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Congé de maternité des indépendantes : bientôt 15 semaines au lieu de 12 !

C’est une avancée majeure et longtemps attendue pour les familles : le congé de maternité des travailleuses indépendantes passera de 12 semaines à 15 semaines. L’annonce a été faite le 6 janvier dernier par Éléonore Simonet, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, dans le cadre de son plan de soutien aux indépendants, qui accorde une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin.

Sur notre site bornin.brussels, au sein de la rubrique Droits et Démarches, une série d’articles permettent notamment d’en savoir plus sur le congé de maternité des indépendantes ; celui-là même dont la durée devrait bientôt être allongée. Par exemple : À quelles conditions ai-je droit à un congé de maternité ? ;  Quelles démarches dois-je faire pour avoir droit à un congé de maternité ? ; etc.

{Communiqué de la Ligue des familles}

Non plus 12 mais 15 semaines

Cette décision marque une victoire importante obtenue grâce au combat de la Ligue des familles, qui dénonçait depuis des années une inégalité flagrante entre mères. Jusqu’ici, les mères indépendantes n’avaient droit qu’à 12 semaines de congé de maternité, contre 15 semaines pour les mères salariées.

 Concrètement, un bébé dont la mère est indépendante passait moins de temps avec sa maman qu’un enfant dont la mère est salariée », explique Céline Cocq, chargée d’études à la Ligue des familles. « Il n’était vraiment plus acceptable que certaines mères – et donc leurs bébés – soient pénalisées en raison de leur statut professionnel. »

Une mesure largement attendue par les mères

L’allongement du congé de maternité répond à une attente très forte des mères indépendantes. « Selon une récente enquête nationale de la Ligue des familles, 70 % d’entre elles placent l’allongement du congé de maternité parmi leurs top priorités » indique Céline Cocq.

Les données récentes de l’INAMI confirment également la réalité du terrain : 85 % des travailleuses indépendantes utilisent l’intégralité des 12 semaines de congé auxquelles elles ont actuellement droit.

Pas encore en application 

Le calendrier de mise en application de cette mesure n’a pas encore été précisé. La Ligue des familles restera particulièrement attentive à la mise en place concrète de l’allongement du congé de maternité des mères indépendantes, et plus généralement à la future réforme des congés familiaux prévue par le gouvernement fédéral.

Notons encore que les nombreux changements réalisés ou en préparation rendent compliqué pour les parents d’obtenir une information fiable sur leur droits en matière de congés parentaux. La Ligue des familles a lancé en 2025 Allo Info Parents, un service gratuit qui permet à ses membres d’obtenir des réponses concrètes, personnalisées et adaptées à leur situation familiale. 

Les conditions restent les mêmes

Si la durée du congé varie, ce n’est pas le cas des conditions qui y sont liées :

  • Vous pouvez prendre vos semaines facultatives de manière fractionnée. Cela veut dire que vous n’êtes pas obligée de les prendre toutes en un coup.
  • Après les 2 semaines de congé postnatal obligatoire, vous pouvez alterner semaines de travail et semaines de repos.
  • Par exemple, vous pouvez reprendre le travail une semaine, puis prendre une semaine de congé facultatif, puis reprendre le travail, etc.
  • Vous pouvez aussi prendre vos semaines facultatives à mi-temps : vous travaillez à mi-temps et vous êtes en repos de maternité l’autre mi-temps. Le montant de vos indemnités de maternité est divisé en 2.
  • Vous devez cependant prendre des blocs d’une ou plusieurs semaines (blocs de 7 jours). Vous ne pouvez pas diviser ces blocs en jours.
  • De plus, vous devez prendre ce repos facultatif dans les 36 semaines qui suivent les 2 semaines de congé postnatal obligatoire.

