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Aide postnatale : à quand le métier de « Kraamzorg » du côté francophone ?

Le métier de « Kraamzorg », qu’on pourrait traduire par « aide à la maternité », n’existe que du côté néerlandophone du pays. Ces soins (non médicaux) prodigués autant à la maman qu’au bébé durant les 3 premiers mois de vie de l’enfant, sont uniquement subventionnés par le gouvernement flamand (VGC). Une inégalité flagrante que Farah Bombaerts, une des rares « kraamverzorgende » francophone, entend bien résorber d’ici les prochaines années. Elle lance un appel aux associations ou organisations périnatales francophones afin de collaborer avec elle à la création d’une toute nouvelle asbl…

Saviez-vous qu’en Flandre, les nouvelles mamans et leur bébé ne bénéficient pas seulement des premiers soins à domicile de l’ONE (ou de Kind&Gezin en l’occurrence), mais également d’une « aide à la maternité » ou « aide postnatale » durant trois mois ? Inspirée par les pays nordiques et la Hollande, Familiehulp, association qui prodigue des soins et du soutien pour tous en Flandre et à Bruxelles, a créé le métier de « Kraamzorg » il y a déjà plus de 20 ans. Farah Bombaerts a contacté Born in Brussels pour faire part de sa volonté d’enfin implémenter le métier du côté francophone du pays.

Le métier de Kraamzorg, quésaco ?

« Durant les trois ou quatre premiers mois de vie de l’enfant, la kraamverzorgende ou kraamzorg se déplace à domicile des familles à raison de 4h par semaine », explique Farah d’entrée de jeu. « Elle y prodigue des soins variés pour venir soutenir la maman et veiller au bon développement du bébé. Généralement, nous sommes envoyées par les hôpitaux ou par Kind&Gezin ». Voici la liste des principaux soins prodigués par la kraamzorg :

  • Soins du bébé : lui donner le bain, l’habiller, le changer, soins du cordon ombilical, etc.
  • Soutien aux parents : pendant que l’aide familiale s’occupe du bébé, la maman peut prendre une douche en toute tranquillité, rattraper un peu de sommeil ou simplement prendre du temps pour elle. La professionnelle est également à l’écoute des préoccupations, des questions ou des expériences. De plus, des conseils et informations utiles sont prodigués pour soutenir les parents durant cette période particulière.
  • Prise en charge des autres enfants de la famille : jouer avec le grand frère ou la grande sœur, faire les devoirs, aller les chercher à l’école, etc.
  • Aide ménagère : courses, préparation de repas frais, tâches ménagères légères, vaisselle, lessive, repassage, faire les lits et changer les draps, etc.
  • Conseils pratiques : sur l’alimentation, le sommeil, les façons de réconforter votre bébé, etc.

→ Plus d’infos ici : Kraamzorg | Familiehulp

Le modèle hollandais

Aux Pays-Bas, pays d’origine du métier de kraamzorg, la maman et le bébé reçoivent gratuitement une assistance de 49 heures réparties sur huit jours. À l’origine, le métier a été inventé par la force des choses, parce que la plupart des mamans accouchaient à domicile (environ 70% dans les années 70, contre 13% aujourd’hui). La kraamzorg assiste ainsi la sage-femme lors de l’accouchement à domicile et assure la surveillance postnatale.

La doula, pendant francophone de la kraamzorg ?

Lors de notre entretien, Farah Bombaerts a souligné qu’en Belgique francophone, le métier se rapprochant le plus de la kraamzorg est la doula. En revanche, le remboursement des soins de doula n’est pas automatique, même si certaines mutuelles (principalement Helan et LM/Mutplus) offrent une intervention forfaitaire allant jusqu’à 150 € par parent pour l’accompagnement à la naissance. Malheureusement, ce métier n’est pas réglementé et ne nécessite pas de diplôme d’État (contrairement à la kraamzorg qui dispose d’un agrément). Cependant, pour exercer professionnellement, il est conseillé de suivre une formation certifiante (quelques mois à un an) et de se faire reconnaître par l’Association Francophone des Doulas de Belgique (AFDB).

