Cette année, ça fera tout juste 30 ans que le GAMS Belgique se bat pour l’abolition des mutilations génitales féminines (MGF). Et l’association veut marquer le coup avec un événement d’envergure : rétrospective de ses actions, nouveau plan stratégique pour le futur, interventions diverses, workshops, projection, soirée musicale, etc.
Le 27 juin, nous vous invitons à célébrer un cap fort : 30 ans d’engagement du GAMS Belgique aux côtés des filles et des femmes concernées par les mutilations génitales féminines, écrit le GAMS sur son site. Ces 30 ans, ce sont des combats menés collectivement, des défis relevés, des évolutions importantes dans la prise en charge et la prévention, mais aussi une vision renouvelée pour les années à venir. Cette journée sera l’occasion de revenir sur ce chemin parcouru, de partager notre nouveau plan stratégique et, surtout, de nous projeter ensemble vers l’avenir.
{ Communiqué de presse du GAMS }
30 ans d’histoire
Depuis sa création, en 1996, le GAMS a su mener de nombreux combats. L’association vivait, à sa création, sans subside des autorités publiques et se trouvait dans l’appartement de la fille de la présidente. Mais, petit à petit, le GAMS a su enfoncer des portes fermées. Le premier colloque international du GAMS Belgique a lieu, les premières brochures sont distribuées et des projets sont créés. Khadidiatou Diallo est nommée « femme de l’année » en 2005 en reconnaissance de son combat et de l’impact de son association. Le GAMS ouvre des antennes à Liège, Namur et Anvers, renforçant son impact dans toute la Belgique. Depuis 30 ans, l’association ne cesse de développer des actions : accompagnement des personnes concernées et de leur entourage, campagne de prévention, formation des professionnel.les et plaidoyer auprès des autorités publiques, consolidant sa position de référence dans la lutte de l’abolition des mutilations génitales féminines.
Participer à l’anniversaire de l’association
Le 27 juin, le GAMS vous invite à une journée exceptionnelle pour célébrer 30 ans d’engagement. L’association vous propose de revenir sur le chemin parcouru et de nous projeter ensemble vers l’avenir. La journée débutera à 9h avec un petit-déjeuner d’accueil. En matinée, vous aurez l’occasion de découvrir une rétrospective de nos actions, suivre l’évolution de notre association d’avoir un aperçu du nouveau plan stratégique pour les années futures.
La matinée sera rythmée par des interventions de Khadidiatou Diallo, Fondatrice du GAMS Belgique, Diariou Sow, Présidente du GAMS Belgique mais aussi Patricia Jaspis, Magistrate honoraire, Katinka In’t Zandt, Psychologue clinicienne, le Ministre Yves Coppieters et des Youth Activists.
Pour la pause de midi, des stands de nourriture guinéenne et asiatique seront à disposition. Dans l’après-midi, nous vous invitons à participer à des workshops : projections du film « Puissantes », débats en français et néerlandais, discussion fish bowl « Protection pour toutes », sur Comment atteindre les filles et femmes au-delà du cadre de l’asile, ateliers artistiques. La journée se terminera par une soirée musicale jusqu’à 22h.
Born in Brussels vous propose quelques recommandations littéraires autour de la parentalité ou, plus largement, la périnatalité. Les bandes dessinées ou romans graphiques sélectionnés sont validés par le secteur et concernent notamment le lien parents-bébé, la maternité toxique, la vie intérieure des bébés, la dépression post-partum ou encore les violences gynécologiques.
Au cours des différents colloques, rencontres ou interviews effectuées par notre équipe, certain.e.s professionnel.le.s nous confient des idées, des bonnes pratiques et aussi, parfois, des recommandations littéraires. Voici donc une petite sélection de bandes dessinées plus ou moins récentes et approuvées par le secteur périnatal.
Ma vie de bébé : Immersion dans la tête d’un tout petit
De Héloïse Junier
Avec humour et finesse, cette bande dessinée propose de se glisser dans les pensées d’un bébé, encore incapable de parler mais déjà traversé par une vie intérieure riche. Elle permet de mieux comprendre certains comportements énigmatiques des tout-petits et invite à porter un regard plus empathique sur leurs besoins.
