Conseils aux parents pour une rentrée sereine en maternelle

Chaque année, à la fin du mois d’août pour les francophones et en début septembre pour les néerlandophones, les enfants de Bruxelles franchissent une étape importante : l’entrée en classe d’accueil (dès 2 ans et demi) ou en première maternelle (à 3 ans). Un moment excitant, riche en émotions, tant pour l’enfant que pour les parents.

Sur le site de Born in Brussels, plusieurs pages évoquent ce cap important pour le tout petit :

→ L’entrée à l’école maternelle

→ L’entrée à l’école maternelle dans l’enseignement spécialisé

Préparer la rentrée… sans pression

L’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) rappelle, de son côté, que cette transition représente un fameux bouleversement pour l’enfant :

  • Il doit se séparer du milieu d’accueil ou de sa famille,
  • découvrir de nouveaux lieux comme la classe, le réfectoire, la cour ou l’accueil extrascolaire,
  • adopter de nouvelles règles,
  • s’adapter à des rythmes différents,
  • rencontrer de nouvelles personnes (adultes et enfants),
  • et apprendre à interagir dans un plus grand groupe.

C’est un changement valorisant pour l’enfant, mais qui peut générer de l’insécurité, d’où l’importance d’un accompagnement bienveillant. Il est également important de le préparer en douceur, en visitant l’école avant la rentrée, en rencontrant l’enseignant.e et les accueillant.es extrascolaires, en parlant positivement de l’école, en mentionnant les copains, cousins ou voisins déjà scolarisés, en lisant ensemble des livres jeunesse sur le thème de la rentrée, etc.

Un calendrier qui varie selon la langue d’enseignement

Il faut noter qu’à Bruxelles, les familles doivent composer avec deux calendriers scolaires différents.

  • Du côté francophone (Fédération Wallonie-Bruxelles), le calendrier a été modifié depuis 2022 : vacances d’été réduites à 7 semaines, mais davantage de pauses pendant l’année.
  • Du côté néerlandophone, le calendrier reste inchangé.

Cela implique que les dates de rentrée et de congés varient selon le réseau choisi, un détail à anticiper, notamment si plusieurs enfants fréquentent des écoles différentes.

Vers le calendrier croisé proposé par La Ligue des familles 

La présence des parents fait la différence

L’ONE encourage les parents à être disponibles les premiers jours pour offrir un sentiment de sécurité. Cela passe par :

  • Une présence plus soutenue si possible,
  • de la patience et de la compréhension face à la fatigue et aux émotions de l’enfant,
  • une adaptation temporaire des rythmes familiaux.

L’accueil en douceur dans les écoles bruxelloises

De nombreuses écoles mettent en place des pratiques bienveillantes dès la rentrée : cercles de présentation, jeux collectifs, découverte des lieux, parfois même horaires progressifs en classe d’accueil. Malgré les pleurs ou la fatigue, l’entrée en maternelle est une étape essentielle. L’enfant y développe de nouvelles compétences, apprend à s’affirmer dans un groupe et découvre d’autres façons de penser et de jouer.

Sortie cinéma : « Sorda » ou comment devenir parent avec un handicap auditif

Le très beau long métrage espagnol Sorda est sorti à la mi-août dans les salles obscures. Il est question d’un couple très amoureux, comme il en existe beaucoup, sauf que lui est entendant et qu’elle est sourde. Ils communiquent en langage des signes, que lui a appris parfaitement. Mais tout est chamboulé au moment où un enfant s’invite dans l’équation. Aura-t-il le même handicap que sa maman ? 

Photo d’une scène du film Sorda

 

Les films sur la thématique du handicap sont de plus en plus diffusés sur grand écran, et c’est une bonne chose. Il est important de sortir de la vision normée et lisse de la société qu’on a l’habitude de voir, mais qui ne représente pas la réalité puisqu’elle exclut les minorités. Certains films, séries ou livres abordent heureusement de plus en plus le sujet. Dans le cas du film Sorda, la réalisatrice met en lumière la notion encore peu abordée de désir d’enfant et de parentalité quand un des parents est porteur d’un handicap.

→ Désir d’enfant et handicap d’un parent

Une immersion sensorielle bouleversante

Dès les premières scènes, le film nous prive volontairement de sons : le clapotis de l’eau, le bruit d’un chien, les murmures du vent disparaissent. Ce silence radical (qui s’intensifie à la fin) nous fait ressentir ce que vit Ángela, interprétée par Miriam Garlo, première actrice sourde à tenir le rôle principal d’un long métrage espagnol. Plus qu’un simple dispositif narratif, cette plongée sensorielle est une invitation à comprendre une « déficience invisible » : la surdité, et la manière dont elle façonne la relation au monde.

