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Journée mondiale de la santé : la périnatalité à l’honneur cette année !

Le 7 avril 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lance une campagne d’un an intitulée « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir ». Cette initiative appelle les gouvernements et les professionnel.le.s de la santé à intensifier leurs actions pour prévenir les décès maternels et néonatals évitables et à accorder une attention accrue au bien-être des femmes sur le long terme. Tout au long de l’année, comme le fait déjà Born in Brussels, l’OMS et ses partenaires diffuseront des ressources et des recommandations pour accompagner les femmes à chaque étape, de la grossesse à la période postnatale.

La santé maternelle et néonatale est au cœur du bien-être des familles et des communautés, garantissant un avenir plus prometteur pour tous », souligne l’OMS dans un communiqué.

Born in Brussels est un site institutionnel (sous l’égide de Vivalis) d’informations et de ressources autour du désir d’enfant jusqu’à ses 1000 jours. Il fait la part belle à la santé périnatale et met à l’honneur les femmes, les (futurs) parents et leur nouveau-né. L’ensemble du contenu proposé leurs permettent de s’orienter au mieux dans cette nouvelle vie parentale. Parmi les sujets abordés : la santé de la maman pendant la grossesse, les polluants ou perturbateurs endocriniens, la vaccination, la santé mentale périnatale, etc.

Santé de la maman durant la grossesse

Attendre un enfant sollicite, chez la maman, autant le corps que l’esprit. Pendant neuf mois, elle se prépare ardemment à donner la vie. Mais comment vivre cette période en privilégiant santé, équilibre, bien-être physique et mental ? Certaines habitudes peuvent parfois être néfastes pour l’enfant et il s’agit de les éviter autant que possible durant la grossesse. Sur Born in Brussels, plusieurs articles donnent des pistes, des conseils, des adresses de structures vers lesquelles se tourner… Par exemple : Réduire son stress durant la grossesseSanté dentaire et grossesseTabac et grossesseParentalité et addictions aux drogues ; Etc.

Protéger le nouveau-né des perturbateurs endocriniens

Les femmes enceintes, les bébés, les jeunes enfants font partie des catégories de personnes les plus vulnérables par rapport aux effets des perturbateurs endocriniens. Et qu’on se le dise, ces derniers sont partout : aliments, biberons, vêtements, jouets, revêtements muraux, tétines, couches, matelas à langer, produits cosmétiques, ustensiles de cuisine, etc. Malheureusement, les réglementations internationales ne sont pas encore assez sévères quant à l’existence de ces substances chimiques dans les produits qu’on utilise quotidiennement. Sur Born in Brussels, une page complète reprend tout ce qu’il faut savoir pour s’en protéger aux mieux.

L’importance de la vaccination

Depuis de nombreuses années, les vaccins ont permis d’éradiquer certaines maladies aux graves conséquences, comme la poliomyélite, dans la plupart des pays du monde. S’ils permettent d’améliorer le niveau de santé mondiale, les vaccins prémunissent aussi les bébés et les jeunes enfants contre certains microbes, alors que leur système immunitaire est encore en construction. L’enfant est donc particulièrement fragile entre 2 mois et 2 ans. En général, la vaccination jusqu’à l’âge de 6 ans est réalisée par un médecin, un.e pédiatre, une sage-femme, l’équipe de la consultation de l’Office de la Naissance et de l’Enfance ou de Kind & Gezin. En outre, la vaccination de la maman pendant la grossesse permet de donner des anticorps au bébé pour se défendre pendant quelques semaines avant qu’il ne reçoive les premiers vaccins et ainsi éviter des complications très graves pour les tout-petits. Parlez-en à votre médecin !

En savoir plus sur la vaccination

Santé mentale périnatale

Au sein du dossier « Santé mentale périnatale« , il est notamment question de clarifier les rôles des professionniel.le.s du secteur et de savoir où les trouver, mais l’objectif est surtout d’informer au mieux sur les dangers psychiques pouvant toucher la maman – ou plus globalement les parents – en période périnatale. Rédigé en collaboration avec Bru-Stars (réseau de santé mentale pour enfants et adolescents), il s’agit pour chacun.e de mieux s’y retrouver au sein de cette thématique délicate, que ce soient les (futurs) parents ou les professionnel.le.s de la périnatalité en Région bruxelloise. Quelques sujets clés de ce dossier : 

 

Partagé par Sofia Douieb

« Baby Box »: Avez-vous déjà entendu parler de ce concept finlandais ?

