L’année 2025 s’est terminée avec une bonne nouvelle, comme l’a annoncé Famiris, la caisse publique d’allocations familiales d’Iriscare sur sa plateforme : « une recherche digitale a porté ses fruits et a permis à 3.500 enfants bruxellois de recevoir enfin leurs allocations familiales. » Il s’agit, pour la majorité d’entre elles, de familles à faible revenu à qui cette aide financière a été plus que bienvenue.
{ Communiqué de presse d’Iriscare }
Famiris, la caisse publique d’allocations familiales d’Iriscare, recherche activement les enfants dont le droit aux allocations familiales n’a pas encore été ouvert. Grâce à la détection numérique, en moyenne 71 enfants sont identifiés chaque jour. Aujourd’hui, 3.500 enfants bruxellois bénéficient enfin de leurs allocations, souvent dans des familles à faible revenu.
Le « matching » numérique révèle des droits perdus
Via la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale, les données des allocations familiales bruxelloises sont croisées avec celles du registre national. Ainsi, Famiris détecte les enfants pour lesquels, 120 jours après la création d’un droit potentiel, aucune demande n’a été introduite. Cette recherche numérique permet d’activer des droits manqués et de faire parvenir l’aide à ceux qui y ont droit.
Près d’un enfant sur trois identifié par cette procédure grandit dans une famille à faible revenu. L’impact de cette détection proactive est donc particulièrement important : un droit qui, autrement, n’aurait peut-être pas été pris en compte avant des années est désormais accordé à temps.
« Notre ambition est claire : grâce à une automatisation accrue, nous voulons atteindre davantage les familles bruxelloises avec enfants et garantir leurs droits au maximum. Chaque enfant compte et la technologie nous aide à ne perdre personne de vue », explique Kristof De Vleeschouwer, business analyst chez Famiris.
Des obstacles pratiques subsistent
Bien que l’approche numérique de Famiris donne déjà beaucoup de résultats, des défis importants demeurent. Famiris procède à une détection automatisée, mais une demande reste nécessaire pour obtenir les informations essentielles à l’ouverture du dossier. La communication avec les familles se fait actuellement par courrier, car Famiris ne dispose que du numéro de registre national et de l’adresse officielle. Certaines parties de la procédure doivent encore être réalisées manuellement, faute de flux de données automatiques.
Ambition : aller plus loin dans l’automatisation pour une accessibilité maximale
Ces limites techniques montrent qu’une automatisation supplémentaire est nécessaire pour atteindre les familles encore plus rapidement et réduire les obstacles administratifs.
« Tout le monde a droit à un bon départ dans la vie. En tant qu’administration publique, nous ne pouvons laisser tomber aucun enfant. En développant davantage la digitalisation et en collaborant avec nos partenaires, nous veillons à ce que les enfants obtiennent ce qui leur revient », souligne Tania Dekens, fonctionnaire dirigeant d’Iriscare.
À propos d’Iriscare
Iriscare est un organisme d’intérêt public (OIP) bicommunautaire et le point de contact privilégié pour tout ce qui concerne la protection sociale en Région bruxelloise. Avec ses partenaires, Iriscare veille à ce que tous les Bruxellois obtiennent ce à quoi ils ont droit : des allocations familiales aux services de soins et d’accompagnement des aînés et personnes en situation de handicap. Accessibilité, professionnalisme et qualité : chaque jour, pour tous.
À l’aube d’une nouvelle année, que l’on espère aussi prolifique de la précédente, l’équipe de Born in Brussels vous souhaite à toutes et tous de merveilleuses fêtes de fin d’année. Près de 20.000 lecteurs.rices ont fréquenté notre site chaque mois, de belles collaborations avec le réseau périnatal ont eu lieu avec des projets en cours (ou tout juste réalisés) comme le dossier santé mentale périnatale, le dernier focus de Brusano et même un nouveau-né au sein de l’équipe BIB ! Comme à la fin de chaque année, nous tenons à vous offrir une sélection de nos articles, triés sur le volet, publiés dans le courant de l’année et que vous pourrez ainsi (re)découvrir. Bonne lecture et… à l’année prochaine !