Parentalité et handicap au cœur du récit

Au-delà de la question du handicap, Sorda explore les peurs et les doutes liés à la maternité. Comment créer un lien avec un enfant quand on craint de ne pas pouvoir lui transmettre tous les codes du monde sonore ? Comment préserver l’équilibre d’un couple où les repères vacillent ? Aux côtés d’Ángela, son compagnon Héctor — joué par Álvaro Cervantes, qui a appris la langue des signes pour le rôle — incarne ce fragile dialogue entre deux mondes, l’un sourd, l’autre entendant. Le film  montre avec justesse les tensions, les incompréhensions mais aussi la tendresse qui façonnent la parentalité quand le handicap fait aussi partie de la vie.

Une histoire intime, inspirée du réel

Si Sorda sonne si juste, c’est aussi parce qu’il puise à la source de l’intime. Eva Libertad, la réalisatrice, s’est inspirée des discussions avec sa sœur Miriam Garlo pour construire le scénario. Le film n’est pas autobiographique, mais il porte en lui une vérité vécue, nourrie d’expériences personnelles. Cette authenticité donne au récit une puissance rare, qui dépasse la fiction pour presque toucher à la forme documentaire.

↓ La bande annonce du film

Vaccination infantile : un enjeu de santé publique face à la désinformation

En Belgique comme ailleurs, la couverture vaccinale des enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) inquiète les autorités de santé. Malgré la gratuité du vaccin et les efforts des institutions, seulement 82 % des enfants belges reçoivent aujourd’hui la deuxième dose du vaccin ROR – loin du seuil des 95 % nécessaire pour garantir une immunité collective. Une conséquence de la désinformation ?

Les chiffres sont alarmants, d’autant plus que l’Europe connaît une recrudescence sans précédent des maladies évitables : plus de 125 000 cas de rougeole ont été recensés en 2024, accompagnés de près de 300 000 cas de coqueluche. Cette situation est le fruit d’un cocktail dangereux mêlant désinformation, baisse de confiance dans les institutions médicales et difficultés d’accès à la vaccination.

Une désinformation préoccupante

Le récent décès d’un enfant de la rougeole à Liverpool a tragiquement relancé le débat. Selon un article de l’agence de presse AFP, « les réseaux sociaux ont été envahis de théories conspirationnistes, relayées par des influenceurs anti-vaccins. Certains n’hésitent pas à affirmer, sans preuve, que la rougeole n’est pas dangereuse ou que les vaccins provoquent l’autisme – une idée fausse née d’une étude discréditée datant de 1998. Au Royaume-Uni, comme aux États-Unis, ces discours trouvent un écho jusque dans les sphères politiques les plus hautes. »  En résulte une méfiance croissante des jeunes parents, parfois exposés à cette désinformation dès la naissance de leur enfant. L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme : la désinformation met en péril des décennies de progrès en santé publique.

En Belgique, des solutions existent, mais doivent s’intensifier

Face à ce constat, les autorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles multiplient les initiatives. La ministre de l’Enfance, Valérie Lescrenier, plaide – au sein d’un communiqué « pour une meilleure mobilisation des médecins généralistes, dont beaucoup n’utilisent pas encore le vaccin gratuit mis à leur disposition ». Elle insiste aussi sur le rôle clé des infirmières des équipes de Promotion de la Santé à l’École (PSE), ainsi que des partenaires enfants-parents (PEP’s) à la maternité. Une meilleure information dès la naissance pourrait pourtant faire la différence : lors de la sortie de l’hôpital, les parents devraient être systématiquement sensibilisés à l’importance des deux doses du vaccin. Car si la première dose (administrée à 12 mois) est plutôt bien suivie, la deuxième – donnée à l’âge scolaire – est souvent négligée. Or, les deux sont nécessaires pour une protection efficace.

→ Le site www.vaccination-info.be centralise toutes les données utiles pour les familles.

→ Une extension de ce site, uniquement dédiée aux professionnel.le.s de santé vient aussi de voir le jour. 

Un enjeu collectif en vue de la rentrée

Comme le souligne la députée Sophie Fafchamps, dans le même communiqué, « la vaccination ne protège pas seulement l’enfant vacciné, elle protège aussi les autres, en particulier les plus fragiles ». Alors que les retours de vacances risquent d’amener de nouveaux cas sur le territoire belge, l’heure est à la mobilisation collective.

Troubles de l’alimentation : adopter un équilibre dès le plus jeune âge, c’est primordial !

Selon Sciensano – Institut national de santé publique en Belgique – 4 % des enfants et 7 % des adolescent.e.s sont en situation d’obésité. Pour rééquilibrer la balance, l’INAMI a mis en place un système de soins intégrés et multidisciplinaires. L’objectif ? Aider l’enfant ou le.la jeune patient.e à retrouver un équilibre alimentaire et à devenir acteur.rice de sa propre santé.