La Baby Box vient de Finlande, approuvée par les professionnel.le.s de santé depuis plus de 90 ans. En Finlande, cette boîte de naissance est offerte à toutes les nouvelles mamans ; permettant ainsi à chaque bébé, quel que soit le milieu social de ses parents, de commencer sa vie avec un trousseau de qualité. L‘Écosse l’a également adoptée en 2017, alors qu’en Belgique et en France, seules des alternatives commerciales existent. 

Le concept de la « baby box » a vu le jour en Finlande dans les années 1930, avec pour objectif de réduire la mortalité infantile et de promouvoir la natalité. Depuis 1938, chaque nouveau-né finlandais reçoit une boîte en carton contenant des articles essentiels pour les premiers jours de vie, tels que des vêtements, des couvertures et des produits de toilette. Cette boîte peut  également servir de berceau pour le nourrisson (si vraiment aucune autre solution n’est possible), contribuant ainsi à la diminution des cas de mort subite du nourrisson.

L’origine du concept

La Baby Box est devenue, en Finlande, un véritable symbole du pays en matière de soutien à la parentalité et de santé publique. Il s’agit d’un coffret de naissance offert par l’État à toutes les futures mamans pour leur premier enfant, et conditionné au suivi de soins prénataux. À l’origine, la Baby Box contenait des vêtements chauds pour les nouveaux-nés, car la mortalité infantile était élevée à l’époque, notamment à cause du froid. Mais au fil du temps, son contenu a évolué pour inclure une panoplie complète d’articles essentiels :

  • Des vêtements adaptés aux saisons finlandaises
  • Des produits de soin et d’hygiène pour le bébé
  • Des couches lavables ou jetables
  • Un petit matelas permettant d’utiliser la boîte comme premier lit du bébé

Avis mitigés des experts

Bien qu’elle ait tout pour plaire, des experts ont émis des réserves quant à l’utilisation des « baby boxes » comme espace de couchage pour les nourrissons. Des épidémiologistes britanniques ont, eux aussi, exprimé des inquiétudes concernant la sécurité de ces boîtes, notamment en raison du manque de visibilité du bébé lorsqu’il est à l’intérieur et des risques potentiels liés à leur placement au sol ou en hauteur. Ils recommandent que ces boîtes ne soient utilisées que comme solution provisoire en l’absence d’autres options plus sûres.

Pas de « Baby Box » financée par l’État en Belgique

En Belgique, bien qu’il n’existe pas de programme national de distribution de « baby boxes » financé par l’État, le concept suscite de l’intérêt depuis quelques années. Certaines entreprises et associations proposent des versions commerciales de ces boîtes, offrant aux parents une option similaire à celle du modèle finlandais. Par exemple, la marque Marmott.fr propose des « baby boxes » contenant un berceau en carton homologué et divers articles pour les soins du nouveau-né. Mais en ce qui concerne les aides à la naissance, la Belgique n’est pas en reste. En effet, chaque nouveau-né du pays reçoit une prime de naissance unique de 1.367,74 euros pour le premier enfant et de 621,7 euros pour le deuxième. Un supplément est donné par la mutualité choisie par les parents.

Quelle prime de naissance au sein de chaque mutualité ? 

Sofia Douieb

Quand la photographie contribue à promouvoir la naissance respectée

Photographe spécialisée dans les naissances, Delphine (mieux connue sous le nom de Regard de Zèbre) immortalise « des moments qui comptent » et tente de promouvoir, au travers de ses clichés, d’autres façons d’accoucher, plus respectueuses de la maman et du bébé. Elle organise également des ateliers photos pour les sages-femmes et les doulas. 

La photographie est un outil puissant. Depuis son apparition au 19e siècle, les familles se déplacent dans des studios pour se faire tirer le portrait. À présent, n’importe qui peut prendre des photos de bonne qualité à tout moment. Pourtant, le métier de photographe reste important, parce qu’il faut avoir l’œil, il faut trouver le bon angle, l’instant exact, le sujet idéal… Regard de Zèbre, une photographe namuroise, fait partie de ces professionnel.le.s de l’image. Sa spécialité : les reportages d’accouchement à domicile ou en gîtes de naissance.

