes, gynécologues-obstétriciens, anesthésistes, généralistes, kinésithérapeutes, pédiatres, psychiatres et autres professionnel·le·s de santé). Elle leur permettra d’adopter un regard critique sur leur propre pratique mais également sur l’environnement de soin dans lequel il·elle·s travaillent et qui impacte l’expérience des femmes. La formation comprend un module e-learning d’environ 7h incluant podcasts, vidéos, témoignages, exercices, tests… et deux journées en présentiel à Namur. À travers des méthodes pédagogiques innovantes (Escape Game, Théâtre Forum…), il·elles seront invité·e·s à mettre les acquis de la formation directement à l’épreuve du terrain.

Plan Cigogne : encore plus de places en crèches grâce à 22 projets soutenus

575 nouvelles places pour la petite enfance vont être créées en Région bruxelloise ! Elles viennent s’ajouter aux 773 places déjà débloquées suite au Plan Cigogne lancé en 2022 par Bénédicte Linard, ministre de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles. Au total à Bruxelles, ce ne sont pas moins de 2.100 places supplémentaires qui seront mises à disposition des nouveaux parents à la clôture de ce Plan dont le volet bruxellois est géré par Rudi Vervoort, Ministre-Président bruxellois, en charge de la petite enfance à la COCOF.

Dans un communiqué, Rudi Vervoort s’est félicité de ce nouveau pas en avant : « Nous poursuivons nos efforts pour soutenir l’accueil de la petite enfance en Région bruxelloise. Aujourd’hui, le manque de places constitue encore un frein pour l’organisation des familles et surtout pour les familles monoparentales qui représentent environ un tiers des familles bruxelloises. Je me réjouis donc de cette collaboration fructueuse entre mon gouvernement et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Augmenter le nombre de places, garantir un accueil de qualité et égal dans toutes les communes bruxelloises est essentiel ».

Deux volets au Plan Cigogne, pour un total de 2.100 nouvelles places en crèches à Bruxelles

Afin de soutenir la petite enfance, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région bruxelloise et la COCOF ont conjointement lancé, en 2022, un appel à projets visant à subventionner 2100 nouvelles places en crèches sur le territoire bruxellois à l’horizon 2026. Le premier volet du Plan permettra la création de 773 places d’accueil. Certaines structures reprises dans ce volet 1 sont déjà prêtes à ouvrir leurs portes. Le second volet permet quant à lui de sélectionner, sur la base d’un appel à projets commun, des projets portant sur la création de 1.224 nouvelles places d’accueil. Le 20 juillet dernier, après examen des différents projets, les premiers bénéficiaires ont enfin été sélectionnés ! Les 22 projets désignés se situent dans des quartiers dont le taux de couverture en places subventionnées est plus faible que la moyenne régionale. Tous les projets appliquent un tarif proportionnel aux revenus des parents et la grande majorité des projets sont portés par des structures publiques.

22 projets sélectionnés et 75 nouveaux postes de puériculteurs(trices) créés

Les porteurs de projets recevront rapidement les subsides leur permettant d’entamer les travaux pour, in fine, ouvrir de nouvelles places en crèche sur le territoire bruxellois. Pour le secteur public, 19 projets ont été sélectionnés pour un montant global de 22.221.300 euros financés par la COCOF. Pour le secteur privé, trois projets ont été sélectionnés pour un montant global de 1.071.400 d’euros financés par la COCOF. À la suite de cette première sélection, 575 nouvelles places seront ainsi créées. Précisons qu’une deuxième sélection de projets pourrait encore arriver cette année, après réception de l’avis de l’ONE. Les budgets régionaux sont également confirmés puisqu’un montant additionnel de 2 millions d’euros a été prévu par le Gouvernement bruxellois dans la trajectoire budgétaire pluriannuelle. Cette dynamique porte le montant global régional à plus de 16 millions d’euros en 2023 pour financer des postes de puériculteurs(trices) via le dispositif ACS qui permettront l’encadrement et l’accueil des enfants. Cette première sélection de projets va permettre de créer 75 postes de puériculteurs(trices).

« Créer davantage de places en crèche, c’est aussi faciliter la vie des familles qui ont besoin de solutions »

Bénédicte Linard, Ministre de l’Enfance et Vice-présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : « Permettre à plus d’enfants d’accéder à des places d’accueil, c’est fondamental pour leur développement et leur bien-être. Créer davantage de places en crèche, c’est aussi faciliter la vie des familles qui ont besoin de solutions. C’est pour cela que nous avons lancé ce grand chantier de création de places à Bruxelles, mais aussi en Wallonie, en priorité dans les zones où le nombre de places n’était pas suffisant. Le travail devra se poursuivre dans les années à venir pour que chaque enfant puisse être accueilli dans de bonnes conditions, mais aussi pour soutenir le travail des accueillantes et des puéricultrices, dont les missions sont essentielles. »