Label « Kids friendly », une reconnaissance pour les structures d’accueil de familles monoparentales

Ça y est, sept institutions ont déjà reçu leur label « Kids friendly » ! Pour bénéficier de cette reconnaissance en Région de Bruxelles-Capitale, les structures non marchandes ont répondu aux critères de sélection d’equal.brussels. Elles proposent notamment un espace accueillant qui facilite les démarches des familles monoparentales. Pour les retardataires, pas de panique, l’appel à candidature a été prolongé jusqu’au 30 avril 2024.


À Bruxelles, une famille sur trois est monoparentale, à savoir pas loin de 65.000 familles et en grande majorité des mamans-solos. Pour soutenir ces familles et les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, le label Kids friendly apporte à la fois une reconnaissance pour les structures d’accueil et permet aussi et surtout de rassurer les parents qui n’ont pas d’autre choix d’être accompagnés par leur enfant lors de leurs démarches.

Pour bénéficier du label…

Pour aspirer à être labellisé et, ainsi, s’inscrire dans une démarche inclusive par rapport aux familles, les organismes du secteur non marchand vont devoir mettre l’accent sur leurs aménagements d’accueil des mamans et de leurs enfants. Les lieux devront ainsi répondre à différents critères en termes humain ou organisationnel et disposer également d’un cadre adéquat au niveau des accessibilités et des installations. Jusqu’à présent, les premiers lieux publics d’accueil qui ont été récompensés sont les suivants : la Maison des femmes de Schaerbeek, l’asbl Amazone, Brussels Fiscalité, le Service public de la Région de Bruxelles-Capitale, Home Grade, la Ville de Bruxelles et Up Brussels. Bravo à eux pour leur travail !

Pour déposer son formulaire candidature → c’est par ici

equal.brussels en quelques mots

« equal.brussels » est l’administration à l’initiative du label Kids Friendly. Elle met en œuvre la politique de la Secrétaire d’État chargé de l’Égalité des Chances pour la Région de Bruxelles-Capitale, actuellement Nawal Ben Hamou.

Voici une vidéo qui présente le Service Public Régional de Bruxelles ↓

                                                                                                                                     

Texte : Samuel Walheer

« Nommez un Ministre National de l’enfant ! », appellent les pédiatres en vue des élections

Le 14 mars dernier, la Belgian Academy of Paediatrics (BAoP) a présenté son Plan de Soins pour l’Enfant. Élaboré en concertation avec des dizaines d’acteurs du monde de la pédiatrie, cette brique d’environ 250 pages expose les dix recommandations à mettre en place pour améliorer les soins pédiatriques en Belgique. La plus marquante : « nommer un Ministre National de l’enfant ».

Ce Plan de Soins pour l’Enfant démontre qu’il est devenu essentiel pour les pédiatres belges de réclamer des changements. « Il semble que nous ne fassions que nous plaindre », déclare, à Belga, le professeur Ann De Guchtenaere, présidente de la Belgian Academy of Paediatrics (BAoP), « mais le problème fondamental est que nos patients n’ont pas de voix et que nous devons les défendre.

« Le réflexe ‘Enfant’ n’existe pas ! »

Il y a manifestement une réelle frustration qui s’est installée chez les pédiatres depuis une vingtaine d’années. Ils souhaitent que l’enfant bénéficie de soins dédiés et qu’il puisse prendre des traitements spécifiques. L’augmentation des maladies chroniques chez les enfants et les jeunes est notamment extrêmement préoccupante, car elles surviennent à des âges de plus en plus précoces. Parallèlement, les soins aux jeunes de moins de 18 ans se dégradent en raison d’une politique fragmentée entre les niveaux régional et fédéral, ce qui a des conséquences néfastes sur la qualité et la sécurité des soins médicaux qui leur sont prodigués, les reléguant à une position marginale dans le système de santé. « Le réflexe ‘Enfant » n’existe pas ! » déplore le professeur Ann De Guchtenaere.

Un Plan pour faire bouger les lignes

Au travers de ce Plan de Soins pour l’Enfant, les pédiatres belges appellent donc à une prise de conscience et à une action politique pour améliorer ces soins pédiatriques en Belgique. Avec leurs dix recommandations, ils appellent à un changement significatif pour garantir un avenir meilleur pour les générations futures. Tous se mettent derrière ce Plan dans l’espoir d’enfin faire bouger les lignes. « Avec ces signatures, nous voulons montrer clairement qu’il existe un large consensus au sein des différents secteurs pour placer l’enfant au centre des soins », souligne le professeur Ann De Guchtenaere. « Notre dernière recommandation prévoit la nomination d’un ministre de l’enfance, ce qui n’est pas une coïncidence. »

→ Lire le Plan dans son intégralité 

Les pédiatres veulent un ministère de l’Enfance

L’engagement des pédiatres en faveur de la nomination d’un ministre de l’Enfance, juste après les élections de juin, reflète leur détermination à placer les enfants et les jeunes au centre des préoccupations médicales et politiques. « Il n’y a pas de ‘Conseil des enfants’, par analogie avec le ‘Conseil des personnes âgées' », précise encore le Pr De Guchtenaere. « La loi sur les droits des patients, par exemple, n’a pas impliqué de comité des enfants. Pour nous, il s’agit d’une sorte d’États généraux où nous donnons aussi largement la parole aux enfants. »  Il faudra, selon elle, une approche intégrée de toutes les disciplines impliquées dans la prise en charge des enfants.