Les classiques de Sophie Adriansen
La remplaçante, ou comment se confronter au post-partum ?
Un récit sensible sur l’après-naissance, où la mère peine à trouver sa place et à reconnaître celle qu’elle est devenue.
À voie haute : Donner naissance par césarienne, le chemin de l’acceptation
Ce livre aborde un vécu encore trop peu représenté : celui des accouchements par césarienne et du deuil de l’accouchement idéalisé.
Chère maman: Les mères aussi peuvent être toxiques
Un texte puissant qui explore les relations mère-fille complexes, rappelant que la maternité n’est pas toujours synonyme de douceur et de sécurité.
Le Chœur des femmes : une autre façon de voir la gynécologie
Adaptation dessinée par Aude Mermilliod, à partir du roman original de Martin Winckler
À travers le regard d’une interne, ce roman graphique propose une immersion dans un service de gynécologie pas comme les autres, où l’écoute des patientes est centrale. Une lecture essentielle pour repenser la relation soignant.e / soigné.e et questionner certaines pratiques médicales encore trop verticales. La question des violences gynécologiques et obstétricales est ici abordée tout en subtilité.
La Grossesse pour les nuls en BD
Ce livre (plus ancien) passe en revue les grandes étapes de la grossesse et de la naissance et permet de répondre à de nombreuses questions. On y parle notamment des jours de fécondité dans le cycle menstruel, de l’annonce aux proches, des désagréments et de la sexualité pendant la grossesse, de la communication entre le fœtus et le futur papa, des affaires à prévoir pour la maternité, des douleurs à l’accouchement, des pleurs du bébé, etc. En bref, en à peine quelques heures de lecture, vous avez une bonne vue d’ensemble de ce qui vous attend si vous êtes enceinte ou l’heureux.se compagnon.gne d’une future maman. Le livre peut même être très intéressant pour un.e ado qui voudrait en savoir davantage sur le sujet.
D’autres livres recommandés
Sur Born in Brussels figurent déjà plusieurs avis sur nos lectures autour de la périnatalité, soit pour les parents, soit aussi pour les tout-petits :
Depuis cinq ans déjà, l’Espagne a mis en place un congé de naissance égalitaire entre la maman et le papa, qui vient de passer à 19 semaines (au lieu de 15 précédemment). La Ligue des Familles a voulu creuser le sujet et y consacre ainsi un dossier de six articles : genèse du congé, témoignages, « corresponsabilidad », paternité en mouvement, etc.
En Espagne, tous les parents ont droit au même congé de naissance. Une réforme destinée à combattre, entre autres, les inégalités entre hommes et femmes. Tant au sein des familles – en augmentant l’implication des pères – que dans le monde du travail – en réduisant la pénalisation des mères – et dans la société en général », indique Le Ligueur, journal de La Ligue des Familles, en préambule de son dossier sur le sujet.
Deux articles en libre accès
Si la plupart des articles du dossier du Ligueur – soutenu, dans ce projet, par le Fonds pour le journalisme – sont réservés aux abonnés, deux d’entre eux sont en libre accès : « Congé de naissance : des papas témoignent » et « Le long chemin vers la « corresponsabilidad » ».
