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Violences éducatives ordinaires (VEO) en France : la Fondation pour l’Enfance livre son baromètre

Au lendemain de la journée internationale de la non-violence éducative – célébrée chaque année le 30 avril – la Fondation pour l’Enfance et l’équipe de recherche Prévéo publient la 3e édition du baromètre sur les violences dites éducatives ordinaires (VEO). Cette étude scientifique française interroge la place des VEO dans les pratiques parentales en France. Une réalité préoccupante qui mérite d’être consultée.

En Belgique, des mouvements de défense des droits des enfants existent et s’activent pour protéger, notamment, les enfants de toute forme de violence. Ils militent d’ailleurs pour qu’une loi interdise clairement l’usage de la violence à des fins éducative.

Sur Born in Brussels, le bien-être de la maman est primordial tout comme celui de son enfant. Plusieurs articles sur ce sujet ont été traité dans le passé et sont à (re)découvrir dans la rubrique « À LIRE AUSSI ». La toute récente publication du baromètre 2026 de la Fondation pour l’Enfance a été réalisée en partenariat avec l’Ifop (entreprise de sondages d’opinion et d’études marketing en France.). Pour ce faire, pas moins de 1.005 parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans ont répondu à l’enquête.

Une meilleure compréhension du développement, des besoins émotionnels et des séquelles liées aux violences pourrait permettre de prévenir les pratiques abusives. Cependant, pour faire reculer durablement ces violences, il faut également lever des freins majeurs : le poids des représentations et le maintien d’une norme sociale qui continue de légitimer ces pratiques en leur prêtant des vertus éducatives. Lu sur le site de la Fondation pour l’Enfance.

Une parentalité évolutive

En France, l’interdiction des violences éducatives ordinaires (VEO) a permis de renforcer l’idée suivante : aucune forme de violence — physique, verbale ou psychologique — ne peut être justifiée dans l’éducation. Cette nouvelle norme éducative, portée par une avancée législative et culturelle, ne permet cependant de changer totalement les pratiques de certains parents. À la lecture du récent baromètre, malgré des avancées notables en matière de sensibilisation, les violences éducatives ordinaires restent profondément enracinées. Cela revèle l’ampleur du travail encore nécessaire pour transformer durablement les pratiques parentales

Des violences encore largement présentes dans le quotidien des familles : 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques. Baromètre

Des pratiques qui résistent

Dans le baromètre, il ressort que les parents reconnaissent largement les effets néfastes des violences éducatives. Qu’il s’agisse de troubles psychologiques, de difficultés de développement ou de banalisation de la violence. L’adhésion aux principes d’une éducation sans violence est forte, et la loi de 2019 est globalement connue et comprise. Toutefois, cette prise de conscience coexiste avec des croyances tenaces : une part significative des parents continue de penser que certaines formes de violence peuvent être utiles pour poser des limites ou obtenir l’obéissance. Cette ambivalence illustre la difficulté à rompre avec des schémas éducatifs profondément ancrés.

« Près de 7 parents sur 10 identifient les risques de banalisation de la violence, mais 42 % estiment encore que les violences physiques permettent d’arrêter immédiatement un comportement indésirable. » Fondation pour l’Enfance

Entre bienveillance et violence…

Une partie des parents déclarent adopter des comportements bienveillants, fondés sur l’encouragement et la communication. Cependant, ces pratiques cohabitent avec un recours fréquent aux violences éducatives ordinaires, notamment verbales et psychologiques. Cris, menaces ou privations restent courants, tandis que les violences physiques, bien que moins répandues, persistent. La fessée, en particulier, conserve une place singulière : largement désapprouvée dans les principes, elle demeure relativement tolérée dans certaines situations. Cette coexistence traduit un décalage entre les intentions éducatives et les réactions face aux difficultés du quotidien.

