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Sommeil du bébé : « Il n’est jamais honteux de demander de l’aide ! »

Le sommeil du tout petit éprouve tous les parents. Peu importe que l’enfant dorme bien ou qu’il ait plus de mal à rejoindre les bras de Morphée, il n’est jamais simple de se lever en plein milieu de la nuit pour prendre soin de son nouveau-né. Dans certains cas, les réveils nocturnes trop réguliers impactent plus profondément certains parents qui n’arrivent plus à sortir la tête de l’eau. Dans ces cas-là, des solutions existent et, selon Lucia Pecchini, conseillère en sommeil – interviewée par Born in Brussels –, « il n’est jamais honteux de demander de l’aide ! »

« Je suis consultante en sommeil infantile certifiée à l’international (Sleep Sense®), l’un des programmes de formation les plus reconnus dans le domaine du sommeil du nourrisson et du jeune enfant. Mon travail est centré sur l’accompagnement des familles pendant la grossesse et la petite enfance, avec une attention particulière portée au sommeil en tant que pilier fondamental du développement de l’enfant et du bien-être parental. J’accompagne les familles en les aidant à mieux comprendre le sommeil du nouveau-né et de l’enfant, à prévenir les difficultés de sommeil et à traverser les périodes de perturbation grâce à une approche respectueuse et basée sur des données probantes. » – Lucia Pecchini, conseillère en sommeil.

Troubles du sommeil chez les bébés

Avant ses six mois, un bébé aura tendance à se réveiller plusieurs fois par nuit pour réclamer le sein ou le biberon. À partir de six mois, s’il a un certain poids, il devrait pouvoir faire ses nuits. En théorie du moins, car chaque enfant est bien sûr différent, avec ses propres besoins. Il peut par exemple souffrir de coliques ou avoir les dents qui poussent ou être sujet à certaines angoisses de séparation… Rien n’est vraiment figé. Toujours est-il que certains parents s’accommodent moins bien de toutes ces sollicitations (parce qu’ils n’ont pas de relais ou qu’ils ont du mal à faire le lien avec l’enfant, par exemple). Pour autant, ils ne devraient pas souffrir inutilement et ne pas hésiter à faire appel à des spécialistes dans le domaine ; que ce soit à l’hôpital, au sein de centres dédiés ou même à domicile.

« Je trouve que dans cette société, les parents ne sont pas suffisamment soutenus, alors qu’il faut juste leur donner les bons outils. La rhétorique de dire que ‘c’est comme ça’, qu’il faut tenir de le coup, je ne l’accepte pas. On n’est pas obligé de souffrir à ce point ; des solutions existent ! », précise Lucia Pecchini.

Les étapes d’urgence en cas de perte de contrôle

Si d’aventure un parent venait à perdre patience avec son nourrisson et qu’il se sentirait tout à coup à la limite de la perte de contrôle, il ne faut pas réfléchir trop longtemps et se rendre directement aux urgences les plus proches. Une équipe sur place est formée pour prendre le relais durant quelques heures et s’occuper de l’enfant pour le maintenir en sécurité. Certains centres peuvent ensuite prendre le relai comme Amala Espace Naissance, Naissantiel, Grandir Ensemble ou encore Pep’s Périnat. Si le besoin d’un suivi plus personnalisé se fait sentir, une conseillère en sommeil peut alors être contactée (directement par le parents ou par les centres ou les crèches). C’est seulement à ce moment-là que des spécialistes comme Lucia Pecchini peuvent entrer en jeu. Elle-même pourra ensuite orienter les parents vers une conseillère en allaitement ou un.e autre spécialiste, selon la problématique du bébé.

Collaboration avec PsyBru pour la sensibilisation au burnout parental

Dans le cadre de son partenariat avec PsyBru (depuis octobre 2025), Lucia collabore étroitement avec une psychologue afin de proposer des actions conjointes de sensibilisation et de prévention au sein des crèches. « Ensemble, nous sensibilisons les familles aux impacts du manque de sommeil sur le burn-out parental, le bien-être émotionnel et la sécurité globale des familles, en particulier durant les premières années de vie de l’enfant », explique la jeune femme.