« Le manque de certification des doulas ne les valorise pas auprès des sages-femmes. Ce qui crée des tensions entre elles et un manque de reconnaissance. Je trouve qu’elles gagneraient beaucoup à travailler main dans la main, comme ce que nous faisons en Flandre entre kraamzorgs et sages-femmes (elles nous demande par exemple de noter les boires du bébé et la prise de poids pour un suivi plus régulier). »Farah Bombaerts, kraamverzorgende

Appel aux organisations périnatales francophones

Farah Bombaerts a un rêve : que toutes les mamans du pays puissent bénéficier des mêmes opportunités de soins après leur accouchement. Elle s’est lancée dans ce combat et entend bien le mener à bien. Mais pour y parvenir, elle aura besoin de l’aide des organisations périnatales francophones. Son idée est de créer une asbl bilingue (elle a déjà pensé au nom : « Aide au Post-partum Hulp »), composée de plusieurs organisations et d’au moins 6 employés à temps plein (5 aides familiaux, 1 travailleur social), afin de pousser les politiques à un remboursement de ce type d’interventions auprès des familles. 

« Il s’agit de faire partie d’un groupement de services d’aide à domicile afin de garantir ensemble le nombre de salariés nécessaires pour pouvoir être subventionné par la COCOM.
Je cherche également des membres effectifs de l’asbl et la création de collaboration et partenariat avec des structures et organisations périnatales », conclut la jeune femme. 

Des professionnel.le.s interessé.e.s ? Contactez-nous via info@bornin.brussels 

Sofia Douieb

Tolérance Zéro à l’égard des mutilations génitales féminines : le GAMS tape encore du poing !

Le 6 février est une date essentielle pour rappeler que les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une violation grave des droits humains. Cette pratique, qui touche encore aujourd’hui des millions de filles et de femmes à travers le monde, existe aussi en Belgique. À l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, il est crucial de rappeler ce que recouvrent ces violences, pourquoi il est urgent de les combattre et qui agit concrètement pour les faire reculer.

Pour rappel, les mutilations génitales féminines regroupent l’ensemble des interventions consistant à altérer ou enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins, sans raison médicale. Elles sont le plus souvent pratiquées sur des mineures et peuvent entraîner de lourdes conséquences physiques, psychologiques et sexuelles, à court et à long terme : douleurs chroniques, complications lors des grossesses et des accouchements, troubles psychotraumatiques, atteintes à l’intégrité et à la dignité des personnes concernées.

Le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles féminines) précise que les MGF sont souvent justifiées par des traditions culturelles ou sociales, mais qu’elles n’ont aucun fondement religieux. Cette pratique reflète avant tout l’exercice du pouvoir et du contrôle sur le corps des femmes et des filles. Bien que la MGF soit en recul dans certains pays, elle persiste et évolue, y compris dans les contextes migratoires.

Une journée pour se mobiliser

En Belgique, des milliers de femmes vivent avec les conséquences de ces mutilations et de nombreuses filles restent à risque, notamment lors de voyages dans les pays d’origine. C’est pourquoi la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a toute son importance. Cette date fait référence à une déclaration officielle prononcée en 2003 à Addis-Abeba par Stella Obasanjo, alors Première dame du Nigeria, appelant à une tolérance zéro face aux MGF. La même année, les Nations unies ont instauré cette journée afin de renforcer la mobilisation mondiale contre cette pratique. Une journée pour rappeler que les MGF ne sont ni une tradition à respecter ni un sujet tabou, mais une violence à éradiquer, ici comme ailleurs.

Pourquoi lutter contre les MGF ?