Une légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques : 32% des parents pensent que les punitions psychologiques permettent d’apprendre ce qui est bien ou mal. Lu dans le Baromètre

Une information encore floue pour certains parents

Si les parents se montrent globalement concernés par les questions éducatives, leur recherche d’information reste modérée et souvent centrée sur des enjeux pratiques comme la gestion des émotions ou le développement de l’enfant. Les pratiques disciplinaires suscitent moins d’intérêt. Cette méconnaissance partielle contribue à entretenir des zones floues, où certaines pratiques violentes continuent d’être perçues comme acceptables. Des écarts très nets entre les hommes et les femmes : 40% des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, contre 25% des femmes.

« Seuls 53 % des parents ont recherché des informations sur la parentalité au cours des 12 derniers mois, et seulement 37 % déclarent avoir une connaissance précise des violences éducatives ordinaires. » Fondation pour l’Enfance

La Ligue des familles défend des congés parentaux mieux rémunérés

Le 8 mars dernier, la Ligue des familles s’est mobilisée. Un mouvement solidaire auquel d’autres associations ont pris part au cœur de notre capitale. La LDF entendait améliorer la conciliation entre la vie familiale et professionnelle des mamans.
 
Elle visait également à faire valoir une augmentation de la durée et de la rémunération du congé parental, équilibrer le statut salarial en faveur des mamans ou encore améliorer les droits des aidantes proches (à majorité des femmes).

La Ligue des familles est une association belge au service des familles. Elle défend l’intérêt et le quotidien des familles par le biais d’activités menées en toute indépendance. De plus, elle participe également à renforcer les solidarités. Pour mener ses missions, elle s’appuie sur des valeurs fortes :

  • Construire et défendre des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie et d’avenir de tous.
  • Mettre en œuvre la solidarité via l’équité, qui dépasse l’égalité stricte des droits pour soutenir de manière plus accrue ceux qui en ont le plus besoin.
  • Favoriser la rencontre et l’expression des parents de différents milieux, statuts, choix de vie, courants d’opinions, genres, configurations familiales et états de santé.

Pour l’heure, la Ligue des familles a partagé un communiqué intitulé « Pourquoi c’est toujours maman qui garde les enfants? ». Il dévoile quelques chiffres parlants et laisse place à chacun.e de prendre part à la cause.

{Communiqué de presse de la Ligue des familles}

Congé parental : on progresse, mais on est loin de la parité

Ce sont encore et toujours les femmes qui diminuent le plus leur temps de travail pour répondre aux besoins familiaux. L’implication des pères dans l’organisation familiale progresse au fil des années, mais l’écart entre parents dans les couples hétérosexuels reste conséquent et s’observe particulièrement sur la carrière des mères, comme le montrent les différents chiffres officiels. Plus de 100.000 personnes ont opté en 2025 pour un congé parental. Parmi ces parents, 61% sont des femmes.

« Le nombre d’hommes qui ont recours à ce dispositif augmente chaque année, néanmoins les mères sont encore bien plus nombreuses que les pères à prendre des congés parentaux à temps plein ou à mi-temps. La diminution de 1/10ème temps est la seule qui soit paritaire » Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles.

76% des salarié∙e.s à temps partiel sont des femmes

Les dernières années ont vu une participation accrue des femmes au marché du travail. Cependant, ces dernières sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel. Parmi les femmes salariées, 4 sur 10 occupent un emploi à temps partiel. Cela concerne seulement 13% des hommes salariés.

Quand on se penche sur les raisons qui poussent les personnes à occuper ce type d’emploi, le motif le plus fréquent chez les femmes est « pour s’occuper des enfants ou d’autres personnes dépendantes ». 25% d’entre elles le font pour cette raison, contre moins d’un homme sur dix. Chez les hommes, les motifs les plus fréquents sont les « raisons personnelles » et « suivre un enseignement ou une formation ».

65% des aidants sont en réalité des aidantes

Cette disparité s’illustre de manière frappante dans le fait que plus il y a d’enfants au sein du foyer, plus la probabilité augmente que la mère occupe un emploi à temps partiel, alors que le nombre d’enfants n’a aucune incidence sur le temps partiel chez les hommes. 50% des mères de famille de 3 enfants ou plus travaillent à temps partiel, contre à peine 8% des pères concernés. Même constat du côté des associations qui défendent les droits des aidants-proches : elles estiment que minimum 65% de ces aidants sont en réalité des aidantes.