Il s’agit ainsi de mettre en place, avec les milieux d’accueil, divers objectifs :

  • L’organisation de séminaires réguliers sur le sommeil, adaptés aux différentes tranches d’âge ;
  • La transmission d’informations pratiques et préventives aux futurs parents pour les aider à aborder sereinement le sommeil de leur nouveau-né

Plus d’infos à venir sur le site de PsyBru 

 

 

Sofia Douieb

Renforcer la littératie en santé pour les futurs parents, un enjeu clé !

Grossesse, accouchement et post-partum constituent un moment déterminant pour la santé de l’enfant et de ses parents. Pourtant, à Bruxelles, de nombreuses familles, en particulier celles en situation de précarité ou d’exil, rencontrent des difficultés à accéder aux informations de santé, à les comprendre et à s’orienter dans les services. Des solutions semblent pourtant exister et Cultures&Santé a eu la bonne idée de les compiler au sein d’une fiche succincte nommée : « Comment soutenir la littératie en santé en période périnatale ? »

Selon Cultures&Santé : « La littératie en santé désigne la capacité à accéder à l’information, à la comprendre, à l’évaluer et à l’utiliser pour prendre des décisions éclairées. »

La fiche sur la littératie en santé (LISA) en période périnatale (réalisée en collaboration avec Proforal et ses Ateliers sociolinguistique périnatalité) est déjà la dixième développée par Cultures&Santé, une structure bruxelloise engagée dans la lutte contre les inégalités sociales de santé. Ces fiches sont pensées comme des outils pratiques à destination des professionnel.le.s de terrain et visent à rendre les parcours de soins plus accessibles, cohérents et humains.

La littératie en santé, un levier contre les inégalités

En période périnatale (c’est le cœur du sujet de cette dixième fiche LISA), la littératie en santé est essentielle pour prévenir les complications, soutenir la santé mentale des parents et favoriser le bon développement de l’enfant. Mais les disparités sont malheureusement encore trop flagrantes entre les (futures) mamans. En ce sens, l’association met en avant le fait que « les femmes nées en Afrique subsaharienne sont cinq fois plus à risque de débuter leur suivi prénatal tardivement que celles nées en Belgique. En raison, notamment, de freins socio-économiques mais aussi d’une reconnaissance plus tardive de la grossesse et l’absence de besoins ressentis. »

Des freins multiples pour les (futurs) parents

Toujours pour reprendre les informations de la fiche explicative de Cultures&Santé, il semblerait que plusieurs facteurs limitent l’exercice de la littératie en santé chez les parents. Ils doivent notamment naviguer dans des systèmes de soins et sociaux complexes, dont les codes restent peu lisibles pour celles et ceux qui n’y sont pas familiarisés. Cette difficulté est renforcée par une surabondance d’informations, parfois techniques ou contradictoires, provenant des professionnel·les de santé, de l’entourage ou des réseaux sociaux. Le manque de temps, comme les consultations courtes et séjours en maternité de plus en plus réduits, complique encore l’appropriation des informations, dans un contexte où la santé mentale peut être fragilisée par les bouleversements physiques, hormonaux et identitaires liés à l’arrivée d’un enfant. La barrière linguistique constitue également un frein majeur à l’accès à une information autonome et compréhensible, obligeant parfois à passer par des tiers au détriment de la confidentialité, tandis que l’implication encore insuffisante des pères, souvent relégués à un rôle secondaire, renforce les inégalités de genre et la charge qui pèse sur les mères.

Des pistes concrètes pour agir sur le terrain

Soutenir la littératie en santé ne se limite pas à transmettre de l’information. Des pistes concrètes sont ainsi décrites par l’association :

  • Favoriser une entrée la plus précoce possible dans le parcours périnatal, en orientant vers des services accessibles.
  • Désigner un.e professionnel.l.e de santé de référence pour assurer la continuité du suivi.
  • Développer des activités collectives, complémentaires aux consultations individuelles : groupes de parole, ateliers pratiques, cours de préparation à la naissance adaptés.
  • Travailler avec des interprètes et médiateur.rice.s interculturel.le.s et utiliser des supports sensibles aux cultures.
  • Proposer des mises en situation, jeux de rôle ou balades exploratoires dans les hôpitaux et quartiers, afin de démystifier les lieux et les démarches.
  • Encourager des groupes mixtes, impliquant mères et pères, pour partager expériences, difficultés et solutions réalistes.