Le premier article donne la parole à Vincent, Sergio et Dìdac. « Ils sont devenus papas en Espagne ces dernières années et ont passé autant de temps que leur compagne auprès de leur bébé. Pour le Ligueur, ils partagent leur expérience du premier congé de naissance égalitaire. »
Le second papier parle de la « corresponsabilidad », un mot espagnol « très utilisé en Espagne pour désigner l’égalité parentale. Le modèle coresponsable est celui dans lequel hommes et femmes ont des rôles similaires : ils consacrent le même temps aux soins et participent de manière égale au marché du travail. Une conception à l’opposé du modèle traditionnel du père pourvoyeur de revenus et de la mère pourvoyeuse de soins. »
« Les possibilités d’implication sont vraiment partagées à 50-50 entre un père et une mère »
Derrière cette enquête d’envergure se trouve la journaliste Valentine De Muylder. Elle a récemment été interviewée par la radioTendances Premières afin d’expliquer plus amplement son projet. Elle relate par exemple ses rencontres à Barcelone avec ce papa français, ravi d’avoir pu rester si longtemps avec son enfant : « Il a vraiment pris conscience de ce que c’est que de prendre soin d’un enfant au quotidien sans se tourner systématiquement vers la mère qui peut encore souvent être considérée un peu comme la principale responsable des soins » précise la journaliste à Tendances Premières. Elle évoque aussi ses recherches auprès d’économistes ou autres spécialistes du sujet. Elle a notamment découvert que « dans certains hôpitaux à Barcelone, pour les couples hétérosexuels qui entament un suivi de grossesse, il est possible pour les futurs pères de participer à un groupe animé par une sage-femme et un animateur anthropologue spécialisé pour réfléchir au modèle de la paternité. Et aussi à prendre conscience que, mis à part certaines différences biologiques, leurs possibilités d’implication sont vraiment partagées à 50-50 entre un père et une mère ».
Dans son interview, la journaliste donne une piste intéressante sur les avancées belges en la matière : « En Belgique, une réforme des congés familiaux est annoncée avec sur la table l’idée de créer des semaines de congé supplémentaires qui seraient liées à l’enfant. Donc, les parents pourraient choisir qui le prend. À entendre les économistes espagnols, le risque, c’est que ce soient les mères qui les prennent et que les pères les prennent assez peu. Et donc, que l’on n’aille pas forcément vers plus d’égalité avec ce type de liberté de choix, entre guillemets. » C’est d’ailleurs pour cela que le congé de naissance espagnol respecte deux conditions essentielles pour conserver l’égalité : que le congé soit très généreusement rémunéré et qu’il soit intransférable du père à la mère. « Car si les congés sont transférables entre conjoints, et que le père a la possibilité de céder une partie de ses congés à la mère, en pratique, ils le font », explique enfin la journaliste.
Le 26 mars dernier a eu lieu un colloque très important intitulé : « Réseau en périnatalité et santé mentale ». Autour de l’organisatrice de l’événement, Dr. Karine Mendelbaum – psychiatre et Directrice médicale de la Clinique La Ramée –, plus de 400 professionnel.le.s du secteur étaient présent.e.s au Centre Culturel d’Uccle pour assister aux nombreuses présentations et échanger sur les bonnes pratiques en la matière. L’équipe de Born in Brussels, présente à l’événement, vous en fait le compte-rendu.
Une des conclusions de la journée : les dispositifs existent, les professionnel.le.s sont engagé.e.s, mais le système reste fragmenté et sous tension. Pour les acteur.rice.s de terrain, notamment à Bruxelles, il est impératif de mieux se connaître, mieux collaborer et renforcer les liens pour faire face à des situations de plus en plus complexes.
Photo : Sofia Douieb
Un ressenti largement partagé, y compris après coup sur les réseaux sociaux. Sur LinkedIn notamment, certain.e.s ont insisté sur l’importance de cette première rencontre francophone en Belgique, évoquant des acteur.rice.s « interconnecté.e.s », des rôles mieux clarifiés et une reconnaissance, enfin, de la charge mentale des intervenant.e.s. Trois conditions essentielles ressortent de ces retours : se rencontrer, se faire confiance et se reconnaître dans ses expertises respectives.
Des vulnérabilités multiples, des liens fragilisés
La plupart des professionnel.le.s présent.e.s au colloque décrivent, sur le terrain, des situations de plus en plus complexes qui semblent devenir la norme plutôt que l’exception. Comme par exemple, le cumul des vulnérabilités : précarité, isolement, troubles psychiques, violences conjugales…
Marie-Claire Thilmany, psychologue et directrice paramédicale à la Clinique La Ramée, insiste sur l’impact direct de ces violences sur la parentalité : elles génèrent stress, perte de repères et bouleversent les rôles au sein de la famille. Les enfants, eux, en subissent pleinement les conséquences et sont désormais reconnus comme des victimes à part entière.