 → En savoir plus sur les conditions via notre page sur bornin.brussels 

Crèches (inclusives) : le point en cette rentrée pour certains tout-petits

À l’occasion de la rentrée de janvier, la question de l’accueil inclusif des tout-petits revient au cœur de l’actualité. À Zemst, la crèche Villa Clementina illustre concrètement ce que peut être un accueil mêlant enfants avec et sans handicap. Bien qu’elle ne soit pas nouvelle, l’initiative vient d’être remise en valeur par la Fondation Roi Baudouin. Ce qui nous donne également l’opportunité de parler d’un mouvement plus large : à Bruxelles et dans les environs, plusieurs crèches proposent des projets d’accueil inclusif, à soutenir davantage.

De la Villa Clementina aux crèches inclusives bruxelloises, l’accueil inclusif des tout-petits existe déjà, porté par des initiatives de terrain, des partenariats et des soutiens ciblés. À l’occasion de la rentrée de janvier, Hospichild vous propose une vision plus globale de l’offre bruxelloise et ses alentours.

Villa Clementina : un modèle d’accueil inclusif qui fonctionne

Située à Zemst, la Villa Clementina accueille des enfants avec et sans handicap dans un cadre identique à celui d’une crèche classique. La structure compte 40 places et accueille au total 57 enfants, dont un enfant sur trois est en situation de handicap, parfois lourd et multiple. Tous ne fréquentent pas la crèche quotidiennement. Selon Katia Verhaeren, responsable de la Villa Clementina, l’approche repose sur un principe simple : considérer chaque enfant avant tout comme un enfant, avec ses capacités propres, tout en tenant compte de ses besoins spécifiques. L’équipe est composée de puéricultrices, mais aussi de logopèdes et de kinésithérapeutes. Le travail repose largement sur la dynamique de groupe : les enfants jouent ensemble, s’imitent et évoluent ensemble.

Créée il y a douze ans pour répondre au manque de solutions d’accueil pour les enfants présentant un handicap multiple dans le Brabant flamand, la Villa Clementina est née de la collaboration entre professionnels de la santé, acteurs locaux et partenaires associatifs. Le projet a pu se développer notamment grâce au soutien de fonds philanthropiques gérés par la Fondation Roi Baudouin, qui ont permis de consolider le modèle et de développer des projets complémentaires, comme un service de baby-sitting inclusif.

L’accueil inclusif à Bruxelles : un cadre existant, des pratiques variées

À Bruxelles, les crèches francophones sont autorisées, agréées et parfois subventionnées par la Communauté française via l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE). Certaines structures bénéficient d’aides complémentaires pour organiser un accueil inclusif d’enfants en situation de handicap, tandis que d’autres sont spécialisées dans l’accueil de publics spécifiques. Du côté néerlandophone, les milieux d’accueil relèvent de Kind en Gezin (aujourd’hui intégrée à l’agence Opgroeien). Là aussi, des dispositifs existent pour soutenir l’accueil d’enfants ayant des besoins spécifiques, notamment via des accompagnements adaptés, des subsides et des collaborations avec des services spécialisés. Dans les deux systèmes, le principe est similaire : l’enfant en situation de handicap est accueilli avant tout comme un enfant, mais son accueil nécessite souvent des aménagements spécifiques et un travail en réseau. Les équipes de crèche collaborent alors avec des professionnels extérieurs (kinésithérapeutes, infirmier.ère.s, psychomotricien.ne.s, services d’accompagnement au handicap), en concertation avec les parents.

L’offre de crèches inclusives à Bruxelles

À Bruxelles, il existe six projets d’accueil inclusif des tout-petits :

  • Les Piloux : la crèche accueille 21 enfants dont 7 en situation de handicap ou dont un parent est en situation de handicap. Elle est l’une des initiatives évoluant autour de l’ASBL Nos Pilifs (Ferme Nos Pilifs, Ados Pilifs, etc.).
  • Le Coffre à bébés : la crèche neurologique intégrée de l’IRAHM (Institut Royal d’Accueil pour le Handicap Moteur), accueille 18 bébés valides et 6 bébés présentant une déficience motrice.
  • La Court’Échelle : une crèche inclusive qui accueille 21 enfants entre 3 mois et 3 ans, valides ou qui présentent une déficience intellectuelle, physique ou sociale.
  • Crescendo : la crèche accueille 18 enfants sourds et entendants, et travaille en étroite collaboration avec le Centre Comprendre et Parler.
  • Le Petit Prince : la crèche accueille 18 enfants dont 6 présentent une déficience sensorielle auditive. Elle évolue au sein de l’IRSA.
  • Zarafa : la crèche Zarafa accueille 14 enfants sourds et entendants.