→ Vers la fiche LISA n°10 de Cultures&Santé 

Le paiement des allocations familiales doit être garanti, insiste la Ligue des Familles

Négociations gouvernementales obligent, la question des allocations familiales revient au centre du débat. Déjà marquées par des économies et une indexation moins rapide que le coût de la vie, elles pourraient subir de nouvelles pressions budgétaires. La Ligue des familles appelle les responsables politiques à faire un choix clair : garantir le financement de ces aides essentielles en transférant les moyens nécessaires à la Cocom, afin de préserver le pouvoir d’achat et la santé des familles bruxelloises.

{ Communiqué de presse de la Ligue des Familles }

Alors que les négociations en vue de former un gouvernement à Bruxelles reprennent, la Ligue des familles appelle les partis autour de la table à prendre les mesures nécessaires pour garantir le paiement des allocations familiales à Bruxelles. Dans les mois et années à venir, la Cocom peinera en effet à financer ses missions, dont les allocations familiales.

Un manque à gagner pour les familles

Plusieurs mesures ont déjà généré 33 millions € d’économies sur les allocations familiales ces derniers mois à Bruxelles. Les parents d’enfants nés avant 2020 ont désormais un manque à gagner, pour chaque enfant, de 12€ par mois. Et toutes les familles bruxelloises voient leurs allocations familiales augmenter moins vite que le coût de la vie, en raison du report de deux mois de chaque indexation. 

Malgré ces économies importantes, les allocations familiales restent sous tension. A Bruxelles, ce n’est pas la Région mais la Cocom qui a la charge des allocations familiales. Il s’agit de l’institution bilingue qui s’occupe de la santé et de l’aide aux personnes à Bruxelles : allocations familiales donc mais aussi maisons de repos, allocation d’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie, certaines compétences de santé, notamment en ce qui concerne les hôpitaux. Elle dispose d’une certaine enveloppe budgétaire pour payer tout cela.

Transférer les moyens nécessaires de la Région à la Cocom

Dans les mois et années à venir, la Cocom peinera à financer ses missions, dont les allocations familiales.

« Il lui sera alors compliqué d’aller chercher de l’argent ailleurs : difficile de faire des économies dans les maisons de repos pour payer les allocations familiales, car on touche à des politiques essentielles », indique Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles. Il est à craindre qu’on nous explique qu’il n’y a pas le choix et qu’il faut faire des économies dans les allocations familiales. Or, les responsables politiques bruxellois ont le choix. Ils peuvent décider de transférer des moyens budgétaires de la Région bruxelloise à la Cocom pour financer toutes ces politiques essentielles, dont les allocations familiales. »

La Ligue des familles les appelle à faire ce choix politique, qui implique des arbitrages difficiles à la Région, mais qui sera un choix politique fort : celui de préserver les allocations familiales et la santé des familles bruxelloises.

Rappel sur les allocations familiales à Bruxelles

Sur notre site Born in Brussels, le système des allocations familiales à Bruxelles est largement détaillé. Il est notamment indiqué : « L’allocation familiale est versée chaque mois pour subvenir aux besoins de votre enfant. À Bruxelles, le montant dépend de l’âge de votre enfant et s’il a des frères ou sœurs, ainsi que de vos revenus. De plus, les montants versés peuvent augmenter en fonction de l’indexation. Dans la plupart des cas, votre dossier est maintenu à jour et vous percevez les suppléments (allocations familiales majorées) si vous y avez droit. Notez que le système a été modifié à Bruxelles pour les enfants nés à partir de 2020. En effet, il faut ajouter un certain montant pour chaque enfant né à partir de 2020. » C’est ainsi ce que reproche la Ligue des Familles dans son communiqué : « Les parents d’enfants nés avant 2020 ont désormais un manque à gagner, pour chaque enfant, de 12€ par mois. » L’association demande ainsi au gouvernement de remédier à cette inégalité.

Aide postnatale : à quand le métier de « Kraamzorg » du côté francophone ?