Capture d’écran du film « Jeunes mères »
Dans les maisons maternelles, Natacha De Harenne (psychologue à celle d’Alleur) décrit une réalité particulièrement marquée : des mères très jeunes ou fragilisées, souvent confrontées à des violences — jusqu’à 96 % des situations — et des pères de moins en moins présents, eux-mêmes en grande difficulté. L’enjeu premier reste alors la sécurité, avec des cadres concrets pour mettre les enfants hors de danger tout en accompagnant les mères vers leur rôle parental. Dans ce contexte des maisons maternelles, un focus a également été porté sur le film « Jeunes mères » des frères Dardenne, justement tourné dans cette même maison.
Face à cette complexité, une idée traverse l’ensemble des interventions : on ne peut plus penser le parent sans l’enfant, ni l’enfant sans le parent. Delphine Jacobs, pédopsychiatre au KaPP (Cliniques Saint-Luc), rappelle ainsi que, lorsqu’il y a une distorsion dans la relation, traiter uniquement la mère ne suffit pas. Cette approche relationnelle structure aujourd’hui de nombreux dispositifs.
À l’Unité Parents-Bébé du HUB, Audrey Moureau, pédopsychiatre, développe une prise en charge globale, mêlant prévention, évaluation et accompagnement dans un cadre multidisciplinaire. À Clairs-Vallons, Sandrine Rozencweig, psychiatre responsable, décrit quant à elle des hospitalisations parfois longues, centrées sur la vulnérabilité parentale, avec un travail qui inclut aussi les pères lorsque cela est possible.
Des dispositifs complémentaires, mais sous pression
Le colloque a ensuite mis en lumière une richesse de dispositifs, qui interviennent à différents moments du parcours des familles.
Les Services d’Accompagnement Périnatal (SAP), présentés par Chloé Clinquart (ONE), offrent un suivi volontaire, préventif et pluridisciplinaire. Mais ils font face à une réalité de plus en plus lourde : augmentation du nombre de familles, complexité des situations et saturation du réseau. Les données présentées par Dr Constance Carlier, assistante psychiatre (ULG), confirment cette tendance : la majorité des demandes concernent des difficultés psycho-sociales, avec une faible présence des pères, tandis que le réseau ambulatoire absorbe une grande partie des prises en charge.
Certains dispositifs tentent de combler les interstices du système. C’est le cas de La Lisière, présentée par Céline De Hepcée – psychiatre responsable de l’IHP –, pensé comme un espace entre l’hôpital et le domicile, permettant un accompagnement plus long des dyades parent-bébé. De son côté, l’équipe de Baby-SPOT (groupe CHC), portée notamment par Dr Isabelle Dalem, insiste sur l’importance d’intervenir très tôt, dès la grossesse ou les premiers mois de vie.
À Bruxelles, les Maisons Vertes jouent également un rôle clé. Bénédicte Watillon, psychologue au sein de l’Association Bruxelloise des Maisons Vertes, rappelle combien ces lieux permettent de renforcer les liens entre parents et enfants, tout en offrant un espace de socialisation et de repérage des difficultés. Étienne Forget, philosophe et psychomotricien, souligne toutefois que le réseau repose avant tout sur la qualité des rencontres : les familles viennent plus facilement lorsqu’elles ne se sentent pas contraintes.
Si tous les intervenant.e.s s’accordent sur l’importance du réseau, sa mise en œuvre reste complexe. Il ne suffit pas de décréter son existence : encore faut-il le faire vivre.
Dr. Anna Mozes, psychiatre responsable de l’Unité Parents-bébé à la Clinique Saint-Jean, insiste sur des éléments concrets : mieux se connaître, se rencontrer, organiser des temps de triangulation et impliquer davantage les acteur.rice.s de première ligne. Elle rappelle aussi que les familles ont besoin d’un accompagnement global — thérapeutique, humain et logistique — sans lequel il est difficile de construire une stabilité.
Karine Mandelbaum, introduisant la cartographie du réseau périnatal – Photo : Emmanuelle Vanbesien
Mais ce travail repose aussi sur les professionnel.le.s eux-mêmes, souvent confronté.e.s à des situations éprouvantes.