« Aucune autre spécialité ne fait autant de crêpes pour la charité ! »

Le futur ministre de l’Enfance, si la demande se concrétise, aura également en charge le budget, nerf de la guerre, dédié aux soins pédiatriques. Car, comme l’expriment certains pédiatres au journal Le Spécialiste : « Nos interventions doivent être indolores. Deux tiers des enfants ont peur d’aller à l’hôpital, il faut y travailler. Mais nous avons 0 euro pour mener une politique appropriée. À cet égard, nous dépendons de la bonne volonté des hôpitaux pour cofinancer ce cadre. Aujourd’hui, nous faisons avec ce que nous avons : aucune autre spécialité ne fait autant de crêpes pour la charité ! »

Quid des autres recommandations ?

Si la dernière recommandation a été davantage mise en valeur par la BAoP, ce n’est pas pour autant que les autres sont moins importantes. Les pédiatres appellent également les politiques à appliquer les mesures suivantes :

  • Baser toutes les décisions sur les droits de l’enfant.
  • Accorder aux enfants, aux jeunes et aux parents (parents adoptifs, tuteurs, éducateurs, etc.) une voix structurelle dans la détermination des politiques de santé.
  • Investir beaucoup plus dans toutes les formes de prévention et donner la priorité à la prévention à l’ordre du jour politique.
  • Élaborer un Rapport annuel sur l’enfance pour la Belgique.
  • Offrir des incitations à court terme pour la collaboration et la connexion intersectorielles.
  • Assurer une garantie de soins de qualité pour l’enfant grâce à une formation adéquate.
  • Mettre l’accent sur les enfants vulnérables !
  • Valoriser les professionnels impliqués dans les soins aux enfants.
  • Élaborer, notamment, un nouveau programme de soins pédiatriques.
  • Nommer un Ministre National de l’enfant avec des pouvoirs de coordination et de supervision.

→ Les 10 recommandations détaillées

Quelques mots sur la Belgian Academy of Paediatrics (BAoP)

La Belgian Academy of Paediatrics (BAoP) est une organisation dédiée à représenter et promouvoir les intérêts des enfants, ainsi que ceux des pédiatres en Belgique. Fondée sur les principes de la Convention des droits de l’enfant, la BAoP agit en étroite collaboration avec diverses organisations centrées sur l’enfance pour influencer le paysage politique en faveur des enfants et des jeunes. En parallèle, elle s’efforce d’améliorer les normes de formation, de service et de recherche, tout en défendant les intérêts professionnels des pédiatres tant au niveau national qu’européen.

Sofia Douieb 

Un guide pratique pour une parentalité non violente

Cela fait 45 ans que la « Défense des Enfants International » (DEI) s’accorde à mettre les droits des enfants au centre des politiques de nombreux pays. Dernièrement, la section belge de cette ONG a publié un « guide pratique » en faveur d’une éducation non violente pour chaque enfant. Ce guide s’adresse aux professionnels amenés à sensibiliser les parents à la violence dite éducative ordinaire (VDEO).


« Le document a été développé dans le cadre du projet PREFACE (Positive and Responsive Education for All ChildrEn), conçu afin de contribuer à lutter contre le phénomène de la Violence Dite Éducative Ordinaire (VDEO) à l’égard des enfants en Belgique. Ce projet, d’une durée de deux ans (2022-2024), est coordonné par Défense des Enfants International (DEI) – Belgique, en partenariat avec le Délégué général aux droits de l’enfant, DCI World Service Foundation et l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse. », lit-on dans l’introduction de ce fameux guide pratique.

Pourquoi un guide pratique ?

Le guide a été créé dans l’idée d’accompagnement à la parentalité. L’objectif n’est pas de pointer du doigt les parents – comme le précise Delphine Hubert, formatrice et consultante sur le projet : « Pour aborder tout sujet sensible, le non-jugement est de mise, au risque de perdre des participants » –, mais plutôt de faire appel à des professionnels en lien direct avec ce public. Grâce à ce document, ceux-ci vont être davantage outillés afin de pouvoir intervenir de manière ciblée, ainsi que de sensibiliser sur la thématique des violences telles que les VDEO. Le guide pratique est constitué d’une définition des VDEO, une classification des violences, de leurs possibles conséquences sur le bien-être et le développement de l’enfant, ainsi que deux ateliers de sensibilisation à destination de groupes de parents. Un livret y est également attaché dans lequel se trouvent des exemples de pratiques parentales non violentes, des ressources, ainsi que des lieux d’accueil selon leurs besoins.

