Plus de 300.000 enfants bruxellois ont reçu une prime scolaire, selon Iriscaire

C’est sur le site d’Iriscaire – organisme d’intérêt public (OIP) bicommunautaire devenu le point de contact privilégié pour les citoyens et les professionnels pour tout ce qui concerne la protection sociale en Région bruxelloise – que l’information est délivrée : la prime scolaire a été versée dans le courant du moins d’août à plus de 300 000 parents. Anciennement appelée prime de rentrée scolaire, la prime scolaire donne un vrai coup de pouce pour aider bon nombre de familles bruxelloises. Pour démarrer une nouvelle année scolaire dans de bonnes conditions, cette aide financière est plus que bienvenue ; elle a été automatiquement ajoutée aux allocations familiales du mois de juillet, versées en août.

{ Communiqué de presse d’Irsicaire }

Comme chaque année, le mois d’août marque le versement de la prime de rentrée scolaire, aussi appelée supplément d’âge annuel. Cette année, plus de 300 000 enfants bruxellois en ont bénéficié. Au total, plus de 15 millions d’euros ont été versés pour aider les familles à faire face aux dépenses liées à la rentrée et permettre à chaque enfant de commencer l’année scolaire dans de bonnes conditions.

Les montants du supplément d’âge

Le montant de la prime scolaire augmente en fonction de l’âge de l’enfant. Pour la catégorie des 18-24 ans, le montant est également plus élevé pour ceux qui suivent des études supérieures :

  • 0 à 2 ans : 24,87 €
  • 3 à 5 ans : 24,87 €
  • 6 à 11 ans : 37,30 €
  • 12 à 17 ans : 62,17 €
  • 18 à 24 ans (pas d’étude supérieures) : 62,17 €
  • 18 à 24 ans (études supérieures) : 99,47 €

Qu’est-ce que la prime de rentrée scolaire ?

Il s’agit d’une prime versée une fois par an aux parents d’enfants bénéficiant des allocations familiales. Ce montant forfaitaire annuel a pour objectif d’aider les parents pour les dépenses liées à la scolarité de leurs enfants.

Les familles bruxelloises ne doivent pas faire de démarches spécifiques pour la recevoir. Elle est automatiquement ajoutée aux allocations familiales du mois de juillet, versées en août.

Une aide tout au long de l’année

Le système d’allocations familiales a été pensé afin d’être bénéfique pour tous les enfants bruxellois. Il tient notamment compte des situations spécifiques des familles dans la Région de Bruxelles-Capitale et une attention particulière est accordée aux familles se trouvant dans une situation précaire ou bénéficiant de revenus modestes. Les montants des suppléments sociaux ont donc été renforcés avec le nouveau régime bruxellois afin d’aider, tout au long de l’année, les familles qui en ont le plus besoin.

→ Pour en savoir plus  : presse@iriscare.brussels

Une campagne de prévention pour sensibiliser au syndrôme d’alcoolisation fœtale

Le 9 septembre, c’est la journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF). En Belgique, il concerne une à deux naissances sur 1000. Les conséquences sur le fœtus sont multiples, malgré la difficulté de prédire avec exactitude les effets. La précaution serait d’arrêter la consommation d’alcool avant même de concevoir un enfant. Dans la pratique, ce n’est pas aussi simple. Des aides existent pour les (futures) mamans. À titre d’exemple et pour mieux comprendre, mieux repérer et mieux accompagner les familles et les enfants concernés, une campagne préventive a été lancée à La Réunion par le Centre de Ressources TSAF.

