Difficile à diagnostiquer, invisible et tabou, l’endométriose touche en Belgique entre une à deux femmes sur dix en âge de procréer. À l’occasion du mois de sensibilisation à cette maladie chronique, Born in Brussels pense à toutes les femmes désireuses d’avoir un jour un enfant. L’association « Toi Mon Endo » a tout récemment ouvert un lieu accueillant et entièrement dédié aux femmes qui vivent avec cette pathologie. De son côté, l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a lancé sa campagne intitulée « L’Endométriose sans filtre ». Elle vise à sensibiliser le grand public et à déconstruire les idées reçues. Et si on en parlait ?
Selon les chiffres dévoilés par l’association « Toi Mon Endo », 40% des personnes atteintes d’endométriose souffrent d’infertilité. Quand certaines femmes sont asymptomatiques, d’autres souffrent véritablement. Sur son site, de nombreuses informations permettent de répondre aux questions que beaucoup de femmes se posent sur la grossesse et l’endométriose (Grossesse et endométriose | Association Belge experte en endométriose). Pour l’heure, Born in Brussels met en avant deux initiatives qui soutiennent les femmes et leurs familles touchées par la maladie.
Pendant la grossesse, les personnes atteintes d’endométriose peuvent traverser des périodes variées en fonction des changements hormonaux et physiologiques induits par la grossesse et l’allaitement (s’il prend place). Bien que la grossesse puisse offrir un répit bénéfique pour beaucoup de femmes atteintes d’endométriose en atténuant temporairement les symptômes, chaque cas est unique et nécessite une gestion individualisée en fonction de l’évolution des symptômes après l’accouchement. » – Lu sur le site de l’asbl « Toi Mon Endo »
Un lieu unique en Belgique
« Toi Mon Endo » – association belge fondée en juillet 2020 par Laura Lequeu qui vit au quotidien avec la maladie – a décidé de créer un lieu pensé pour prendre en compte les besoins de toutes les femmes souffrant, comme elle, d’endométriose. Il a été pensé pour être complémentaire au système de santé actuel. Un espace de prévention, d’accueil et d’accompagnement. « Cette safe place, elle a vraiment été pensée pour les personnes atteintes d’endométriose. Parce qu’en fait, hors du cadre hospitalier, il n’y a pas grand-chose. On a un peu notre diagnostic et puis on est livrées à nous-mêmes. Et l’idée, c’était vraiment, en fait, vous n’êtes pas seul. Il y a plein d’outils pour apprendre à vivre avec l’endométriose. Et venez ici, nous, on est là pour justement vous montrer, vous expliquer les outils et pour que vous vous sentiez moins seules », explique Laura Lequeu au journal de La RTBF.
{Informations sur base du Communiqué de presse de l’H.U.B}
Une maladie fréquente, encore trop souvent méconnue
L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire dont les symptômes – douleurs pelviennes invalidantes, troubles menstruels, infertilité, fatigue chronique – restent trop souvent banalisés ou mal interprétés. Malgré sa prévalence élevée, le diagnostic demeure fréquemment tardif, avec un impact majeur sur la qualité de vie, la santé mentale, la vie professionnelle et personnelle des patientes.
Par la campagne « L’Endométriose sans filtre », la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B souhaite :
- Démêler les mythes des réalités scientifiques en sensibilisant aux maladies chroniques féminines et à la santé des femmes en général ;
- Améliorer l’information vers le grand public et professionnels de santé en proposant une approche personnalisée et multidisciplinaire ;
- Mettre en lumière les avancées diagnostiques et thérapeutiques et ainsi éviter l’errance diagnostique des femmes atteintes d’endométriose ;
- Encourager une prise en charge multidisciplinaire centrée sur la patiente en renforçant notamment son partenariat avec des associations de patientes.

Ce que l’on croit, ce que l’on sait, ce que l’on prouve
La campagne s’articule autour de trois axes forts :
- Ce que l’on croit : identifier et déconstruire les idées reçues sur l’endométriose.
- Ce que l’on sait : partager des données fiables et validées scientifiquement.
- Ce que l’on prouve : valoriser les recherches et les avancées cliniques permettant un diagnostic plus précis et un accompagnement personnalisé.
Cette initiative illustre pleinement l’engagement de l’H.U.B dans sa mission de santé publique : informer, prévenir, former et améliorer l’accès à des soins spécialisés.
Le programme : informer, échanger, former
- Jeudi 26 mars 2026 : Stand d’information et de sensibilisation à l’Hôpital Erasme (en partenariat avec l’association ToiMonEndo)
- Mardi 31 mars 2026 : Stand d’information dans le hall des Cliniques universitaires Saint-Luc et Projection du film de sensibilisation « Derrière le sourire », réalisé par l’association de patientes Toi Mon Endo → infos et inscriptions
- Jeudi 15 octobre 2026 : Atelier patientes & soignants sur l’hormonothérapie à l’Institut Jules Bordet
- Jeudi 10 décembre 2026 : Symposium accrédité les professionnels de la santé « L’Endométriose au cœur d’une prise en charge multidisciplinaire »
À travers des débats interactifs et des ateliers pratiques, les participant.e.s repartiront avec des outils concrets pour améliorer l’orientation et la prise en charge multidisciplinaire des patientes.
→ Toutes les infos sur la programmation du H.U.B sur l’endométriose
Un engagement fort en santé publique
Par cette campagne, l’H.U.B réaffirme son rôle d’acteur académique et hospitalier de premier plan engagé dans les soins adaptés. « L’Endométriose sans filtre » s’inscrit dans une volonté claire : lever le silence, objectiver les faits scientifiques et replacer l’expérience des femmes au centre du parcours de soins.


Le programme : informer, échanger, former