« Les mères se dédient encore et toujours plus que les hommes aux tâches familiales, souvent au détriment de leur carrière professionnelle » indique Madeleine Guyot. « Cela a un impact direct sur leur rentrées financières, et des conséquences à plus long terme sur leur pension. Les mères sont de facto plus dépendantes de leurs familles ou de leur conjoint et plus exposées aux violences, notamment aux violences économiques. »

Pour des congés familiaux mieux rémunérés

Plusieurs mesures du gouvernement fédéral, notamment la réforme des pensions, risquent d’accroître encore les difficultés des femmes et des mères qui ont plus souvent des carrières incomplètes. La Ligue des familles plaide pour une amélioration des mécanismes de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Elle défend des congés familiaux mieux rémunérés, afin de minimiser les pertes de revenus pour les femmes et leurs familles. 

«MaSanté», la nouvelle application mobile de l’INAMI pour aider ses usagers·ères

« Masanté » est la toute nouvelle application mobile développée et gérée par l’INAMI, en collaboration étroite avec le SPF Santé publique, eHealth et Smals. L’objectif ? Encourager chacun à s’impliquer dans la gestion de ses données de santé personnelles et faciliter son accès.

L’Institut national d’assurance maladie-invalidité accompagne le lancement de cette nouvelle avec le message suivant : « Masanté s’inscrit dans notre vision globale de l’e-Santé, qui prône l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour soutenir et améliorer les soins ainsi que leur accessibilité. Cette application vous permet de prendre en main votre santé et être un acteur à part entière en vous donnant accès à un ensemble de vos données de santé.»  L’app est destinée à toute personne à partir de 16 ans, couverte par une assurance soins de santé belge.

L’application «Masanté» vient s’ajouter à la version web et propose, cette fois, un accès à portée de main. Elle met à disposition plus de fonctionnalités et permet de centraliser ses informations personnelles en santé, tout en sécurité. L’INAMI assure prendre en compte les inégalités d’accessibilité existantes entre citoyen.ne.s. Pour simplifier les choses et faciliter l’utilisation de cette nouvelle application mobile et ainsi conforter les professionnel.le.s de la santé en relation avec les patient.e.s, elle développe actuellement d’autres initiatives.

La numérisation des soins de santé est une priorité stratégique pour l’INAMI. Ces dernières années, les citoyens ont pu constater une numérisation croissante, notamment avec la suppression progressive des documents papier. Avec notre nouvelle application Masanté, nous franchissons une étape importante : les données qui étaient jusqu’à présent disponibles sur un site web ou sur d’autres applications telles que Mes Médicaments, sont désormais réunies dans une seule application mobile conviviale. » – Pedro Facon, Administrateur général de l’INAMI

INAMI ©

Que propose Masanté ?

Téléchargeable aussi bien sur iOS que sur Android, l’INAMI assure donc une sécurité à ses utilisateurs et utilisatrices. En effet, c’est via Itsme (application d’identité mobile qui permet aux citoyens belges et de certains pays européens de se connecter en toute sécurité à différentes plateformes en ligne) que «Masanté» permet de consulter et de gérer :

  • Ses prescriptions de médicaments ouvertes ;
  • Ses vaccinations ;
  • Ses délivrances pharmaceutiques ;
  • Son résumé de santé ;
  • Ses examens de dépistage ;
  • Ses rapports et résultats de santé ;
  • L’historique de vos délivrances de médicaments (sur un an maximum) ;
  • Ses notes de journal ;
  • Son schéma de médication partagé ;
  • Ses mandats de soins ;
  • Ses consentements et exclusions ;
  • La visibilité de vos prescriptions.

→ Pour en savoir plus sur l’application mobile

→ Des questions ?