La Villa Clementina peut être vue comme une option supplémentaire en raison de sa proximité avec la capitale.

Trouver un milieu d’accueil inclusif

L’ONE met à disposition l’outil MyONE pour rechercher un lieu d’accueil pour la petite enfance. Toutefois, cet outil ne précise pas toujours si la crèche pratique l’inclusion de manière active. Il est donc recommandé aux parents :

  • de consulter le projet d’accueil de la structure ;
  • de prendre contact directement avec la crèche pour exposer les besoins spécifiques de l’enfant.

Les milieux d’accueil peuvent également être soutenus par le dispositif OCAPI, qui regroupe plusieurs services spécialisés (Famisol, Réci-Bruxelles, SAPHAM, SAPHIR-Bruxelles, SUSA-Bruxelles, Triangle-Bruxelles). Ces services accompagnent les équipes dans leurs pratiques inclusives, à travers conseils, évaluations et collaborations adaptées.

La bonne nouvelle de ce début 2026 : de nombreuses communes s’engagent activement pour les parents !

33 communes en Belgique, dont sept à Bruxelles, viennent de répondre à un appel de la Ligue des familles pour s’engager, d’ici 2030, à mieux soutenir les familles avec enfants. Selon les cas, elles sont prêtes, par exemple, à ouvrir davantage de plaines de jeux, à proposer des horaires de services communaux plus accessibles aux parents, à créer plus de places en crèche ou encore à offrir de la soupe chaque jour dans les écoles. Des mesures dont la concrétisation sera suivie de près par la Ligue des familles, année après année.

À Bruxelles, sept communes se sont inscrites dans le projet : Bruxelles-Ville, Schaerbeek, Anderlecht, Watermael-Boitsfort, Forest, Saint-Josse-ten-Noode et Ganshoren. Pour la Ligue des familles, il s’agit d’engagements forts à saluer tout particulièrement dans un contexte budgétaire tendu pour les communes. Des mesures qui amélioreront très concrètement la vie des 210 000 familles avec enfants qui résident dans ces localités (pas moins d’un quart des familles vivant en Wallonie et à Bruxelles !)

{Communiqué de presse de la Ligue des familles}

Genèse du projet

En mai dernier, la Ligue des familles adressait un courrier à tous les bourgmestres : elle recherchait des communes prêtes à mettre en œuvre, d’ici aux prochaines élections de 2030, des mesures concrètes pour améliorer la vie des familles avec enfants. Elle proposait une liste de mesures auxquelles correspondaient un certain nombre de points (en fonction du coût et du degré d’ambition de la mesure) et les communes volontaires devaient sélectionner des mesures pour atteindre un total de minimum 30 points. Dans le cas où la commune avait déjà mis en œuvre une des mesures proposées, elle pouvait bénéficier des points si elle s’engageait à la maintenir jusqu’en 2030 – ce qui, dans un contexte budgétaire particulièrement difficile pour les pouvoirs locaux, est déjà un engagement non négligeable.

Engagements les plus fréquents des communes participantes :

  1. Adaptation des horaires d’ouverture des guichets communaux aux parents qui travaillent (au moins une fois par semaine après 17h ou au moins deux samedis par mois) : 32 communes s’y engagent.
  2. Gratuité de la surveillance du temps de midi dans les écoles : 26 communes s’y engagent. À souligner alors que dans 4 écoles sur 10, cette surveillance est encore payante.
  3. Au moins une plaine de jeux par tranche de 500 enfants de 0 à 12 ans : 22 communes s’y engagent. 17 communes s’engagent en outre à ouvrir une nouvelle plaine de jeux avec des jeux pour les enfants de tous les âges de 1 à 12 ans. 11 communes ajouteront par ailleurs, aux plaines de jeux existantes, des modules de jeux adaptés à des tranches d’âges d’enfants non encore couvertes.

