Les archives de l'auteur : Sofia

Comprendre le sommeil de son bébé : nouveau cycle d’ateliers à l’Hôpital Delta

Dès septembre, l’Hôpital Delta propose une série d’ateliers pour découvrir les secrets du sommeil de 0 à 6 mois. L’objectif premier est de recevoir les clés du sommeil du bébé pour anticiper ses besoins et l’accompagner sereinement. Il sera aussi question d’apprendre à reconnaître ses signes de fatigue, à comprendre ses rythmes et ses émotions pour favoriser son apaisement.

Ces ateliers, accessibles aux parents ou autres curieux, seront donnés par une coach certifiée : Murielle Brees. Elle est spécialisée en sommeil et parentalité.

« Ma mission vise à informer les futurs et jeunes parents sur le fonctionnement des bébés en général, à décoder le langage et les messages de votre bébé en particulier : apprendre pour comprendre, savoir observer et écouter pour mieux répondre, renforcer le lien, apporter suffisamment de sécurité affective et favoriser les apprentissages. » Murielle Brees

Un coaching est parfois nécessaire

Accompagner le sommeil d’un enfant peut être déroutant, nécessitant compréhension, présence et ajustements constants. Le sommeil est une acquisition impliquant pleinement les parents, qui doivent trouver la posture adéquate pour accompagner leur enfant. Contrairement aux idées reçues, un bébé ne s’endort pas n’importe quand ni n’importe où ; il a besoin de repères et d’un espace dédié. En ce sens, il est parfois nécessaire de faire appel à un.e coach du sommeil qui peut intervenir à deux moments dans la vie des parents : en prévention pour apprendre, comprendre, prévenir, relativiser et lâcher prise ; et en cas de problème pour gérer des divergences d’opinions parentales, un manque de sommeil, de la fatigue ou le besoin de changer d’approche. 

→ Témoignage d’une jeune maman épuisée : “J’ai fait appel à une coach du sommeil”

Quelques conseils de base sur le sommeil du bébé

En attendant les ateliers, voici déjà quelques pistes pour aider un nouveau-né à s’endormir. Il faut d’abord savoir que le bébé a sa propre horloge biologique et ne fait donc pas de distinction entre le jour et la nuit. En général, le bébé alterne des phases d’éveil et de sommeil d’une durée de 2 à 4 heures. Il n’est pas utile de réveiller un bébé pour le nourrir, sauf en cas d’indication médicale de votre sage-femme, pédiatre ou médecin traitant. Le bébé dort donc de 14 à 18 heures par jour lors des premiers mois de sa vie. C’est entre ses 8 et 10 semaines qu’un nourrisson commence légèrement à différencier le jour de la nuit, il boira alors plus le jour que la nuit. En été, par contre, il est important de maintenir votre enfant hydraté, surtout en cas de forte chaleur. Dans ce cas, vous devrez le réveiller pour lui donner à boire si vous constatez qu’il a chaud et qu’il transpire. Une routine peut également favoriser l’endormissement de l’enfant. Cela lui permet ainsi de reconnaître petit à petit les signes annonçant l’heure du dodo. Favorisez un environnement calme, tamisez la lumière ou mettez une veilleuse colorée, si possible avec la porte entrouverte. Changez-le délicatement si nécessaire.

→ Le sommeil du bébé

Modalités pratiques des ateliers

Si vous éprouvez des difficultés à endormir votre bébé ou si vous êtes simplement intéressé.e.s de suivre ces ateliers, voici les modalités pratiques :

  • Prochains ateliers (inscriptions obligatoires via les liens ci-dessous) :
    • Samedi 7 septembre 2024
    • Samedi 19 octobre 2024
    • Samedi 16 novembre 2024
  • Rendez-vous à 9h50 à l’hôpital Delta (hall d’entrée – Point Info).
  • Tarif : 50€ par couple/binôme – 30€ en solo
  • Personne de contact : Mme Murielle Brees – +32 470 52 52 32

Sofia Douieb

Découvrez « Toutes entières », le podcast du GAMS pour lutter contre les mutilations génitales

Le podcast « Toutes Entières », réalisé par Leïla El-Mahi et co-produit par le GAMS Belgique (Groupe pour l’Abolition des Mutilations sexuelles Féminines) et Radio Panik, vous fait découvrir près de 30 ans de lutte contre les MGF. À travers divers épisodes, l’association propose de mettre en valeur ses six axes de travail : prévention, protection, accompagnement, formation & concertation, plaidoyer & expertise et la coopération internationale.