Lutter contre les MGF, c’est défendre le droit fondamental des filles et des femmes à disposer de leur corps, à vivre sans violence et à accéder à des soins de santé respectueux. C’est aussi prévenir des violences irréversibles et protéger les générations futures. La mobilisation est indispensable, non seulement pour accompagner les victimes, mais aussi pour sensibiliser, prévenir et déconstruire les normes sociales qui perpétuent ces pratiques.

Informer, échanger, écouter et agir ensemble sont des étapes essentielles pour faire reculer les mutilations génitales féminines. En participant à cette journée, vous contribuez à visibiliser ces enjeux et à affirmer un message clair. »  – Le GAMS

Le rôle clé du GAMS en Belgique

Le GAMS joue un rôle central dans la lutte contre les MGF. L’association agit sur plusieurs fronts : accompagnement médical, psychologique et social des femmes concernées, prévention auprès des familles et des communautés, formation des professionnel·le·s de la santé, de l’éducation et du social, ainsi que plaidoyer politique. Le GAMS œuvre également à la protection des filles à risque, en collaboration avec les institutions belges.

En savoir plus sur le GAMS et les activités de sensibilisation proposées ce 6 février

Difficultés d’accès à l’emploi pour les jeunes mamans : nouveau podcast du Petit vélo jaune

Le Petit vélo jaune – association qui accompagne des parents isolés socialement, en situation de difficultés et de précarité – a récemment lancé des « cartes postales sonores ». Il s’agit de courts témoignages en plusieurs épisodes sur le thème de l’accès à l’emploi et la formation pour les jeunes mamans en situation de vulnérabilité.

Parce que certains vécus restent invisibles, cette carte postale sonore vous invite à tendre l’oreille. Cette première série nous plonge dans la réalité de familles et des obstacles qu’elles rencontrent pour accéder à une formation ou à un emploi de qualité. Prenez 5 minutes pour écouter ces voix qui racontent un quotidien souvent méconnu. »  – Le Petit vélo jaune

Quatre épisodes déjà en ligne

Quatre témoignages sur le thème de la formation et de l’emploi sont déjà disponibles sur la plateforme SoundCloud.

Concilier travail et parentalité

Sur le site de Born in Brussels, plusieurs ressources sont également disponibles sur le sujet. Dans la rubrique Reprendre le travail et allaiter, notamment, les droits et devoirs des salarié.e.s et jeunes parents sont décryptés afin de rester en bons termes avec l’employeur. Pour autant que la jeune maman ait déjà un emploi ! Parce que ce n’est pas toujours évident de le conserver ou d’en trouver un nouveau. D’où le fait que Le Petit vélo jaune donne ainsi la parole aux mères concernées ou aux professionnel.le.s pouvant éventuellement leur venir en aide. Car, entre précarité, charge mentale et sentiment d’isolement, la tâche semble bien compliqué pour ces jeunes mamans.

Envie d’accompagner une famille ?

En parlant d’emploi (ou plutôt de bénévolat dans ce cas-ci), Le Petit vélo jaune recrute justement des coéquipier.e.s. « Devenir coéquipier·e, c’est surtout créer un lien avec une famille qui vit proche de chez toi à Bruxelles. C’est se rendre disponible quelques heures par semaines pendant un an, pour passer du temps avec cette famille, chercher ensemble des solutions pour alléger le quotidien, être une écoute, un soutien, mais aussi passer un bon moment ensemble ! »

​→ Compléter le formulaire pour devenir bénévole.

Entendre un témoignage de coéquipier·e, poser des questions avant de se lancer dans l’aventure : s’inscrire à une séance d’info

Une proposition de loi pour rendre obligatoire le placement des femmes enceintes toxicomanes

La N-VA vient de déposer une proposition de loi visant à permettre le placement ou l’hospitalisation obligatoire de femmes enceintes souffrant d’un trouble lié à l’usage de substances. Présentée comme un ultime recours pour protéger l’enfant à naître, la mesure suscite toutefois de vives interrogations éthiques, juridiques et politiques.

