Semaine mondiale de l’allaitement maternel : ça nous concerne toustes !

En Belgique, comme chez nos voisins français, la semaine mondiale de l’allaitement maternel est mise à l’honneur entre le 1er et le 7 octobre. Cette année, le SPF Santé publique et le Comité fédéral de l’allaitement maternel ont conjointement lancé leur campagne – visible dans les maternités, les consultations prénatales et postnatales, les cabinets médicaux ou encore les salles d’attente – avec comme slogan : « Tous concernés ! ».


En août dernier, pas moins de 170 pays célébraient déjà la semaine mondiale de l’allaitement maternel. Born in Brussels en a fait un article, mettant l’accent sur une association genevoise : « La semaine mondiale de l’allaitement maternel est à l’honneur ! ». Pour l’heure, la nouvelle campagne du SPF Santé publique et du Comité fédéral de l’allaitement maternel vise à contribuer, avec l’aide des professionnel.le.s de la santé, à bâtir une société davantage « baby friendly« .

L’allaitement maternel est aujourd’hui l’action préventive la plus efficace pour améliorer la survie et la santé des enfants…  Plus d’un million de décès d’enfants de moins de 5 ans pourraient être évités chaque année si on améliorait les pratiques en matière d’allaitement maternel …. ” L’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Pourquoi un affichage ?

Par cette nouvelle campagne de sensibilisation, les deux organismes publics ont voulu passer le message suivant : « Le visuel-phare met en scène une maman qui allaite son bébé avec le papa et une proche de la famille. Ce choix n’est pas anodin : il illustre le rôle essentiel de l’entourage – conjoint, famille, amis – mais aussi de la société dans son ensemble, pour accompagner et soutenir les parents dans leur projet d’allaitement. »

Un mot sur le CFAM

Pour information, le Comité fédéral de l’allaitement maternel (CFAM) est installé officiellement, depuis fin 2001, auprès du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement. Il rend des avis, suscite des initiatives et encourage la réalisation d’actions en faveur de l’allaitement maternel.

Rappel des bienfaits de l’allaitement maternel

Le lait maternel offre de nombreux avantages pour le bébé, couvrant tous ses besoins nutritionnels durant les six premiers mois de vie et contribuant à ses besoins après l’introduction des aliments solides. L’allaitement crée également un lien étroit entre la mère et l’enfant, favorisant le contact peau à peau et la sécurité affective du bébé. En vue d’approfondir le sujet, plusieurs pages informatives sont disponibles sur le site Born in Brussels : Allaiter mon bébé – Du lait aux aliments solides – Problèmes d’allaitement

L’allaitement maternel est un choix personnel, mais la mère a besoin d’un environnement bienveillant pour s’épanouir. Avec “Tous concernés !”, nous voulons rappeler que chaque geste d’encouragement compte », Els Flies, Présidente du Comité fédéral de l’allaitement maternel

Les recommandations de l’OMS

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le lait maternel exclusif durant les six premiers mois de vie est recommandé car il apporte les bienfaits suivants :

  • Pour le bébé : nutrition optimale, défenses immunitaires renforcées, diminution des risques d’infections gastro-intestinales et respiratoires, effets positifs à long terme sur la santé.
  • Pour la maman : réduction du risque de certains cancers (sein, ovaire), contribution au retour au poids de forme, diminution du risque de diabète de type 2, soutien au bien-être psychologique.
  • Pour la société : l’allaitement maternel est aussi un facteur contribuant à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique , à la réduction des inégalités sociales et à la protection de l’environnement.

La Belgique unie contre la méningite : cap sur 2030

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la méningite (5 octobre), l’Académie belge de pédiatrie (BAoP) a réuni, le 2 octobre dernier, des décideurs politiques, des experts et des témoins afin de sensibiliser le public à cette maladie et de souligner pourquoi la Belgique doit de toute urgence concrétiser le plan d’action de l’OMS « Vaincre la méningite d’ici 2030 ».