Une évolution qui a du sens

L’accès à ses propres données de santé est très important pour tout.e citoyen.ne. En effet, cela permet de pouvoir interagir de manière optimale avec le corps médical lorsque cela est nécessaire et surtout de prendre les décisions qui en découlent. C’est ce qu’on appelle la littératie en santé. À cet égard, un précédent article à destination des femmes enceintes permet de saisir toute l’importance du sujet : Renforcer la littératie en santé pour les futurs parents, un enjeu clé !

Avec cette nouvelle application, les patient.e.s sont à la fois impliqué.e.s dans leur propre santé, mais ils.elles sont aussi respecté.e.s dans leur autonomie. Avec l’accord des patient.e.s, les données de santé partagées permettent dès lors :

  • D’améliorer le suivi, la qualité et la sécurité des soins dispensés à une personne ;
  • De prendre en compte ses antécédents médicaux, ses allergies… ;
  • D’éviter les contre-indications ;
  • De connaître l’historique des médicaments ;
  • De savoir si la personne a déjà été admise aux urgences ;
  • Etc.

↓« Masanté : la nouvelle application mobile de l’INAMI »↓

Prévention chez les tout-petits : des groupes de soutien thérapeutique existent à Bruxelles

C’est généralement lors d’un passage depuis la crèche vers l’école maternelle que certaines difficultés peuvent se présenter. Les parents ainsi que les professionnel.le.s s’alertent lorsqu’ils observent de petits retards de développement. Pour offrir un accompagnement adapté aux besoins de chaque enfant, il existe notamment le projet « Solem » – Soutenir et Observer le Langage de l’Enfant en Maternelle, et le site axé sur le développement psychomoteur « S’engager pour les bébés ».

Dernièrement, l’équipe de Born in Brussels a découvert deux nouveaux projets centrés sur la prévention thérapeutique : La Cabane (enfants de 18 à 30 mois) et TEMPO (enfants de 30 mois à 42 mois). On vous en dit plus !

Votre enfant grandit et arrive bientôt en âge d’entrer dans le grand bain. Vous vous inquiétez pour son développement en vue d’une entrée en classe d’accueil ou en première maternelle ? Il peut arriver que votre enfant présente un léger retard du langage, un risque de retard global de développement ou des troubles du neurodéveloppement (TND) comme le TDAH, des troubles « DYS » (dyslexie, dyspraxie) ou encore des traits autistiques. Des professionnel.le.s sont formé.e.s pour accompagner votre enfant et l’aider en agissant au plus tôt sur ses difficultés.

Aujourd’hui, nous observons une augmentation des demandes pour des enfants de plus de 2 ans présentant un retard de langage ou un retard de développement global. Avant même un suivi logopédique, un accompagnement corporel et relationnel permet de renforcer les bases nécessaires à l’entrée dans le langage. La Cabane agit avant que les difficultés ne se cristallisent, en soutenant le développement global des enfants à travers le jeu et le mouvement. Zoé Campus et Sara Kabbedijk, psychologues cliniciennes spécialisées dans le développement du jeune enfant et à l’initiative de « La Cabane ».

 «Agir avant que les difficultés ne se cristallisent»

La Cabane est un lieu de prévention qui s’adresse aux enfants vulnérables âgés de 18 à 30 mois présentant un risque de retard global de développement, de retard de langage ou de troubles du neurodéveloppement (TND).

C’est en collaboration avec le 213 Centre thérapeutique enfant, adolescent, famille et la Clinique de Pédopsychiatrie et de Psychologie de l’Enfant et de la Famille (CLIPP – CHU Saint-Pierre) que ces séances sont proposées aux familles.

Zoé Campus et Sara Kabbedijk, les deux psychologues en charge du projet proposent des séances axées sur des méthodes reconnues. En effet, elles s’appuient à la fois sur le corps et sur le jeu via la psychomotricité relationnelle « Aucouturier » et la thérapie du développement.