Créé en 1996 par Khadidiatou Diallo, le GAMS Belgique se consacre à l’éradication des mutilations génitales féminines (MGF) en Belgique et dans le monde entier. L’équipe du GAMS travaille en étroite collaboration avec les communautés concernées, réalisant un travail de prévention, de soutien, de formation des professionnel.le.s et de plaidoyer. Born in Brussels souhaite mettre ce nouveau podcast à l’honneur, surtout pour aborder l’accompagnement des femmes enceintes excisées.

Premiers épisodes disponibles

Dans le premier épisode, Khadidiatou Diallo, fondatrice du GAMS Belgique, et Diariou Sow, présidente depuis 2022, partagent les débuts de l’organisation et les défis rencontrés. Plongez dans l’histoire et l’engagement du GAMS Belgique pour les droits des femmes et des filles. L’ épisode 2 aborde le rôle crucial des Community Voices dans la prévention des MGF. Mariama Bah, Fatoumata Fouad et Bountou Kouyaté partagent leurs expériences et réussites dans la sensibilisation au sein des communautés concernées. Louise Da Via, Ismatou Bah et Aïcha Ali Abdou vous emmènent, dans le troisième épisode, au sein des centres d’accueil et des écoles pour montrer comment le GAMS Belgique sensibilise les jeunes et les familles aux dangers des MGF. Épisode 4 : Keyla Lumeka et Lisa Keepen expliquent comment le GAMS Belgique protège les filles et les femmes contre les risques d’excision imminente, en fournissant des outils et des ressources aux professionnel.le.s et aux familles. Ensuite, Louise Da Via et Annalisa d’Aguanno partagent, dans le cinquième épisode, les histoires de résilience des femmes accompagnées par le GAMS Belgique, avec un suivi psycho-social individuel et des ateliers collectifs.

L’accompagnement des femmes enceintes à l’honneur

Dans l’épisode 6, qui nous intéresse particulièrement, plusieurs spécialistes parlent des ateliers de préparation à la naissance et du soutien offert par le GAMS aux femmes enceintes, tant émotionnellement que pratiquement. Le suivi médical est le même que pour toute maman, mais il peut être renforcé si nécessaire en fonction de la situation de la femme. Des interventions médicales, en cas de séquelles spécifiques, peuvent faciliter la mise au monde du bébé. Un accompagnement psycho-social est parfois nécessaire, selon le ressenti et les besoins. En ce sens, le GAMS effectue un suivi spécialisé pour les mamans excisées : suivi de la grossesse, accompagnement psycho-social à la demande et préparation à la naissance. Les entretiens individuels de premier accueil et orientation ont lieu sur rendez-vous au siège social de Bruxelles.

Podcast hebdomadaire

Le dernier épisode en date est sorti le 1er août et aborde l’axe de travail Plaidoyer & Expertise.  « Explorez les coulisses de l’étude de prévalence et des recherches pionnières sur les mutilations génitales féminines dans le Monde Arabe et en Asie. Découvrez comment ces recherches alimentent le plaidoyer et façonnent les politiques pour des changements durables », lit-on sur le site du GAMS. D’autres épisodes seront encore diffusés dans le courant de ce mois d’août, dont l’axe de travail Coopération internationale.

Le podcast « Toutes entières » – disponible sur Spotify, Amazon Music, Audible, et Apple Podcast – est à écouter tous les jeudis à 12h, toujours dans l’idée première de mettre fin aux mutilations génitales féminines !

→ Écouter le podcast sur le site du GAMS

Sofia Douieb 

Hors les murs : semaine mondiale de l’allaitement maternel dans 170 pays du monde

S’il est vrai que la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel (SMAM) ne sera célébrée qu’en octobre en Belgique ou en France, pour 170 autres pays, elle a déjà lieu la semaine du 1er au 7 août, avec le soutien de l’UNICEF et l’OMS. Chaque année, c’est l’occasion pour des organisations, associations, ainsi que le grand public, de soutenir, encourager et protéger l’allaitement maternel à travers le monde. Le thème de la SMAM 2024 : « Réduire les inégalités en matière de soutien à l’allaitement ».

C’est l’ONG WABA, Alliance mondiale pour l’allaitement maternel, qui coordonne et organise la Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août. Le thème qu’elle a choisi pour la SMAM 2024 : « Réduire les inégalités en matière de soutien à l’allaitement » (« Closing the gap: Breastfeeding support for all »). Il est question de mettre en avant la nécessité d’améliorer le soutien à l’allaitement maternel pour réduire les inégalités sociales, avec un focus particulier sur les périodes d’urgence et de crise.