Le méningocoque provoque une maladie infectieuse rare qui peut avoir des conséquences importantes, voire mortelles, chez les nourrissons et les jeunes enfants. L’infection peut entraîner des méningites bactériennes et des septicémies, avec un impact considérable sur les patients et leurs familles. Les conséquences peuvent être dramatiques. Chaque cas est un cas de trop », précise la BAoP sur son site.

La méningite est une maladie redoutable, en particulier chez les enfants. La prévention par la vaccination et une vigilance accrue face aux premiers symptômes sont essentielles pour éviter des drames. La Journée mondiale de lutte contre la méningite et l’initiative de l’Organisation mondiale de la Santé « Vaincre la méningite d’ici 2030 » nous rappellent l’urgence d’agir pour protéger nos enfants et, à terme, éliminer cette menace. Cette initiative de l’OMS, lancée depuis déjà plusieurs années, vise à réduire de 50 % les cas de méningite bactérienne et à diminuer drastiquement les décès et les séquelles liées à cette maladie. La rencontre du 2 octobre, à laquelle l’équipe de Born in Brussels s’est rendue, avait pour but de faire le point sur les initiatives mises en place et de contribuer à la lutte. 

Une maladie particulièrement dangereuse pour les nourrissons

Chaque année en Belgique, plusieurs dizaines de jeunes enfants sont touchés par la méningite. Cette maladie inflammatoire des méninges – les membranes entourant le cerveau et la moelle épinière –, peut être d’origine virale ou bactérienne. La méningite bactérienne, plus rare mais plus sévère, peut entraîner des complications irréversibles comme la surdité, des troubles neurologiques ou, dans les cas les plus graves, un décès en seulement 24 heures. Les jeunes enfants, notamment ceux de moins de cinq ans, sont parmi les plus vulnérables à cette maladie. Leur système immunitaire encore immature les expose davantage aux infections graves. Les nourrissons peuvent présenter des symptômes atypiques, comme une irritabilité extrême, une perte d’appétit ou une fontanelle bombée, rendant le diagnostic parfois difficile.

Les moments forts du colloque

  • Le point de vue de la BAoP sur la politique de santé et l’équité en Belgique – Prof. Ann De Guchtenaere (UZ Gent – BAoP)

Il était question, dans cette première intervention, de rappeler que les droits de l’enfant doivent être à la base de tout. Il faut se battre pour l’équité entre tous les enfants ; quels que soient leur niveau social. Dans le cas de la méningite, certains vaccins ne sont pas remboursés et seules les familles aisées peuvent donc en bénéficier. Il faut que cela change. Ni la Belgique, ni les Pays-Bas n’ont mis la souche B de la méningite dans leur calendrier vaccinal ; ce qui est une abérration quand on sait que des enfants peuvent en mourir. Les politiques doivent permettre un remboursement et faire enfin des efforts.

→ Lire les recommandations de la BAoP à ce sujet

  • Le plan d’action de l’OMS ‘Defeating Meningitis by 2030’ : Un engagement mondial et équitable – Prof. Marc Van Ranst (UZ Leuven)

Petite introduction, ensuite, sur le plan de l’OMS afin d’éradiquer la méningite d’ici 2030 et permettre de réduire les inégalités. Car la santé devrait être la même pour tous ; mais ça n’est pas le cas. Au sein d’une étude, on voit que la Belgique est dans le rouge ; ça n’évolue pas correctement. Déjà la moitié du chemin est parcouru par rapport au programme de l’OMS, mais il y a encore beaucoup à faire. Autant par la vaccination que par la prévention. Car on constate clairement que les communes les plus pauvres n’ont pas accès à certains vaccins à cause de leur prix trop élevé…

  • Focus sur la méningite : Perspective en matière de recherche et de données – Prof. Stefanie Desmet (KU Leuven) et Prof. Wesley Mattheus (Sciensano) : épidémiologie du pneumocoque en Belgique

Présentation plus médicale ensuite par ces deux épidémiologistes sur les différents pneumocoques et méningocoques. Leur conclusion était de dire que les cas augmentent depuis 2024, alors que c’était en constante baisse depuis 2014. Il faudrait donc introduire d’autres vaccins remboursés (surtout pour la souche B) afin de diminuer de 40% les cas chez les enfants.