« Épopée » par Regard de Zèbre

Depuis 2017, Regard de Zèbre assiste à des naissances (80 à ce jour) en Région wallonne ou à Bruxelles et immortalise les cris, la douleur, la joie, les émotions… Elle a rassemblé ses meilleurs clichés, en noir et blanc, pour en faire un livre : « Épopée ». Elle y raconte aussi les histoires de toutes ces familles ; de toutes ces mamans.

Au travers de cet ouvrage et de mon travail de photographe, j’ai à cœur de vous faire découvrir d’autres facettes de la naissance et de rendre accessible la réalité d’un accouchement. Au delà de ce qu’on nous donne à voir habituellement. Ce qui me fait vibrer, ce sont les émotions fortes et brutes qui se dégagent de ces moments de vie si puissants. » Regard de Zèbre

Livre « épopée » – Photo : Regard de Zèbre

Pour pouvoir le publier (à compte d’auteur) et réaliser ce rêve, Delphine a besoin de 200 précommandes. C’est pourquoi elle a créé une page Ulule accessible tout le mois de mars.

→ Précommander le livre « Épopée » par Regard de Zèbre

Formations photos pour sages-femmes et doulas

En plus de son travail de photographe lors des naissances, Regard de Zèbre propose également à des sages femmes ou des doulas d’apprendre à utiliser l’appareil photo de leur smartphone de manière efficace. Elle leur donne des astuces pour prendre des photos de qualité dans le cadre de leur activité professionnelle : durant les naissances pour offrir un chouette souvenir au parents, mais aussi pour leur communication sur les réseaux, les massages, les bains thérapeutiques…
Plus d’infos sur les prix et les dates sur le site de Regard de Zèbre

Garder le souvenir, immortaliser le moment

La photographie permet de garder des traces de nos vies, de les figer pour s’en souvenir éternellement. C’est assez évident dans les moments heureux, comme la venue d’un nouveau-né, mais il peut parfois être bénéfique de garder en mémoire des moments plus douloureux, comme le décès en couche d’un enfant. « Au-delà Des Nuages » propose aux parents d’un bébé décédé la possibilité de recevoir des photos de leur enfant.

Apprendre à vivre avec la perte de votre bébé demande beaucoup de temps. C’est une période de montagnes russes émotionnelles. L’effondrement, les larmes, le sourire, vouloir partager des moments avec son enfant, se créer des souvenirs. Nous sommes là pour vous accompagner sur ce chemin », peut-on lire sur le site de l’asbl.

L’asbl soutient ainsi les parents vivant un deuil périnatal grâce à la photographie. Elle offre un souvenir tangible et un accompagnement pour les parents pendant les premiers moments difficiles. Les photographes professionnel.le.s le font entièrement gratuitement, avec cœur et âme, avec amour. Pour créer des souvenirs précieux avec respect pour tous ces parents et leur bébé.

 

Sofia Douieb

Les sages-femmes appellent au déconventionnement, pour un meilleur remboursement des soins

Les sages-femmes sont en colère ! La publication d’une nouvelle convention pour la profession, approuvée le 24 février dernier, ne les satisfait pas du tout. Face à cette impasse, elles appellent à un mouvement de déconventionnement massif, qui pourrait bouleverser l’organisation actuelle des soins.

Aucune modification n’a été faite par rapport au dernier texte, qu’on avait déjà dénoncé”, regrettent les fédérations professionnelles ; l’Union professionnelle des sages-femmes belges (UPSFB) en tête.

Une convention jugée insuffisante

En effet, en 2024, les Unions professionnelles avaient déjà dénoncé la précédente convention, estimant qu’elle ne permettait pas aux sages-femmes de subvenir à leurs besoins. Pourtant, malgré les revendications, la nouvelle convention ne contient aucun changement. Et ce n’est pas faute d’avoir tapé plusieurs fois sur le clou ! Depuis plusieurs années, les sages-femmes alertent sur le sous-financement chronique de leur profession. Malgré de nombreuses actions et négociations, rien ne semble bouger. “C’est le moment d’envoyer un message fort, de se montrer solidaires, pour ensemble rendre les soins accessibles à toutes, tout en pratiquant des tarifs qui permettent de nous respecter également !”, insistent les fédérations.

Un enjeu de taille : atteindre 40 % de non-conventionnement

Les sages-femmes ont jusqu’au 26 mars pour choisir de se conventionner ou non. L’objectif affiché par les unions professionnelles est clair : atteindre un taux de non-conventionnement de 40 %. Pourquoi ce chiffre ? Actuellement, les patientes des sages-femmes non conventionnées ne sont remboursées qu’à 75 % par l’assurance maladie. En atteignant le seuil des 40 %, les soins des sages-femmes, qu’elles soient conventionnées ou non, seraient remboursés à 100 %. C’est pourquoi l’UPSFB mène une intense campagne de sensibilisation et multiplie les rencontres depuis plusieurs semaines.