Dans la majorité fédérale, la N-VA dispose désormais d’une proposition de loi concrète visant les femmes enceintes qui continuent à consommer des drogues pendant leur grossesse. Le texte, porté par les députées Sophie De Wit et Frieda Gijbels, s’inscrit dans une revendication de longue date de la présidente du parti, Valerie Van Peel. Selon la N-VA, ces situations entraînent des conséquences graves pour les nouveau-nés, qui peuvent naître avec d’importants symptômes de sevrage ainsi que des handicaps physiques et mentaux. Groen et plusieurs professionnel.le.s du secteur trouvent la mesure trop coercitive…

Chaque enfant mérite un bon départ dans la vie », affirme Valerie Van Peel, estimant que ces bébés sont aujourd’hui privés de cette chance.

Le placement obligatoire comme « dernier recours »

Concrètement, la proposition permettrait à un juge d’ordonner l’hospitalisation ou le placement d’office d’une femme enceinte toxicomane. La N-VA insiste sur le caractère exceptionnel de cette mesure, qui ne serait envisagée qu’en dernier recours, lorsque toutes les formes d’aide volontaire et d’accompagnement ont échoué. La spécificité du texte réside dans le critère retenu pour justifier cette contrainte : la santé et la sécurité de l’enfant à naître deviendraient centrales dans la décision, et non plus uniquement l’état de santé physique ou mental de la mère.

Débat déjà présent au niveau flamand

La question dépasse le seul cadre fédéral. En Flandre, la ministre des Affaires sociales Caroline Gennez (Vooruit) travaille aussi sur un plan visant à permettre une aide obligatoire aux femmes enceintes en situation de grande difficulté. Dans certains cas, ce dispositif pourrait conduire au placement immédiat du bébé hors du domicile familial après la naissance. Ces initiatives illustrent un débat de société sensible : comment concilier la protection de l’enfant à naître, le respect des droits fondamentaux des femmes enceintes et une approche de santé publique fondée sur le soin plutôt que sur la contrainte. Un débat qui devrait s’intensifier lors de l’examen parlementaire de la proposition.

Une priorité donnée à l’enfant qui interroge

Si l’objectif de protection de l’enfant fait largement consensus, la proposition de la N-VA suscite des réserves dans d’autres formations politiques, notamment dans l’opposition. Du côté de Groen, le député fédéral Stefaan Van Hecke, interviewé par BX1, a ainsi mis en garde contre une approche qu’il juge trop coercitive :

Il s’agit d’une pure politique symbolique par laquelle la N-VA et Vooruit portent atteinte aux droits des femmes. En menaçant d’une hospitalisation obligatoire, on risque de pousser certaines femmes à ne plus chercher d’aide par peur des conséquences possibles. C’est absolument à éviter. Il faut s’attaquer aux listes d’attente dans l’aide à la jeunesse et investir davantage dans un accompagnement intensif en matière d’assuétudes : c’est là que se situe la priorité. » — Stefaan Van Hecke (Groen), député fédéral

Plusieurs acteurs du secteur social et de la santé partagent ces préoccupations. Ils craignent qu’un recours accru à la contrainte n’aggrave la méfiance de certaines femmes enceintes envers les institutions, les dissuadant de recourir à un suivi médical ou à un accompagnement spécialisé. Ces voix rappellent que la toxicomanie relève avant tout d’une problématique de santé publique, souvent liée à des parcours de grande précarité sociale, et plaident pour un renforcement des dispositifs de prévention et d’accompagnement volontaire plutôt que pour une réponse principalement judiciaire.

Bruxelles reconnaît enfin les violences gynécologiques et obstétricales

C’est officiel, le Parlement bruxellois reconnaît désormais les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) comme « une réalité, un enjeu de santé publique et une violence fondée sur le genre. »  Le secteur et les femmes concernées attendaient cela depuis très longtemps et se réjouissent ainsi de l’adoption de cette résolution. 