Sur Born in Brussels, les sujets traités touchent à plusieurs domaines de la périnatalité : aspects médicaux, psychologiques, pratiques, administratifs ou encore juridiques simplifiés. Selon les thématiques abordées, les liens vers les organismes ou les acteurs sont toujours référencés afin d’apporter des informations pluridisciplinaires. Par ailleurs, en tant que site à destination des (futurs) parents, Born in Brussels publie chaque semaine des articles sur l’actualité périnatale et édite chaque mois une newsletter appelée Bib News. Pour l’heure, voici notre sélection des meilleurs articles, parmi les 106 articles écrits dans le courant de l’année.
« Ma vie de parent solo, le combat des mères » : un film poignant à ne pas manquer !
« Ma vie de parent solo, le combat des mères » est un film produit par Image Création et réalisé par Marianne Klaric. L’histoire met en lumière le quotidien de quatre mères qui, malgré les difficultés, élèvent seules leurs enfants. Une réalité qui concerne de nombreuses familles belges et dont les récits méritent bien d’être vus et entendus. Pour découvrir leurs histoires – dans lesquelles beaucoup d’autres se reconnaîtront – une avant-première est prévue ce mercredi 10 décembre au cinéma Vendôme ; ne tardez pas à réserver votre place dont les bénéfices profiteront à la cause Viva for Life et diffusé le 17 décembre sur La Une et en streaming sur auvio.
Naissance prématurée : une journée mondiale sur cette urgence silencieuse
En Belgique, la prématurité touche de nombreuses familles et chaque année, plus de 13 millions de bébés naissent de manière prématurée dans le monde. Il s’agit de la principale cause de mortalité infantile, représentant plus d’un décès sur cinq. Les enfants nés prématurés peuvent être confrontés à des conséquences sanitaires tout au long de leur vie, avec une probabilité accrue de handicap et de retard de développement. À l’occasion de la journée mondiale de la prématurité, dont le slogan est « Donnez aux bébés prématurés un bon départ pour un avenir meilleur. », Born in Brussels parle de l’origine, les manières d’y prendre part ainsi qu’un partage de quelques-uns de ses articles sur le sujet.
La Belgique unie contre la méningite : cap sur 2030
À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la méningite (5 octobre), l’Académie belge de pédiatrie (BAoP) a réuni, le 2 octobre dernier, des décideurs politiques, des experts et des témoins afin de sensibiliser le public à cette maladie et de souligner pourquoi la Belgique doit de toute urgence concrétiser le plan d’action de l’OMS « Vaincre la méningite d’ici 2030 ».
Une campagne de prévention pour sensibiliser au syndrome d’alcoolisation fœtale
Le 9 septembre, c’est la journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF). En Belgique, il concerne une à deux naissances sur 1000. Les conséquences sur le fœtus sont multiples, malgré la difficulté de prédire avec exactitude les effets. La précaution serait d’arrêter la consommation d’alcool avant même de concevoir un enfant. Dans la pratique, ce n’est pas aussi simple. Des aides existent pour les (futures) mamans. À titre d’exemple et pour mieux comprendre, mieux repérer et mieux accompagner les familles et les enfants concernés, une campagne préventive a été lancée à La Réunion par le Centre de Ressources TSAF.
«Les équipes SOS Enfants», services de prévention de maltraitance, fêtent leurs 40 ans d’existence !
Les Équipes SOS Enfants fêtent leurs 40 ans d’existence cette année. Ces équipes, dont les missions sont la prévention, l’aide et le soin traitent chaque année pas moins de 6.500 signalements avec soupçons ou faits de maltraitance sur des enfants. Elles interviennent dans des contextes problématiques : maltraitance physique, psychologique, sexuelle, institutionnelle ou encore des situations à risque ou de négligence. Leur priorité : la sécurité immédiate de l’enfant, stopper les violences mais aussi, quand cela est nécessaire, apporter des soins. Born in Brussels tenait à mettre ces équipes à l’honneur.
Semaine mondiale de l’allaitement maternel : focus sur l’asbl suisse GIFA
Célébrée chaque année à différents moments – en août dans pas moins de 170 pays et en octobre pour la Belgique et la France, la Semaine Mondiale de l’Allaitement maternel (SMAM) place une thématique à l’honneur. Cette année, la campagne met l’accent sur la priorisation de l’allaitement par le biais de l’environnement et du changement climatique ; facteurs impactant considérablement les possibilités et le choix de l’allaitement chez les femmes. L’occasion aussi pour Born in Brussels de mettre en avant l’association genevoise pour l’alimentation infantile (GIFA).