Pas mal d’hôpitaux se posent la question d’autoriser les sages-femmes à se déconventionner, indique l’UPSFB. De nombreuses membres l’ont déjà fait depuis le 24 février.”

Une solidarité francophone et flamande

Traditionnellement, le secteur des sages-femmes est très largement conventionné, à 97-98 %. Mais cette fois, le mouvement prend de l’ampleur des deux côtés du pays. L’UPSFB et son homologue flamande, la Vlaamse Beroepsorganisatie van Vroedvrouwen (VBOV), avancent main dans la main. “On est sur la même longueur d’onde”, assure l’UPSFB. La VBOV a elle aussi appelé ses membres à se déconventionner.

Le verdict le 27 mars

Le 27 mars, l’INAMI procédera au comptage des sages-femmes non conventionnées. Ce résultat déterminera la suite du mouvement et son impact sur le remboursement des soins. D’ici là, la pression monte et les sages-femmes doivent faire un choix qui pourrait redéfinir l’avenir de leur profession.

Plus d’infos sur le site de l’UPSFB

 

Sofia Douieb

Famille·S : outil ludique à découvrir ; ode à la pluralité des modèles familiaux

La Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial (FCPPF) vient de révéler son nouvel outil pédagogique intitulé Famille·S. Sous forme de 78 cartes illustrées, imaginées par l’artiste Prisca Jourdain, ce support permet d’explorer avec les plus jeunes la pluralité des modèles familiaux et des situations de vie, loin des stéréotypes traditionnels.

Avec cet outil pédagogique, la FCPPF incite ses utilisateurs à se poser des questions :

 Et si on voyageait au pays des familles ? Et si on allait à la découverte de ce qui fait famille, de ce qui compte vraiment pour se sentir une famille ? Et si on quittait en imagination sa famille pour entrer dans celle de l’autre ? Et si la famille était un paysage ? Un objet ? Et si… » 

Une famille, des familles : des réalités multiples

Exit le modèle unique de « LA » famille ! Aujourd’hui, la réalité familiale se décline sous de nombreuses formes : monoparentale, recomposée, homoparentale, d’accueil, d’adoption, ou encore choisie. Certaines familles sont un espace de protection et de dialogue, tandis que d’autres peuvent être marquées par des tensions ou des silences. Famille·S invite à observer et à comprendre cette diversité, sans idéalisation ni tabou.

Un outil au service de l’EVRAS et de l’inclusion

Conçu d’un côté pour les professionnel·les de l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS), les enseignant·es, animateurs et animatrices jeunesse, et d’un autre côté pour les parents et tuteurs, Famille·S favorise des discussions ouvertes sur les relations affectives et la place de la famille dans la construction identitaire. L’outil a été pensé pour être accessible à toutes et tous, y compris aux personnes porteuses de handicap ou de troubles DYS, grâce à l’absence de texte et à des illustrations intuitives.

Un support accessible à tous les âges

Si Famille·S s’adresse principalement aux enfants, il peut être utilisé avec des adolescent.e.s et des adultes pour aborder la thématique des familles sous un angle ludique et bienveillant. En ouvrant un espace de parole et de réflexion critique, cet outil permet à chacun et chacune d’exprimer sa perception de la famille et d’explorer d’autres modes d’organisation familiale, souvent méconnus ou invisibilisés.

→ Disponible au prix de 25€, Famille·S peut être commandé en ligne sur le site de la FCPPF

Quelques mots sur la FCPPF

La Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial est un organisme qui assure deux missions principales :

  • La représentation de 26 centres de planning familial affiliés sur le territoire de la Fédération Wallonie – Bruxelles ;
  • La production d’outils pédagogiques et/ou de services en lien avec l’EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle).

La FCPPF précise sur son site : « Par ses actions, la Fédération s’engage à donner à chaque citoyen·ne des outils pour aborder sa vie adulte comme sujet sexué et désirant dans le respect de soi et de l’ouverture à l’autre. Elle s’engage également à fournir aux collectivités des outils pour favoriser une prise de conscience et une réflexion sur les valeurs véhiculées dans la société. »

Sofia Douieb