  • Zoom sur la septicémie – Prof. Erika Vlieghe (UZ Antwerpen)

Explication, au sein de cette intervention, du lien entre la septicémie et la méningite. Cette dernière est en fait un cas particulier de la septicémie qui touche le cerveau. Lorsque les organes sont hors de contrôle, il faut des soins intensifs. Malheureusement, une grande partie des patients ne s’en sortent pas. Ceux qui ont la chance de survivre sont quand même impactés dans leur qualité de vie ; principalement les enfants. En plus de ces coûts humains, les coûts financiers sont considérables pour l’Etat. Encore une raison pour les politiques de tenter d’enrayer cette maladie particulièrement dangereuse pour les jeunes enfants et les femmes enceintes.

  • Point de vue du Conseil Supérieur de la Santé – Prof. David Tuerlinckx (CHU UCL Namur – co-chair Vaccines CSS)

Du côté du Conseil Supérieur de la santé, les choses sont limpides : il faut changer le calendrier vaccinal de toute urgence. Le vaccin contre le méningocoque B doit absolument y être inclu et remboursé. Chez les adolescents, plus de 30% en sont porteurs et certains vont forcément le transmettre. Sauf s’ils sont vaccinés. C’est donc extrêmement important !

Le CSS insiste sur trois points en particulier :

– Que les souches C,W et Y figurent dans le calendrier vaccinal obligatoire des adolescents.

– Que le vaccin contre le méningocoque B soit enfin remboursé pour les enfants et ados.

– Que les personnes à hauts risques soient automatiquement remboursées pour l’ensemble des vaccins.

  • Témoignages de patients –  Sepsibel, ARTHUR forever asbl & les parents de Maurice

Voici l’un des trois témoignages du colloque. Celui des parents du petit Arthur, malheureusement décédé à l’âge de 9 mois. 

Arthur était un enfant très souriant, joyeux, gourmand. Quand il a eu 9 mois, il a commencé à avoir de la fièvre et des vomissements. On est allé voir le pédiatre qui a diagnostiqué une gastro. Mais le lendemain, aux urgences, les médecins nous ont parlé de la méningite. On était très surpris. Deux jours après, Arthur est mort. C’est quelque chose de très injuste et contre nature. Des années après, on est encore affecté bien sûr et on devra vivre avec cette douleur toute notre vie. Son frère James a ramené un peu de bonheur il y a 3 ans, mais ça reste extrêmement difficile. Grâce à notre association Arthur Forever, on soutient la recherche pédiatrique, les docteurs zinzins, Mes mains pour toi et d’autres initiatives du genre. On ne parle pas assez de la méningite ; certains vaccins sont chers et non remboursés ; ce n’est pas normal ! »

→ Pour plus d’informations sur la rencontre ou sur la BAoP : info@baop.be ou www.baop.be

Vous aussi, participez à l’enquête « Parlons enfance » de l’ONE !

L’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) lance une enquête publique, en Fédération Wallonie-Bruxelles, intitulée « Parlons enfance ». Il s’agit de mieux comprendre les besoins des enfants et des familles en vue d’améliorer, par la suite, les services publics. Du 1er octobre au 3 novembre 2025, l’enquête – anonyme − est accessible à partir de 13 ans et dans pas moins de 9 langues. À vous de jouer !