Si la maman enceinte consomme une quantité d’alcool, même minime, cela présente déjà un risque, pour le bébé, de développer une anomalie et un risque de lésions irréversibles. C’est ce que les professionnel.le.s du secteur appellent l’Exposition Prénatale à l’Alcool (EPA). Pour les femmes désireuses d’avoir un enfant, les experts conseillent de stopper totalement la consommation d’alcool dès l’annonce de la grossesse. Ensuite, il y a les troubles occasionnés suite à une consommation d’alcool durant la grossesse qui, eux, sont regroupés sous l’appellation “ETCAF” (Ensemble de Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale). Enfin, on parle de Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) lorsque l’on constate des anomalies physiques, mentales, comportementales ou encore des lésions cérébrales permanentes. Pour développer le sujet, voici quelques informations sur les gestes préventifs, les risques encourus par le bébé suite à une consommation d’alcool de la maman, une campagne préventive grand public en France ainsi que le dossier santé mental périnatal en cours sur Born in Brussels.

30% de femmes consomment de l’alcool hors grossesse. Et à partir du moment où elles sont enceintes, la moitié d’entre elles arrêtent totalement : « Ce sont ces femmes-là qu’on doit cibler pour la prévention de ce syndrome. En tant que professionnel de la santé, on se doit d’informer à ce sujet », déclare la Dr Samartzi, cheffe de service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital de Jolimont à la Louvière et à l’hôpital de Nivelles pour le journal Rtbf.

Une campagne préventive à La Réunion

« Cette campagne de prévention grand public permet de poursuivre la sensibilisation de la population, des futures mères et futurs pères ainsi que de l’entourage car nous avons tous un rôle à jouer dans la prévention de ces handicaps évitables. » Une campagne qui s’étend par différentes voies : des affichages près des lycées, sur les arrières de bus, un spot radio diffusé toute la semaine, un stand de prévention ou encore un projet intitulé « Un cerveau, ça se construit sans alcool » réalisé dans plusieurs collèges de l’île afin sensibiliser les adolescents sur les risques liés à la consommation d’alcool avant 25 ans.

Les messages clés de la campagne sont les suivants :

  • Avant la grossesse : zéro alcool pour les deux parents – l’alcool abîme les
    spermatozoïdes et peut impacter la santé du futur bébé.
  • Pendant la grossesse : zéro alcool pour la future maman – seule l’abstinence protège
    le bébé.
  • Tous les alcools sont dangereux – un verre standard de vin, de bière ou de champagne
    contient autant d’alcool qu’un verre de rhum.
  • Pendant l’allaitement : zéro alcool – l’alcool passe dans le lait et abîme le cerveau du
    bébé.
  • Jusqu’à 25 ans : vigilance – l’alcool peut perturber la construction du cerveau

Dossier santé mentale périnatale

Sur Born in Brussels, un dossier intitulé « Santé mentale périnatale » se développe petit à petit. Il est rédigé en collaboration avec Bru-Stars, Réseau de santé mentale pour enfants et adolescents, dans le cadre de la nouvelle politique en santé mentale. Son objectif ? Permettre aux professionnel.le.s de la périnatalité, ainsi qu’aux (futurs) parents et, en particulier, les femmes à risque de vulnérabilités, de s’y retrouver parmi toutes les offres possibles en Région bruxelloise. Le dossier propose plusieurs sous parties comme : les addictions, les violences conjugales, le deuil d’un bébé, les différents spécialistes « à qui poser mes questions ? », un répertoire des acteurs de la santé mentale périnatale bruxellois et une page intitulée « Les dangers de la consommation d’alcool chez la femme enceinte ».

→ Pour consulter le dossier santé mentale périnatale

Quels risques pour le bébé ?

Exposés à l’alcool durant la grossesse de leur maman, les bébés peuvent présenter de multiples troubles : un retard de croissance, des malformations, une atteinte de leur système nerveux, des troubles du rythme cardiaque, de respiration ou de digestion ou encore de troubles du sommeil. C’est ce que les experts appellent plus couramment une EPA – Exposition Prénatale à l’Alcool – qui est une intoxication du fœtus provoquée par la consommation d’alcool durant la grossesse. L’EPA peut provoquer différents dégâts sur l’organisme en développement du bébé, tout au long de sa vie :