Engagements ambitieux, innovants ou symboliques à relever tout particulièrement :

  • Forest et Braine-l’Alleud assureront un service de garde d’enfant malade à domicile à prix modique, dans un contexte où ces services ferment massivement (perte de 2/3 des gardes d’enfants malades en quelques années).
  • Bruxelles-Ville octroiera un chèque-stage de 50€/an par enfant scolarisé dans le fondamental.
  • Ganshoren et Quévy mettront en place une permanence gratuite pour aider les parents à introduire une demande au Secal en cas de pensions alimentaires ou contributions alimentaires impayées (alors que 47% des parents séparés censés percevoir une contribution alimentaire pour leurs enfants ne la perçoivent pas ou la perçoivent en retard).
  • 7 communes proposeront une soupe gratuite quotidienne à tous les enfants au moins jusqu’en 6e primaire : Mouscron, Sommez-Leuze, Hastière, Comines-Warneton, Libramont, Bruxelles-Ville, Leuze-en-Hainaut.
  • 7 communes plafonneront le coût des voyages scolaires à maximum 484€ pour les 6 années de primaire et 842€ pour les 6 années de secondaire (tous voyages confondus): Walhain, Comines-Warneton, Forest, Quévy, Bruxelles-Ville, Chaudfontaine, Leuze-en-Hainaut. Il s’agit du plafond élaboré par la Ligue des familles à partir des pratiques moyennes existantes, pour permettre l’organisation de ces voyages tout en évitant les coûts trop élevés pour les familles.

Pour la Ligue des familles, ces engagements montrent que des choix favorables aux familles sont possibles, même dans un contexte budgétaire difficile, quand les communes se montrent particulièrement volontaristes. Cela ne signifie pas que tout est rose dans ces communes et qu’aucune mesure difficile n’y est prise. Mais qu’il y aura malgré tout des avancées concrètes, au bénéfice de centaines de milliers de personnes, et la Ligue des familles est heureuse d’y contribuer.

« Voix des mères » : quand les mamans solos veulent mettre leurs droits en lumière

Et si les mamans solos devenaient les narratrices de leur propre histoire ? C’est tout l’enjeu du nouveau projet « Voix des Mères : droits en lumière », porté par l’association Pour la Solidarité – PLS et financé par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

De janvier à août 2026, des mamans solos venues de toute la Belgique seront invitées à participer à une série d’ateliers gratuits autour de la création de contenus multimédias, de la prise de parole en public et du plaidoyer pour leurs droits fondamentaux.

Donner la parole aux premières concernées

L’objectif de cette nouvelle initiative de Pour la Solidarité : permettre à ces mères isolées de créer leur propre média collaboratif – une page Instagram pensée par et pour les mamans solos, où elles partageront leurs coups de cœur, coups de gueule, bons plans et tranches de vie. Le projet se clôturera par deux cafés-débats ouverts au public et la réalisation d’un court-métrage, véritable témoignage collectif de leurs parcours et de leurs aspirations.

Une initiative signée Pour la Solidarité

Basée à Saint-Gilles, entre la Porte de Hal et la Gare du Midi, Pour la Solidarité se définit comme un « think & do tank » engagé pour la promotion des valeurs de solidarité en Europe et sur le terrain bruxellois. Ce projet s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées en faveur des mamans solos :

  • parentsolo.brussels, une plateforme d’information et de soutien dédiée aux familles monoparentales.
  • Un premier pas, des ateliers de danse favorisant le bien-être et la reconnexion à soi.
  • Monopedia, un projet de sensibilisation aux droits des mamans solos.

Avec Voix des Mères, PLS franchit une nouvelle étape en donnant à ces mères souvent vulnérables les outils pour se faire entendre et façonner le récit de leur quotidien, souvent invisibilisé dans l’espace public.

En pratique

  • Pour qui ? Toute maman solo résidant en Belgique.
  • Quand ? De janvier à août 2026, les mardis ou jeudis de 10h à 15h (hors vacances scolaires).
  • Où ? Au 66 rue Coenraets, 1060 Saint-Gilles.
  • Gratuit, avec une présence à tous les ateliers préférable mais non obligatoire.