Cette démarche participative complète une série de six consultations menées en 2025 auprès des professionnelles et professionnels du secteur. Les résultats permettront d’adapter les services aux besoins réels des familles et d’éclairer les choix politiques dans un contexte budgétaire exigeant. » ONE

Vers l’avenir…

Tous les citoyens et citoyennes sont invité.es à participer à cette enquête qui aborde des sujets comme la naissance, l’enfance, l’adolescence, la vie de famille, la scolarité,etc. De plus, le questionnaire permet à tout un chacun s’exprimer sur des thématiques telles que :

  • Les besoins et difficultés des enfants et des parents
  • La perception des grands changements à venir dans l’enfance et la parentalité
  • Les priorités d’action pour les décideurs politiques

Aidez-nous à améliorer les services publics pour l’enfance et les familles ! Faites-vous entendre. Faites la différence. On vous écoute ! Partagez vos besoins, vos craintes et vos souhaits dans notre enquête publique sur parlonsenfance.be. »

Comment s’y prendre ?

Une seule prérogative : avoir plus de 13 ans. Le questionnaire comporte une douzaine de questions ouvertes, permettant à tout un chacun d’y répondre, dans sa langue, à l’écrit ou à l’oral. L’enquête est ouverte depuis le 1er octobre et perdurera jusqu’au 3 novembre 2025. Répondre à l’entièreté de l’enquête prend entre 10 à 25 minutes. Comme elle l’annonce sur son site : « l’ONE s’engage à communiquer les enseignements dès début 2026. Ils nourriront la feuille de route de l’institution et seront partagés pour alimenter une réflexion collective. »

→ Pour participer à l’enquête en ligne : www.parlons-enfance.be

↓Vidéo de présentation de l’enquête par l’ONE ↓

Pour rappel, l’ONE, c’est… 

L’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) est un des organismes de référence en Communauté française (Born in Brussels en est un autre) pour toutes les questions relatives : 

  • Aux politiques de l’enfance.
  • À la protection de l’enfant et de son ou ses (futurs) parents.
  • À l’accompagnement médico-social de l’enfant et de son ou ses (futurs) parents et ce dès la période périnatale.
  • À l’accueil de l’enfant en dehors de son milieu familial.
  • Au soutien à la parentalité.

Born in Brussels vient compléter cette offre en s’axant davantage sur les familles vulnérables, ainsi qu’en proposant un contenu informatif bilingue et spécifiquement bruxellois.  

Voici une vidéo qui rappelle l’étendue des aides proposées par l’ONE → ONE, un bon départ dans la vie

Familles nombreuses et allocations familiales : une carte blanche partagée par trois associations

Soutien indispensable à de très nombreuses familles, les allocations familiales sont, en Belgique, un droit prévu par le Sécurité sociale. Cela peut concerner à la fois la prime de naissance (allocation de naissance, le montant de base calculé par enfant à charge, la prime scolaire ou encore les allocations majorées, spécifique en fonction d’un enfant avec handicap ou atteint d’une maladie. Depuis quelques jours, l’annonce d’une diminution des allocations familiales parait dans les médias. Pour se rendre compte de l’importance de maintenir cette aide sociale, une carte blanche, axée sur la situation en Wallonie, a été partagée par trois organismes sociaux que sont la Mutualité Chrétienne, la Ligue des Familles et Vie Féminine.

On sent bien depuis des mois que les allocations familiales sont en danger. La Wallonie et Bruxelles restent les bras ballants suite au report d’indexation des allocations familiales décidé par le fédéral, alors qu’elles pourraient l’éviter. Le Parlement bruxellois a décidé de supprimer le supplément d’allocations de 12€ par mois prévu pour 2026 pour tous les enfants nés avant 2020, et il débat de mesures d’économies supplémentaires dans les allocations familiales. » Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles via un communiqué de presse intitulé : Le 1er parti francophone veut diminuer les allocations familiales : la Ligue des familles très inquiète

{Carte blanche de la Mutualité Chrétienne, la Ligue des Familles et Vie Féminine}

Prendre soin, un choix de société  

Le “prendre soin” ne peut être relégué aux marges des politiques publiques. Il doit en être le cœur. Prendre soin, c’est reconnaître que les familles, les femmes, les enfants, les personnes précarisées ne sont pas des charges, mais des piliers de notre avenir commun. C’est refuser d’imposer aux plus fragiles les conséquences de choix budgétaires désincarnés. C’est construire des dispositifs de soutien qui permettent à chacun de vivre dignement. ​ ​ 