→ Télécharger le guide pratique

La VDEO

Souvent méconnue ou confondue avec la maltraitance infantile – qui, par ailleurs, dans 75% des cas commence dans un contexte de punitions corporelles –, la violence dite éducative ordinaire, parfois utilisée par son acronyme VDEO, touche pourtant tout le monde. C’est ce qu’exprime à nouveau Delphine Hubert, formatrice et consultante sur le projet : « Nous sommes tous et toutes le fruit d’une éducation, celle de nos parents, de nos familles, de l’école… ». Dans le guide pratique, le terme est définit de la manière suivante : « Violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants dans une intention Éducative (pour leur « bien », pour qu’ils aient un « bon comportement »), culturellement admise et tolérée cette violence devient alors « Ordinaire ». Le terme « Dite » a été rajouté pour insister sur le fait que la violence n’est jamais éducative. »

↓ Vidéo proposée sur la chaîne YouTube du Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) »

Quelques mots sur le mouvement DEI

« Défense des Enfants International » (DEI) est un mouvement mondial dont l’objectif est de protéger et de faire progresser les droits de l’enfant. En d’autres mots : de faire en sorte que les droits reconnus par la Convention internationale des droits de l’enfant soient connus et effectifs. L’ONG internationale est née en 1979, l’année internationale des enfants. Présente sur les cinq continents, elle compte une trentaine de sections nationales qui travaillent chacune sur les problématiques les plus pertinentes pour le contexte du pays. DEI a notamment participé activement aux travaux de rédaction de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Les enfants doivent pouvoir jouir de leurs droits fondamentaux avec dignité, dans une société juste et responsable.

 

Samuel Walheer

« TALX » : une nouvelle plateforme qui parle de sexopérinatalité

Lancée il y a quelques mois,  » Talx  » est une plateforme d’informations et de formations autour de la santé sexuelle. Elle s’adresse autant aux professionnels de la santé qu’au grand public et tente de répondre aux multiples questions qu’ils se posent sur des sujets autour de la sexopérinatalité. Différents spécialistes se mettent à disposition des internautes par le biais de webinaires et de programmes offrant un espace de paroles et d’échanges en fonction des thématiques abordées.

« Notre société évolue, la santé sexuelle et la santé de manière générale évolue aussi. Et c’est également le cas pour la sexualité des seniors ou encore la sexualité en post-partum, qui sont en perpétuel mouvement… Il y a de nouvelles tendances comme le poly-amour, le chemsex (sexualité sous substance) et il est important pour les professionnels qui ont leur propre bagage de compléter leurs connaissances pour pouvoir répondre et accompagner les différents publics selon leurs besoins. », explique Chloé de Bon, fondatrice de Talx pour Tendances Première.

« Talx », ça fonctionne comment ?

La plateforme est très ergonomique et il suffit de se rendre sur le site pour le constater. Talx propose des programmes, ainsi que des webinaires avec différents sujets comme la sexualité des seniors, le plaisir sexuel ou encore un programme autour de la sexopérinalité. Arrivé sur le site, il faut créer un compte et chaque programme est accessible moyennement un coût financier. Le gros avantage proposé par la plateforme est que l’on peut acheter son accès endéans la période du programme choisi et ensuite le visualiser à son propre rythme.

La sexopérinalité, tout un programme

La sexopérinatalité, c’est la sexualité avant, pendant et après l’arrivée d’un bébé. Il n’est pas toujours aisé d’aborder le sujet de la sexualité, ni de trouver quelqu’un avec qui en parler. À cet égard, Camille Bataillon, sexologue, déclare pour l’émission Tendances Première : « La sexualité est déjà un sujet tabou, alors quand on l’associe à la périnatalité c’est encore plus tabou. Il y a beaucoup de jeunes couples qui se posent des questions mais qui ne savent pas vers qui se tourner ou ne trouvent pas toujours une réponse satisfaisante. » Sur le site, il y a actuellement un programme intitulé « Accompagnement de la vie intime pendant et après la grossesse » qui est accessible de janvier à fin mars 2024.