Historique et origine de la SMAM

À l’Hôpital Innocenti à Florence, en août 1990, a eu lieu une réunion internationale sur l’allaitement maternel qui a réuni des représentants de 30 gouvernements, diverses organisations des Nations Unies et des ONG. Cette réunion a conduit à la création, en février 1991, de l’Alliance Mondiale pour l’Allaitement Maternel (WABA) avec le soutien de l’UNICEF. L’une des actions principales de ce réseau est donc l’organisation annuelle de la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel pour sensibiliser et mobiliser le public autour de cette question de santé publique.

Un webinaire à ne pas rater

Un événement clé de la SMAM 2024 sera le webinaire intitulé « La Force du Nombre », organisé le 6 août par le Global Breastfeeding Collective, l’UNICEF et l’OMS. Ce webinaire mettra en lumière l’importance du suivi des politiques et des programmes pour créer un environnement favorable à l’allaitement. Des experts comme Cecilia Tomori (chercheuse et experte reconnue dans le domaine de l’allaitement maternel et autrice du livre « Breastfeeding ») partageront leurs connaissances sur les comportements liés à l’allaitement et les soins parentaux dans divers contextes culturels.

Pour suivre ce webinaire (en plusieurs langues)

Bilan des années précédentes

La Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel a abordé divers thèmes au fil des années pour promouvoir l’allaitement. En 2023, elle s’est concentrée sur « Rendre l’allaitement possible – travailler et allaiter », mettant en avant l’impact des congés payés, du soutien sur le lieu de travail et des nouvelles normes parentales, et appelant les gouvernements, décideurs politiques et communautés à créer des environnements favorables à l’allaitement post-covid 19. En 2022, le thème « S’engager pour l’allaitement – informer et soutenir » visait à renforcer les capacités des acteurs clés pour protéger et promouvoir l’allaitement à tous les niveaux de la société. En 2021, « Protéger l’allaitement – la responsabilité de tous » a souligné l’importance de l’allaitement pour la survie, la santé et le bien-être, en alignement avec les objectifs de développement durable de 2030.

Quid de la Belgique ?

En Belgique, une campagne menée par le Service Public Fédéral de la Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, ainsi que par le Comité fédéral de l’allaitement maternel (CFAM), se déroule chaque année du 1er au 7 octobre à l’occasion de cette Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel. Chaque année, une affiche est réalisée avec le soutien du Plan National Nutrition Santé et est distribuée gratuitement aux services de maternité, à l’ONE, aux associations d’allaitement, aux pédiatres, aux gynécologues et à toute personne en faisant la demande auprès du CFAM.

→ En savoir plus sur le site de infor-allaitement 

Les bienfaits de l’allaitement maternel

Le lait maternel offre de nombreux avantages pour le bébé, couvrant tous ses besoins nutritionnels durant les six premiers mois de vie et contribuant à ses besoins après l’introduction des aliments solides. L’allaitement crée également un lien étroit entre la mère et l’enfant, favorisant le contact peau à peau et la sécurité affective du bébé. En vue d’approfondir le sujet, plusieurs pages informatives sont disponibles sur notre site Born in Brussels :

Sofia Douieb

Baby Detect : un dépistage néonatal 2.0 pour prévenir les maladies rares

Baby Detect est une initiative permettant un dépistage néonatal plus vaste que le test classique (test de Guthrie) couvrant 19 maladies. Il offre en effet la possibilité de détecter plus de 165 maladies génétiques rares, mais traitables précocement. L’objectif étant de diagnostiquer avant l’apparition des symptômes pour permettre une intervention plus rapide et efficace. Pour le moment, le projet en est toujours à un stade de recherche qui se poursuivra jusqu’en août 2025.

Chaque année, de nombreux bébés naissent en Belgique avec des maladies génétiques rares. Une détection précoce est cruciale pour améliorer leur santé et qualité de vie. Baby Detect se concentre sur l’identification des mutations génétiques responsables de maladies graves, mais traitables. Si une maladie est détectée, les familles sont immédiatement informées et soutenues par un pédiatre spécialisé.

4.000 nouveaux-nés déjà testés

Menée en partenariat avec l’ULiège, le CHU de Liège et l’hôpital de la Citadelle, l’étude Baby Detect a déjà testé 4.000 nouveau-nés, avec un taux d’acceptation parental majeur de 90%. Cette forte adhésion démontre la prise de conscience et l’importance accordée au dépistage néonatal par les familles. Pour Laurent Servais (responsable de la recherche), qui s’est exprimé au micro de La Première, ces résultats sont « encourageants et ouvrent la voie à une potentielle commercialisation de ce programme ». Basé sur une simple prise de sang, le test utilise trois gouttes supplémentaires que ce qui est normalement prélevé dans le le test de Guthrie. Ceci afin d’identifier les mutations génétiques potentiellement pathogènes et les traiter au plus vite.