En pratique :

  • Destiné aux enfants de 18 à 30 mois
  • 10 séances sur une année scolaire
  • 1 séance d’introduction conjointe parent-enfant
  • Plusieurs ateliers spécifiques pour les parents
  • Des séances de psychomotricité relationnelle et de thérapie du développement en groupe.
  • Lieu : CHU Saint-Pierre – CLIPP, 105 rue aux Laines, 1000 Bruxelles
  • Prochaines séances en septembre 2026

→ Infos et inscriptions : La Cabane – lacabanegroupe@gmail.com ou  02 535 45 26

L’entrée à l’école maternelle est une étape fondatrice dans la vie d’un enfant et de ses parents. Mais être prêt pour l’école, ce n’est pas seulement avoir le bon âge ou savoir tenir un crayon. C’est avant tout une question de maturité émotionnelle et corporelle. Pour apprendre, l’enfant doit se sentir disponible dans sa tête et dans son corps. Groupe TEMPO (Zoé Campus et Sara Kabbedijk)

À chacun.e son rythme !

Initié également par Zoé Campus et Sara Kabbedijk (deux psychologues cliniciennes spécialisées dans le développement du jeune enfant), «TEMPO» est un dispositif thérapeutique de prévention à destination des enfants âgés de 30 mois à 42 mois (2,5 à 3,5 ans).

L’objectif premier des séances est d’offrir aux enfants une « Disponibilité Scolaire ». Pour aider l’enfant à ajuster son propre rythme aux exigences du monde scolaire, le groupe s’appuie sur le concept clinique de School Readiness. Pour tenter d’offrir une scolarité la plus sereine possible, le groupe va travailler sur trois piliers : le Socle Corporel, la Régulation Émotionnelle et la Vie en Groupe. Comme le décrivent les deux psychologues : « il s’agit là d’un espace idéal pour expérimenter : la coopération, l’imitation positive et le respect des règles communes. »

En pratique :

  • Destiné aux enfants de 30 à 42 mois
  • 10 séances sur une année scolaire
  • 1 séance d’introduction conjointe parent-enfant
  • Des séances de psychomotricité relationnelle et de thérapie du développement en groupe.
  • Lieu : CHU Saint-Pierre – CLIPP, 105 rue aux Laines, 1000 Bruxelles
  • Prochaines séances avril 2026

→ Infos et inscriptions TEMPO – tempogroupetherapie@gmail.com ou 02 535 45 26 

Partagé par Samuel Walheer

Endométriose : un nouveau lieu bienveillant et une campagne sans filtre

Difficile à diagnostiquer, invisible et taboue, l’endométriose touche en Belgique entre une à deux femmes sur dix, en âge de procréer. À l’occasion du mois de sensibilisation à cette maladie chronique, Born in Brussels pense à toutes les femmes désireuses d’avoir un jour un enfant. L’association « Toi Mon Endo » a tout récemment ouvert un lieu accueillant et entièrement dédié aux femmes qui vivent avec cette pathologie.

De son côté, l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a lancé sa campagne intitulée « L’Endométriose sans filtre ». Elle vise à sensibiliser le grand public et à déconstruire les idées reçues. Et si on en parlait ?

Selon les chiffres dévoilés par l’association « Toi Mon Endo », 40% des personnes atteintes d’endométriose souffrent d’infertilité. Quand certaines femmes sont asymptomatiques, d’autres souffrent véritablement. Sur son site, de nombreuses informations permettent de répondre aux questions que beaucoup de femmes se posent sur la grossesse et l’endométriose (Grossesse et endométriose | Association Belge experte en endométriose). Pour l’heure, Born in Brussels met en avant deux initiatives qui soutiennent les femmes et leurs familles touchées par la maladie.