Nouveaux-nés : Traiter les malformations vasculaires cérébrales, une première mondiale
L’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) l’a annoncé dans un communiqué : il s’agit d’une découverte scientifique inédite. Pour traiter les malformations vasculaires cérébrales, cette nouvelle perspective permettrait de développer un traitement médicamenteux précoce visant à améliorer le pronostic vital, tout en préservant le développement cérébral, chez les nouveaux-nés. Une première mondiale qui mérite une lecture approfondie.
Journée mondiale des sages-femmes : plaidons en faveur d’un métier essentiel !
À l’occasion de la journée mondiale des sages-femmes, Born in Brussels met en avant un acteur central : la Confédération Internationale des Sages-femmes (International Confederation of Midwives – ICM). La thématique de cette année : « Sages-femmes : Indispensables dans chaque crise », un plaidoyer, des événements en ligne ; le tout dans une boite à outils disponible au grand public. L’objectif de l’ICM ? Mettre à l’honneur les sages-femmes, valoriser leurs compétences pour un métier indispensable, au travers des époques et des événements mondiaux.
Focus sur “Amala Espace Naissance” pour ses 15 ans d’existence
Le mois prochain, « Amala Espace Naissance », association de sages-femmes située à Saint-Gilles, fêtera ses 15 ans de bons et loyaux services aux côtés des femmes enceintes bruxelloises. Depuis sa création en 2010, l’association s’est imposée comme un pilier essentiel dans l’accompagnement périnatal au sein de la capitale. Car Amala, c’est plus de 3.000 naissances accompagnées.
Prévention chez les tout-petits : un nouveau site pour les professionnel.le.s de première ligne
À destination des professionnel.le.s de soins de première ligne, le site « S’engager pour les bébés » s’intéresse à la prévention et aux interventions précoces des tout-petits et de leur familles ; avec comme point d’encrage leur développement psychomoteur. À l’initiative du projet, l’asbl Aire Libre de Liège – Centre d’Aide Thérapeutique et Psychomotrice – avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin.
Accord du gouvernement : de nouvelles mesures pour les familles
Les récentes mesures « Accord Arizona » du nouveau gouvernement ont été annoncées. Elles concernent l’ensemble des matières fédérales : emploi, fiscalité, pension, sécurité, immigration, mobilité, défense ou encore climat. Une question se pose : qu’est-ce que cela va changer dans le quotidien des familles en difficultés ?
Implantation d’un micro-pacemaker chez un nouveau-né, une première en Belgique !
Première en Belgique : un nouveau-né souffrant d’un rythme cardiaque extrêmement lent a bénéficié d’un dispositif sur mesure appelé micro-pacemaker. Coordonnée par le Service de cardiologie pédiatrique des Cliniques universitaires Saint-Luc, l’implantation s’est déroulée le 12 décembre dernier et fut une réussite ! Il s’agit d’une intervention très rare et qui, à l’échelle mondiale, a été réalisée seulement une cinquantaine de fois. Une merveilleuse nouvelle pour les heureux parents qui ont pu ramener leur bébé pour passer les fêtes en famille.
Inauguré durant l’été 2025, le projet des « Bleuets » est financé par l’AVIQ et fait partie des habitations protégées de l’asbl l’Appart. Il propose un accueil sur-mesure aux (futures) mamans, dont la santé mentale est fragile, et à leur enfant âgé de 0 à 3 ans. Situé en région montoise, le service spécialisé veille à accompagner les mamans dans leur nouvelle ou future maternité, faire valoir leurs droits, à recevoir une aide administrative et à prendre soin de leur santé mentale. Un projet pilote dont l’avenir est encore incertain mais constitue une belle source d’inspiration.
Depuis l’ouverture de cette nouvelle maison, pas moins de 35 candidatures y ont été adressées, le dispositif est déjà saturé, preuve d’une large demande à laquelle il n’est pas toujours simple de répondre. La période périnatale comprend les 9 mois de grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant. Durant ce temps, divers états et émotions peuvent être associés à cette période : joie, épanouissement, mais aussi tristesse, fatigue, anxiété, doutes sur sa capacité à prendre un nouveau rôle : celui de maman et de prendre soin de soi et de son enfant. En terme de santé mentale, la grossesse peut perturber l’équilibre personnel de la maman ainsi que celle du couple. D’ailleurs, une nouvelle page sur Born in Brussels, en cours de finalisation, aborde la santé mentale périnatale.