Diagnostics accélérés et meilleurs traitements pour les maladies rares

Baby Detect poursuit en ce moment sa phase test (jusqu’en août 2025) auprès des nouveau-nés de l’hôpital de la Citadelle à Liège. Les femmes enceintes suivies dans d’autres hôpitaux peuvent également participer sur demande. Les résultats de cette étude enrichiront les données probantes pour éclairer les décisions futures sur l’utilisation du dépistage néonatal génétique. Une nouvelle manière de dépister qui permettra donc d’accélérer les diagnostics et l’accès aux traitements pour les maladies rares.

L’homme derrière le projet

Laurent Servais, professeur à l’Université de Liège (ULiège), est une figure clé dans le domaine des maladies neuromusculaires. Ancien directeur du Centre de Référence des Maladies Neuromusculaires (CRMN), où il continue à consulter une semaine par mois, il a mené de nombreuses recherches sur des affections telles que l’amyotrophie spinale, la myopathie X-Myotubulaire, la dystrophie musculaire de Duchenne, et le syndrome d’Angelman. Avec le Dr Boemer du Service de Génétique, il a co-dirigé un programme pionnier de dépistage néonatal de l’amyotrophie spinale, permettant un traitement préventif de 16 enfants et contribuant au développement des essais cliniques de thérapie génique chez les enfants présymptomatiques. Ce travail a inspiré le projet Baby Detect. 

Sofia Douieb

→ Site web de Baby Detect

↓ Laurent Servais explique son projet en vidéo

Prédire l’accouchement prématuré, ce sera bientôt possible (et révolutionnaire !)

Découverte révolutionnaire dans le monde périnatal : la prédiction de l’accouchement prématuré à 7 jours près. Céline Mehats, directrice de recherche à l’Inserm (Institut de santé et de recherche médicale) et spécialiste de l’accouchement et de la prématurité à l’Institut Cochin à Paris, s’est récemment confiée au micro du podcast « Naître » de France Inter sur cette avancée médicale majeure. Les résultats finaux devraient voir le jour en 2027.

« On ne sait pas arrêter le travail quand il a démarré. On sait le retarder de 48h maximum, ce qui est utile pour transférer la femme enceinte si elle n’est pas dans une maternité adaptée. Mais pour celles qui présentent des risques d’accouchement prématurés, on ne sait pas prédire si elles vont effectivement accoucher ou non. Avec mes recherches, cela sera désormais possible », explique Céline Mehats.

Découverte majeure en 2019

Pendant dix ans, Céline Mehats a cherché à améliorer la prédiction chez les femmes qui menacent d’accoucher prématurément, afin de savoir si elles vont effectivement accoucher plus tôt. Et elle a finalement trouvé un moyen de le savoir : « Dr. Mehats a fait l’hypothèse que les changements qu’elle a identifiés dans les membranes de la poche des eaux pourraient aussi se manifester dans les sécrétions vaginales après la mise en route du travail. Au bout de dix ans de recherche, elle a ainsi identifié 8 marqueurs, 8 protéines, présentes dans les sécrétions vaginales, qui sont associées à l’entrée en travail », peut-on entendre dans le podcast.

Moins de stress et de traitements inutiles

Grâce aux recherches de Céline Mehats, les femmes enceintes risquant d’accoucher prématurément pourront enfin savoir, grâce à un simple test PCR, le moment effectif de la naissance (à 7 ou 10 jours près). Il faudra néanmoins patienter encore plusieurs années pour que cette avancée majeure puisse être proposée officiellement à ces femmes. « Nous avons reçu le financement l’année dernière ; ce qui nous a permis de mettre en place l’étude clinique en cours actuellement, a encore précisé la chercheuse. Le PCR est en développement également et sera mis en place l’an prochain dans les hôpitaux afin de le tester sur un nombre suffisant de femmes. Il sera alors peut-être possible de prouver que les hospitalisations pour risques de prématurité puissent être diminuées de moitié ! Non seulement cela permettra de réduire les coûts des hôpitaux, mais surtout, les futures mères concernées auront moins de stress et éviteront les traitements inutiles. »  

La prématurité, un enjeu majeur de santé publique

La prématurité dans le monde représente 12% des naissances, soit 15 millions d’enfants (plus ou moins 1 enfant sur 10). Malgré les 30 ans de recherche sur le sujet, les mesures mises en oeuvre n’ont pas été efficaces, car le nombre de prématurés ne fait qu’augmenter et est la première cause de mortalité parmi les enfants de moins de 5 ans. En Belgique la moyenne des dix dernières années se situe autour de 10.000 naissances prématurées/an.

 

Écouter l’épisode 6 du podcast « Naître » dans son intégralité

Sofia Douieb