  • Problèmes d’intelligence et d’apprentissage
  • Troubles sensoriels (vue, tolérance à la douleur anormalement élevée, dyslexie, surdité…)
  • Problèmes de comportement (sommeil, syndrome de la Tourette, terreurs nocturnes, traits autistiques, impulsivité, maladies mentales, dépression, violence, …
  • Problèmes physiques (faible poids de naissance, petite tête, déformation du visage, de la bouche, retard de croissance, petite taille, problèmes osseux, articulaires, musculaires, malformations génitales, cardiaques…)

« Dans 80% des cas, les fœtus sont plus petits en taille et en poids, tout comme leurs organes. L’alcool peut également être toxique pour les neurones qui ne vont pas migrer correctement. Résultat : en plus du retard de croissance, il va y avoir un impact neurodéveloppemental important. On peut remarquer un souci chez l’enfant comme des atteintes sur la motricité, le tonus ou encore des retards d’acquisition », explique à la Rtbf la Dr Samartzi, cheffe de service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital de Jolimont à la Louvière et à l’hôpital de Nivelles.

Mieux vaut prévenir…

Les risques encourus par une consommation d’alcool sont présents dès les premières semaines de grossesse. Il est important de rappeler qu’une consommation d’alcool de la future maman rendra le fœtus lui-même dépendant. Par la suite, ce dernier devra subir un véritable sevrage dès à sa naissance. Une entrée dans ce monde plutôt difficile ! Pour prévenir le SAF, il est fortement conseillé d’arrêter rapidement toute consommation, avant et pendant la conception. À l’instar de fumer, boire est une addiction difficile à arrêter du jour au lendemain. Il est alors conseillé de diminuer petit à petit sa consommation ; cela aidera le bébé à se développer correctement.

Une fois que la partie toxique se développe dans le corps, on ne peut rien faire pour l’arrêter, d’où l’importance de sensibiliser le grand public : « C’est la première cause de déficience intellectuelle qui est évitable donc autant l’éviter ; ce ne sont que 9 mois d’efforts. Autant tout mettre de son côté pour que l’enfant se développe de façon harmonieuse… » , déclare à nouveau la Dr Samartzi.

Qui peut m’aider ?

Devenir parent relève d’un double défi. D’une part car ce n’est pas forcément inné et, d’autre part, parce qu’il faut traiter sa propre addiction. Une grossesse peut également ne pas être planifiée, voire découverte tardivement. Il est donc indispensable d’être bien informé.e en comptant sur un soutien bienveillant et un accompagnement pluridisciplinaire. Plus le soutien des professionnel.le.s survient tôt, plus rapidement la (future) maman pourra s’épanouir tout en réduisant, voire en arrêtant, sa consommation d’alcool. De cette prise de conscience et de l’aide apportée à la maman découlera la santé de l’enfant à naître. Dans la pratique, le.la professionnel.le est une personne ressource avec qui il est nécessaire d’instaurer un climat de confiance, du respect mutuel, un secret médical et avant tout une absence de jugement. Pour les mamans qui consomment de l’alcool comme moyen de diminuer leur stress, il existe d’autres alternatives totalement saines : la marche à pieds, le sport, s’allonger, écouter de la musique, prendre un bain, faire une sieste ou encore lire un livre.

→ Pour faire appel à une aide psychologique

« Opération Boîtes à KDO », l’action solidaire de fin d’année à ne pas manquer

Ça y est, la 17ᵉ édition de l’« opération Boîtes à KDO » est lancée ! Pendant 100 jours, les familles, les associations, les écoles, les jeunes ou encore les clubs de sports pourront prendre part à cet élan solidaire. L’objectif ? Offrir une boîte à chaussures, transformée en boîte remplie de surprises, à près de 1 500 enfants wallons et bruxellois, de 0 à 18 ans, sans structure familiale.