On pourrait avoir 3 voire 4 dispositifs comme les Bleuets, ils seraient saturés très rapidement. On a dû faire des choix et la prime enfance nous a semblé être le meilleur investissement temps et impact surtout que c’est le moment le plus délicat et le plus fragile qui pose les bases dans la vie d’un enfant et pour accompagner sa maman. René Llano Lopez, psychiatre de l’asbl L’Appart, interviewé par TéléMb.be
Origine du projet
Le projet est né en 2019 suite à la grossesse d’une résidente du IHP l’Appart (Initiative d’Habitations Protégées de Lieu d’Accueil et de Préservation pour des Projets d’Autonomie et de Réapprentissage Thérapeutiques). L’asbl a donc décidé de créer un projet pilote à destination de mamans aux besoins spécifiques et de leur enfant. Considéré comme une sorte de tremplin pour ces mamans, le service se dote d’une équipe multidisciplinaire pour un accompagnement optimal : sage-femme, assistant social, psychiatre ou encore psychologue. De plus, le lieu est tenu secret pour maintenir la sécurité et la discrétion des bénéficiaires et il s’appuie sur tout un réseau : Helora, EpiCURA, l’ONE, le SAJ, Accordages, RHESEAU ou encore l’Intercommunale Gabrielle Passelecq – CHP Chêne aux Haies.
Certaines des mamans peuvent avoir été victimes de violences intrafamiliales. De plus, on ne veut pas stigmatiser la maladie mentale, et les personnes qui fréquentent la maison. Nous voulons vraiment qu’elles puissent aller et venir, sans être montrées du doigt ». Stéphanie Verbiest, coordinatrice du projet, interviewée par la rtbf
Pour qui et pour quoi ?
Les (futures) mamans accompagnées aux Bleuets souffrent de troubles de santé mentale : angoisses, troubles anxieux, dépression post-partum, dépression préexistante voire même psychose. Elles y vivent en semi-autonomie, au sein de l’habitation protégée ou chez elles, avec un accompagnement autour d’une même philosophie : « Ne pas faire à la place mais avec ». En effet, ces jeunes femmes doivent venir avec un projet d’avenir et ne pas attendre d’être prises en charge sans rien devoir faire. Il s’agit d’un travail collaboratif pour les aider dans leurs difficultés, les rassurer, les aiguiller vers une voie plus sereine et dans leur nouveau rôle de parent.
On discute des soins qu’il faut apporter au bébé, si elles ont des questions sur l’accouchement, je suis là pour y répondre, pour apaiser leurs craintes. L’objectif est d’être réellement un tremplin pour ces mamans et leur bébé. On les aide à poser les bases de leur nouvelle vie ». Loïc, référent aux Bleuets, interviewé par la rtbf
À l’heure de la surexposition aux écrans et à la stimulation à outrance, force est de constater que les enfants ont un rapport différent au jeu, comparé aux précédentes générations ; ils jouent davantage à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant, il semble essentiel pour le tout petit d’explorer le monde qui l’entoure ; facteur incontournable de son développement moteur, cognitif et social. Pour en discuter, Born in Brussels a participé à une conférence, organisée par Yapaka avec pour thématique « Soutenir le jeu : terreau du développement de l’enfant et du lien parent-enfant », dont voici les idées principales.
Qu’existe-t-il de plus beau que de voir son enfant s’émerveiller, découvrir, sourire ou même rigoler ? Le jeu est sans aucun doute l’activité physique et mentale la plus riche pour un enfant. Qui de mieux placé que ses parents pour l’accompagner dans la vie et l’initier aux jeux ? Car il y en a tant qu’il faudrait plusieurs vies pour y jouer. Tantôt il s’improvise avec trois fois rien, si ce n’est son imagination, tantôt il est plus élaboré et s’organise avec un plateau ou un jeu de cartes. Le simple plaisir d’entendre de la voix de son enfant « Tu joues avec moi papa, tu joues avec moi maman ? » semble irrésistible. Il n’y a finalement pas d’âge pour jouer.