Pour aider l’enfant à se sentir bien avec lui et son corps, l’institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) met donc à disposition des trajets de soins personnalisés, au coût modérateur. Face à une demande croissante de soins, il semble important de détecter rapidement les cas de diabète de type 2, d’obésité infantile ou de troubles alimentaires afin de les prendre en charge de manière pluridisciplinaire : médicale, diététique ou encore psychologique.

Le premier réflexe, en parler à son médecin

Pour éviter que l’état de santé de l’enfant ne s’aggrave, il faut repérer les premiers signes. Qui d’autres de mieux placés que les parents ou… le médecin généraliste ou professionnel.le de santé ? Il.elle pourra alors délivrer de bons conseils en termes de soins adaptés à la situation de l’enfant, faire un bilan de santé ou alors l’orienter vers des spécialistes tels que des diététicien.ne.s ou autres prestataires de soins. Par ailleurs, le médecin généraliste, ou pédiatre, peut initier un trajet de soins lorsque celui-ci estime que cela semble nécessaire, avec l’accord du responsable de l’enfant.

Des trajets adaptés en fonction des besoins

Sur le site de l’INAMI, on peut lire que « ces trajets de soins s’appuient sur une approche multidisciplinaire et sur des soins intégrés : chaque patient.e ayant besoin de soins en matière d’alimentation saine et de diététique peut compter sur une équipe de professionnel.le.s spécialisé.e.s dans différentes disciplines (médecins, diététicien.ne.s, psychologues, etc.) ». Les petits patients sont alors pris en charge de manière individuelle et les soins sont personnalisés en concertation avec d’autres spécialistes. Voici les différents trajets de soins :

→ Pour plus d’informations : INAMI ou ovcomeddir@riziv-inami.fgov.be

Un Symposium sur l’alimentation et la santé

Une journée d’échanges sera prochainement organisée et initiée par le SPF Santé publique autour de la thématique : réduire l’obésité et les maladies liées à l’alimentation en Belgique. À destination des professionnel.le.s de la santé, ce symposium permettra aux différent.e.s acteur.rice.s d’échanger sur les bonnes pratiques, de participer à des panels, un networking, le tout pour co-construire ensemble des stratégies en vue d’améliorer les soins de santé.

→ Infos pratiques : 

Quand ? Mercredi 10 septembre 2025 de 8h30 à 16h45
Où ? Résidence Palace, Bruxelles
Modération : Sofie Dumont, Lady Chef et présence exceptionnelle d’Anna Taylor (The Food Foundation, UK) et de Sa Majesté La Reine.
Inscription avant le 20 août : https://lnkd.in/ews_UfV9

« T’easy », quand l’intelligence artificielle se met au service de la recherche sur la fertilité

Un nouvel outil baptisé T’easy vient de voir le jour. Développé par des chercheurs du centre de fécondation in vitro de l’UZ Brussel – en association avec l’entreprise Robovision Healthcarece –, il permet de mieux repérer les spermatozoïdes dans le sperme grâce à l’intelligence artificielle. Une nouvelle technologie utilisée uniquement dans le cadre de recherches mais dont on entendra certainement reparler par la suite.

“Grâce à T’easy, nous pouvons détecter les spermatozoïdes plus rapidement et avec plus de précision, ce qui permet aux parents qui le souhaitent de connaître plus rapidement les chances de succès de leur traitement de fertilité. De plus, cela réduit les risques de manquer de spermatozoïdes utilisables.“ L’hôpital universitaire UZ Brussel.

Un nouveau procédé

T’easy est un nouvel outil – alliant application, microscope adapté et intelligence artificielle – utilisé chez les hommes dont le sperme ne comporte pas suffisamment de spermatozoïdes. Dans le cadre d’une biopsie testiculaire (TESE) par exemple, il permet de détecter instinctivement les spermatozoïdes qui se trouvent dans les tissus testiculaires. Ces derniers sont par la suite utilisés pour une fécondation in vitro (injection de spermatozoïdes dans un ovule).

Un gain de temps considérable

Une nouvelle technologie qui ravit les prestataires de soins de santé pour son gain de temps. En effet, T’easy permet de détecter les spermatozoïdes en moins de dix minutes. Habituellement, il s’agit d’un travail important ; la détection manuelle des spermatozoïdes dans le tissu testiculaire peut être laborieuse par les équipes spécialisées. De plus, les résultats ne sont pas forcément au rendez-vous car il est difficile de cibler les spermatozoïdes. Un soutien tout de même précieux et utile dans le domaine de la recherche en fertilité.