Pendant la grossesse, les personnes atteintes d’endométriose peuvent traverser des périodes variées en fonction des changements hormonaux et physiologiques induits par la grossesse et l’allaitement (s’il prend place). Bien que la grossesse puisse offrir un répit bénéfique pour beaucoup de femmes atteintes d’endométriose en atténuant temporairement les symptômes, chaque cas est unique et nécessite une gestion individualisée en fonction de l’évolution des symptômes après l’accouchement. » – Lu sur le site de l’asbl « Toi Mon Endo »

Un lieu unique en Belgique

« Toi Mon Endo » – association belge fondée en juillet 2020 par Laura Lequeu qui vit au quotidien avec la maladie – a décidé de créer un lieu pensé pour prendre en compte les besoins de toutes les femmes souffrant, comme elle, d’endométriose. Il a été pensé pour être complémentaire au système de santé actuel. Un espace de prévention, d’accueil et d’accompagnement. « Cette safe place, elle a vraiment été pensée pour les personnes atteintes d’endométriose. Parce qu’en fait, hors du cadre hospitalier, il n’y a pas grand-chose. On a un peu notre diagnostic et puis on est livrées à nous-mêmes. Et l’idée, c’était vraiment, en fait, vous n’êtes pas seul. Il y a plein d’outils pour apprendre à vivre avec l’endométriose. Et venez ici, nous, on est là pour justement vous montrer, vous expliquer les outils et pour que vous vous sentiez moins seules », explique Laura Lequeu au journal de La RTBF.

{Informations sur base du Communiqué de presse de l’H.U.B}

Une maladie fréquente, encore trop souvent méconnue

L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire dont les symptômes – douleurs pelviennes invalidantes, troubles menstruels, infertilité, fatigue chronique – restent trop souvent banalisés ou mal interprétés. Malgré sa prévalence élevée, le diagnostic demeure fréquemment tardif, avec un impact majeur sur la qualité de vie, la santé mentale, la vie professionnelle et personnelle des patientes.

Par la campagne « L’Endométriose sans filtre », la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B souhaite :

  • Démêler les mythes des réalités scientifiques en sensibilisant aux maladies chroniques féminines et à la santé des femmes en général ;
  • Améliorer l’information vers le grand public et professionnel.e.s de santé en proposant une approche personnalisée et multidisciplinaire ;
  • Mettre en lumière les avancées diagnostiques et thérapeutiques et ainsi éviter l’errance diagnostique des femmes atteintes d’endométriose ;
  • Encourager une prise en charge multidisciplinaire centrée sur la patiente en renforçant notamment son partenariat avec des associations de patientes.
Affiche de campagne du H.U.B sur l’endométriose

Ce que l’on croit, ce que l’on sait, ce que l’on prouve

La campagne s’articule autour de trois axes forts :

  • Ce que l’on croit : identifier et déconstruire les idées reçues sur l’endométriose.
  • Ce que l’on sait : partager des données fiables et validées scientifiquement.
  • Ce que l’on prouve : valoriser les recherches et les avancées cliniques permettant un diagnostic plus précis et un accompagnement personnalisé.

Cette initiative illustre pleinement l’engagement de l’H.U.B dans sa mission de santé publique : informer, prévenir, former et améliorer l’accès à des soins spécialisés.

Le programme : informer, échanger, former

  • Jeudi 26 mars 2026 : Stand d’information et de sensibilisation à l’Hôpital Erasme (en partenariat avec l’association ToiMonEndo)
  • Mardi 31 mars 2026 : Stand d’information dans le hall des Cliniques universitaires Saint-Luc et Projection du film de sensibilisation « Derrière le sourire », réalisé par l’association de patientes Toi Mon Endo → infos et inscriptions
  • Jeudi 15 octobre 2026 : Atelier patientes & soignants sur l’hormonothérapie à l’Institut Jules Bordet
  • Jeudi 10 décembre 2026 : Symposium accrédité  les professionnel.e.s de la santé « L’Endométriose au cœur d’une prise en charge multidisciplinaire »

À travers des débats interactifs et des ateliers pratiques, les participant.e.s repartiront avec des outils concrets pour améliorer l’orientation et la prise en charge multidisciplinaire des patientes.

→ Toutes les infos sur la programmation du H.U.B sur l’endométriose

Un engagement fort en santé publique

Par cette campagne, l’H.U.B réaffirme son rôle d’acteur académique et hospitalier de premier plan engagé dans les soins adaptés. « L’Endométriose sans filtre » s’inscrit dans une volonté claire : lever le silence, objectiver les faits scientifiques et replacer l’expérience des femmes au centre du parcours de soins.