Jouer est essentiel pour l’enfant. À travers le jeu, il se construit, découvre le monde, apprivoise ses peurs, apprend à vivre ensemble, à créer… Le jeu n’est pas un simple « divertissement », il est l’essentiel terreau de la croissance de l’enfant, de sa capacité à devenir acteur de sa vie et de ce qui l’entoure. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie
Lien de cause à effet
Lorsque l’on devient parent, on revit en quelque sorte sa propre enfance dans les yeux de son enfant. Jouer avec lui.elle, c’est aussi se permettre de conserver cette part d’enfant qui vit toujours en nous. C’est aussi permettre à l’enfant qui sommeille en nous de rester en vie. Jouer avec son enfant, c’est un plaisir partagé ; se faire plaisir et lui faire plaisir. C’est un acte qui n’est pas forcément naturel, qui peut soudainement s’éveiller et renforce les liens entre l’enfant et le parent.
Le jeu nourrit les relations. Il tisse le lien entre le parent et l’enfant. Sans exigence, ni enjeu de résultat, le jeu entre parents et enfant soutient la présence, la disponibilité, la joie partagée. Il permet à chacun d’exister dans la rencontre. L’enfant découvre qu’il est regardé, entendu, reconnu, parlé. Le parent (re)découvre le plaisir de jouer, d’être en lien, d’inventer, d’imaginer, de s’amuser de tout et de rien. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie
Se développer, tout en sécurité
Pour les parents, comme pour les professionel.le.s du secteur périnatal qui les accompagnent, mettre en avant le jeu, créer des espaces dans lesquels les enfants vont pouvoir, de manière libre ou accompagnée, développer leur imagination tout en évoluant dans un espace sécurisant. Offrir à son enfant la possibilité d’expérimenter, de chercher, se s’ouvrir au monde extérieur, c’est aussi lui permettre de développer sa confiance en lui et en ses capacités. Où et comment alors se placer lorsque son enfant souhaite jouer avec ou sans vous ?
Jouer de tout, et partout, entre enfants et parents avec ce que la vie offre : les mots, les gestes, les sons, les regards, les objets du quotidien : un drap devient une cabane, une cuillère se transforme en baguette magique, un trajet en voiture devient l’occasion d’histoires à inventer… C’est dans ces instants du quotidien, habités du jeu, que se construit le sentiment de sécurité et de confiance, que se tisse la complicité, que se développe la relation et s’étoffe sa solidité. » Fabien Joly, psychologue clinicien, psychomotricien, docteur en psychopathologie
Idées d’activités enfants-parents
Sur Born in Brussels, une page est spécifiquement dédiée aux parents avec jeune enfant à la recherche d’une activité à faire en famille ; musées, parcs et plaines de jeux extérieur,e plaines de jeux d’intérieur, fermes, bibliothèques, ateliers (éveil musical, apprentissage de la langue des signes, danse, bébé spa et massages, bébé nageur), il y en a pour tous les goûts.
Des illustrations inédites, de nouveaux textes et d’autres transformés, voici ce que réserve cette nouvelle édition publiée depuis la mi-novembre 2025 sur le site de Yapaka. Ce livre invite à redécouvrir le jeu sous toutes ses formes, à retrouver ses souvenirs de jeux d’enfant et donne l’envie aux parents de partager un moment ludique avec leurs enfants. À travers des textes courts, des idées concrètes et des illustrations poétiques, il remet le jeu au centre de la vie quotidienne. Conçu pour les familles, il peut également servir de ressource précieuse pour les professionnels dans leur accompagnement des parents et des enfants.
25 ans d’engagement, ça se fête ! Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds Reine Mathilde accompagne les jeunes en situation vulnérable, les conseillent et les soutient financièrement dans leurs différents projets, leur fait confiance en les impliquant, en leur donnant des responsabilités. Eux qui sont des citoyens à part entière et des acteurs qui symbolisent l’avenir. Un anniversaire royal a récemment eu lieu en présence de la Reine Mathilde. L’occasion pour Born in Brussels de mettre en avant le dernier appel à projet, qui prendra vie à partir du 1er janvier 2026 jusqu’au 31 décembre 2028, dont le slogan est « Let’s breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce ».
{Communiqué de presse de la Fondation Roi Baudouin}
Le 20 novembre, le Fonds Reine Mathilde a célébré son 25e anniversaire lors d’un événement festif au Palais Royal. Sous la devise « De la vulnérabilité à la force », les jeunes occupent une place centrale au sein du Fonds : en tant que moteurs de changement, voix de leur génération, bâtisseurs d’avenir. Sa Majesté la Reine, des jeunes, des partenaires et des acteurs du changement se sont réunis pour célébrer un quart de siècle d’engagement, de résilience et d’impact sociétal.