C’est suite aux 20 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant que le projet a pris sa source en 2009. La Fabrique de Soi – Laïcité Brabant wallon lance alors son Opération Boîtes à KDO avec comme objectifs de sensibiliser les enfants et adolescents à leurs droits ainsi qu’à la situation précaire dans laquelle une trop grande partie d’entre eux évoluent. Il s’agit d’une initiative qui vise à développer la solidarité entre les enfants. Lors des premières éditions, l’association a livré près de 300 boîtes à KDO. Actuellement, plus de 1 500 boîtes sont distribuées auprès de 40 institutions, centres et services en lien avec l’enfance fragilisée et précarisée. Un exploit qui se réitère chaque année et qui semble prendre davantage de sens auprès du grand public.

« Dans chaque boîte il faut glisser un dessin ou petit mot signé souhaitant une belle année au bénéficiaire. Ce petit mot touche énormément les enfants et les ados car chaque boîte raconte une histoire de partage, de lien. » Anne Beghin, à l’initiative du projet 

« Je veux participer, comment faire ? »

Il existe plusieurs manière de prendre part au projet. Adultes, adolescents, enfants, particuliers ou groupes, tout le monde est le bienvenu. La seule condition est de respecter trois impératifs : s’inscrire via la page officielle, communiquer le nombre approximatif de boîtes que l’on fournira et surtout, respecter les délais ; les boites à KDO doivent être livrées dans l’un des six points de dépôts entre le 1er octobre et le 15 novembre. De nombreuses collectivités ont déjà pris part à l’opération ; des Maisons de Jeunes, des écoles maternelles-primaires-secondaires, des clubs de sports, des conseils communaux d’enfants ou encore des maisons de la laïcité.

Vous souhaitez prendre part à l’action solidaire ? Je participe – Opération Boites à kdo (boitesakdo.be)

Pour créer sa boîte à cadeau

Une boîte à KDO, c’est avant tout une boîte que l’on aimerait bien recevoir soi-même ou que l’on souhaite offrir à son.sa meilleur.e ami.e. Cela implique donc de la remplir généreusement et d’y placer plein de choses différentes et de qualité. La première étape est de trouver la boîte à chaussures idéale que l’on pourra transformer en boîte à cadeaux. Ensuite, il est très important de choisir l’âge de l’enfant à qui l’on veut faire plaisir, un tout-petit, un plus grand enfant ou un adolescent. Après cela, il faut trouver l’inspiration et choisir ce que l’on va y mettre. Il est également très important de rajouter un petit mot dans sa boîte en souhaitant une « Bonne année » à la personne qui la recevra. Lorsque l’on estime que la boite est suffisamment remplie, voire quasiment débordante, c’est que cette dernière est fin prête à être envoyée. Pour finir, il suffira de la donner à la personne en charge de l’envoyer au bénéficiaire.

Charte de l’Opération Boites à KDO

→ Je créé ma boîte à KDO

Les différents points de collectes

L’organisme précise que ces points de collectes sont ouverts uniquement en semaine, d’octobre à mi-novembre, de 9 à 17h. Il est conseillé d’appeler au préalable avant de s’y rendre.

  • Bruxelles : Centre d’Action Laïque, Campus de la Plaine ULB accès 2 à 1050 Bruxelles – 02/627 68 11 ou 0471 308 952
  • Tubize : La Fabrique de Soi, 55 rue de Mons – 02 355 04 76
  • Wavre : Laïcité Brabant wallon, 33 rue Lambert Fortune – 010 22 31 91
  • Nivelles : Laïcité Brabant wallon, 10 rue Georges Willame – 067 21 89 15
  • Genappe : Pôle culturel, 38, rue de Bruxelles – 067 77 16 27
  • Braine-l’Alleud : FactorX, Avenue de la Paix 3 – 02 387 17 87 (Uniquement le lundi » et/ou sur demande via l’adresse suivante : ann.brants@factorx.eu)
  • Ittre : Centre culturel d’Ittre, Rue de la Montagne 36 – 067 64 73 23