Solidarité et santé  

Les allocations familiales font partie de ces dispositifs et sont un levier de santé publique. Elles permettent un accès plus équitable à une alimentation saine, à des soins médicaux, à des logements salubres et à une éducation de qualité. Réduire ces aides, c’est exposer les enfants à davantage de stress, de carences, et de pathologies liées à la précarité. La santé commence dans les foyers. Et les allocations familiales sont un outil essentiel pour garantir que chaque enfant, chaque parent, puisse vivre dans des conditions dignes. ​ ​ 

Un pilier centenaire de notre solidarité  

Les allocations familiales constituent un pilier centenaire de notre solidarité. Depuis leurs prémisses en 1921, à leur institutionnalisation en 1930, et leur régionalisation en 2014, et aujourd’hui, le système a progressivement évolué pour sortir d’un modèle nataliste et mieux soutenir les familles d’un et deux enfants, et les familles à bas revenus. Mais le cœur du modèle est resté constant : assurer une solidarité envers les familles, considérant la charge financière importante liée aux enfants. ​ 

Une réforme aux conséquences lourdes  

Aujourd’hui, ce système est menacé. En Wallonie, des propositions budgétaires envisagent de limiter les allocations familiales à un nombre défini d’enfants par famille (maximum 4) ou de ne plus indexer les allocations octroyées. Bref, de faire reposer les difficultés budgétaires sur les épaules des enfants. ​ ​ 

Précariser les familles nombreuses  

Supprimer les allocations après le quatrième enfant, c’est ignorer la réalité des familles nombreuses. C’est aussi nier le rôle fondamental de ces aides dans la lutte contre la pauvreté infantile. Rappelons que les allocations familiales ne couvrent qu’une infime partie des frais liés à l’éducation d’un enfant. Cette réforme serait injuste et inefficace, aggravant les inégalités sociales et fragilisant les familles déjà en difficulté. Cela a d’ailleurs été spécifiquement étudié dans le cadre d’une évaluation du dispositif et les conclusions des scientifiques est sans appel : ces mesures constituent un risque en terme de pauvreté infantile. ​ ​ 

Toutes les familles concernées, celles à bas revenus et monoparentales en première ligne  

Un saut d’index sur les allocations familiales pénaliserait toutes les familles wallonnes. Celles de la classe moyenne, qui sont déjà nombreuses à avoir du mal à payer les crèches de plus en plus chères, les frais scolaires, les garderies scolaires qui augmentent dans beaucoup de communes, les activités extrascolaires, leur logement. Mais la perte serait plus importante encore pour les familles à bas revenus, notamment les familles monoparentales, qui bénéficient de suppléments sociaux, également non indexés. En Wallonie, 30 % des familles sont monoparentales, et plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté. De plus, 80% des personnes à la tête d’une famille monoparentale sont des femmes. Une telle réforme aura donc comme impact de creuser encore les inégalités entre les femmes et les hommes en Wallonie. Réduire les allocations, alors que dans ces foyers, un seul revenu doit couvrir tous les besoins, c’est aggraver une précarité déjà alarmante et mettre en péril l’équilibre de familles qui tiennent déjà à bout de bras. ​ 

Pour préserver la dignité et la santé de toutes et tous, il est impératif de ne pas toucher aux allocations familiales ni au budget des soins de santé : ces dispositifs sont le socle de notre solidarité et doivent rester intacts pour garantir un avenir plus juste et plus sain à chaque famille. 

Les sages-femmes bientôt autorisées à vacciner ?

Les sages-femmes pourraient, dans le futur, administrer certains vaccins aux jeunes enfants. Cette mesure, proposée par le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, vient tout juste d’être approuvée par le Conseil des ministres. L’objectif ? Renforcer le rôle des sages-femmes et soutenir davantage les familles. Le texte a été transmis pour avis au Conseil d’État.