Le métier de « Kraamzorg », qu’on pourrait traduire par « aide à la maternité », n’existe que du côté néerlandophone du pays. Ces soins (non médicaux) prodigués autant à la maman qu’au bébé durant les 3 premiers mois de vie de l’enfant, sont uniquement subventionnés par le gouvernement flamand (VGC). Une inégalité flagrante que Farah Bombaerts, une des rares « kraamverzorgende » francophone, entend bien résorber d’ici les prochaines années. Elle lance un appel aux associations ou organisations périnatales francophones afin de collaborer avec elle à la création d’une toute nouvelle asbl…

Saviez-vous qu’en Flandre, les nouvelles mamans et leur bébé ne bénéficient pas seulement des premiers soins à domicile de l’ONE (ou de Kind&Gezin en l’occurrence), mais également d’une « aide à la maternité » ou « aide postnatale » durant trois mois ? Inspirée par les pays nordiques et la Hollande, Familiehulp, association qui prodigue des soins et du soutien pour tous en Flandre et à Bruxelles, a créé le métier de « Kraamzorg » il y a déjà plus de 20 ans. Farah Bombaerts a contacté Born in Brussels pour faire part de sa volonté d’enfin implémenter le métier du côté francophone du pays.

Le métier de Kraamzorg, quésaco ?

« Durant les trois ou quatre premiers mois de vie de l’enfant, la kraamverzorgende ou kraamzorg se déplace à domicile des familles à raison de 4h par semaine », explique Farah d’entrée de jeu. « Elle y prodigue des soins variés pour venir soutenir la maman et veiller au bon développement du bébé. Généralement, nous sommes envoyées par les hôpitaux ou par Kind&Gezin ». Voici la liste des principaux soins prodigués par la kraamzorg :

  • Soins du bébé : lui donner le bain, l’habiller, le changer, soins du cordon ombilical, etc.
  • Soutien aux parents : pendant que l’aide familiale s’occupe du bébé, la maman peut prendre une douche en toute tranquillité, rattraper un peu de sommeil ou simplement prendre du temps pour elle. La professionnelle est également à l’écoute des préoccupations, des questions ou des expériences. De plus, des conseils et informations utiles sont prodigués pour soutenir les parents durant cette période particulière.
  • Prise en charge des autres enfants de la famille : jouer avec le grand frère ou la grande sœur, faire les devoirs, aller les chercher à l’école, etc.
  • Aide ménagère : courses, préparation de repas frais, tâches ménagères légères, vaisselle, lessive, repassage, faire les lits et changer les draps, etc.
  • Conseils pratiques : sur l’alimentation, le sommeil, les façons de réconforter votre bébé, etc.

→ Plus d’infos ici : Kraamzorg | Familiehulp

Le modèle hollandais

Aux Pays-Bas, pays d’origine du métier de kraamzorg, la maman et le bébé reçoivent gratuitement une assistance de 49 heures réparties sur huit jours. À l’origine, le métier a été inventé par la force des choses, parce que la plupart des mamans accouchaient à domicile (environ 70% dans les années 70, contre 13% aujourd’hui). La kraamzorg assiste ainsi la sage-femme lors de l’accouchement à domicile et assure la surveillance postnatale.

La doula, pendant francophone de la kraamzorg ?

Lors de notre entretien, Farah Bombaerts a souligné qu’en Belgique francophone, le métier se rapprochant le plus de la kraamzorg est la doula. En revanche, le remboursement des soins de doula n’est pas automatique, même si certaines mutuelles (principalement Helan et LM/Mutplus) offrent une intervention forfaitaire allant jusqu’à 150 € par parent pour l’accompagnement à la naissance. Malheureusement, ce métier n’est pas réglementé et ne nécessite pas de diplôme d’État (contrairement à la kraamzorg qui dispose d’un agrément). Cependant, pour exercer professionnellement, il est conseillé de suivre une formation certifiante (quelques mois à un an) et de se faire reconnaître par l’Association Francophone des Doulas de Belgique (AFDB).