Les enfants et adolescents vont être stimulés et encadrés par leurs professeurs, animateurs ou leurs parents qui apprécient cette idée de solidarité d’enfant à enfant. Ils choisissent de donner des objets (livres, jouets etc.) qui leur appartiennent, récoltent de l’argent, achètent des petits choses neuves et enfin, seuls ou à plusieurs, ils créent des boites à cadeaux pour d’autres jeunes de leur âge. Créer une boîte, cela ne s’improvise donc pas, cela prend du temps, cela se réfléchit. Au-delà des jeunes, cette opération permet de sensibiliser les parents, les enseignants ou les familles à d’autres réalités, souvent difficiles, d’enfants et d’adolescents vivant « pas très loin de chez eux ». Et c’est à la fois cette proximité et la possibilité de projection envers les publics visés qui font de cette Opération un succès », peut-on lire sur le site de l’Opération Boîtes à KDO.

↓ Feuille de route en vue de créer sa boite à cadeaux ↓

« À cheval sur le dos des oiseaux », cri d’amour d’une mère vulnérable

« À cheval sur le dos des oiseaux », de Céline Delbecq, est à la fois un livre et une pièce de théâtre sur le combat d’une mère, mise sous tutelle, qui veut prouver au monde qu’elle est capable de s’occuper de son enfant ; de « son tout petit ». Depuis 2021, date de sortie du texte, il tourne partout en Belgique et en France. Le succès est unanime tant pour la puissance des mots que pour la justesse d’interprétation.  

Ingrid Heiderscheidt, interprétant « À cheval sur le dos des oiseaux » – Photo : Compagnie de la Bête Noire

 

L’équipe de Born in Brussels a assisté, fin août, à ce magnifique spectacle lors des « Retrouvailles » du Théâtre Le Public. Une riche programmation des coups de cœur de l’année y était proposée. Et parmi eux, le monologue de Céline Delbecq, interprété par Ingrid Heiderscheidt, nous a littéralement scotchés à notre siège. Il est question de maternité, de handicap, de précarité, de vulnérabilité, d’alcoolisme

Un texte difficile, mais lumineux

Le texte est difficile, mais il est aussi lumineux, attendrissant et plein d’espoir. L’histoire peut être résumée ainsi : Une mère, assise devant un juge, se met à raconter son bonheur d’être devenue tardivement maman. Son petit Logan était inespéré dans sa vie. Bien qu’elle ait été diagnostiquée « débile’, comme elle dit, et qu’elle ait été mise sous tutelle, elle s’en occupe du mieux qu’elle peut. Pendant une heure, elle retrace le cours de sa vie avec ce nouveau-né inespéré qui ne bronche pas, sauf la nuit où il semble « avoir la terreur dans son corps ». Elle parle aussi de sa vie à elle, en tant qu’aînée d’une famille très nombreuse, de la pauvreté extrême dans laquelle ils vivaient, de son frère Patrick qui ressemble tant au petit Logan…

Dénoncer un système social défaillant

Outre l’histoire de Carine Bielen, personnage fictif de 47 ans, qui pourrait représenter tout un pan de la société, l’autrice a voulu dénoncer, entre autres, un système social et économique parfois défaillant :

À travers une parole intime, ce monologue traverse l’histoire d’une femme issue d’un milieu précaire et qui a été reléguée, dès l’enfance, vers une filière handicapée. C’est ce processus de relégation, fruit d’un système économique et social discriminatoire, qui m’a intéressée et donné le désir de m’enfoncer dans ce texte. D’un côté, il y a un système qui protège mais aussi qui décide et impose ses normes (test QI, mises sous tutelles, etc) et de l’autre, des êtres qui sont écartés de leur propre histoire, en raison de ces normes aux limites toujours discutables. Carine Bielen est un personnage fictif, elle n’existe pas. Mais il existe des milliers de Carine Bielen sur cette terre, pris dans les filets du contrôle social et de ses aveuglements normatifs. Je voulais lui donner la parole. » Céline Delbecq

Entre rêve et réalité brute

Cette dame d’apparence simple d’esprit et parlant un langage châtié s’avère souvent rêveuse et pleine de douceur. Elle remonte dans ses souvenirs d’enfance et relève quelques-uns de ses rares bonheurs en famille. L’un d’eux donne un éclairage sur ce magnifique titre : « À cheval sur le dos des oiseaux ».