Des jeunes qui rêvent, osent et agissent
Ce qui a commencé le 4 décembre 2000 avec le Fonds Princesse Mathilde, destiné à soutenir les enfants et les jeunes en situation de vulnérabilité, est devenu un véritable laboratoire de citoyenneté active. Géré par la Fondation Roi Baudouin, le Fonds offre aux jeunes espace, responsabilité et confiance. Du jury des jeunes au Comité de gestion, de Music Connects à I SEE IDEA I DO, le Fonds reste un allié des jeunes qui ne se contentent pas de rêver, mais qui osent aussi passer à l’action. Célébrer les 25 ans du Fonds Reine Mathilde, c’est célébrer des jeunes qui façonnent l’avenir – avec audace, talent et résilience.
Un programme vibrant et inspirant
En collaboration avec Studio100, un programme riche en émotions a été proposé aux 180 invités qui incarnent ces 25 années. La matinée s’est ouverte sur un puissant medley interprété par le chœur multilingue du théâtre van A tot Z, suivi d’un discours inspirant de Sa Majesté la Reine retraçant l’évolution du Fonds depuis 2001. Des interludes artistiques du rappeur liégeois Bakari, du groupe de danse Teens Inclusie et de plusieurs sections de l’académie de Roulers ont offert une apothéose créative et festive.
Des jeunes qui parlent, inspirent et dirigent
« Par les jeunes, pour les jeunes » : tel est le fil rouge du Fonds Reine Mathilde. Depuis 2007, le Fonds donne aux jeunes une voix décisive via un jury autonome.
Durant l’événement, cinq jeunes ont partagé leur témoignage sur des projets qui ont changé leur vie. Sa Majesté la Reine a ensuite animé un panel avec quatre jeunes et un enseignant autour du développement personnel et des défis sociétaux. L’événement s’articulait autour de sept idées fortes, allant de l’importance des petites réussites à l’impact des initiatives de niche. Une frise visuelle a relié passé, présent et futur dans une réflexion créative et non linéaire.
« Osez ! We did it ! »
La célébration s’est clôturée par la présentation du bilan « Osez ! We did it ! », la brochure anniversaire du Fonds, ainsi qu’une réception pour honorer toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire du Fonds un acteur majeur pour les jeunes. Frédéric Van Leeuw, le nouveau président du Fonds Reine Mathilde, a abordé les défis à venir et souligné la force de l’engagement des jeunes comme levier du changement sociétal.
« Le Fonds Reine Mathilde soutient des initiatives par et pour les jeunes qui renforcent leur implication. Il ne s’agit pas seulement de les aider, mais aussi de leur faire confiance. C’est bien plus qu’un objectif sociétal : c’est un rêve au sens le plus noble du terme, un espace de liberté créative, un désir profond, une force motrice qui nous pousse à dépasser les limites de la réalité. » Frédéric Van Leeuw, nouveau président du Fonds Reine Mathilde
25 ans d’impact en chiffres
• 12 Prix Princesse Mathilde décernés, pour un montant total de 120.000 €
• 9 Prix Reine Mathilde décernés, pour un montant total de 90.000 €
• 22 appels à projets autour de 18 thématiques, dont 3 cycles triennaux
• 172 projets soutenus par le Fonds Reine Mathilde depuis 2014
• 1,5 million € alloués aux Prix et projets
• ± 14.000 enfants et jeunes touchés via les 184 projets (Fonds Princesse Mathilde/Fonds Reine Mathilde)
Nouvel appel à projets
En 2025, le Fonds Reine Mathilde a choisi un nouveau thème pour son cycle triennal : « Let’s breathe ! Une bulle d’air pour la parentalité précoce » . Le Fonds soutient des projets qui, avec les jeunes eux-mêmes, créent de l’oxygène pour les jeunes mamans et papas en situation de vulnérabilité, afin qu’ils puissent grandir comme parents et comme jeunes adultes. Les organisations travaillent à partir des priorités, des besoins, des questions et des rêves exprimés par ces jeunes parents. Doté d’un budget total de 150.000 euros, l’appel à projets s’étend sur 36 mois. L’un des projets – désigné par le jury des jeunes – sera en outre désigné lauréat du Prix Reine Mathilde et bénéficiera d’un soutien supplémentaire de 10.000 euros.