« Le manque de certification des doulas ne les valorise pas auprès des sages-femmes. Ce qui crée des tensions entre elles et un manque de reconnaissance. Je trouve qu’elles gagneraient beaucoup à travailler main dans la main, comme ce que nous faisons en Flandre entre kraamzorgs et sages-femmes (elles nous demande par exemple de noter les boires du bébé et la prise de poids pour un suivi plus régulier). »Farah Bombaerts, kraamverzorgende

Appel aux organisations périnatales francophones

Farah Bombaerts a un rêve : que toutes les mamans du pays puissent bénéficier des mêmes opportunités de soins après leur accouchement. Elle s’est lancée dans ce combat et entend bien le mener à bien. Mais pour y parvenir, elle aura besoin de l’aide des organisations périnatales francophones. Son idée est de créer une asbl bilingue (elle a déjà pensé au nom : « Aide au Post-partum Hulp »), composée de plusieurs organisations et d’au moins 6 employés à temps plein (5 aides familiaux, 1 travailleur social), afin de pousser les politiques à un remboursement de ce type d’interventions auprès des familles. 

« Il s’agit de faire partie d’un groupement de services d’aide à domicile afin de garantir ensemble le nombre de salariés nécessaires pour pouvoir être subventionné par la COCOM.
Je cherche également des membres effectifs de l’asbl et la création de collaboration et partenariat avec des structures et organisations périnatales », conclut la jeune femme. 

Des professionnel.le.s interessé.e.s ? Contactez-nous via info@bornin.brussels 

Sofia Douieb

Tolérance Zéro à l’égard des mutilations génitales féminines : le GAMS tape encore du poing !

Le 6 février est une date essentielle pour rappeler que les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une violation grave des droits humains. Cette pratique, qui touche encore aujourd’hui des millions de filles et de femmes à travers le monde, existe aussi en Belgique. À l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, il est crucial de rappeler ce que recouvrent ces violences, pourquoi il est urgent de les combattre et qui agit concrètement pour les faire reculer.

Pour rappel, les mutilations génitales féminines regroupent l’ensemble des interventions consistant à altérer ou enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins, sans raison médicale. Elles sont le plus souvent pratiquées sur des mineures et peuvent entraîner de lourdes conséquences physiques, psychologiques et sexuelles, à court et à long terme : douleurs chroniques, complications lors des grossesses et des accouchements, troubles psychotraumatiques, atteintes à l’intégrité et à la dignité des personnes concernées.

Le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles féminines) précise que les MGF sont souvent justifiées par des traditions culturelles ou sociales, mais qu’elles n’ont aucun fondement religieux. Cette pratique reflète avant tout l’exercice du pouvoir et du contrôle sur le corps des femmes et des filles. Bien que la MGF soit en recul dans certains pays, elle persiste et évolue, y compris dans les contextes migratoires.

Une journée pour se mobiliser

En Belgique, des milliers de femmes vivent avec les conséquences de ces mutilations et de nombreuses filles restent à risque, notamment lors de voyages dans les pays d’origine. C’est pourquoi la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a toute son importance. Cette date fait référence à une déclaration officielle prononcée en 2003 à Addis-Abeba par Stella Obasanjo, alors Première dame du Nigeria, appelant à une tolérance zéro face aux MGF. La même année, les Nations unies ont instauré cette journée afin de renforcer la mobilisation mondiale contre cette pratique. Une journée pour rappeler que les MGF ne sont ni une tradition à respecter ni un sujet tabou, mais une violence à éradiquer, ici comme ailleurs.

Pourquoi lutter contre les MGF ?

Lutter contre les MGF, c’est défendre le droit fondamental des filles et des femmes à disposer de leur corps, à vivre sans violence et à accéder à des soins de santé respectueux. C’est aussi prévenir des violences irréversibles et protéger les générations futures. La mobilisation est indispensable, non seulement pour accompagner les victimes, mais aussi pour sensibiliser, prévenir et déconstruire les normes sociales qui perpétuent ces pratiques.

Informer, échanger, écouter et agir ensemble sont des étapes essentielles pour faire reculer les mutilations génitales féminines. En participant à cette journée, vous contribuez à visibiliser ces enjeux et à affirmer un message clair. »  – Le GAMS

Le rôle clé du GAMS en Belgique

Le GAMS joue un rôle central dans la lutte contre les MGF. L’association agit sur plusieurs fronts : accompagnement médical, psychologique et social des femmes concernées, prévention auprès des familles et des communautés, formation des professionnel·le·s de la santé, de l’éducation et du social, ainsi que plaidoyer politique. Le GAMS œuvre également à la protection des filles à risque, en collaboration avec les institutions belges.

En savoir plus sur le GAMS et les activités de sensibilisation proposées ce 6 février