Petite, mon père m’appelait la poète
parce que je regardais les oiseaux
dès que j’en voyais dans le ciel
je bougeais plus comme ça
je les regardais
j’imaginais que j’étais à cheval sur leur dos… »

Où voir la pièce / se procurer le livre ?

La pièce de théâtre sera encore jouée quelques fois (plus à Bruxelles pour le moment) :

  • : Maison de la Participation et des Associations (Charleroi)
  • : Helha-Cardijn (Haute École Louvain en Hainaut)
  • Les Chiroux (Centre culturel de Liège)

 

Bronchiolite : lancement d’une campagne d’immunisation destinée aux bébés

Chaque hiver, la bronchiolite s’impose comme l’une des principales causes d’hospitalisation des nourrissons. Pour limiter les formes graves de cette infection respiratoire, l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’Hôpital Erasme, réunis au sein de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), lancent une campagne d’immunisation destinée aux bébés. Elle repose sur l’administration d’anticorps monoclonaux (Beyfortus®), une solution préventive qui offre une protection immédiate. 

{Communiqué de presse du H.U.B}

La campagne se déroulera du 1er septembre au 31 octobre 2025. Elle concerne les enfants nés entre le 19 février et le 30 septembre 2025, à immuniser avant ou au tout début de la saison épidémique. Les parents sont invités à prendre rendez-vous dès à présent pour les consultations pédiatriques spécialement organisées dans les deux hôpitaux.

« Chaque hiver, nous voyons arriver aux urgences des nourrissons atteints de bronchiolite, parfois avec des complications respiratoires sévères, nécessitant pour certains une hospitalisation aux soins intensifs pédiatriques. L’immunisation permet d’éviter de nombreuses hospitalisations et de limiter les cas graves en protégeant les bébés », rappelle la Dr Françoise Vermeulen, directrice du service de pédiatrie de l’H.U.B. 

Une prévention adaptée à l’âge et à la santé des enfants

L’immunisation par anticorps monoclonaux diffère d’un vaccin traditionnel : elle ne stimule pas la réponse immunitaire, mais apporte directement les anticorps nécessaires à la protection de l’enfant. Son efficacité a été confirmée par une étude publiée en mai 2025 dans The Lancet Child & Adolescent Health montrant une réduction moyenne de 83 % du risque d’hospitalisation chez les enfants de moins d’un an.

L’injection de Beyfortus® (nirsevimab) se fait en une seule dose intramusculaire. Elle est administrée soit :

  • en septembre/octobre pour les enfants déjà nés avant le début de la saison épidémique,
  • à la naissance pour les nouveau-nés nés pendant la saison hivernale.

Deux options pour les bébés à naître

Pour les nourrissons qui naîtront entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026, deux stratégies préventives sont possibles :

  • l’immunisation par anticorps monoclonaux (Beyfortus®) administrée directement au bébé,
  • ou la vaccination de la maman pendant la grossesse (Abrysvo®), recommandée par le Conseil Supérieur de la Santé entre la 28e et la 36e semaine de grossesse.

En pratique, une seule de ces deux options suffit à protéger efficacement l’enfant. Pour les bébés nés à partir du 1er février 2026 et jusqu’à la fin de la saison VRS, la stratégie recommandée reste l’administration d’anticorps monoclonaux à la maternité.

Une maladie fréquente, parfois redoutable

La bronchiolite touche chaque année des milliers de nourrissons en Belgique. Bénigne dans la majorité des cas, elle se transmet facilement par les gouttelettes de toux ou d’éternuements. Mais elle peut, chez les plus jeunes, entraîner des difficultés respiratoires sévères et justifier une hospitalisation.

Accessibilité et remboursement

Avec le soutien de l’INAMI, cette immunisation est largement remboursée, ne laissant que le ticket modérateur à charge des familles.