→ Pour plus d’information ou pour vous inscrire à la séance d’information, contactez Jeremiah Lahesa Vega : jeremiah.lahesa@pourlasolidarite.eu ou 0470/19.04.02

Bientôt moins de jouets dangereux en Europe grâce aux passeports numériques

Le mois dernier, une réforme européenne de grande ampleur a été approuvée : chaque jouet devra désormais disposer d’un passeport numérique pour garantir sa conformité. Il sera ainsi plus aisé pour les autorités de contrôler les importations et protéger les enfants des produits dangereux échappant encore trop souvent à la surveillance.

Le projet de législation sur le sujet date du 11 avril 2025. Dans un communiqué, le Parlement européen indiquait les points essentiels de la nouvelle réglementation qui est désormais officiellement approuvée par le Conseil européen.

  • L’objectif est de réduire le nombre élevé de jouets dangereux dans l’UE, en particulier ceux qui sont vendus en ligne ou en dehors de l’Union.
  • Les jouets ne doivent pas contenir de substances cancérigènes, de perturbateurs endocriniens ou de PFAS.
  • Les passeports numériques des produits permettront d’accélérer les contrôles douaniers et d’améliorer l’accès des consommateurs aux informations de sécurité.

Un jouet, un passeport numérique

La nouvelle réglementation européenne (qui entrera petit à petit en vigueur pendant les quatre prochaines années) prévoit que tous les jouets vendus sur le marché de l’UE devront être accompagnés d’un « digital product passport » (DPP) : un passeport numérique contenant les informations de conformité, qui pourra être scanné via un QR code ou autre support digital. Ce passeport facilitera notamment la traçabilité, les contrôles douaniers à l’entrée de l’UE, et la surveillance sur les plateformes en ligne.

Nouveaux produits chimiques interdits

Il est aussi question de renforcer les interdictions existantes en matière de produits chimiques. En plus des substances déjà bannies (cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction), seront désormais interdites ou fortement restreintes les substances suivantes : perturbateurs endocriniens, PFAS (sous certaines conditions), biocides dans les jouets, allergènes de parfum pour les jouets destinés aux enfants de moins de 36 mois ou pouvant être mis à la bouche. Les fabricants devront effectuer une évaluation complète des dangers (chimique, physique, mécanique, électrique) avant la mise sur le marché.

Les plateformes en ligne sur la sellette

Toy Industries of Europe souligne également que ces produits non conformes échappent souvent aux responsabilités (en particulier chez les vendeurs tiers non établis dans l’UE) et appelle à ce que les plateformes en ligne soient rendues juridiquement responsables en cas de vente de jouets dangereux. Selon le dossier de la Commission européenne, environ un jouet sur huit vendu dans l’UE est importé, ce qui accentue la nécessité de contrôles renforcés à l’importation.

Toy Industries of Europe, l’association européenne représentant les principaux fabricants de jouets, a déclaré :« Nous avons acheté plus de 100 jouets sans marque sur des marchés en ligne tels qu’AliExpress, Amazon Marketplace, Shein et Temu et avons constaté que 80 % d’entre eux ne respectaient pas les règles de sécurité de l’UE. »

À quoi être attentif en attendant les nouvelles mesures ?

Avant que toutes les mesures de la réglementation entrent en vigueur, il faudra environ quatre ans. En attendant, voici ce à quoi les parents peuvent déjà être attentifs :

  • Veiller à la présence du marquage CE.
  • Éviter les jouets sans marque ou vendus à prix dérisoire.
  • Privilégier les produits fabriqués en Europe ou identifiés par un importateur reconnu.
  • Se méfier des gadgets connectés ou contenant de petits aimants, particulièrement dangereux pour les jeunes enfants.

Enfin, il convient de rappeler qu’un bon jouet n’a pas besoin d’être sophistiqué : un objet simple, solide et polyvalent, qui éveille l’imagination, vaut bien mieux qu’un gadget électronique vite oublié.