L’éducation à la sexualité

La plateforme s’adresse à des généralistes, des gynécologues, des doulas, des sages-femmes ainsi qu’aux femmes auxquelles il semble important de rappeler que la sexualité est plus qu’un choix, c’est un droit fondamental. Au sein de notre société, la sexualité étant encore fortement considérée comme un sujet tabou, cela s’avère également le cas au sein même de certains couples. Comme le rappelle à nouveau la sexologue Camille Bataillon : « L’éducation sexuelle ne fait malheureusement pas encore partie de nos programmes scolaires. Tout.e jeune, on ne nous apprend pas à mettre des mots sur ce qu’on vit ou ce que l’on ressent, ce qui permettrait déjà de faire la différence. »

 

Texte : Samuel Walheer

Les droits des femmes font un bond en avant en France ; quid de la Belgique ?

« C’est une victoire historique : la France est le premier pays au monde à inscrire l’IVG dans sa Constitution ! », se sont exclamés la plupart des médias français en début de semaine dernière. En cette journée des droits des femmes, le 8 mars, le symbole est d’autant plus fort. De quoi donner de l’espoir aux défenseurs des droits des femmes à travers le monde, y compris en Belgique, clairement à la traîne en la matière.

En Belgique, en effet, le débat sur la réforme de la législation sur l’avortement s’éternise depuis trop longtemps. Malgré les recommandations d’experts en faveur d’une réforme et les cris désespérés des associations féministes, les mesures concrètes tardent à être mises en œuvre. « On a une proposition de loi toujours pendante à la Chambre, donc on pourrait la voter maintenant, mais pour ça il faut une volonté politique », souligne, à RTL, la présidente de la commission éthique des femmes francophones de Belgique, Syvlie Lausberg.

La France inscrit l’IVG dans sa Constitution

L’acte est important et symbolique en matière de droit des femmes. En inscrivant l’IVG au sein de sa Constitution – une première mondiale on le rappelle -, la France donne l’exemple et crie au monde entier de la suivre. Car il faut savoir que près de 40% des femmes en âge de procréer vivent dans des pays où l’avortement est soit extrêmement restreint, soit légal mais inaccessible en pratique. Au moment d’annoncer la nouvelle, le premier ministre français, Gabriel Attal a déclaré : « Nous avons une dette morale envers toutes les femmes qui ont souffert dans leur chair d’avortements illégaux. Le droit à l’interruption volontaire de grossesse reste en danger et à la merci de ceux qui en décident. »

Des avancées mondiales, mais des défis persistants

Ailleurs dans le monde, au cours des trente dernières années, plus de soixante pays ont entrepris des réformes législatives pour faciliter l’accès à l’avortement, reconnaissant ainsi le rôle crucial de cette pratique pour protéger la vie et la santé des femmes et des personnes pouvant tomber enceintes. En Irlande par exemple, un référendum historique en 2018 a marqué un tournant dans l’histoire législative européenne, abolissant presque totalement l’interdiction de l’avortement. On comprend mieux alors pourquoi la décision de la France d’inscrire cette interdiction dans sa Constitution est historique et unique au monde ! Pourtant, malgré ces avancées notables, de nombreux pays maintiennent toujours des lois draconiennes qui entravent l’accès à des avortements sûrs et légaux.

Appel à l’action en Belgique

« Les lois n’empêchent jamais que des avortements soient pratiqués, elles empêchent que ces derniers aient lieu dans un cadre sécurisé, ce qui a un impact non négligeable sur la morbidité et la mortalité », souligne l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette situation représente une violation flagrante des droits humains, privant les femmes de leur droit fondamental à disposer de leur corps et à prendre des décisions autonomes concernant leur santé reproductive. En Belgique, le cadre légal actuel a pour conséquence que des centaines de femmes sont encore obligées de se rendre à l’étranger pour réaliser une interruption volontaire de grossesse. Elles étaient 371 femmes obligées de se rendre aux Pays Bas en 2021. Pour Amnesty International Belgique, ONG qui s’est exprimée au sein d’un virulent communiqué, « II s’agit là d’une situation inacceptable à nos yeux, car le non accès à un avortement en Belgique renforce encore la vulnérabilité de femmes déjà précaires. Il est essentiel que notre pays puisse offrir aux personnes les plus précarisées un accès à un avortement de manière optimale, sans stigmatisation ni obstacles. »

Vers un droit européen à l’avortement ?

Syvlie Lausberg, présidente de la commission éthique des femmes francophones de Belgique, veut même aller plus loin dans l’action en appelant à un droit européen pour protéger les droits de toutes les femmes d’Europe. « Ce que nous voulons, c’est un droit européen, pour protéger les droits de toutes les femmes d’Europe. 40.000 femmes meurent chaque année dans le monde des suites d’un avortement non-sécurisé et des millions de femmes sont blessées à vie. » En cette journée internationale des droits des femmes, il est donc crucial de rappeler que la lutte pour l’égalité et la justice est loin d’être terminée. Chaque victoire, qu’elle soit en France, en Belgique ou ailleurs, est une étape vers un monde plus juste et égalitaire pour tous.

 

Sofia Douieb