Par ce vote, le Parlement bruxellois dit enfin clairement ce que des milliers de femmes vivent, souvent dans le silence : ce qui se passe dans un cabinet médical ou en salle d’accouchement peut aussi être une violence”, explique la députée Margaux De Re, à l’initiative de la mesure.

Une femme sur cinq concernée

Les violences gynécologiques et obstétricales recouvrent des réalités diverses : examens ou interventions réalisés sans consentement éclairé, actes médicaux non justifiés, infantilisation, propos humiliants, minimisation de la douleur ou absence d’écoute. Des pratiques qui peuvent laisser des traces durables, tant sur le plan physique que psychologique. En Belgique, une femme sur cinq déclare avoir subi des violences gynécologiques ou obstétricales et une femme sur trois décrit son accouchement comme une expérience traumatisante. Ce sont les chiffres alarmants posés par le terrain au sein de plusieurs études, dont celle publiée en 2021 par la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée. L’association s’est basée, à l’époque, sur de nombreux témoignages de femmes ayant vécu des soins sans consentement, des gestes imposés ou des paroles dénigrantes.

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à la visibilisation et à la reconnaissance des violences gynécologiques et obstétricales, encore trop taboues. La recherche et l’identification de cette forme de violence basée sur le genre constituent une étape cruciale pour faire évoluer les pratiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des établissements de soins. » – Plateforme citoyenne pour une naissance respectée (sur sa page Facebook)

Des violences qui touchent davantage les personnes vulnérables

Si ces violences concernent un large public, elles ne touchent pas tout le monde de la même manière. La députée Margaux De Ré, rappelle, dans un communiqué, que les femmes racisées, précaires, en situation de handicap ou en parcours migratoire y sont surexposées. Les personnes LGBTQIA+ rapportent, elles aussi, davantage de discriminations et de violences dans leur parcours de soins gynécologiques et obstétricaux. Autre rappel essentiel de Madame De Ré : « Si la maternité concentre une grande partie des pratiques dénoncées, les violences gynécologiques ne se limitent pas à l’accouchement. Elles peuvent survenir de la puberté à la ménopause, y compris chez les personnes qui ne sont pas mères. La lutte contre les VGO concerne donc l’ensemble du parcours de vie et de santé intime. »

Mettre des mots pour faire évoluer les pratiques

En reconnaissant officiellement ces violences, le Parlement bruxellois pose une étape clé : celle de nommer. Nommer pour sortir de l’omerta, pour légitimer la parole des victimes, et pour rappeler que le cadre médical n’exclut pas la possibilité de violences.

Cette reconnaissance formelle est une étape essentielle pour faire évoluer les pratiques et garantir à toutes les femmes des soins respectueux, dignes et fondés sur leurs droits”, ajoute encore Margaux De Re.

La résolution appelle notamment à plus de transparence sur les pratiques médicales, à une meilleure collecte de données, ainsi qu’à une prise en compte renforcée de la santé mentale périnatale. L’objectif : favoriser des soins respectueux, fondés sur le consentement, la dignité et les droits des patientes.

Le rôle essentiel des associations

Cette avancée n’aurait pas été possible sans le travail de longue haleine des associations, collectifs et professionnel.le.s engagé.e.s sur le terrain. Ce sont elles.eux qui recueillent les témoignages, accompagnent les victimes, forment, alertent et documentent les pratiques. Depuis des années, une lutte pour briser le silence autour des violences gynécologiques et obstétricales s’est largement engagée. Parmi les associations les plus actives, nous pensons bien sûr à la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, mais également au GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles féminines), qui a d’ailleurs relayé l’info sur les réseaux sociaux à l’aide d’une infographie. Sa conclusion : « L’expérience des femmes doit être reconnue et prise en compte dans toute sa globalité ».