La mesure précise que seuls certains vaccins seront concernés – dans le respect du calendrier officiel et en milieu de soins approprié – et que seules les sages-femmes diplômées après le 1er janvier 2018 seront concernées. En effet, une formation et des compétences sont requises pour effectuer ce genre d’acte médical.

Une vaccination sous condition

Le projet de loi définit les conditions dans lesquelles les sages-femmes sont autorisées à administrer des vaccins, dans le but de garantir la qualité des soins et la sécurité des patients.Le texte précise également les points importants :

  • La liste des vaccins concernés.
  • L’obligation d’enregistrement de la vaccination.
  • Les conditions à respecter (respect du calendrier vaccinal, milieu de soins…).
  • Les compétences et qualifications requises pour être autorisé à vacciner.

→ Consulter le projet d’Arrêté Royal

Le métier de sage-femme

À l’origine, la sage-femme est la personne ayant acquis une connaissance certaine des femmes. Suffisamment pour pouvoir les aider et les accompagner lors d’une naissance. Actuellement, c’est un vrai métier, reconnu, quoique pas encore suffisamment, selon certain.e.s. En effet, les sages-femmes ont donc suivi une formation de 4 ans, entre cours théoriques et pratiques, pour se former à ce que certaines appellent le plus beau métier du monde. Un savoir qui s’acquiert et qui se voit complété par des qualités humaines : la patience, l’empathie, le sens de l’écoute, la bienveillance, un esprit d’équipe, l’adaptation, la prise de décisions, le sens de l’observation ou encore la polyvalence. Accompagner les couples à l’arrivée d’un enfant et suivre les mamans durant les différentes étapes de maternité est l’une des actions connues d’une sage-femme. Elles évoluent dans des milieux différents – maternités, services de grossesses à haut risque, à domicile, en planning familial, en maison médicale ou même encore dans des associations humanitaires – et exercent en tant que salariées ou en tant qu’indépendantes avec bien souvent des horaires variables (nuits et week-ends). C’est donc un métier qui demande beaucoup d’abnégation.

« La vaccination ne protège pas seulement l’enfant vacciné, elle protège aussi les autres, en particulier les plus fragiles ». Sophie Fafchamps, Présidente du Conseil Communal – Députée du Parlement de la FWB – Députée au Parlement de Wallonie.

L’importance de se faire vacciner

Se faire vacciner, c’est avant tout s’assurer une meilleure qualité de vie et réduire le taux de décès. Mais dans les faits, ce n’est pas toujours aussi simple car certains facteurs peuvent freiner le choix ou l’accès à la vaccination en fonction de sa situation socio-économique locale. Dans certains pays d’Afrique ou d’Asie, certaines maladies sévissent encore comme la poliomyélite ou la diphtérie où le nombre de personnes vaccinées est faible. Se faire vacciner, c’est aussi se protéger contre une série de maladies – et ainsi éviter la réapparition de dangereuses maladies – dont les complications peuvent être graves, voire mortelles. Grâce à la vaccination, on évite de développer des maladies comme la rougeole ou la grippe qui sont très contagieuses, ce qui permet de diminuer le risque de contaminer aussi d’autres personnes. Au niveau local, le service d’étude de l’Observatoire de la santé et du social de Vivalis (dont fait partie Born in Brussels) a tout récemment partagé son Tableau de bord de la santé. Publié tous les 5 ans, il permet de mettre en lumière les enjeux de santé publique dans la Région de Bruxelles-Capitale. Parmi les nombreux constats, la prévention (dont la vaccination) permet à notre population de réduire son taux de morbidité et de mortalité face aux maladies transmissibles.

→ Le site www.vaccination-info.be centralise toutes les données utiles pour les familles.

→ Une extension de ce site, uniquement dédiée aux professionnel.le.s de santé vient aussi de voir le jour.