Un enjeu aussi politique
Luc DeTavernier, ancien directeur de la Plateforme Bruxelloise pour la santé mentale, rappelle à la toute fin du colloque que le réseau repose sur trois piliers : se connaître, se respecter et se faire confiance. Et que cela implique d’accepter une certaine vulnérabilité professionnelle. Il insiste aussi sur une réalité souvent peu visible : celle des intervenant.e.s confronté.e.s à des échecs, à des situations complexes et à un manque de reconnaissance. Sans soutien pour celles et ceux qui accompagnent, c’est l’ensemble du système qui se fragilise.
Karine Lalleux, Secrétaire d’Etat, souligne de son côté la nécessité d’un engagement politique fort : investir dans la périnatalité, c’est investir dans un moment clé de la vie, avec des retombées humaines et économiques à long terme.
Prendre soin du lien
Enfin, en filigrane de toutes ces interventions, un mot revient sans toujours être nommé : le lien. Lien entre parents et enfants, entre professionnel.le.s, entre institutions. Caroline Rinne, psychologue à l’ISoSL, en donne une image parlante, celle d’un jardin où familles et intervenant.e.s doivent, chacun à leur manière, prendre soin les un.e.s des autres pour que l’ensemble tienne.
Et si le mot « amour » a également peu été prononcé, comme l’a souligné Luc DeTavernier, il était pourtant partout, selon la devise d’Henry Ford : « Dans la patience des professionnel.le.s, dans les tentatives de restaurer les relations, dans la capacité des parents à continuer malgré les fragilités. Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est un défi ».
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2026, Born in Brussels met en lumière un projet qui pourrait transformer la vie des femmes et des mères à Bruxelles : la création d’une Maison des Femmes au CHU Saint-Pierre, directement inspirée des Maisons des femmes développées en France.
Capture d’écran du film « La Maison des Femmes », actuellement au cinéma
À travers ce projet, il ne s’agit pas seulement de construire un bâtiment, mais d’offrir un lieu de protection, de soin et de dignité, capable de transformer durablement des parcours de vie », peut-on lire au sein d’un communiqué du CHU Saint-Pierre.
Le « 320, rue Haute » du CHU Saint-Pierre se lance ainsi dans un projet majeur : construire un lieu unique, sur le modèle des Maisons des Femmes, « destinées à l’accueil, aux soins et à la protection des femmes ». Les services sont actuellement dispersés dans des locaux parfois exigus ou inadaptés. L’objectif est de les rassembler pour offrir « un parcours de soins fluide, confidentiel et protecteur », dans un espace pensé pour accompagner la reconstruction des femmes et des (futures) mères les plus vulnérables.
Quand le cinéma permet de mieux comprendre les enjeux
Born in Brussels a vu le film français « La Maison des Femmes », réalisé par Mélisa Godet et tourné dans la maison pionnière du « concept ». Depuis lors, il en existe plusieurs à travers la France. Le long-métrage montre ainsi la vie de cette « Maison des Femmes » qui ressemble à un hôpital, mais qui propose également des activités de groupe pour regagner confiance et trouver un peu de quiétude et d’apaisement. Une fiction réaliste, poignante, mais nécessaire. Elle montre avec humanité la lutte quotidienne des équipes pour continuer à aider les femmes vulnérables (souvent victimes de violences), même dans des contextes complexes comme le Covid.
Ce que dépeint le film, c’est aussi un combat : celui de structures qui doivent s’agrandir, trouver des fonds, continuer à exister pour protéger celles qui en ont besoin. Une réalité qui résonne aujourd’hui directement à Bruxelles.
Des besoins bien réels à Bruxelles
Depuis plus de neuf ans, les équipes du CHU Saint-Pierre accompagnent chaque année des milliers de femmes à travers trois entités complémentaires :
Le CeMAViE – Centre Médical d’Aide aux Victimes de l’Excision, centre de référence national.
Ces dispositifs témoignent de l’ampleur des besoins. Mais leur dispersion actuelle limite leur efficacité et les conditions d’accueil. Raison d’autant plus importante, en ce 7 avril, de penser aux (futures) mères et à toutes les femmes en situation de vulnérabilité.